Participation aux discussions
Discussion : L'amour passe par l'amour de soi
Alabama
le mercredi 28 janvier 2026 à 22h56
Lili-lutine
Du coup, si je devais proposer une autre manière de dire "s’aimer soi", ce serait peut-être1 : S’aimer soi comme qualité de lien intérieur
Une façon de se parler, de se traiter, de se considérer
Avec respect, patience, dignité
Même (et surtout) quand on est en vrac2 : S’aimer soi comme compétence d’écoute et d’ajustement
Savoir sentir ce qui me fait du bien ou du mal
Savoir dire oui, savoir dire non
Pas seulement en mode survie, mais aussi en amont, avec finesse
Je pense que si je savais être aussi concise et claire que toi, c'est à peu près ce que j'aurais donné comme définition aussi.
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Alabama
le mercredi 28 janvier 2026 à 19h29
artichaut
Et au delà de la NRE, et de la période d'apprentissage à se connaître en profondeur, au delà donc, perso j'apellerais ça de l'amitié, ou de l'amour-amitié. Quand on a perdu toutes nos illusions sur l'autre, et que justement l'effet miroir tend à s'estomper.
Le point sur lequel je te rejoins, c'est que je ne crois pas qu'un amour-amoureux sans amitié soit tout à fait de l'amour au sens où tu le décris (aimer l'autre pour qui iel est). Mais je pense qu'amour-amitié et amour-amoureux peuvent co-exister. J'en ai encore eu la preuve aujourd'hui même : on passe une phase un peu difficile avec mon amoureux, mais pleine d'amour, qui va reconfigurer notre relation, et notamment qu'il prenne plus de temps pour lui-même, apprendre à s'aimer lui pour rejoindre un peu un des sujets que tu as lancés. Eh bien tout était dans la tambouille : la compersion (je suis vraiment heureuse pour lui qu'il se découvre, qu'il prenne du temps pour lui et que ça lui fasse du bien), l'amitié (j'ai beaucoup apprécié la discussion qu'on a eue sur le sujet, la complicité) et l'amour-amoureux (j'avais des étoiles dans les yeux, je l'ai trouvé magnifique et je me sentais très amoureuse alors même qu'on était en train de se dire qu'on allait sans doute moins se voir).
Je pense qu'il y a le sentiment amoureux, et il y a l'anxiété amoureuse, et ce sont deux choses différentes. Pendant la NRE, je pense que à la limite, c'est un moment où on est capable de voir à quel point l'autre est merveilleux·se dans son humanité, parce que c'est vrai, on est toustes merveilleux·ses. Mais qu'ensuite, nos blessures, nos difficultés nous rattrapent. En gros je suis en train de dire que le vrai amour, c'est pendant la NRE finalement. Mais le problème dans la NRE, c'est qu'il y a aussi, mélangé à ce sentiment amoureux, l'anxiété amoureuse, l'idéalisation, la pathologie-miroir pour reprendre ton terme. Je dirais que dire que la NRE c'est uniquement de l'amour serait faux, mais que dire que c'est uniquement de l'idéalisation, c'est faux aussi. Enfin je sais pas, ça me vient là comme ça...
Discussion : [Outil] Le spectre de l'amour
Alabama
le mercredi 28 janvier 2026 à 19h14
artichaut
merci déjà pour ces deux catégories.
je trouve étonnant que les relations du groupe 2 soit +"cocon douillet" que celles du groupe 1. j'imaginerai le contraire pour moi.
Disons qu'en fait, dans les deux cas ça fait cocon. C'est juste pas le même. Je dirais que dans l'amour collectif, je suis moins impliquée dans les échanges, les conersations : on est en groupe, je peux me retirer en moi-même par moments, avoir des moments seule tout en étant pas seule (on en parlait dans le sujet sur la solitude). C'est ça qui fait cocon pour moi.
est-ce qu'on pourrais dire que les personnes du groupe 1 sont comme des collectifs à elle toute seule ?
Non pas du tout. Un individu ne peut absolument pas me donner la sensation du collectif, c'est juste antinomique. Dans une relation individuelle, si je perds le lien à la personne, ben y a rien qui le remplace. Dans le collectif, c'est plus mouvant : des personnes vont et viennent au gré du changement de la vie, des déménagements, des embrouilles entre les un·e·s ou les autres, mais le collectif n'est pas dépendant d'une ou deux personnes. Je ne parle pas d'un collectif style association formalisée, mais bien d'une communauté, d'un réseau de gens qui se connaissent plus ou moins bien.
amour-relation
Je pense, pour plus de clarté et de pertinence, qu'il faut distinguer :
- l'amour comme sentiment (ce que je ressens, comme sujet)
- l'amour comme type de relation (quelle relation nous vivons)
Oui d'accord avec ça, d'ailleurs on en parlait dans l'autre fil de discussion sur les relations.
