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L'asymétrie dans la déconstruction : "contrôle" et "autorisations"

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Profil

Caoline

le mercredi 21 août 2019 à 12h16

Pour moi et fort heureusement pour mon compagnon personne n'a le droit de décider de la vie de quelqu'un d'autre. C'est un principe de base quel que soit le domaine et le lien entre les personnes en fait. Être en couple marié ou non ne donne pas de droit sur l'autre. Quand je lis je l'autorise à ceci mais pas cela... ça m'est insupportable. J'ai même essayer d'appliquer ça avec mes enfants en dehors des règles de sécurité avec danger important. SI parfois je n'ai pas trouvé de solution qui puisse convenir à tout le monde j'ai imposé mais en ne niant pas que c'était profondément injuste qu'un enfant soit dépendant de son parent et doive donc parfois subir les incapacités de celui-ci.
Par contre chacun doit être conscient et attentif aux conséquences de ses actes.

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Refuser est un indicateur de limite personnelle au delà de laquelle il y a souffrance. Donc je ne comprends pas la différence de situation ni de réaction que tu décris.
On peut refuser sans contrôler : je refuse que tu engages des relations amoureuses dans le contexte où nous sommes en relation amoureuse. Je respecte ton envie de relations plurielles mais c'est hors limite pour moi.


Je ne comprends pas ce que tu veux dire par "sans contrôler" ni "je respecte ton envie". Tu veux dire que si ça ne convient pas à celui qui souhaite vivre autre chose, il peut toujours mettre fin à cette relation là ?

alinea7
J'ai l'impression que ce qui compte pour toi est moins le refus en tant que tel que te faire imposer quelque chose et je ne suis même pas sûre que ce soit le cadre relationnel. Je ne vois pas en quoi le fait qu'un partenaire exprime dans quel cadre de relation il accepte d'être t'impose cette forme de relation. Soit ça te convient et ça n'est pas imposé, soit ça ne te convient pas et l'incompatibilité est claire sans torture pour personne.

Si c’est une discussion claire préalable à un début de relation en effet.
Mais si c’est une discussion dans un couple bien établi avec un accord tacite d'exclusivité car sujet non discuté donc norme de la société, ou parce que la personne qui se savait poly à pensé pouvoir y renoncer ou la personne qui se découvre poly plus tard, c’est beaucoup plus complexe. SI la personne en désir d'autre relation en parle c'est qu'elle souffre du manque de vivre ses envies donc il y a au moins elle qui souffre.

alinea7
Par ailleurs, dans l'hypothèse où ça ferait souffrir ton partenaire, vouloir que ton amoureux accepte d'endurer cette souffrance et exprime sa limite après plutôt que posément avant, ça me paraît pour le coup abusif.
Je n'aime pas trop cette idée qu'une personne exclusive n'est légitime à dire qu'elle ne veut pas ouvrir la relation que si elle est au bord du gouffre, éplorée et suppliante. Chacun est responsable de soi et il est très sain de pouvoir exprimer ses limites avant qu'elles ne soient franchies, donc posément. Il y a moyen d'étendre les possibles dans une relation sans violer d'abord les limites d'autrui.

Pour commencer je n'ai jamais dit que je n'écouterai une souffrance que "au bord du gouffre, éplorée et suppliante" ni face à une relation déjà commencée. La souffrance peut être ressentie et écoutée au moment de l'envisager.
Par contre que l'autre puisse dire non parce que je ne veux pas risquer de souffrir, c'est l'autoriser à faire souffrir l'autre sans aucune prise en compte de sa souffrance.

alinea7
Simplement, formulé comme tu le fais, j'ai l'impression que tu acceptes d'entendre "s'il te plaît ne me fais pas souffrir" mais pas "je ne veux pas te laisser me faire souffrir". Et je ne comprends pas.

Euh non, déjà parce que le "s'il te plaît", je ne le tolère que si vraiment c'est uniquement si l'autre à vraiment le choix sans conséquence de ne le faire que si la personne a envie, toutes les formules de soit disant politesse qu'on dit sans réfléchir au sens ne sont pas à mon goût. Bon, je ne fais pas un discours de 3 h quand on me le dit et il m'arrive peut-être même de le dire, c'est difficile de se séparer de certaines habitudes sociales, mais dans un échange de réflexion, je ne peux laisser passer.
Et puis tout simplement il n'y a pas de demande à faire, si je ressens chez l'autre ou si une personne que j’aime, même une autre d'ailleurs, m'exprime de la souffrance du à mes actes ou désirs, je vais en tenir compte, c'est automatique, il n'a pas besoin de le demander. Ca ne veut pas dire que je vais forcément renoncer, cesser... car pourquoi sa souffrance de mon acte serait elle plus importante à prendre en considération que la mienne d'y renoncer ? Donc on va en discuter, prendre du temps, essayer de trouver une solution qui convienne vraiment aux deux... et au pire celui qui souffre le moins, mais comment le savoir, va renoncer/accepter.
Si la discussion n'est pas possible, que la personne veut juste m'imposer ce qui la protège elle, ben je crois juste que je me dirais que je n'ai rien à faire dans une relation intime avec cette personne, c'est bien trop opposé à mes convictions.

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insoumis/e (invité)

le mercredi 21 août 2019 à 14h29

Chacun ses règles, habitudes, POV, éthiques, philosophies, besoins (de convenance ou réels...) ...
Un simple témoignage, pas voulu comme leçon à qui que ce soit :
en notre couple de longue date, 'fusionnel' (pour utiliser un terme qui peut horripiler, mais qui nous convient), avec quelques expériences de polyamour et d'ami-libertinage : dans ces domaines, tout simplement l'un ne fait rien qui rend l'autre même inconfortable. De faire que l'un souffre, pour que l'autre vive son plaisir, nous est impossible. De commun, et joyeux, accord.

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