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L'amour, c'est compliqué.

Bases
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Dreltak

le dimanche 14 novembre 2010 à 13h31

Donc voila, le poncif que l'on (je) croise assez souvent est explicitement en intitulé.

L'amour, pour la conception que j'en ai, est d'abord une envie. Quelque chose qui me pousse vers le sujet du sentiment car il y a quelque chose chez cette personne.... d'intéressant, que je chérie, qui m'enrichis ou que je trouve tout simplement beau (ça peut être physique ou pas).

Là ou c'est plus compliqué, c'est ce qui est fait avec ce ressentie. Dénie du sentiment, refus de l'autre, incompatibilité d'orientations sexuelles ou amoureuses (hmmpf, maudit vécue), et j'en passe.... Et ou ça deviens plus douloureux.

Or il me semble qu'avec une définition plus clair de ce qu'est l'amour, la sexualité, ect.... Le dialogue en serrait plus aisé (ce qui ne veut pas dire qu'il est souhaitable dans tout les cas), la voie a suivre plus nettement tracé, les souffrances que peuvent engendré de tel situations pour le moins relativisés,....

Le débat est lancé. Avec quelques pistes histoire de lui donné un coup de pouce (ou pas):
Quel conceptions avez vous a propos de ce sujet?
Dans quel cas avez vous pus vous dires qu'effectivement, l'amour c'est vachement compliqué?

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Gin

le dimanche 14 novembre 2010 à 21h53

D'après mon expérience, c'est la vie de couple qui est compliquée, mais l'amour non, l'amour c'est facile...

Les gens aussi sont compliqués, leurs attentes sont compliquées, leurs non-dits ou mal-dits rendent les situations compliquées, mais l'amour c'est simple !

C'est ce que je disais déjà à je sais plus qui je sais plus où, on a tendance à confondre l'amour avec les saloperies qu'on a pour habitude de mettre avec.

C'est les saloperies qu'on relie à l'amour qui sont compliquées, pas l'Amour... arrêtons un peu de trouver tous les défauts à l'Amour ! il est compliqué, il fait souffrir, il tue, etc.

C'est comme si un jour de grand soleil et de glacial vent du Nord on disait que le soleil donne froid, non, c'est pas le soleil qui donne froid, même s'il est là au dessus de nos têtes, c'est le glacial vent du Nord.

J'aime bien appuyer sur ce point, ça me parait important de ne pas tomber dans le panneau de cet habituel amalgame.

L'Amour est toujours bon et simple. Nous sommes compliqués.

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LuLutine

le dimanche 14 novembre 2010 à 22h29

Oui, nous compliquons (du moins, certains d'entre nous compliquent) quelque chose qui est simple...

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Romy

le lundi 15 novembre 2010 à 03h22

Bof, si c'était si simple, on ne serait tout de même pas là à en parler sur le forum à tous les jours. L'amour peut être compliqué quand on analyse trop nos sentiments. Quand on vit dans le passé et projette le futur.
Quand on se demande si vraiment on aime, et si vraiment on est aimés.

Mais ce qui est encore plus compliqué, c'est de se comprendre, de se parler vraiment, entre êtres humains. Les vraies rencontres sont très rares.

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LuLutine

le mardi 16 novembre 2010 à 00h22

Rosalie
Mais ce qui est encore plus compliqué, c'est de se comprendre, de se parler vraiment

Moi je ne trouve pas ça compliqué....

C'est..autre chose peut-être, mais "compliqué" n'est certainement pas un mot que j'emploierais.

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oO0

le mardi 16 novembre 2010 à 06h18

Compliqué ou trop simple ?

Ce n'est jamais que quelques réflexions et observations personnelles.

1) Manque de distance dû à la forte proximité qui caractérise la relation. Ainsi, lorsque quelque chose ne va pas dans une relation, ce manque de distance amène à considérer l'autre comme en étant la cause. L'autre ou soi, tout dépend de la balance entre l'estime de soi et de l'autre. Le fait est que ça va rarement comme on le veut dans la vie : c'est la vie.