Pour compléter :
3. Je ne suis pas bien sûr encore de savoir comment définir cette catégorie, et je remarque qu'elle est surtout liée à la famille. Ce sont des personnes avec qui je garde un lien parce qu'elles sont vulnérables, et que donc même si elles heurtent mes valeurs ou que leurs comportements me sont difficiles à supporter, je suis là en cas de nécessité.
Je dirais que ces liens-là, sont des liens à la fois imposés, et à la fois d'humanité.
Je pourrais appeler ça amour-solidaire ? C'est pas le plus fun, mais je dirais que c'est à cet endroit-là que l'amour est le plus désintéressé : je ne garde pas vraiment un lien pour ce que ça m'apporte, mais plutôt pour des raisons morales et humaines, et je n'attends (à ma connaissance) rien en retour.
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
Alabama
le mercredi 28 janvier 2026 à 18h46
Allyah148
Je suis monogame et c'est vrai que moi j'aime être l'unique amour-amoureux de mon mari. Certains poussent ça même très loin avec le conjoint qui doit être aussi meilleur ami, confident, bref la totale. Perso ça ne me convient pas, j'aime qu'on se réserve une exclusivité amoureuse dans notre vie mais je ne veux pas être la seule personne qui compte dans sa vie. Il doit avoir ses propres relations et propres centres d'intérêt dans lesquels je n'interviens pas nécessairement. Et j'ai la même chose de mon côté.
Ta participation me permet de clarifier quelque chose.
Je pense que c'est différent pour moi, de dire "je choisis la monogamie, la fidélité amoureuse/sexuelle", et de dire "c'est l'idéal, c'est comme ça que les relations méritent d'être vécues". Je crois même que je suis plus à l'aise avec le choix monogame qu'avec le choix de couple socle + relations secondaires.
Dans le premier cas, il me semble que c'est un choix sensé pour s'éviter trop de douleur, ou parce qu'on a pas envie de se prendre la tête avec plusieurs relations amoureuses (je ne me considère pas monogame en tant que telle, mais je n'ai pas spécialement envie de multiplier ce type de relations).
Dans le deuxième cas, ça me fait le même effet que les personnes croyantes qui vont me dire qu'il n'y a qu'un seul dieu et que celleux qui n'y croient pas iront en enfer : une forme d'idéologie qui voudrait s'appliquer à toustes.
Ensuite tu parles du fait que chacun·e doit avoir ses autres relations et ses centres d'intérêts, et ça rentre tout à fait selon moi dans la discussion sur la compersion : je suppose que tu te réjouis quand ton mari vit des choses agréables sans toi.
Et comme tu le dis ensuite, la jalousie contrôlante, l'exigence d'être le/la seul·e l'unique en tout pour l'autre, me paraît toxique, et donc j'ai du mal à penser que des gens se disent que c'est sain et désirable.
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
Alabama
le lundi 26 janvier 2026 à 10h46
artichaut
Pour moi c'est la même chose. Mais oui, les normes hétéro-sexuello-amoureuse, font que tout d'un coup se réjouir pour l'autre n'existe plu, et c'est la possession qui règne.
si l'on prend en compte l'effet-miroir, ça devient assez logique. puisque ce qu'on croit l'autre est en réalité soi-même. qui accepterait d'être dépossédé de soi-même ?
et c'est corroboré par tous les mythes autour de la fusion (devenir unique à deux).
sans (la possessivité de) la monogamie (en tant que système) la compersion devient en effet assez 'naturelle'.
Oui, je suis d'accord.
Mais je suis obligée d'admettre que ce n'est pas quelque chose de facile à dépasser y compris pour moi. Mais je ne crois pas que ce soit uniquement lié à la norme monogame. Je pense que la jalousie fait partie de la vie, elle existe complètement dans les autres relations non-amoureuses, c'est juste qu'elle n'y est pas acceptée et donc pas verbalisée la plupart du temps.
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
Alabama
le lundi 26 janvier 2026 à 10h43
artichaut
Meilleur·e ami·e. il faut être l'élu·e en amour ou en amitié.
