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Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?

Poly/Mono
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narsil

le samedi 30 mai 2026 à 19h56

Bonjour à toutes et tous,

Je me présente rapidement : j'ai 40 ans, je suis papa d'une petite fille et j'ai divorcé après une relation de neuf ans.

Cette séparation a été extrêmement difficile pour moi. Elle a laissé des traces suffisamment profondes pour que je passe plusieurs mois en hôpital afin de me reconstruire. Après cela, j'ai repris ma vie de célibataire, mais pendant près de deux ans, je n'ai souhaité rencontrer personne. Mon objectif était avant tout de reconstruire un équilibre familial et de montrer à ma fille que son papa l'aimait toujours autant et qu'elle n'était en rien responsable de ce qui s'était passé.

Après ces deux années, j'ai recommencé à faire quelques rencontres, toujours avec l'idée de construire une relation durable. J'ai toujours détesté l'idée des "relations pansement", ou celle d'utiliser quelqu'un pour combler un manque affectif.

C'est ainsi que j'ai rencontré une femme extraordinaire avec qui je suis aujourd'hui depuis plus de quatre ans. Nous vivons ensemble, nos enfants s'entendent bien, et nous sommes heureux.

Lorsque nous nous sommes rencontrés, elle avait déjà plusieurs relations. Elle cherchait cependant ce qu'elle appelait une relation socle. Avec le recul, et après m'être renseigné, je pense que cela correspond assez bien à ce qu'on appelle le polyamour hiérarchisé.

Au début, cela m'a un peu déstabilisé. Mais je suis quelqu'un d'assez ouvert à la discussion et j'ai accueilli cette façon de vivre les relations avec curiosité et bienveillance. Certaines de ses relations se sont terminées, d'autres continuent encore aujourd'hui, et je n'ai globalement aucun mal à les accepter.

Ce qui est parfois plus difficile pour moi, c'est lorsqu'elle rencontre de nouvelles personnes.

De son côté, elle m'a toujours dit qu'elle n'avait aucun problème à ce que je fasse de même. J'ai donc essayé. Par curiosité d'abord, puis parce que l'idée me plaisait aussi.

Et c'est là que j'ai découvert ce que beaucoup semblent déjà connaître : l'asymétrie des rencontres.

Je ne cherche pas à lancer un débat sur les raisons de cette asymétrie. Je constate simplement qu'elle existe.

Je suis sincèrement heureux lorsqu'elle fait de belles rencontres. Je crois même que la phrase qui me correspond le mieux est celle du personnage de "Pauvres Créatures" qui explique ne pas être jaloux des autres hommes, mais du temps qu'ils passent avec la femme qu'il aime. C'est assez proche de ce que je ressens.

Pourtant, cette asymétrie me pèse parfois.

Je me surprends à remettre beaucoup de choses en question : ce que je dis, la manière dont je me présente, ce que je dégage. Certains jours, je vais même jusqu'à me demander, avec humour mais pas seulement, si je ne ressemble pas à un ragondin pour recevoir aussi peu de réponses.

Je sais que cela touche probablement davantage à mon estime personnelle qu'à mes possibilités réelles de rencontre. Mais la souffrance est là malgré tout.

Ce qui m'inquiète surtout, c'est de laisser cette frustration abîmer quelque chose de précieux. Je ne veux pas que cela dégrade notre relation. Je ne veux pas non plus finir par me sentir médiocre ou moins désirable à force de comparaisons.

J'en parle avec ma compagne, bien sûr. Elle est à l'écoute et essaye de comprendre. Mais je me rends compte qu'il m'est parfois difficile d'entendre "je me mets à ta place", parce que, dans les faits, elle a rarement vécu cette situation de manière symétrique. Elle a souvent eu plusieurs relations alors que ses partenaires en avaient peu ou pas.

Je précise que je ne souhaite pas qu'elle change. Je suis tombé amoureux d'elle telle qu'elle est. Je ne souhaite ni limiter sa liberté ni remettre en cause notre fonctionnement.

J'aimerais simplement réussir à dénouer ce nœud que je sens parfois dans ma poitrine.

