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Quand les convictions s'effacent et que les questions prennent place

Bases
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invitée (invité)

le dimanche 06 mars 2016 à 01h50

Avez-vous déjà eu ce sentiment de ne plus savoir si vous avez été polyamoureux/se, après des relations terminées?
Est-ce que vous avez rencontré ces questionnements:
est-ce que j'ai vécu mes relations pleinement? est-ce que c'est vraiment ça le polyamour/ ou même l'amour? je ne suis pas en train de me tromper, là? que signifie cette affection pour plus d'une personne?
Est-ce que ce n'est pas... parce que ces relations sont terminées que j'ai envie de penser que le polyamour pour moi est terminé lui aussi? est-ce que j'y reviendrai? est-ce que j'y étais vraiment? est-ce que ça a vraiment de l'importance que ce soit du polyamour ou de l'amour pour une personne ce que je vis? Est-ce important de savoir si je suis polyamoureux/se ou non? Et pourquoi j'ai l'air de tenir à le savoir? est-ce parce que si j'arrive à me dire ça, ça veut dire que je les ai vraiment aimé(e)s? Est-ce que je dois dire: "j'étais polyamoureuse" ou "je suis polyamoureuse"?
Est-ce le deuil de relations que je dois faire, ou le renoncement à vivre le polyamour ou attendre de voir ce qui se présentera dans ma vie, ou tout ça à la fois?
Il s'agit là d'un questionnement pour un cas général, même si je suis polyfriendly et que toutes ces questions sont des questions auxquelles je pense (donc aussi cas particulier, mais je ne tiens pas spécialement à en dire plus sur mon cas). J'ai déjà un peu des réponses.
Je me demande si c'est un sentiment que rencontre d'autres polyamoureux, je me dis que c'est bien possible que ça soit le cas, mais que c'est peu évoqué.
Tant qu'on est bien dans ses relations polyamoureuses, sans doute est-ce des questions qu'on ne se pose pas? Qu'en pensez-vous?

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Profil

Evavita

le dimanche 06 mars 2016 à 05h40

Il fût une époque où j'étais une polyamoureuse "isolée". Je ne connaissais pas ce forum, je ne connaissais pas le mot polyamour et je faisais ma tambouille dans mon coin.

J'ai eu une phase où je me suis retrouvée célibataire et où se sont donc des amis qui n'avaient vécus que des relations monogames ou adultères qui m'ont consolée à la fin d'une relation pas top (j'avais dans les 22-23 ans je crois). Qui ont m'ont dit en pensant que ça me rendrait service "m'enfin aussi, peut-être que ça se passerait mieux si t'étais dans une relation sérieuse, il est peut-être temps que tu songes à arrêter de t'amuser comme ça".
J'étais fragile et malheureuse à ce moment là et j'y ai sérieusement pensé parce que je me disais que ça allait être compliqué de retrouver des personnes qui accepteraient la non exclusivité (tout en ne voyant pas en moi une manière de passer le temps entre deux relation mono).

Quelques mois plus tard, j'ai découvert l'existence des cafés polys et un tas de personnes qui envisageaient une manière amoureuse de vivre qui ressemblait à la mienne. Je n'étais plus seule. Ca a tout changé. J'ai vécu plusieurs relations et plusieurs ruptures. Ce sont des polys qui m'ont consolés et ce qui était remis en cause n'était pas Le Polyamour mais ce qui avait conduit à la fin des relations pour apprendre de mon expérience.

Et depuis, j'ai douté de beaucoup de chose, le modèle polyamoureux dont je pouvais avoir envie, les personnes dont je voulais m'entourer, du type de fonctionnement dont j'avais besoin... mais pas du fait que j'avais envie de vivre ça de manière non exclusive et ce, même quand tout n'est pas rose à polyland.

Mais pour le coups, c'est extrêmement subjectif puisque cela dépend non seulement de qui je suis mais de l'instant t auquel j'écris.

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invitée (la même) (invité)

le dimanche 06 mars 2016 à 10h01

Merci Evavita pour ta réponse.

