Polyamour.info



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Le poyamour subi

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demeter

le jeudi 11 août 2011 à 10h47

Je me retrouve bien dans tes mots Siestacorta. Il n'y a pas de limite à la personne humaine, à la déraison, si ce n'est peut-être ce qui conduit à la prison ou à l'échafaud selon le pays dans lequel on se trouve... et encore... Mais la limitation est alors de fait, question de survie, de temps de vie.

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ladys

le jeudi 11 août 2011 à 11h12

Bonjour Demeter.

Pourquoi grincer des dents? A cause de l'auteur?
Moi, ça m'a émue, cet extrait.

Siestacorta, on trouve de nouveau les deux premiers tomes de la trilogie Illuminatus en France. En revanche Leviathan n'a pas été traduit, je crois.
Chouette extrait. :)

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Siestacorta

le jeudi 11 août 2011 à 11h19

La trilogie est en cours de réédition, ou c'est l'édition des années 90 qu'on peut acheter ? Parce qu'effectivement, l'éditeur a coulé avant de publier le troisième...
Quand je dis "épuisé", c'est qu'on peut plus l'avoir que dans le réseau de l'occasion, tu peux pas le commander en librairie habituelle. "Epuisé", c'est que l'editeur n'a pas de stocks du bouquin... Surtout qu'il a lui-même disparu :-)

Et vu le contenu assez dense de contre-culture et de politique, j'ose pas me le tapper en anglais !

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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demeter

le jeudi 11 août 2011 à 11h31

ladys

Pourquoi grincer des dents ? A cause de l'auteur ?
Moi, ça m'a émue, cet extrait.

Ben cela dépend tellement des affects de chacun... Ce qui drôle c'est que pour moi, ici ce qui me fait grincer des dents, c'est le coca et les frites... Improbable... Je suis sérieux, je t'assure. :)

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ladys

le jeudi 11 août 2011 à 11h36

Ok, je viens de me renseigner auprès de l'ami qui a trouvé les deux premiers tomes dernièrement, c'est l'édition de 90, quand la collection Abysses existait encore. Le veinard a dégotté les deux volumes en parfait état, mais effectivement, c'est de l'occasion.

Inimaginable pour moi de tenter la VO!

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(compte clôturé)

le jeudi 11 août 2011 à 12h28

Milena Jesenska, l’amante de Kafka. dans l’un de ses articles paru en 1924 intitulé « le Diable au foyer » : « Vous ne me ferez pas croire que les gens vivent ensemble pour assouvir des besoins sexuels, érotiques, financiers, sociaux ; ils vivent ensemble pour avoir un compagnon. Pour que, dans la solitude du monde, il y ait quelqu’un qui confirme leur droit à l’existence avec toutes leurs faiblesses et leurs fautes car qu’est d’autre l’amour et l'amitié qu’un soutien à notre boiteuse confiance en nous-mêmes? Car en fin de compte, c’est toujours une confirmation de soi-même qu’on attend des autres »

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(compte clôturé)

le jeudi 11 août 2011 à 12h45

Ce thread étant dans la catégorie "jalousie", je ferais un chti commentaire de cet excellent article de Milena Jesenska : quand on a cessé d'attendre la confirmation de soi de l'autre, la jalousie perd son sens et s'éteint.

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demeter

le jeudi 11 août 2011 à 13h03

Alterity
Ce thread étant dans la catégorie "jalousie", je ferais un chti commentaire de cet excellent article de Milena Jesenska : quand on a cessé d'attendre la confirmation de soi de l'autre, la jalousie perd son sens et s'éteint.

Merci Alterity, tu viens de mettre des mots simples sur ce que ce que je cherche à comprendre. La question qui me vient cependant est de savoir si dans ces conditions peut subsister encore véritablement le sentiment amoureux ? Sans doute est ce un mixte des deux qu'il ''faut'' vivre et tendant vers l'autonomie, il restera toujours cette part d'incertitude qui nous pousse vers l'Autre. (que cet Autre soit seul ou plusieurs, je crois de plus en plus la question sans importance, il est multiforme, ami ou amant, compagnon, mari, femme... L'important est la conscience que l'on a qu'il ne nous "appartient" jamais, même si ce désir de possession est présent)

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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(compte clôturé)

le jeudi 11 août 2011 à 13h59

En somme Demeter, le sentiment amoureux est-il dépendant, tout ou partie, de l'attente de la confirmation de soi par l'autre ? Excellente question.
Difficile de répondre. Chacun a sa conception de l'amour.