Je serais donc très intéressé par vos retours d'expérience :

- Avez-vous déjà vécu ce type d'asymétrie ?
- Comment avez-vous travaillé sur les sentiments de comparaison ou d'inadéquation ?
- Auriez-vous des livres, podcasts ou ressources à me conseiller ?
- Existe-t-il sur Paris des groupes de parole, cafés polyamoureux ou événements permettant d'échanger avec des personnes vivant des situations similaires ?

Je crois que ce qui me manque le plus aujourd'hui, c'est de pouvoir parler de tout cela avec des personnes qui le vivent réellement. Dans mon entourage, je ne connais personne concerné par le polyamour, et je n'ai pas forcément envie d'être catalogué ou incompris par des proches qui assimileraient cela à tout autre chose.

Merci d'avance à celles et ceux qui prendront le temps de me lire et de me répondre.

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YannIK123

le samedi 30 mai 2026 à 23h48

Je n'ai pas forcément beaucoup de choses à dire si ce n'est que je te comprends. Et tu as raison de chercher des témoignages et des infos. Tout en se rappelant que ce n'est pas très glorieux, les observations blessées concernant celles et ceux qui ont plus d'opportunités que nous, c'est vrai que cela fait ressentir quelque chose.
Je me fais la remarque que même quand tu étais mono, tu as dû constater de l'asymétrie dans des relations. Dans le nombres d'ex, le nombre d'opportunités qui se présentent... (Pas très glorieux non plus de comparer, je sais.) Comment tu avais vécu cela ?

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YannIK123

le dimanche 31 mai 2026 à 08h18

Je fais de la pub pour un témoignage, celui de Jack : /discussion/-czA-/Experience-recente-d-ouverture-m...
La situation n'est pas exactement semblable à la tienne, mais il y a des similitudes, dans le déséquilibre entre les deux partenaires. Tu y trouveras peut-être quelques éléments de réponse.
L'auteur de ce long témoignage a dit dans un autre post : "dans les trucs importants pour minimer la jalousie, ne jamais se comparer. ne jamais se mettre en compétition, ce demander ce que l'autre a de mieux, de moins bien. Ca m'a fait grand bien."
(À voir dans les réponses de ce post, qui était mon témoignage : /discussion/-dhH-/Cherche-temoignages-sur-l-ouvert... )

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Jack Haddy (invité)

le dimanche 31 mai 2026 à 08h39

Bonjour,

je réagis car c'est un sujet qui m'a touché à un moment donné. Avec un sentiment d'injustice, l'impression de jouer la partie avec de moins bonnes cartes, uniquement du fait du bagage génétique. Saleté de chromosome Y.

(Ce qui, avec un peu de recul, peut donner des pistes pour comprendre ce que peuvent vivre les femmes sur le marché du travail par exemple, mais c'est pas le sujet mais la parenthèse était trop tentante, bref.)

Doncques, j'ai eu le privilège de discuter ce sujet d'asymétrie avec quelques femmes et hommes, et il semble statistiquement faire consensus. J'ai décidé que, dans mon monde, c'est une vérité établie, un fait.

Je me suis donc retrouvé à devoir gérer cela, il y a quelques années. J'ai vécu quelques mois accompagné par ce sentiment d'injustice, ne sachant qu'en faire. J'ai identifié que je ne devais pas essayer de lutter contre cela, mais de vivre avec, et surtout de faire le deuil de la symétrie qui m'aurait semblé juste. La confiance en soi se construit, l'amour de soi également, à chaque personne de trouver sa recette.

Mes définitions à l'heure où j'écris:
- le deuil: accepter intimement que ce que l'on voulait / ne voulait pas (ne) sera (pas). Show must go on.
- la confiance en soi: être convaincu que l'on pourra gérer toute mauvaise situation, tout en gardant un esprit autocritique et humble; la vanité et l'arrogance ne sont guère séduisantes, la confiance en soi doit permettre de vivre sereinement les choses et non de gagner des compétitions. La confiance en soi doit émaner de soi-même, non du regard des autres.

En souhaitant que ces maigres réflexions te parlent. Les outils dont je me sers ne sont pas universels.

J.

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YannIK123

le dimanche 31 mai 2026 à 08h56

Une autre chose me vient en tête. Décidément, les pensées me viennent par petits bouts ce matin.