Je vais répondre d'une manière un peu surprenante peut-être, je vais me calquer sur ton discours et adapter la situation décrite à la mienne, uniquement pour éclairer ma situation et parce que je trouve ta réponse bien construite et tes mots bien choisis.
Je ne pensais pas répondre comme ça, mais finalement, c'est peut-être dans la partie témoignage que j'aurai dû inscrire ma discussion.

"Il fût une époque où je me disais être polyamoureuse, et peut-être que j'étais un peu "isolée" pourtant malgré le fait de connaître ce forum. Je connaissais le mot polyamour et peut-être bien que je faisais pourtant ma tambouille dans mon coin ou que la compréhension entre mes amoureux et moi était difficile.

J'ai eu une phase où j'ai perdu un (poly?)amoureux suite à une rupture puis une phase où j'en ai perdu un autre (certitude qu'il était polyamoureux cette fois) de la même façon tout en ayant une relation avec un polyamoureux, puis une dernière phase, où j'ai moi même quitté la relation polyamoureuse qui me restait.

J'étais malheureuse à ce moment là et je me suis un peu détournée du forum, et du polyamour parce que je me disais que ça allait être compliqué de retrouver des personnes qui m'aimeraient telle que je suis et accepteraient la non exclusivité.
J'ai douté de beaucoup de choses, du modèle polyamoureux dont je pouvais avoir envie, des personnes dont je voulais m'entourer, et surtout du type de fonctionnement dont j'avais besoin...
Ce qui était remis en cause n'était pas Le Polyamour mais ce qui avait conduit à la fin des relations pour apprendre de mon expérience.

Je n'ai ensuite pas mis l'accent sur la manière de vivre non exclusive, et c'est un manière de vivre exclusive qui s'est présentée dans ma vie, malgré que peut-être des sentiments polyamoureux me traversent encore.

C'est aussi extrêmement subjectif puisque cela dépend non seulement de qui je suis mais de l'instant t auquel j'écris. À cet instant, j'ai encore du mal à définir si j'étais polyamoureuse, ou si je suis polyamoureuse ou non, contrairement à toi Evavita qui commence ta réponse par :"Il fût une époque où j'étais une polyamoureuse "isolée"".

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Profil

gdf

le dimanche 06 mars 2016 à 12h46

invitée (la même)
j'ai encore du mal à définir si j'étais polyamoureuse, ou si je suis polyamoureuse ou non,

C'est important ?
Pendant des siècles, on ne disait pas "être homosexuel". Les gens pratiquaient, ou pas, de façon exclusive, ou pas, selon les cultures et les époques, des relations homosexuelles, mais c'est une pratique, pas une identité. Ce n'est que depuis récemment (à l'echelle de l'histoire) qu'on dit que les gens sont hétéro ou homo.
Le polyamour, c'est un mot nouveau, mais le concept est ancien. Le mariage monogame exclusif est un fantasme qui n'a jamais vraiment existé.
Les relations extraconjugales étaient plus ou moins admises selon les lieux et les époques, mais ont toujours existé, ouvertement ou non. Bref, les gens avaient pouvaient avoir des pratiques polyamoureuses sans pour autant se définir comme polyamoureux.

En ce moment, je ne suis pas fumeur. J'ai fumé la dernière fois il y a un mois. Mais je n'ai jamais été un gros fumeur (1 a 2 par jour, un peu plus en soirée). Quand j'ai pas de cigarettes, je fume pas. Je sais que je vais reprendre, puis rearreter. En fait, je ne me définis pas comme fumeur. Je dis que je fume de temps en temps.

Bref, au lieu de dire je suis ou j'étais, ne faudrait il pas dire je pratique ou je pratiquais. Et la vraie question devient, pratiquerai-je à nouveau ? Bizarrement, on a du mal à mettre le verbe être au futur, mais c'est plus facile avec le verbe pratiquer.

