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Pourquoi j'ai renoncé à un polyamoureux

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 10h58

Merci pour ton passage, et l'humour du PS.

Porte-toi bien!

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Siestacorta

le lundi 18 janvier 2010 à 11h09

Heu... Po compris.
"pourquoi j'aurais vraiment dû y renoncer", ou "j'ai vraiment bien fait ?"

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Emma

le lundi 18 janvier 2010 à 12h34

la première...

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Siestacorta

le lundi 18 janvier 2010 à 13h05

Ca ne sera sans doute pas facile, mais j'espère que tu finiras par trouver ce qui te convient.
Bravo encore pour ta recherche "à haute voix", en tout cas.

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Siestacorta

le lundi 18 janvier 2010 à 13h31

Emma
Cette étiquette "polyamoureux" vous aide à la fois à poser une sorte de "poly pride" que je trouve très chouette et absolument nécessaire à la revendication de vos envies et pratiques. En même temps je me demande toujours si cela ne conduit pas à à terme à enfermer et à limiter en deux sens :

1. Création d'un groupe identifiable et donc marginalisable

2. Normalisation des pratiques à terme dans le groupe afin d'afficher une identité commune nécessaire à la constitution du groupe. et du coup difficulté à terme pour les individus de poser des visions différenciées du polyamour.

Enfin ce sont des problématiques qui se sont retrouvées dans beaucoup de mouvements (black panthers, mouvement gay et lesbien, mouvement féministe). Je suis curieuse de voir comment cela va évoluer ici.

Si tu parcours les fils, tu verras que cette notion d'identité commune est... pas gagnée.
On se prend gentilment le chou sur des trucs plus ou moins important.
Il y a un côté parcours personnel dans le choix poly qui donne à pas mal d'entre nous un caractère un peu douillet sur les bannières et les mots d'ordre.

Ce qui peut arriver, c'est que lle polyamour, de choix individuel, devienne une communauté, une société, et ait, à terme, plusieurs branches... J'espère que non : je trouve plus stimulante la phase actuelle, avec une revendication commune et des comportement différents, avec le rôle de réforme de la notion de couple (pub : lisez Serge Chaumier)

Et, pour l'instant, une grande partie du forum est sur un mode témoignage/réflexion, plus que réflexion/rassemblement.
J'espère que ça va durer...

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 13h57

Ouais, on a aussi eu la période "tous unis contre les monos" et la question AOC, grosso-modo et pour caricaturer. :-)

Mais bon, je trouve qu'on s'en est pas mal sortis, c'est vrai. Quoique... ça revient régulièrement, et en filigrane.

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Emma

le lundi 18 janvier 2010 à 14h37

Ravie d'avoir pu contribuer au débat. Ceci la maitrise théorique ne permet ni de changer des renssentis profondéments ancrés ni de ne pas souffrir.
C'est bien dommage... pour le coup ça m'aurait arrangé. Va falloir que je trouve autre chose.

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Siestacorta

le lundi 18 janvier 2010 à 14h53

Ca permet, parfois, de décider par quel bout prendre l'expérience !
Mais c'est pas gagné, oui. Comme le constata ton homonyme flaubertienne, c'est pas tout de se la raconter, l'expérience réelle se maîtrise pas.
Et, comme je le chouinais pas plus tard qu'hier, on ne désire pas toujours ce qui nous convient le mieux.
Alors, trouver du désirable convenable, ou convenir à ses désirs ?
(oué, bon, c'est de la réthorique, mais mauvaise foi avouée, moitié raisonnée)

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 14h53

Perso, c'est un travail en thérapie individuelle et de groupe qui m'a ouvert des portes. J'dis ça comme ça... :-)

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Siestacorta

le lundi 18 janvier 2010 à 15h03

Heu... tu me dis ça à moi ?

Je suis pas si malheureux, hein... Au fond cette insatisfaction me pousse à chercher.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 18h53

Nnnnnan, pas spécialement à toi... Plutôt pour Emma.

Et pas besoin d'être malheureux pour faire du développement personnel. Chercher avec quelqu'un qui est sans complaisance, ça fait trouver plus vite.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 20h18

En tous cas, c'est aussi difficile de renoncer à quelqu'un si on est mono que si on est poly... Emma, je te souhaite de faire ton deuil en douceur.

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Tchu

le lundi 18 janvier 2010 à 20h33

Pas mieux.

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Emma

le lundi 18 janvier 2010 à 20h48

merci Clem, merci Tchu

Hum...sur le deuil je crois que c'est différent. Je pense qu'on le vit mieux dans un premier temps quand on est poly : possibilité de moins se retrouver face à soi même et sa solitude du fait de la présence d'un autre. Pour la personne monogame où une relation se fait à l'exclusion d'une autre, c'est plus dur d'abord mais les choses s'inversent dès que quelqu'un d'autre arrive. Peut-être que je me trompe, mais c'est mon impression.