Tu es dans une phase de tâtonnements, tes débuts en poly, tu es débutant. Et tu te compares à une personne expérimentée, à qui les années voire les décennies de pratique ont donné une grande aisance pour naviguer les relations poly. Tu ne peux pas sauter directement là ou elle en est. Tu dois faire ta route, pas à pas, avec les tâtonnements, les cafouillages et les échecs du débutant. Être patient. Prendre confiance en toi petit à petit. Cela nécessite beaucoup de temps. Des années sans doute. Prends ce temps, et bonne route à toi.

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narsil

le dimanche 31 mai 2026 à 12h18

Tout d'abord merci pour vos réponses.
J'imagine bien qu'elle a plus d'expérience mais pour moi il y a déjà une réelle difficulté a en avoir ce qui me pèse.
Et quand on me dit je sais, je me mets a ta place...ces phrases m'agace.
Je dirais jamais a un SDF par exemple que je comprends ce qu'il vit.
De l'empathie et de la tristesse, que ça me touche oui. Mais comprendre non.
Actuellement j'ai un vide dans le ventre et un mauvaise estime de ce que je suis.

Et parfois quand j'arrive a m'ouvrir pour en parler je trouve qu'elle a tendance a minoré mon ressenti et que de toute façon qu'est ce qu'elle peut y faire

Ça me blèsse..

En tout cas encore merci pour ces réponses, si vous avez des livres je suis preneur comme des lieux où l'on puisse en parler (même chez ma psy je ne suis pas sûr d'être compris)

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YannIK123

le dimanche 31 mai 2026 à 14h18

Si si, bien sûr, parles-en à ta psy.
À te lire, mon impression : tu as des difficultés à faire une rencontre, c'est très frustrant pour toi. Tu as du mal à vivre que d'autres y arrivent.
Fais abstraction du fait que ta compagne y arrive, et occupe toi de toi. Est-ce qu'être dans l'énervement "pourquoi elle, elle y arrive, et moi pas !" va te mener quelque part ? Elle a un savoir faire pour faire des rencontres, crée toi le tien. Oui, il y a une asymétrie homme femme, aussi, on ne peut rien y faire. C'est leur lot d'être très sollicitées, et c'est un lot dur à vivre quand ça devient trop. C'est le nôtre de ne l'être presque jamais. Soit dit en passant, certaines révèlent n'être jamais sollicitées elles non plus.
Ta compagne peut te donner son écoute jusqu'à un certain point, mais ne peut pas vivre le truc à ta place. Parles-en à d'autres personnes, à ta psy, dans des forums comme ici... Ce n'est pas à elle d'en porter tout le poids.
En ce qui concerne les rencontres via appli, j'ai personnellement décroché assez vite des appli après n'y avoir fait aucune rencontre en plusieurs mois d'essai. Que des messages qui ne mènent à rien. L'appli peuplée à 95% d'hommes... Nul. Peut-être que ce n'était pas la bonne appli ?
Mon histoire perso, après l'échec des applis, j'ai choisi d'aller voir dans des lieux libertins. Ce n'était pas exactement ce que je voulais dans l'idéal, mais ça sort, au moins. (Et là aussi, rien ne se fait en un jour, et on passe par une phase pourquoi ils y arrivent et pas moi.) Si ce n'est pas ton truc, trouve d'autres façons de sortir, qui te conviennent mieux. Et encore une fois, partout, tu verras des gens qui arrivent à faire des rencontres là où tu n'y arrives pas. On en passe tous par là. Et prends la question "pourquoi il/elle y arrive et pas moi ?" de façon constructive, en "qu'est-ce qui me manque, de quoi j'ai besoin pour y arriver aussi." Il faut être honnête avec soi-même, et avoir de la patience parce que c'est long. Vouloir tout tout de suite ne mène nul part.
Donc oui, parles-en à ta psy, continue de faire des recherches sur les forums... Et si c'est "juste" être compris que tu veux, crois-moi quasi tous les hommes te comprennent. Tu peux trouver des tas de groupes d'hommes où tu seras compris et où tout le monde passe son temps à râler sur les femmes, si c'est ce que tu veux. À toi de voir quelle attitude tu veux avoir dans ta situation.

Message modifié par son auteur il y a 14 jours.

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narsil

le lundi 01 juin 2026 à 10h42

Merci, je ne recherche pas a "être" compris dans le sens t'as raison c'est dégueulasse, le forum incel et mascu, très peut pour moi.