2) L'amour n'est pas la seule chose que donne à éprouver l'existence, une existence qui en fait voir de toutes les couleurs. Pourtant, on voudrait n'éprouver que de l'amour, voir la vie en rose quand l'existence en fait voir de toutes les couleurs. A partir de là, j'observe ce qui me semble deux grandes erreurs de jugements :
- Une vision réduite de la vie affective, focalisée sur l'amour au point que tout autre affect puisse représenter une menace bien que le plus souvent cela se limite à peu d'intérêt pour les autres affects. Inévitablement, cela conduit à se manquer affectivement. Se manquer au sens d'un besoin de se connecter affectivement à l'autre. Se manquer au sens, au sens de se rater, de ne pas arriver à se situer, de ne pas savoir où en est l'autre, voire tout simplement soi. Comme n'importe quelle situation, une situation amoureuse en fait voir de toutes les couleurs et pour peu que ce ne soit pas celle de l'amour, facile d'avoir l'impression de ne pas aimer ou de ne pas être aimé, de culpabiliser et de faire culpabiliser...
... dans les cas les plus légers.
- Nous nous rapportons le plus souvent à nos affects pour nous situer. L'amour fait partie des rares affects recherché pour lui-même, comme la peur. Cela me pose question ? Cela me pose d'autant plus question qu'en amour, l'autre est plus souvent un moyen qu'une fin. Je parle ici du côté casting de l'amour.

Globalement, il y a un caractère obsessionnel à l'amour qui me pose sérieusement question. Un caractère obsessionnel qui rend aveugle sur un large spectre de la vie affective. Cela me pose d'autant plus question que je me demande comment est-ce possible dans ces conditions d'entretenir des relations affectives équilibrées, soit une relation qui prennent réellement en compte ce que chaque personne éprouve réellement.

Compliqué ou trop simple ?

Encore une fois, ce n'est que quelques réflexions et observations personnelles. Je ne remets ici nullement en cause ce qui quiconque peut éprouver. Je n'ai pour ma part jamais remis en question ce qu'une personne réelle me disait éprouver, juste la manière de s'y rapporter.

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capucine (invité)

le mardi 16 novembre 2010 à 11h39

L amour par lui meme n est pas compliqué
c est notre acharnement a le rendre complexe qui le cree comme ca!
Je les aime ,ils m aiment point!
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple?
Laissons l amour nous envahir
laissons couler la vie tout simplement
sans acharnement a vouloir la perfection.
Donnons et nous recevrons!

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Siestacorta

le mardi 16 novembre 2010 à 12h54

Very très juste tout à fait d'accord je plussoie je (+) et je toutafaitise :

RIP
[Vouloir n'avoir que de l'amour dans sa vie c'est ] Une vision réduite de la vie affective, focalisée sur l'amour au point que tout autre affect puisse représenter une menace bien que le plus souvent cela se limite à peu d'intérêt pour les autres affects. Inévitablement, cela conduit à se manquer affectivement. Se manquer au sens d'un besoin de se connecter affectivement à l'autre. Se manquer au sens, au sens de se rater, de ne pas arriver à se situer, de ne pas savoir où en est l'autre, voire tout simplement soi. Comme n'importe quelle situation, une situation amoureuse en fait voir de toutes les couleurs et pour peu que ce ne soit pas celle de l'amour, facile d'avoir l'impression de ne pas aimer ou de ne pas être aimé, de culpabiliser et de faire culpabiliser...
(...)
Globalement, il y a un caractère obsessionnel à l'amour qui me pose sérieusement question. Un caractère obsessionnel qui rend aveugle sur un large spectre de la vie affective. Cela me pose d'autant plus question que je me demande comment est-ce possible dans ces conditions d'entretenir des relations affectives équilibrées, soit une relation qui prennent réellement en compte ce que chaque personne éprouve réellement.
juste la manière de s'y rapporter.

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capucine (invité)

le mardi 16 novembre 2010 à 13h03

Quand on pense aimer on ne se pose pas toujours la question
a savoir si l autre nous aime aussi fort que nous!
On projette,on idealise on beatifie
On ne fait pas assez attention a l autre!
Ca peut dure ou pas
Jusqu au jour ou on se pose vraiment la question mais trop tard!

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capucine (invité)

le mardi 16 novembre 2010 à 13h04

Un jour on decouvre autre chose:
et la on est dans les etoiles!!!
Non il n y a pas que l amour il y a aussi
les relations humaines!!!!!

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(compte clôturé)

le jeudi 18 novembre 2010 à 22h08

la jalousie, c'est compliqué...
la possessivité, c'est tres compliqué.
mais l'amour, enfin zut, c'est plutôt simple non ?
(sauf peut etre dans une voiture et encore...)