Gdf

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invitée (invité)

le dimanche 06 mars 2016 à 13h23

Merci pour ta réponse gdf. Du coup, je suis allée chercher du côté du philosophe Hegel (désolée, j'aime bien me référer à la philosophie, bien que je n''ai jamais les références, heureusement qu'on a des moteurs de recherche sur le net, je m'y retrouve pour donner une conclusion à ma discussion) et donc voilà ce qu'il dit:

"L'homme n'est rien d'autre que la série de ses actes." (Encyclopédie)

A la question "qui suis-je ?", on a tendance à répondre en recourant à l'introspection. Mais l'impartialité en est impossible puisque nous sommes à la fois celui qui juge et celui qui est jugé. Je peux toujours me dire "je serai capable de...", cela ne prouve rien tant que je n'ai rien fait. Nos actes, en revanche, sont indiscutables. Si j'ai agi courageusement (ou lâchement), c'est que je suis réellement courageux (ou lâche). Ce sont donc bien nos actions qui nous définissent.

J'en conclus que tout au long de notre vie, on n'arrête pas de se définir par nos actes, on "devient", mais savoir en totalité ce qu'on devient, ça...ça me paraît impossible. Et c'est peut-être donc assez logique de ne pas savoir, ou de ne pas fixer qui est on est. Cela ne veut pas dire que nos actes doivent en être moins assurés.

Je vais laisser place à la conviction qui interroge, qui sait que le monde n’est pas fini plutôt qu'à un esprit critique qui ronge et abat toute conviction, une sorte de doute paresseux, d’incrédulité, qui ne laisse rien vraiment debout, mais qui ne prend pas même la peine de rien critiquer à fond.

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Profil

Siestacorta

le dimanche 06 mars 2016 à 16h01

Les actes sont indiscutables, mais ils permettent de qualifier des moments, pas de décrire des "nature" de gens.
Pour le détour par la philo, je vais évoquer la réflexion de Korzybski sur le langage (habah tu l'as voulue tu l'as eue, hein).

A un moment de son essai le plus connu, il explique que si tu vois un homme en train de voler une pomme et que tu le traites de voleur, en fait, tu lui crées une identité abusivement. En le traitant avec l'identité plus qu'avec l'acte et le moment, tu ne tiens pas compte qu'il pourrait faire d'autre choses. Il est jugé sur un acte, mais aussi sur un ensemble d'idées que la société et le langage portent. Et qui ne conviennent pas forcément.

Autrement dit, "je suis célibataire", "je suis polyamoureux", "je suis monogame", au fond, c'est des phrases un peu mensongères, parce que le verbe être est trop fort, parce qu'on s'identifie à une situation en risquant de s'y voir enfermé.

Pour dire quelque chose de plus "vrai", qui te permet de pas poser des questions trop générales quand tu n'as que des éléments de réponses à donner, ce serait dire "en ce moment je vis une situation polyamoureuse". "En ce moment, je vis un temps de célibat".

Je sais, ça répond qu'en partie à ta question... Ca complète ton dernier post aussi.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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invitée (invité)

le dimanche 06 mars 2016 à 18h21

:) . Siestacorta, juste... merci!

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Profil

Evavita

le lundi 07 mars 2016 à 12h23

invitée (la même)
"Il fût une époque où j'étais une polyamoureuse "isolée"".

Je vais préciser un petit truc qui me parait important. J'étais une polyamoureuse "isolée" dans le sens où j'étais dans des relations non exclusives assumés.
Dans la phase de célibat que je décrit, je me sentais polyamoureuse car j'étais dans la logique que si je rencontrais quelqu'un, je lui dirai que même si à ce stade je ne vois que lui, je n'excluais pas le fait de rencontrer quelqu'un d'autre (une démarche poly donc).

Quand j'ai dit que dans cette phase je remettais certaines choses en question c'était donc de savoir si lors d'un rapprochement, j'amenais la question de la non exclusivité sur le tapis ou si je prenais le parti de laisser ça derrière moi.

Ca rejoins ce que dit Siesta. Je dis être poly quand : j'ai des partenaires qui ont d'autres amoureuses, j'ai des amoureux et ils sont conscients d'être plusieurs, j'ai qu'un seul amoureux mais il a été discuté et accepté avec lui que je serai non exclusive, je suis célibataire et je sais que si j'entame une relation avec quelqu'un ça sera avec sa plaine connaissance que la relation est non exclusive. Tout cela, c'est à la fois des actes et une volonté interne qui va aller se baser sur une prise en compte de mes envies et non envies.