J'ai et je souffre encore de dismorpho, donc la situation actuelle ne m'ai pas vraiment.

Mais pouvoir en parler c'est déjà bien, en tout cas merci pour l'écoute.

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YannIK123

le lundi 01 juin 2026 à 11h20

Ah oui, okay, ce n'est pas un contexte qui aide ton trouble.
En tout cas, l'absence de réponse dans les applis, ce n'est surtout pas à prendre personnellement.

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Allyah148

le lundi 01 juin 2026 à 12h20

Coucou narsil !

Désolée que tu sois actuellement dans une situation difficile.

Puis-je te demander sur quelle appli as-tu tenté ta chance ? Ton profil mentionne-t-il le polyamour ?

Lorsque tu sors, quel genre d'endroit fréquentes tu ?

Pratiquer une activité sportive ou associative pourrait te permettre de rencontrer des nouvelles personnes, ce ne serait peut-être pas des relations romantiques mais ça peut être un début pour t'aider à prendre confiance en toi.

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narsil

le jeudi 04 juin 2026 à 14h58

Bonjour,
Déjà avoir trouvé un espace où parler c'est chouette.
Je suis principalement sur ok mais cette appli est de pire en pire, je ne sais pas si d'autres app sont mieux.

Je sort principalement à des concerts ou dans des bars.

Je pratiquait une activité jusqu'à récemment ( blessure) mais j'espère reprendre même si il est assez compliqué de trouver un club

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artichaut

le dimanche 07 juin 2026 à 15h08

narsil
Je me surprends à remettre beaucoup de choses en question : ce que je dis, la manière dont je me présente, ce que je dégage. Certains jours, je vais même jusqu'à me demander, avec humour mais pas seulement, si je ne ressemble pas à un ragondin pour recevoir aussi peu de réponses.

moi très honnêtement, j'aurais tendance à dire, et à penser… que tu es un ragondin.

pardon je ne te connais pas, mais je pense que si l'on regardait nos désirs, à l'aune de qui on est vraiment, du taf que l'on fait vraiment —ou pas— sur nous même (et que l'on a fait —ou pas— au fil des ans), de la désirabilité réelle que l'on est suceptible de dégager, ça défocaliserait certains de nos désirs et certaines de nos prétentions

tu parle d'asymétrie en te comparant à une personne que tu qualifie de "une femme extraordinaire"

du coup re-pardon, mais ça me semble assez logique qu'il y ait une asymétrie entre un ragondin et une femme extraordinaire

[sincément, si tu était une femme bi, tu préférerais relationner avec elle ou avec toi ?]

et de même qu'on a tendance à bien peu se remettre en question, je trouve qu'on a souvent tendance à mésestimer ce qu'on à déjà, et vouloir toujours+, toujours+, toujours+… sous prétexte que d'autres ont "+", fussent nos proches

je trouve qu'en tant que mec, on a trop souvent tendance à penser que tout nous est dû, et surtout à ne quasi jamais se remettre en question, ni prendre en compte les années passées à peut-être se laisser un peu aller ou se reposer sur ses lauriers

et tous genres confondus, en vieillissant, je trouve que l'on a beaucoup de mal à accepter d'avoir moins de privilèges que par le passé. sans voir justement que ces privilèges étaient… des priviligès, et non… la "normalité"

et qu'à la limite on pourrait juste "se réjouir" (égoïstement) d'avoir pu vivre une telle "aisance" par le passé

car la "normalité c'est de galérer à trouver des (chouettes si possible) relations/interactions, c'est le lot de tout le monde, et pire encore pour les personnes moins… privilégiées

et soit dit en passant c'est de lot de toutes mes copines, sans exception : elles galèrent

narsil
Je crois que ce qui me manque le plus aujourd'hui, c'est de pouvoir parler de tout cela avec des personnes qui le vivent réellement.

du coup je pense que tu peux en parler avec à peu près tout monde, vu que —sauf quelques rares privilégié·e·s— tout le monde galère

et si tu ne parle que de la spécificité de l'asymétrie je dirais qu'il n'y a d'asymétrie que pour les personnes
- qui ont la chance d'être en relation avec une personne extra-ordinnaire (et se plaignent au lieu de savourer leur chance)
et/ou
- qui… se comparent

narsil
Polyamour et asymétrie : comment ne pas perdre confiance en soi ?

p-être qu'il y a interoger cette confiance en soi

- où vas-t-on la chercher ?
- comment se fabrique t-elle ?
- pourquoi se compare t-on toujours ?
- quid de l'ego dans tout ça ?
- faudrait-il paradoxalement s'accepter tel·le que l'on est — même si c'est peu désirable — pour gagner en "confiance" en soi ?
- la confiance en soi, dépend t-elle de l'autre ?
etc.