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capucine (invité)

le vendredi 19 novembre 2010 à 13h14

tout depend de la voiture!!!!!!
C' est tellement simple qu on se demande pourquoi ca peut etre si compliqué!!!
Pafois!

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titane

le samedi 20 novembre 2010 à 06h39

Ce qui est compliqué aussi c'est de refuser de voir que l'amour est tellement simple qu'il en est un point de départ...

Une envie... Pas forcément sexuelle au début...

En faire une obsession ou un affect idéalisé est une crispation egotique, meme si c'est pour prétendre qu'il existe d'autres choses dans la vie...

Ce serait comme s'empêcher de respirer pour faire la démonstration qu'il y a autre choses!

Un simple sourire en passant est "justifié" par une simple envie dirigée vers une autre. Une amitié toute simple aussi... Une simple rencontre érotique fulgurante sans connaitre son prénom aussi... Une longue histoire avec ou sans projet aussi...

Comme a dit KIKI: des histoires d'aimer...

Pour certains cette simplicité est suspecte... Trop mièvre... Ça ne se peut pas! Une injure à mes capacités intellectuelles!

Pourtant...

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capucine (invité)

le samedi 20 novembre 2010 à 11h18

Moeux vaut etre mievre et comblé par ses amours
que torturé du cerveau et toujours sur la breche.
Mieux vaut vivre l instant que se demander comment le vivre
A force de reflechir tout nous passe sous le nez!

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Gin

le samedi 20 novembre 2010 à 11h43

(+)

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Alygator427

le samedi 20 novembre 2010 à 17h16

Disons que c'est compliqué et simple à la fois. (je me comprends).

Après ma conception est toujours flou, et je ne sais jamais. Sauf à une exception.

Je ne sais pas si je peux aimer d'autres personnes. Je n'ai pas d'envies, non, rien. Donc c'est simple à ce niveau c'est sur, pas de question a ce poser !

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Profil

Gin

le samedi 20 novembre 2010 à 18h06

Aly, on peut très bien ne pas avoir envie de quelqu'un d'autre, ça n'arrive quand même pas tous les jours qu'on ait envie de quelqu'un de nouveau... en plus, avec les années qui passent (par exemple) on devient parfois de plus en plus exigeantes et donc de moins en moins facilement séduites.

Ce qui est compliqué c'est de se laisser séduire, de trouver quelqu'un à séduire et par qui être séduite; ne pas avoir d'envies particulières pendant certaines périodes, ça ne me parait pas grave et certainement pas une remise en question du fait de pouvoir aimer au pluriel ou pas, même les "monos" ne trouvent pas toujours quelqu'un à aimer.

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oO0

le dimanche 21 novembre 2010 à 05h16

Lorsque je parlais plus haut de l'amour, je ne parlais ni de la jalousie, ni de la possessivité, mais bien de l'amour exclusif ou non-exclusif et je parlais pas des histoires des personnes réelles, mais de ce qui s'en dit, de la manière dont cela accapare l'attention et de l'effet que cela a dans les relations des personnes réelles. Pour ce qui est de la question de la complexité de l'amour, ce qui m'a le plus simplifié la vie, c'est la réalité des personnes. C'est dingue comme la réalité d'une personne peut apporter de réponses à cette question. En fin de compte, ce qui nous intéresse en amour, ce n'est pas l'amour, mais des personnes réelles, non ? C'est là que je mets mes distances par rapport à l'amour lorsque je dis que l'amour, c'est trop simple.

Un ami me demandait récemment comment je définirais l'amour, je lui ai répondu que ce serait plus sensé de le raconter que de le définir. Une personne ne se définit, une personne se raconte. Et je ne vois pas pourquoi ce serait différent pour les histoires entre personnes. D'expérience, quelque soit la relation ou l'histoire en jeu, ce qui m'a permis de me sentir plus proche d'une personne, ce n'est pas l'amour, c'est lorsqu'elle se racontait. Les définitions n'ont pas de visage, les histoires révèlent l'humanité d'un visage, elles l'anime de ce que la personne a vécu, de ce qui la rend humaine, simple et complexe tout à la fois. Cela laisse souvent perplexe, mais c'est justement parce que cela n'a plus rien avoir avec une quelconque forme de connaissance qui puisse nous permettre d'agir, mais tout de la reconnaissance de la personne de l'autre qui permet de mieux interagir. Et qu'est qu'il y a à reconnaître ? Le vécu de chaque personne de part et d'autre, reconnaissance du vécu qui permet de construire une relation de confiance, mais si le vécu d'une personne qui qu'elle soit se résumait à l'amour ce serait trop facile, beaucoup trop facile. A la complexité de la vie affective, s'ajoute celle des événements propre à chaque histoire ainsi que les relations humaines implique toujours plusieurs personnes.