Et oui, il s'agit là d'un choix. Je ne sais pas trop dans quelle circonstances je pourrai faire le choix de l'exclusivité dans l'état actuel mais ça l'est. J'avoue juste que je l'écrit tellement souvent partout ici que parfois j'ai la flemme de recommencer. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de voir qu'il y avait utilité à le préciser, je me suis rendu compte quand j'ai vu ta réaction à mon post.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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invitée (invité)

le lundi 07 mars 2016 à 21h07

(Je vais tenter des balises html, Evavita, pour te citer, en espérant que ça fonctionne pour que ça apparaisse en citation. Je ne suis pas inscrite sur le site, j'ai peut-être moins de possibilités graphiques que vous, bref...)

Je ne sais pas trop dans quelle circonstances je pourrai faire le choix de l'exclusivité dans l'état actuel mais ça l'est. "

Ta phrase me fait me demander si ça se conçoit que quelqu'un qui ne vit plus une situation polyamoureuse soit dans une situation de vie de manière exclusive (mais pas irréversiblement).
Je suis tombée amoureuse (c'est un amour choisi) de quelqu'un n'ayant jamais vécu de situation de polyamour et j'ai fait le choix du type de fonctionnement dont j'avais besoin et non du modèle amoureux.

Et là, j'essaie de comprendre ce qui a conduit mes relations polyamoureuses à leur fin. Je me dis juste que c'était le souhait de deux de mes amoureux de rompre et qu'il me voyait possiblement malheureuse dans ce type de fonctionnement et malheureuse que mes projets restaient à l'état d'idée. Je ne pense pas que je remettais en cause le modèle polyamoureux.

Indifféremment du modèle amoureux ,j'ai peut-être fait le choix d'essayer de trouver un fonctionnement de mon quotidien qui me rend plus heureuse, et je bataille encore un peu pour réaliser mes projets, mais je me dis que je suis en bonne voie (plus qu'avant).

Si un autre amour réciproque se présentait à nouveau à moi et que je parviendrais à trouver le bon fonctionnement pour nous (amoureux et moi), que ce modèle ne rendrait pas malheureux mon amoureux actuel, et que nous réussissions à vivre nos projets, je le choisirai peut-être le modèle polyamoureux. Cela fait beaucoup de si, ça fait un peu peur quand même ^^. Les polyamoureux sont bien courageux.
Je crois que j'essaie déjà d'avoir une relation qui fonctionne réellement bien, sans me soucier tellement plus du modèle amoureux.

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Profil

Evavita

le mardi 08 mars 2016 à 00h01

Je me suis déconnectée pour voir et je constate que tu n'as pas le bouton "citer" sans être inscrite. Sans vouloir t'encourager à l'inscription, saches que c'est un des rares sites c'est rapide, simple et où tu te fais pas spamer. Si tu coches la case j'accepte de recevoir des mp, il se peut que tu en reçoives de quelqu'un mais ça m'arrive pas souvent et il y a qu'une fois où j'ai eu à signaler un mp indésirable je crois. Bref ce site a été fait par quelqu'un de super éthique, qu'on se le dise.
Ceci étant dit, l'algo pour citer - et je te la donne parce que je pars du principe que ce n'est pas volontaire le fait que les invités n'aient pas le bouton sinon j'espère que les modos me le diront- c'est en remplaçant x par < et y par > :

xblockquotey
xciteypseudo de la personne citéex/citey

Texte à citer

x/blockquotey

Je vais faire un autre message pour la suite de mon post.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Profil

Evavita

le mardi 08 mars 2016 à 00h33

invitée
Ta phrase me fait me demander si ça se conçoit que quelqu'un qui ne vit plus une situation polyamoureuse soit dans une situation de vie de manière exclusive (mais pas irréversiblement).

La phrase est un peu alambiqué alors je ne fais que supposer son contenu, je suis pas sûr. Tu me demande si ça se conçoit mieux que quelqu'un passe du polyamour à la monogamie. Tu me dis si je suis à côté de la plaque.