Pour ma part, l'amour ne peut s'engager vers une sorte de droit imprescriptible d'être rassuré par l'autre. La demande - consciente ou inconsciente - de cette confirmation de soi par l'autre est un puit sans fond, un tonneau des danaides car elle occulte ce fait majeur : cette confirmation durable ne peut venir que de soi, de l'affirmation, la confiance et l'amour que l'on se porte.
Cette demande de confirmation de soi par l'autre, sur les années, ne peut que dénaturer la relation. On ne voit plus qui est l'autre, il devient un instrument à vous rassurer, à vous sécuriser et que l'on va chercher à modeler pour garder ce rôle. C'est la négation et l'aliénation d'autrui. Ce n'est plus de l'amour. 100 fois j'ai vu ce modèle autour de moi se produire et conduire aux mêmes effets : soumission de l'autre ou rupture.

Ma conception ? Etre avec l'autre pour ce qu'il est et ce qu'il vous offre, rien de plus (ce qui n'obère pas bien sûr l'échange permanent et la construction commune). Pas pour ce qu'il vous rassure. Pour les problèmes de construction et de confiance personnelles, il y a l'extraordianaire catalogue du savoir humain qui peut vous aider et en dernier recours, la médecine du psyche. Il n'est pas correct et juste de faire porter cette responsabilité - même si elle n'est pas consciente - à l'autre.

Si la combinaison des esprits ne se fait pas ou plus, ma devise est de ne pas toucher un seul cheveux de l'autre, ne rien "exiger" de lui : il vaut mieux se séparer et se préserver chacun pour une ou d'autres combinaisons de relation qui avec l'expérience de la connaissance de soi seront probablement plus affinées et pertinentes.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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demeter

le jeudi 11 août 2011 à 14h32

Alterity
En somme Demeter, le sentiment amoureux est-il dépendant, tout ou partie, de l'attente de la confirmation de soi par l'autre ? Excellente question.

Je vois plutôt la question comme :
le sentiment amoureux est-il dépendant, tout ou partie, de l'existence de la confirmation de soi par l'autre ?
La problématique de l'attente de cette confirmation entraine nécessairement une réponse négative, ne serait-ce que du fait que, ce faisant, elle n'aboutit pas à la réciprocité.
En revanche l'acceptation de cette existence me semble plus réelle (existence de cette confirmation, existence de la responsabilité de cette confirmation, mais aussi existence de l'Autre en tant que tel), je ne crois pas à l'autonomie réelle, si ce n'est dans une sublimation, dans un idéal de toute puissance dont la réalité demeure en dernier recours la réalité du lien, du partage, en définitive acceptation d'être un être vivant et humain(c'est une espèce très ancienne :) ) en constante évolution.
Mais sans doute veut-on dire la même chose ?

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Siestacorta

le jeudi 11 août 2011 à 15h57

demeter
Ben cela dépend tellement des affects de chacun... Ce qui drôle c'est que pour moi, ici ce qui me fait grincer des dents, c'est le coca et les frites... Improbable... Je suis sérieux, je t'assure. :)

Du moment qu'on sait déguster le poulet aux morilles, les asperges à la crème et les vins rouges, ya aucun mal à apprécier aussi coca et frites, non ?

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demeter

le jeudi 11 août 2011 à 16h52

La raison de mon rejet est plus prosaïque : ça fait grossir. Pas du tout envie de ça. Exceptionnellement, bon, ça pourrait passer. :)

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Popol (invité)

le jeudi 11 août 2011 à 19h26

Lam c'est quand tu veux pour ouvrir le fil "C'est quoi l'amour pour vous".

Ici on théorise beaucoup - j'ai rien contre, mais le quotidien amoureux du poly moyen, le côté "Tiens, chez vous comment ça marche?", ben j'aimerais bien en entendre parler. L'expérience directe et pratique de la chose, quoi.