La jalousie comme preuve d'amour.
Même en "polyamour" il faut être le primaire, le socle.
Les autres sont des concurents. Ce forum regorge de ça.
Et ne pas être le premier, l'unique, c'est être relégué·e au rang de râté·e.
J'ai été dans cette logique, jusqu'à mes 19 ans je dirais.
Après tout cela s'est complètement fissuré (je ne comprenais pas bien l'idée de devoir être fidèle toute ma vie), et les histoires de primaire/socle et compagnie me dépassent un peu. J'arrive à les comprendre quand je me place à un niveau émotionnel : ça me semble normal de respecter les limites, insécurités des un·e·s et des autres, notamment dans un contexte patriarcal. Par contre je ne les comprends pas comme "théorie". Pour moi ce sont des situations qui tiennent compte de là où on en est vs là où on voudrait déjà être, dans le sens que ces situations ont vocation à être vues comme des bricolages, et pour ma part j'ai envie de les dépasser, mais que cela ne se fera sans doute pas à l'échelle d'une ou même 2 générations.
Ce que je comprends dans ce que tu dis, c'est que pour beaucoup de personnes, c'est totalement assumé comme un état de fait, sans vocation à être modifié/dépassé. C'est là où je n'arrive pas à prendre au sérieux ces histoires d'unicité.
J'utilise le terme "meilleur·e ami·e", mais pour moi il peut être utilisé au pluriel. J'ai plusieurs meilleur·e·s ami·e·s. J'utilise ce terme pour désigner des amitiés qui sinon, dans ce monde, se voient dévalorisées du fait que la plupart des gens semblent reléguer l'amitié bien trop bas comparé à ce que je vis.
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Alabama
le lundi 26 janvier 2026 à 10h36
artichaut
Ah oui en effet on a pas les même définitions !
du coup, oui, normal, qu'on se comprenne pas forcément
Ce n'est pas ici ma définition personnelle, j'ai fait le choix d'utiliser les définitions plus "habituelles", pour être plus facilement comprise. Enfin c'est ce que j'espère.
Discussion : [Outil] Le spectre de l'amour
Alabama
le lundi 26 janvier 2026 à 10h34
Je me suis pas mal questionnée ces deux dernières années sur mes différentes relations, ce que j'y vis, ce j'y ressens. Ça partait de mes frustrations et de mon sentiment de solitude à la base. Comprendre pourquoi je me sens seule en ayant pourtant des "amies" au sens classique du terme, pourquoi ça ne me suffisait pas, comment me sentir mieux là-dedans, vivre mieux ma solitude etc...
De ce fait, j'ai identifié différents types de relations, et qui sont souvent reliées à la manière dont les personnes de la relation voient elles-mêmes les relations, quelles cases elles utilisent, etc, ce qui va définir les contours des relations possibles.
1. Il y a des personnes avec qui je partage une grande "intimité intellectuelle", un mélange de partage d'émotions et d'analyse de soi et des relations. Ces relations ne sont pas forcément proches géographiquement. Ce sont des relations où la méta-discussion est possible (échanger ensemble sur la qualité de notre lien). Il peut y avoir un engagement nommé, ou non, mais je perçois une solidité du lien, une volonté forte de chaque côté d'aller vers l'autre et de nourrir la relation. Elles me nourrissent sur le plan de :
- l'intimité
- l'émulation intellectuelle
- le sentiment d'être une personne aimable (si quelqu'une me fait suffisamment confiance pour me dire ses difficultés, ses vulnérabilités, ses doutes alors c'est que je suis quelqu'une qui en est digne à ses yeux)
Dans ce groupe de personnes, il y a des personnes que j'ai vues seulement 2 fois dans ma vie "en réel", il y a une personne de ma famille, une ami-moureuse platonique, mon amoureux. Ce sont les relations avec lesquelles j'aurais le plus grand sentiment de perte en cas de rupture, car ce sont les personnes avec qui j'exprime librement tout ce que je suis (ce qui ne veut pas dire que je partage exactement les mêmes choses avec chacun·e mais simplement que je n'ai pas honte de grand-chose avec ces personnes).