Donc, oh oui ça se conçoit tout à fait parfaitement, ça arrive et ça arrivera encore. Il y a évidemment plus de casse quand la personne en question a des relations quand elle fait ce passage que quand elle est célibataire.

invitée
Je crois que j'essaie déjà d'avoir une relation qui fonctionne réellement bien, sans me soucier tellement plus du modèle amoureux.

Le truc qui me triture c'est l'éthique de la démarche. Se mettre dans une relation monogame avec quelqu'un en se disant que si on croise quelqu'un il sera toujours temps de parler de polyamour. Alors oui c'est vrai mais disons que l'on peut se questionner si la démarche est correcte sans avoir prévenu la personne avec qui on sort en disant dès le début: "au fait, je suis exclusive avec toi là, maintenant, mais je n'exclue pas le fait de vouloir passer à une relation non exclusive plus tard quand et si notre relation se développe". Alors quand je dis on peut se questionner, je veux dire "tu" parce que il y a que toi qui as la réponse.

Disons que je transpose à d'autre situations et je sais que ça pourrait être questionnable.
Situation 1 : A et B sortent ensemble, un jour B dit à A, je veux aller vivre en Australie. Supposons que A, ça lui va pas du tout d'aller en Australie et que la situation se développe d'une manière ou d'une autre. Bon bein c'est ce qu'on appelle les aléas de la vie, c'est pas glop mais ça arrive.

Situation 2 : B est allé en Australie et en revient. Il sait pas trop si il va vouloir y retourner mais il se pose la question de si il va y retourner. B rencontre A et sais pas trop si A accepterait de sortir avec lui si il savait que B pourrait peut-être repartir en Australie. Alors A prend la décision de ne pas parler à B de ça et de lui en parler le jour où l'envie d'aller en Australie le reprendra.

La question qui se pose c'est est-ce que la situation 2 est fondalement différente de la situation 1? Est-ce que B est éthique envers A en faisant cela? Comment réagirait B si il apprenait que A avait tout ça en tête dès le début de la relation et ne lui avait pas laissé son libre arbitre?

Voilà je n'ai pas de réponse (enfin si en ce qui me concerne) mais j'en n'ai pas une pour toi.

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invitée (invité)

le mardi 08 mars 2016 à 08h21

J'ai parlé du polyamour à mon amoureux actuel au tout début de notre relation.
J'ai peu de temps pour répondre ce matin, mais je t'ai lue.
(quant à la possibilité de citer sans être inscrit, j'ai oublié une balise pour citer ton nom, mais sinon rien à redire sur la possibilité de citer, c'est tout à fait possible de le faire, il suffit de savoir comment)

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invitée (invité)

le mercredi 09 mars 2016 à 22h21

Oui la phrase est alambiquée.

Je voulais demander confirmation sur ça: Dire qu'on peut rester polyamoureux tout en n'ayant qu'une relation exclusive, c'est faire un contre-sens.
Après ma question porte sur : (mais ça je ne l'ai pas vraiment expliqué)

si on peut dire exclusive ou pas.... quand on parle de renier ses sentiments amoureux pour des relations dont on fait le deuil? l'impression de transporter un polyamour qui ne se cristallisera plus, dont on ne prend plus la précaution, à cause d'un sentiment de fatalité. Ne plus prendre la précaution de savoir si on repousse tout nouveau polyamour ou non. (j'espère que c'est pas trop alambiqué à nouveau)

Je ne sais pas... c'est un peu une dimension dans une autre... Comme ne pas rejeter complètement l'amour, mais rejeter le polyamour, avoir peur de polyaimer après un deuil (suite à rupture, etc...)

Je vois dans ton exemple avec l'Australie, que tu as remarqué que j'aimais bien les transpositions. ^^

Comme je disais hier, le polyamour que j'ai vécu a été évoqué au début de ma relation (unique actuelle).

Je pense qu'on peut rajouter une troisième situation

Situation 3 : B est allé en Australie et en revient. Il sait pas trop s'il va vouloir y retourner mais il se pose la question de s'il va y retourner. B rencontre A et A accepte de sortir avec lui en sachant que B est allé en Australie et qu'elle n'a plus envie d'y retourner pour un moment mais que ça peut lui traverser l'esprit de se poser la question de s'il va y retourner.