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lam

le mercredi 17 août 2011 à 17h34

Popol
Va pour le choix polyamoureux, mais je cherche autre chose pour le dénommer, alors ; en te lisant, je pense là au choix confirmé, une fois tout bien pesé, versus une inclination naturelle (comment vont tes dents, Siesta ? :-) ) qui ne remettrait pas tout en cause, parce que tout-à-coup on chamboule tout dans son mode et sa vie. Heuh, du genre «  J’ai toujours vécu comme ça, ou, toute ma trajectoire m’y portait, ou, c’est nouveau mais ça semble couler de source ». Je tiens le début d’une réflexion, là, je creuse pas plus, tu vas sûrement m’aider à affiner mon intuition.
(...)
Je parle de pansement pour les cas où c’est un pansement, un pis-aller, un semblant de choix pour garder un partenaire ; pas les cas où c’est… naturel (et zutre, nous y revoilà). Je trouve le concept polyamoureux assez clair… mais les divers modèles, interprétations, vécus des gens, ça c’est en plein :

Individuel
Naturel à chaque individu, ou,
Un passage par un questionnement/expérimentation.

Blurb. Clair ou nébuleux, je suis ?

Tiens, je me suis rappelée d'un vieux fil qui pourrait peut être t'intéresser ca s'appelait Les "symptômes" avant la "révélation"

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Popol (invité)

le mercredi 17 août 2011 à 18h29

En plein dans le mille.Lam. :-)

Merci! Du coup, je me surprends à me retourner sur certains soubresauts annonciateurs du polyamour, et que sur le moment je ne n'ai identifié, la plupart du temps, que comme des contradictions internes à faire taire.

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(compte clôturé)

le mercredi 17 août 2011 à 19h22

.

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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reponse ciloubabigro (invité)

le mercredi 31 août 2011 à 00h12

Bonsoir à tous,

D'abord merci pour ces nombreux commentaires et retours d'expérience. Que dire? J'avance avec beaucoup de prudence et les choses s'éclaircissent progressivement.
Un des facteurs qui ont entrainé mon homme vers d'autres horizons est que, en raison de difficultés familiales je me suis enfermée dans une boite sans communiquer mes difficultés. Depuis que je connais la relation de mon mari, nous discutons beaucoup et du coup la vision qu'il a de moi change. Nous nous sentons extrêmement proches tous les deux, nous avons des moments exquis et des relations physiques délicieuses animées par une complicité extraordinaire.
Que sera l'avenir? Je ne sais pas. Le point positif est une communication sans faux semblants. Je dois avouer que je caresse l'idée qu'il cesse cette autre relation. Je laisse le temps au temps. Je ne pense pas que le polyamour soit mon truc. Je n'adhère pas vraiment au concept qui me semble compliqué et forcément imposé à quelqu'un à un moment ou un autre.
Si un jour il me dit qu'il souhaite vraiment poursuivre avec l'autre je pense à l'heure actuelle que je ne pourrai pas être sereine. Or, l'amour pour moi se doit d'être une source de sérénité et de plaisir. Si nous n'y arrivons plus, peut-être faudra-t-il passer à autre chose...

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(compte clôturé)

le jeudi 01 septembre 2011 à 01h00

reponse ciloubabigro
Je dois avouer que je caresse l'idée qu'il cesse cette autre relation. Je laisse le temps au temps.

Si votre relation est devenue aussi riche, ça peut arriver. Le polyamour est parfois nécessaire, parfois il peut être latent. Mais même s'il cesse cette relation, il pourrait fort bien en nouer une autre plus tard.

l'amour pour moi se doit d'être une source de sérénité et de plaisir. Si nous n'y arrivons plus, peut-être faudra-t-il passer à autre chose...

bonne chance, mais j'ai l'impression que l'amour est bien la plus grosse source possible de tensions et de chamboulement. J'ai du mal à concevoir une phrase avec "amour" et "sérénité" ou "harmonie" !
L'amour apporte de la force, de l'énergie, du plaisir, de l'envie d'avancer, ça oui. De l'harmonie, c'est probablement déjà un malentendu!
Mais ce n’est que mon point de vue...

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