Sinon siestacorta je prend "convenir à ses désirs" puisque tu m'offres un choix aussi alléchant. ça me permet de revenir sur le premier post de Clem. une thérapie? ah oui! bien sûr tu as raison. ça permet justement de se mettre au diapason de ses désirs (d'ailleurs j'en fais une). Et le polyamour n'en fait pas partie pour moi. Je n'ai pu m'empêcher de voir filigrane dans ton conseil amical une vision que je n'avais pas retrouvé chez toi auparavant (mais peut-être que j'ai tout faux) d'une logique de révélation qui irait dans le sens de je fais une thérapie, je découvre mes désirs et donc je deviens polyamoureux.
Je pense que la monogamie est faite de névroses, le polyamour aussi. La névrose c'est comme la bactérie, essentiel à la vie sauf certaines, tout étant une question d'équilibre. Si on passe tout à la javel ça devient stérile et on développe des maladies auto-immunes/ allergies.... Donc la question n'est pas "je suis libéré de mes névroses moi parceque je suis..... " (complétez les pointillés selon l'orientation choisie), mais "qu'est ce que je fais de mes névroses?"
Après le danger c'est évidemment le risque du discours psychologisant débile et méprisant qui vient de l'extérieur sur une pratique minoritaire.
D'ailleurs très drôle, quelques proches qui m'ont appelé au téléphone ont remarqué à mon ton de voix que bof. Après quelques explications j'ai eu droit à tous les poncifs. C'est complètement hallucinant. Du coup je me suis retrouvée à défendre les choix de vie polyamoureux de la personne avec qui c'est impossible à cause de ces différences.... Assez surréaliste je dois le dire... surtout que pour être honnête... là concrètement ça me fait ch*** grave.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 18 janvier 2010 à 21h06

Emma
merci Clem, merci Tchu

Hum...sur le deuil je crois que c'est différent. Je pense qu'on le vit mieux dans un premier temps quand on est poly : possibilité de moins se retrouver face à soi même et sa solitude du fait de la présence d'un autre. Pour la personne monogame où une relation se fait à l'exclusion d'une autre, c'est plus dur d'abord mais les choses s'inversent dès que quelqu'un d'autre arrive. Peut-être que je me trompe, mais c'est mon impression.

C'est sûr qu'on a peut-être moins l'impression de désert au milieu de la foule, mais c'est aussi dur - quoique différemment - car il faut veiller à ne pas empoisonner ses autres relations...

une thérapie? [...] Je n'ai pu m'empêcher de voir filigrane dans ton conseil amical une vision que je n'avais pas retrouvé chez toi auparavant (mais peut-être que j'ai tout faux) d'une logique de révélation qui irait dans le sens de je fais une thérapie, je découvre mes désirs et donc je deviens polyamoureux.

T'as tout faux mais c'est pas grave ^^ ; j'entendais par là de découvrir quels sont ses envies et motivations profondes, quelles qu'elles soient; donc de se stabiliser dans ce qui nous convient, poly, mono, gay, straight, shibari, menottes, SM ou bisounours. On s'en fout de ce qu'on est, pourvu qu'on y soit bien.


Après quelques explications j'ai eu droit à tous les poncifs. C'est complètement hallucinant. Du coup je me suis retrouvée à défendre les choix de vie polyamoureux de la personne avec qui c'est impossible à cause de ces différences.... Assez surréaliste je dois le dire... surtout que pour être honnête... là concrètement ça me fait ch*** grave.

Surréaliste, mais finalement tu n'as défendu que le choix de vie, pas le polyamour. Ce qui me donne à penser qu'éthiquement sur ce coup-là tu es irréprochable, comme Voltaire à qui on attribue cette phrase célèbre "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire".

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Junon

le lundi 18 janvier 2010 à 21h37

Bonne chance à toi Emma, j'espère que la douleur s'estompera vite!