Je pourrais nommer cela : amour-intimité, amour-complice
2. Ensuite, il y a des amitiés où je ne partage pas ce degré d'intimité et où il y a très peu de méta-discussion. Ces personnes sont plutôt proches géographiquement (il y a quelques exceptions), il n'y a pas vraiment d'engagement particulier même si l'entraide y est très présente. Nous partageons des valeurs communes. Ces relations nourrissent chez moi :
- le besoin de chaleur humaine/communauté
- le besoin de moments joyeux
- le besoin de soutien matériel au quotidien
Je dirais que ce sont mes relations "cocon douillet". Il n'y a pas d'échanges aussi profonds qu'avec les relations précédemment citées. Et ce sont des personnes qui cloisonnent amitié/couple, le couple étant prioritaire sur le reste. L'amitié et le couple ont chacun leurs codes, leurs lois et leur cadre. Ceci n'est pas forcément absent du groupe 1, mais je ne le ressens pas.
Ce sont des personnes avec qui je peux "faire communauté", je fais partie d'un genre de "réseau amical", qui au quotidien fait que je ne suis pas isolée, que si j'ai un problème je peux demander de l'aide. Ces liens de communauté sont en train de se renforcer car nous avons carrément mis en place un groupe formel qui se réunit régulièrement.
Perdre une relation individuelle dans ce contexte, n'est pas aussi douloureux que dans le groupe 1. C'est perdre le collectif qui serait très douloureux. Mon lien au groupe est plus fort que mon lien à chacune des personnes du groupe.
Je mettrais bien dessus le mot : amour-communautaire
Il y a d'autres catégories, mais je reviendrai plus tard pour compléter.
Message modifié par son auteur il y a 4 jours.
Discussion : L'amour passe par l'amour de soi
Alabama
le vendredi 23 janvier 2026 à 16h23
@Siestacorta : entièrement en phase avec ton dernier message.
Je pense pas qu'une personne qui ne s'aime pas, ne peut pas aimer.
D'ailleurs, nous toustes avons des endroits où nous ne nous aimons pas, même sans en avoir conscience.
Je pense que peut aimer avec plus ou moins de sécurité, avec plus ou moins beoin de réassurance, et quand les besoins de réassurance sont au-delà de ce que l'autre peut donner, c'est là où il faut trouver d'autres ressources (et notamment les psys, c'est justement fait pour ça)
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
Alabama
le vendredi 23 janvier 2026 à 00h09
artichaut
pour moi la compersion, c'est justement aussi la joie de n'être pas indispensable. pouvoir mourrir et être rassuré que l'autre ne s'effondrera pas totalement. le contraire de la fusion romantique : si l'un meurt, l'autre meurt avec, ou peu de temps après. je ne peux vivre sans l'autre, l'autre ne peut vivre sans moi. une sorte de prolongation du lien de dépendance parent-enfant appliqué au registre amoureux ?mais ça (n'être pas indispensable) c'est peut-être mes raisons, mon fonctionnement interne, qui me fait connecter cette émotion, et me sentir ancré et à la bonne place. devenir inutile est quelque chose qui me parle particulièrement, dans mon lien aux autres (en parentalité, en amour, en amitié, en contexte professionnel ou associatif…). c'est mon but à moi.
et libre à toi bien sûr, de penser/vivre la compersion autrement.
nos expériences différentes sont une richesse.
Je t'ai lu/entendu un nombre incalculable de fois parler de cette notion.
Et c'est seulement aujourd'hui que je réalise que c'est hautement important pour moi, mais que c'était une telle évidence de mon vécu, que je ne l'avais jamais conscientisé. En fait, comme pour d'autres notions, j'ai tendance à oublier/ne pas voir, que le monde autour de moi fonctionne autrement, et que mon fonctionnement sur certains points (comme celui-ci en tous cas dans l'amour-amoureux) n'est pas dans la norme ambiante.
Quand j'ai commencé à lire ton post sur la compersion, je ne comprenais même pas de quoi tu voulais parler : évidemment qu'on se réjouit pour l'autre de ne pas être l'unique personne dans sa vie, quelle question... c'est une telle évidence pour moi que je ne pensais même pas qu'on puisse en faire un concept.
J'ai une question un peu bête peut-être du coup, pour être sûre que je comprends bien de quoi on parle. Est-ce que, selon vous, dans la norme ambiante, il est normal et valorisé de vouloir être l'unique pour quelqu'un, que ce soit en amour/amitié ? Si c'est le cas je suis passée à côté, ou alors je ne côtoie pas des personnes qui pensent cela. Ou pire encore, je pense que je ne crois pas les gens que j'entends dire des choses comme ça. Par exemple dans les films romantiques, les chansons etc... Quand j'entends ça, je l'entends comme une figure de style, un folklore mais dont on saurait toustes que ça n'est pas comme ça la vraie vie, vous voyez ?