J'ai déjà rencontré des personnes capables de faire l'économie de ce genre de questions dans leurs relations, du moins dans leurs relations.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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oO0

le dimanche 21 novembre 2010 à 05h58

A PARTE

J'ai lu quelques propos plutôt acerbe sur l'intellectualisation. Le plaisir intellectuel n'est pas dans la confrontation à la simplicité, mais dans la confrontation à la complexité dans une recherche de simplicité. Chacun sa manière de prendre plaisir à cette vie et les sous-entendus selon lesquelles une personne qui apprécie se confronter à la complexité est une personne complexée, cela ne fait pas plaisir. A force de me ramasser ce genre de sous-entendu, j'ai fini par mal vivre le plaisir que j'avais à me confronter à la complexité. Je peux même parler d'un profond mal être, ce mal être propre au rejet. Ce n'est pas penser qui conduit à ce genre de mal être, c'est de se faire rejeter en s'entendant dire à longueur de journée qu'on pense trop.

Heureusement, les personnes qui ont pris la peine de me connaître m'ont appris à me connaître autrement : compliqué à comprendre, certes, mais simple à vivre. Et de fait, je ne compte plus le nombre de fois où j'ai été rejeté parce que j'étais difficile à comprendre, sans que ne soit pris en compte que j'étais facile à vivre. Personne ne vit comme il pense, vivre sa vie et la penser sont deux choses différentes. La complexité est diffuse dans la vie et c'est généralement à cette seule complexité que la pensée s'arrête car ce qui est simple ne demande qu'à être vécu.

Nombre de situations qui auraient été extrêmement compliquées pour certaines personnes, je les ai vécues en toute simplicité. Je ne prendrai que la situation d'où je vis. Je suis en colocation avec l'une de mes amies et ex qui sort avec l'un de mes amis et coloc : cela n'a JAMAIS posé de problème, PAS UNE SEULE FOIS en un an. Je ne me suis pas pris la tête jour et nuit lorsque notre colocation a pris cette configuration : ce sont mes amis, je leur fait confiance pour que ça se passe bien et des amis qui ont l'occasion de s'épanouir davantage, ce n'est pas un problème, mais une solution. Je ne dis pas qu'au début, ils se sont posés quelques questions avant de m'en parler, mais lorsqu'ils ont trouvé leurs questions me concernant, la réponse fut telle que je viens de la donner.

Oui, je sais, je ne devrais pas prendre ces propos acerbes pour moi, mais sur un forum où des personnes se retrouvent autour d'une différence guère plus évidente à assumer que l'homosexualité, la moindre des choses serait d'essayer de respecter la différence de point de vue de chaque personne.

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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(compte clôturé)

le dimanche 21 novembre 2010 à 07h46

@rip
OK, l'amour se raconte mieux quil ne se definit: j(aime bien cette idée.

Je ne sais pas si je suis concerné par les soupçons d'anticomplexité.
Mais si c'est le cas je suis vrailent désolé et je te présente mes excuses si je t'ai blessé.
A titre personnel, je tends à considerer ma complexité comme un aspect, pas le plus interessant de ma personnalité, que je souhaite le plus souvent possible laisser de côté, parce quelle ne m'apporte pas plus de bonheur que ça et qu'en vieillissant je mesure l'ampleur de la vacuité de la demarche intellectuelle pure (la mienne): je suis le genre de type capable de s'autosaouler de paroles creuses.
Si j'attaquais quelqu'un sur sa reflexivité, ce serait l(hopital qui se fout de la charité, vraiment.

Mais je trouve que ta deuxieme intervention est pour moi plus claire que la premiere relativement inaccessible.

En fait, le fait est que l'amour est un concept plus ou moins universel(qui peut etre defini comme tel au moins theoriquement) d'un point de vue psycho, philo, neurosientifique, religieux, j'en passe et des meilleures. ET, c'est aussi une experience, individuelle, contextualisée et donc unique qui se raconte, se chante, se transforme en baisers....
Aucune des deux modes d'exploration n'est plus legitime que l'autre.

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