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Emma

le lundi 18 janvier 2010 à 21h46

Merci Junon.

clem :
Bon ça me rassure concernant la thérapie, ça me paraissait étonnant aussi vu tes positions jusqu'ici. 'xcuse

Concernant Voltaire merci pour l'allusion, parce que bon... il y a pire (je préfère à Emma Bovary... désolée siestacorta)... Mais ça ne me correspond pas trop. Je ne suis absolument pas partisane de laisser tous les discours fleurir dans la nature. J'ai pu en d'autres temps être assez violente, y compris physiquement, contre des paroles oppressives. Je transposerais ça plutôt par "Je ne vis pas comme vous, mais je me battrais pour que vous puissiez vivre en toute tranquillité comme vous le désirez".
Mais je disais ça plus pour souligner les poncifs et les réactions stigmatisantes qui se mettent en place. Il y a clairement un truc qui effraye beaucoup dans ce choix de vie. Évidemment je ne le vis pas... donc je n'en prenais pas la pleine mesure. Ça donne presque envie de s'y mettre rien que pour faire chier les bien pensants. Vous avez du pain sur la planche... à mon avis. Si vous arrivez à vous faire entendre, la réaction risquera d'être violente à partir du moment où un espace public de visibilité avec un "label" sera crée et il faudra avoir de vrais espaces interne de solidarité pour ne pas prendre le risque qu'une personne parmi vous individuellement n'en fasse les frais. ( à consulter : expériences du mouvement black aux US, mouvement féministe, trans, gay et lesbien)
Toujours est il que les personnes dont j'aurais bien utilisé l'épaule pour me consoler ce soir, m'ont tellement saoulées que je me retrouve seule. Avantage : la colère a fait baisser ma tristesse. Ouais!!!!

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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titane

le mardi 19 janvier 2010 à 09h44

une des étapes du deuil en effet...

Je te souhaite d'aimer et d'être aimée... le comment du pourquoi importe peu finalement...

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(compte clôturé)

le mardi 19 janvier 2010 à 10h41

Emma

Concernant Voltaire merci pour l'allusion, parce que bon... il y a pire [...]... Mais ça ne me correspond pas trop. Je ne suis absolument pas partisane de laisser tous les discours fleurir dans la nature. J'ai pu en d'autres temps être assez violente, y compris physiquement, contre des paroles oppressives. Je transposerais ça plutôt par "Je ne vis pas comme vous, mais je me battrais pour que vous puissiez vivre en toute tranquillité comme vous le désirez".

Le discours qui fleurit librement mais qui est source potentielle d'oppression est plus facile à contrer... ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, et permet de débusquer les éthiques douteuses. Pour la violence, le punching-ball à la cave, ça défoule!

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Siestacorta

le mardi 19 janvier 2010 à 13h01

Emma
ça me permet de revenir sur le premier post de Clem. une thérapie? ah oui! bien sûr tu as raison. ça permet justement de se mettre au diapason de ses désirs (d'ailleurs j'en fais une). Et le polyamour n'en fait pas partie pour moi. Je n'ai pu m'empêcher de voir filigrane dans ton conseil amical une vision que je n'avais pas retrouvé chez toi auparavant (mais peut-être que j'ai tout faux) d'une logique de révélation qui irait dans le sens de je fais une thérapie, je découvre mes désirs et donc je deviens polyamoureux.

Pour rebondir sur clem (elle kiffe, je suis sûr), je dirai que parler de ton poly désiré en thérapie, ici, à des potes ou même à un moine shinto de passage en ville, la révélation ne sera pas tellement de devenir poly mais de savoir exactement sur quoi tu flippes et ce que tu désires.
Tu n'as pas forcément à devenir et à "assumer" un relationnel poly parce que ton amant le fait.
Tu peux choisir de lui dire "écoute tu fais ce que tu veux, mais t'en parles le moins possible, et si ça marche entre nous faut savoir qu'à un moment je voudrai une vie commune dans un pavillon à Ivry".
Si lui se met à t'aimer, ce type de construction n'est pas inenvisageable, et ça peut être ça qui te rassurerais (même sans avoir à le déclarer comme intention... savoir ce que tu veux, voilà.)
La liberté du poly, c'est mouvant, mais c'est pas une contrainte d'inconstructibilité (oulah, ça en fait des syllabes).

En travaillant sur toi, donc, tu peux préciser ta peur par rapport à toi et lui, plutôt que par rapport à sa polyamoritude (oué, je suis pas dans un jour de néologismes élégants). Tu pourrais avoir les même peur à comprendre, mettons avec un monogame dont le mode de vie est basé sur les voyages ou l'absence, un pilote d'avion, un gardien de phare intérimaire...

Au final, tu déciderais peut-être de ne pas être avec le monsieur, si c'est le seul moyen concret de ne pas souffrir à cause de la peur que tu ne maîtrises pas (je précise bien qu'il ne s'agit pas de maîtriser sa peur... On ne fait pas ça en le décrétant, évidemment ! Mais l'identifier précisément, c'est connaître sa marge de manoeuvre, son pouvoir dessus).
Ou trouver un consensus.

Ou décider que non, ce bel homme est pour d'autres, et qu'un autre jour ton prince viendra (oui, de la mauvaise foi, encore, mais j'ai le droit parce que le reste du temps c'est de la bonne).

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