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narsil

le lundi 08 juin 2026 à 18h15

artichaut
tu parle d'asymétrie en te comparant à une personne que tu qualifie de "une femme extraordinaire"

du coup re-pardon, mais ça me semble assez logique qu'il y ait une asymétrie entre un ragondin et une femme extraordinaire

Oui extraordinaire car je la connais mais sur une photo ça ne se voit pas.

artichaut
Et qu'à la limite on pourrait juste "se réjouir" (égoïstement) d'avoir pu vivre une telle "aisance" par le passé

Alors je ne vous connais pas non plus mais perso je n'ai jamais connu cette période.

artichaut
du coup je pense que tu peux en parler avec à peu près tout monde, vu que —sauf quelques rares privilégié·e·s— tout le monde galère

Je pense que l'on ne s'est pas compris ici, dans mon entourage je ne vois que peu voir pas de personnes qui sont dans du poly ou de la relation libre.
C'est compliqué voir impossible quasiment de leur en parlé.

C'est surtout ça qui est compliqué, l'asymétrie de la relation, avec le temps je m'y fait mais c'est les nouvelles rencontres qui me font cette effet.

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HorizonLibre

le mardi 09 juin 2026 à 07h43

Je pense que tu es plus lucide que tu ne le crois. Tu dis toi-même que la douleur semble davantage liée à l'estime de soi qu'à tes possibilités réelles de rencontre.

L'asymétrie que tu décris est assez fréquente, que l'on soit en couple ouvert, polyamoureux ou même célibataire sur les applications de rencontre. Beaucoup d'hommes découvrent que trouver des partenaires demande souvent davantage de temps, d'initiative et de patience.

Là où je te trouve courageux, c'est que tu ne cherches pas à limiter ta compagne ou à lui faire porter la responsabilité de ce que tu ressens. Tu sembles plutôt essayer de comprendre ce qui se joue en toi.

Par contre, je me demande si ton objectif n'est pas devenu malgré toi de rétablir une forme d'équilibre. Or il n'y a aucune garantie que vos expériences soient symétriques. Si ton bien-être dépend du fait d'avoir autant d'opportunités qu'elle, tu risques effectivement de souffrir longtemps.

Peut-être que la vraie question est : serais-tu aussi heureux dans cette relation si tu ne faisais aucune rencontre pendant plusieurs mois, alors qu'elle continue d'en faire ? La réponse à cette question pourrait t'apporter pas mal d'éclaircissements sur ce qui te pèse réellement.

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narsil

le mardi 09 juin 2026 à 10h11

Merci beaucoup pour cette réponse pleine d'empathie.

HorizonLibre
Peut-être que la vraie question est : serais-tu aussi heureux dans cette relation si tu ne faisais aucune rencontre pendant plusieurs mois, alors qu'elle continue d'en faire ? La réponse à cette question pourrait t'apporter pas mal d'éclaircissements sur ce qui te pèse réellement.

Je suis dans cette relation depuis plus de 4 ans et dans cette situation depuis environ 2 ans (a peu près).
Il y a des relations qu'elle a depuis avant notre rencontre.
Bizarrement celle-ci ne m'ont jamais travaillé plus que ça.
C'est quand une nouvelle en remplace une autre que ça me fait cogiter
Je compte bien vieillir avec ma femme.

Message modifié par son auteur il y a 6 jours.

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YannIK123

le mardi 09 juin 2026 à 13h11

Ce fil de discussion devrait s'appeler "Je souffre et je me compare quand ma compagne commence de nouvelles relations", non ?

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Allyah148

le mardi 09 juin 2026 à 13h27

Les applis c'est compliqué, pour les hommes il y a tellement de concurrence qu'il faut avoir un peu de chance pour matcher avec quelqu'un. Donc trouver mieux que OK je suis pas certaine que ça existe vraiment.

