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Le polyamour est il féministe ?

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 21h37

ericalaplage


A part ça, pour ceux qui s'intéressent à un féminisme plus actuel, il y a ça qui m'a semblé intéressant.

Fouchtra. Quel morcif.

Je l'ai parcouru... Bien accroché sur le premier paragraphe de Identités fracturées, rien que ça, ça dégomme le mythe.

Tu nous fais une dissert' synthétique? :-)

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le lundi 12 avril 2010 à 21h39

Siestacorta
Ca ressemble à du transhumanisme...

ha merde non, en deuxième survol, je me plante complètement en fait.
Finalement ça me fait plus penser à un lointain descendant du leviathan de hobbes...

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 21h40

Koicéssa encore?

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Siestacorta

le lundi 12 avril 2010 à 21h40

le transhumanisme ou le leviathan ?

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 21h45

Les deux... je suis friande de théories à décortiquer ^^ , heuh, pourvu que je voie vaguement le rapport avec le PA?

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Siestacorta

le lundi 12 avril 2010 à 21h55

ha, non, le rapport avec le PA, je le fais pas, je suis jeune, je débute, je fais que le lexique...

Le transhumanisme, c'est l'idée que maintenant plus qu'hier, on peut modifier son corps, (on peut/on devrait avoir le droit) au point qu'on pourrait un jour aboutir à la première évolution volontaire d'une espèce vivante.

Leviathan... Pour hobbes, c'est une métaphore de l'Etat. Les fonctions de l'Etat et sa structure seraient comparable à un corps animal (tête pensante, muscles, veines...). Leviathan serait un Etat/ un souverain absolu et idéal.
Utiliser une métaphore sur le corps, c'est pratique pour établir le lien entre l'état de nature et le contrat social d'une société, c'est pour ça que je me dis que le cyborg manifesto était un peu parent.

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 22h02

Tsââ. Moi qui pensais que. Ben zut.

Le PA est toujours le sujet quelque part, ici? :-)

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Siestacorta

le lundi 12 avril 2010 à 22h11

mhhhh... polyamour et transhumanisme, ça peut être lié assez directement : dans les deux cas il s'agit de revendiquer une liberté très poussée du corps et de la conscience en même temps, dans un même mouvement. Et aussi le refus d'un apriori sur le choix de la forme que prendront amour ou corps.

SInon, PA et leviathan, ça peut se rejoindre par le contrat social, le droit de regard de l'Etat sur le privé, et ce que tu attends de lui comme liberté et garanties (mettons, pour une questions que tu posais naguère, dans la question du décés d'un polypartenaire...)

Sans me forcer trop, ça peut être ça.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 12 avril 2010 à 22h21

Siestacorta
mhhhh... polyamour et transhumanisme, ça peut être lié assez directement : dans les deux cas il s'agit de revendiquer une liberté très poussée du corps et de la conscience en même temps, dans un même mouvement. Et aussi le refus d'un apriori sur le choix de la forme que prendront amour ou corps.


En entretien d'embauche, on m'a demandé une fois comment je créerais mon monde professionnel idéal, si j'avais une baguette magique.

Ben, pareil pour mon monde amoureux, là, brainstorming!

Je dirais poum, que ça serait une relation où mon meilleur ami serait aussi mon meilleur amant, et qu'on se laisse aller à tous les coups de cœur et de cul en-dehors, sachant qu'on reste Number One l'un pour l'autre.

Na.

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(compte clôturé)

le mardi 13 avril 2010 à 08h11

Boucledoux


... je pense que le polyamour permet un bon point de départ pour la construction pratique d'autres types de relation parce qu'on considère à priori que la relation n'est pas tout pour l'autre, qu'il (et surtout en l'occurrence elle) a une vie légitime, y compris, mais pas seulement, amoureuse, en dehors, indépendamment, de la relation.

... alléger le poids de la relation amoureuse en envisageant des vies dont l'axe central ne soit plus une relation de couple dont la réussite et la durée conditionne la réussite de l'existence. Plutôt des vies d'individu-e-s autonomes et libres dont les relations amoureuses et/ou amicalo-amoureuse sont le soutien d'une existence centrée sur la construction de soi.

Ca, je prends (la critique de la monogamie, par contre, j'aime pas, à mes yeux, perte de temps, un peu comme de débiner le voisin pour se remonter l'estime de soi - un peu).

Le polyamour est un des chemins vers plus d'autonomie, à cause de tout ce qu'il soulève comme problèmes; bien forcé qu'on est de les confronter (jalousie, possession, etc).

Et ça ne concerne pas que les femmes, les hommes aussi; on a peut-être juste d'autres ancrages (de manière trèèèèès générale), d'autres valoches familiales qui nous bloquent dans un cheminement personnel - dans l'armée romaine, les bagages, ça s'appelait les impedimenta, littéralement, "les choses qui freinent la marche".

[Boucledoux, prends pas ça pour de la contrition, ou une" mainsurlecoeur", comme je le répète souvent, faut pas confondre le discours avec la personne, c'est pas le même niveau - je reprends juste ce que je trouve reprenable, et qui sort de toi je pense, plus que de n'importe quel discours de masse. Grosso-modo, à l'idéologie en lutte, je préfère l'individu en train de grandir - on est tous en train de le faire.]

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h13

Clementine
Toutes les femmes libres ne sont pas polyamoureuses, pour moi, formulé ainsi, ton message est suspect dans le sens qu'il me rappelle le truc des années 70, "tu couches pas, donc t'es pas libérée". Confondre polyamour et liberté, je ne vois pas où ça peut se faire; ça se superpose peut-être en certaines circonstances... Mais décréter en filigrane qu'une mono n'est pas libre, ça ne colle pas.