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invitée (invité)

le mercredi 09 mars 2016 à 22h23

(zut j'ai mis "elle" au lieu de "il" pour B)

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invitée (invité)

le mercredi 09 mars 2016 à 23h21

Je suis tombée sur cette discussion, " [Compilation] Assumer ou pas" en regardant les autres discussions sur le thème (parmi les suggestions dans le bandeau à droite de la page, dans la discussion où j'ai principalement écrit ces jours-ci).
Je remercie insognare (même si son compte est clôturé), ça m'a permis de lire ceci:

- Je crois que pour oser être honnête sur sa non-exclusivité, il faut bosser sur sa peur d'être quitté.
Cette peur est légitime, il peut effectivement arriver que nous soyons rejetés par l'autre pour la question de l'exclusivité. Mais c'est aussi un peur qui gonfle comme une baudruche par le mensonge, parce qu'on a ensuite peur d'être quitté pour avoir menti.
Pour se rassurer, et avancer vers un peu plus d'honnêteté, il faut arriver à se convaincre que l'autre nous aime plus qu'il n'aime les principes. Il faut toucher du doigt cette qualité de la relation amoureuse pour que ça marche...
Dialogue, écoute, attention, générosité, conscience de la liberté de l'autre... La formule est souvent la même. Ca fait tellement de qualités morales qu'on pourrait en devenir moines. Mais une fois qu'on touche ce diapason, on a des résultats bien matériels.
(Siestacorta)

Je crois que ma discussion croise au moins deux thèmes: le doute, la peur [ou les convictions, l'assomption (acte d'assumer)].
Je te remercie Evavita pour m'avoir aidé à réfléchir sur la peur, l'honnêteté et la non-exclusivité, et Siestacorta par la même occasion, pour cet écrit dans une discussion passée.

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(compte clôturé)

le vendredi 11 mars 2016 à 15h52

Hello Invitée
Bonjour tout le monde,
tes questions rejoignent les miennes sur certains points.
A l'époque d'assumer ou pas, je découvrais l'adultère d'un point de vue pratique et le polyamour d'un point de vue théorique.
Finalement, après une séparation puis une période exclusive, mon amoureuse (et ancienne maitresse) a souhaité revenir au couple libre. ET après des débuts difficiles, je me m’y suis plutôt bien accoutumé au point parfois que j’ai le sentiment d’avoir parfois avancé plus loin dans le démantèlement de l’amour-propre (mais c’est certainement une illusion de l’ego, ce grand farceur) ou un cadeau de mon travail, qui pour m’avoir réduit à rien ou plus grand-chose, m’a peut-être permis de voir que tout était possible.
Bizarrement aujourd’hui, je dis oui au polyamour de mon amoureuse (l’assomption dont tu parles et au-delà, une nécessité pour ne pas vivre dans l’aigreur du tri permanent entre le bon et le moins bon d’une vie réelle forcément imparfaite) mais je serai bien en peine de me dire polyamoureux tant mes flirts m’ont laissé sur ma faim (beaucoup trop de contrôle, de peur, de doute pour que l’amour puisse exister dans ces relations et certainement pas une grande capacité de ma part à les réassurer, en miroir)
Ceci dit, cette liberté expérimentée me permet de faire quelque chose que le couple tradi ne permet pas ou très difficilement : choisir en pleine conscience, à un moment donné quelque chose qui ressemble fort à une vie de célibataire vieux garçon pourtant en couple/amoureux/en famille recomposée très éloignée des modèles de couple fusionnels ou de famille classique : à l’autonomie de mon amoureuse répondent mes besoins de loisirs et pratiques solitaires . Elle m’échappe parfois, et tout cas suffisamment pour que je puisse lui dire non sans sourciller quand elle veut m’embarquer dans une fête ou un truc convivial de famille qui va au mieux m’ennuyer (l’ennui ne me dérange pas hein, mais devoir faire semblant de pas m’ennuyer me gâche mon plaisir). Nous ne plaçons pas le curseur de notre liberté au même endroit exactement, mais finalement, une assomption peut en révéler une autre…

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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