Les bars ça peut être sympa pour rencontrer des gens, les concerts c'est pas toujours propice à la discussion mais pourquoi pas...

Sinon en plus d'activités sportives/associatives, tu peux participer aux cafés poly / ENM. Si tu vis près d'une grande ville tu trouveras des évènements. Sur ce site il y a un agenda avec les rencontres proposées. Il me semble qu'il y a aussi des évènements en distanciel.

Ce sentiment d'asymétrie des rencontres que tu vis assez mal pourrait-il aussi être amplifié par une asymétrie organisationnelle ?

Si ta compagne consacre par exemple 2 nuits par semaine et 1 week-end par mois à ses autres relations, est-ce que tu bénéfices aussi du même temps pour toi, bien que tu n'aies pas d'autres partenaires ? Dois-tu supporter plus de corvées, de charges avec les enfants pour palier son absence ? Es-tu satisfait de la quantité de temps de qualité que vous avez rien que pour vous 2 ?

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narsil

le mardi 09 juin 2026 à 15h55

YannIK123
Ce fil de discussion devrait s'appeler "Je souffre et je me compare quand ma compagne commence de nouvelles relations", non ?

Super constructif Yannick, si on a besoin de rien on t'appelle

Message modifié par son auteur il y a 6 jours.

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YannIK123

le mardi 09 juin 2026 à 16h46

Ok merci, j'essaye juste de formuler ton problème, alors que tu nous fais des pavés de 60 lignes sans savoir le formuler toi-même.
Tiens, tu te posais la question de quelle image tu renvoie... Celle d'un mec bouru et verbalement un peu brutal. Dire des trucs comme "ma compagne est exceptionnelle mais ça ne se voit pas en photo", il faut quand même le faire...
Donc ton problème :
- tu souffres et tu te compares quand ta compagne fais de nouvelles rencontres,
- tu n'arrives pas à faire des rencontres, mais ce n'est pas de ta faute, c'est de la faute des autres et du reste du monde...
Eh bien bonne continuation. Je te remercie d'avoir lancé le fil, ça m'a permis de lire le message d'artichaut, ce dont j'avais dans le fond un peu besoin. Quoique moins que toi, mais tu y es resté imperméable.

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Siestacorta

le mardi 09 juin 2026 à 18h33

Le sujet est récurrent. Ça veut pas dire alorcévré cétrohinjust, mais il y a une asymétrie.
Déjà parce qu'on veut pareil, on estime qu'on aurait l'air bête d'avoir autre chose que l'autre, alors que bon. On peut ne pas...
Mais on veut, la même histoire fois deux, ou des bonus cools.

La vraie asymétrie avant "ma copine elle a eu deux fruits sur sa part de tarte et pas mouhiiin", elle est sur comment ça se passe une rencontre, et ce qu'on en attend.

Sur les sites d'annonces comme ailleurs, en exclusivité ou non, beaucoup d'hommes demandent une rencontre qui soit plutôt rapide et paprizdetêt.
Une expérience à faire pour comprendre : faire un profil de meuf, presque vide pas de photo, et juste trainer sur le site d'annonce.

LE type de rencontre qui va déferler, c'est ce que les femmes se voient beaucoup proposer. Et c'est lourd.
Donc elles vont pas forcément se montrer disponible.
Donc yaura plus d'hommes à mettre la pression sur celles qu'il reste... Et donc plus à se plaindre après.
Certains, en disant que bah zut, pas leur faute si les autres sont des enfoirés, moi chui pas comme tous ceux qui mettent la pression je fais pas exprès de faire partie du lot des messages et abordages nuls, je vois pas ce qui va pas, bah ya ka manger son seum et devenir soi-même un enfoiré comme ça au moins on sait à quoi s'en tenir et ya pas de gros taf en plus.

Bon.
Ou bien, on change, pas forcément ses besoins, mais ce qu'on se propose à soi-même en allant vers des rencontres.
On peut choisir d'être celui qui cherche à tout prix, du moment que j'ai dieumengarde pas à me considérer capable d'être seul je fonce, ou d'être un gars qui s'intéresse aux gens, à ce qu'il ressent de varié, et qu'a un peu de disponibilité.

(pardon, réponse un peu pas personnelle, mais comme je disais : le sujet est récurrent, ya des bases communes)

Message modifié par son auteur il y a 5 jours.

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