Loin de moi toutes ces idées.

La question n'est pas de savoir si toutes les femmes libres sont polyamoureuses, mais si toutes les femmes polyamoureuses sont libres. Et la question n'est pas de savoir s'il faut être poly pour être libre, mais s'il faut être libre pour devenir poly.

Je n'ai rien contre la liberté, y compris mono.

C'est juste que je préfère personnellement promouvoir le polyamour que la liberté (j'ai déjà expliqué pourquoi plus haut, en particulier que la liberté est une notion "contre" et non pas "pour", et qu'une fois acquise, il faut savoir quoi faire de cette liberté)

En faisant la promotion du polyamour, je pense aussi promouvoir indirectement la liberté puisque dans le polyamour, il y a de la liberté me semble t-il.

Et il faut aussi remarquer que si la liberté peut être mono-amoureuse, le fait de dénigrer le poly-amour (ce que tu ne fais pas, bien sûr, mais que de nombreuses personnes font) tend à réduire la liberté. C'est bien que dans le poly-amour, il y a de la liberté.

Et j'insiste sur le fait que promouvoir le polyamour, à mon sens, ne veut pas dire montrer du doigt les mono-amoureux pour les contraindre à devenir poly, mais indiquer une route à ceux qui la cherche.

Si je montre du doigt quelque chose, c'est l'intégrisme mono, et non le mono lui-même, c'est à dire le mono forcé et non le mono choisit. D'ailleurs, pour l'instant, je suis mono (pas spécialement choisit mais par la force des choses), et je me sens pourtant libre (de devenir poly), ce qui n'est pas le cas de tous les mono.

Bref, tous les monos ne sont pas libres.
Alors qu'il me semblait que tous les polys l'étaient.
Mais je me trompe peut-être

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h31

Sans Boucledoux, ce fil n'a plus beaucoup de sens

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h35

Boucledoux
Paradoxalement, il me semble que la non-monogamie permet d'alléger le poids de la relation amoureuse en envisageant des vies dont l'axe central ne soit plus une relation de couple dont la réussite et la durée conditionne la réussite de l'existence. Plutôt des vies d'individu-e-s autonomes et libres dont les relations amoureuses et/ou amicalo-amoureuse sont le soutien d'une existence centrée sur la construction de soi. A rebours donc d'une conception parfois exprimée ici d'un absolu amoureux dépassant ou englobant l'individu-e.

Parler d'absolu amoureux, je suis d'accord, que c'est voué à l'échec.
Mais pour le reste, je ne suis pas d'accord avec toi, tu t'en doute peut-être.

D'après moi, la construction de soi n'a de sens que si le soi recherche l'amour, sinon, la construction de soi construit un égo et aucun soi. Le moi ne s'exprime que dans l'amour qui englobe l'individu.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le mardi 13 avril 2010 à 09h38

Heu, c'est un peu HS, mais je le place, ça m'intéresse beaucoup.
La liberté, que ça puisse être une notion "contre", je vois bien, j'imagine bien. Elle se définit alors par rapport à ce qui la restreint.
Mais j'y vois une partie "pour" aussi, indépendante de toute adversité. A la fois appétit, conscience des possibles, notion dont la forme change selon un contexte mais conserve une essence propre.
Pourquoi le "contre" te semble plus important ?

ERIC_48
j'ai déjà expliqué pourquoi plus haut, en particulier que la liberté est une notion "contre" et non pas "pour",

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h43

Pourquoi ?
Parce que je ne vois pas le "pour" que tu site dans le mot liberté.
Pour moi, il n'y a que du "contre", donc je ne choisis pas entre "pour" et "contre".

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h45

Si je dis, il est libre, c'est forcément en comparaison de ceux qui ne le sont pas.
Si je dis, il est polyamoureux, je ne fait pas forcément référence à ceux qui ne le sont pas.

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(compte clôturé)

le mardi 13 avril 2010 à 09h45

OK, Eric, toujours bon de poser son ressenti et sa compréhension, pour obtenir des précisions.

Ce qui fait sens pour l'un, par contre, et qui n'en fait pas nécessairement pour l'autre, devient peut-être un obstacle quand les mots-mêmes deviennent suspects.

L'ego, par exemple, n'a pas la même signification pour toi et pour moi.
Et les recherches sont avant tout personnelles, donc... passé le moment où on peut s'expliquer sur les différences de sens (et c'est à refaire tout le temps), tout ça est tellement imbriqué, que la sincérité d'une quête devient étouffante quand elle oblitère le dialogue, et empêche de s'approcher de la vision d'autrui.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h46

Discuter avec les autres, relève du miracle.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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(compte clôturé)

le mardi 13 avril 2010 à 09h50

ERIC_48

Si je dis, il est libre, c'est forcément en comparaison de ceux qui ne le sont pas.

Donc c'est une vision personnelle. Parce que perso, pas du tout: se sentir libre est pour moi un truc intérieur, une progression, l'apprentissage à réfléchir hors-normes, hors lieu-communs, hors sentiers battus.

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ERIC_48

le mardi 13 avril 2010 à 09h53

Pour moi, tu es tombé dans le piège de la liberté.
Tu ne sais pas la dépasser, tu te sens libre, donc tu reste "contre" quelque chose ou quelqu'un. Bref, tu n'es pas libre, sinon tu ne dirais pas que tu l'es.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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