Je ne veux pas prétendre par là que je n'ai en moi aucun réflexe de ce genre. Bien sûr que si, et j'estime que la jalousie est souvent la manifestation d'une envie d'être si ce n'est pas la seule, mais du moins la personne la plus importante dans la vie de l'autre ou la situation qui provoque la jalousie. Mais je fais une différence entre ce que je ressens à des moments, et mes valeurs, comment j'imagine la vie, les liens, les relations.
D'ailleurs c'est un des trucs que je déteste de l'hétérosexualité : que les hommes ne parlent de leur intimité qu'avec leur amoureuse/compagne (ou au pluriel pour les polyamoureux), et cela m'a souvent mise en colère (oui pas très compersif pour le coup), que mon amoureux ne vivent pas plus de relations impliquantes, intimes ailleurs qu'avec moi. Je trouve que cela fait reposer un poids énorme sur les femmes dans le couple hétéro. Il est vrai que j'ai remarqué que pour certaines, c'est une preuve de leur valeur d'être les seules confidentes, alors que moi je déteste ça. Je suis heureuse lorsqu'un amoureux a d'autres personnes à qui se confier, d'autres personnes sur qui compter, idem pour ma fille. Mais je ne sais pas si c'est de la compersion. Dans un sens, c'est qu'égoïstement je ne veux pas de tout ce poids, je ne veux pas être tout pour l'autre.
Je l'ai lu après, mais je me reconnais tout à fait dans ce passage :
Crest
Je pense que ça peut toucher les femmes pour des raisons spécifiques car c’est elles qui peuvent être épuisées en particulier par le travail de care qu’il y a à l’intérieur du couple. Ce travail d’attention de tout les instants à l’autre peut rendre réjouissant et libérateur le fait que ce travail soit d’avantage distribué et ne repose pas que sur soi.
Mais se réjouir pour l'autre et avec l'autre, ami·e, amoureux·se ou que sais-je, de ses succès quel que soit le domaine, de la joie qu'ielle vit ailleurs, ça me semble être un peu la base sans laquelle il n'y a pas d'amour.
Mais j'ai la sensation que la compersion dans le polyamour c'est autre chose. C'est se réjouir précisément des autres relations amoureuses/sexuelles de ses partenaires amoureux/sexuels. Ce qui est moins évident dans la norme monogame ambiante.
Message modifié par son auteur il y a 7 jours.
Discussion : L'amour passe par l'amour de soi
Alabama
le jeudi 22 janvier 2026 à 23h32
Vu le titre, je pensais que c'était toi @artichaut qui l'avait créé :)
Mais je n'étais pas loin car c'est toi qui le déterres.
Ce que je trouve compliqué dans cette notion "pour aimer l'autre il faut s'aimer soi", c'est qu'est-ce qu'on entend par "s'aimer soi" ?
Je ne connais personne qui s'aime complètement. Je vois des personnes qui s'aiment sur certains plans mais pas sur d'autres, avec des pourcentages variables.
Je suppose que si on se trouve entièrement nul·l·e alors effectivement il me semble difficile d'aimer. Et je crois sincèrement qu'être aimé·e véritablement peut aider ces personnes-là à aller vers l'amour de soi, mais ça ne suffit pas je pense.
Mais est-ce que ça existe des personnes qui ne s'aiment pas du tout ?
Discussion : Polyamour solo au pays de la monogamie
Alabama
le jeudi 22 janvier 2026 à 23h12
@Mun : de mon point de vue, tu essaies d'avoir des relations amoureuses non-exclusives avec des hommes qui sont monogames, et c'est ça qui coincent. Eux, se laissent aller à être amoureux en espérant une suite monogame, que tu n'es pas en mesure de leur proposer. Je pense qu'il vaudrait mieux que tu rencontres des personnes qui sont au clair sur ces questions-là et qui recherchent la même chose que toi.
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Alabama
le jeudi 22 janvier 2026 à 22h59
@artichaut :
Ce dont tu parles dans ton premier post concerne selon ma définition le moment où l'on "tombe" amoureux·se.
Ta différenciation selon le genre me paraît intéressante.
En même temps, j'ai la sensation qu'il manque des nuances, je ne saurais pas bien dire quoi mais je vais essayer.
J'observe chez les hommes que j'ai pu côtoyer, un idéalisme de la relation amoureuse qui me semble moins vrai pour les femmes. Et ça m'a surprise moi-même de réaliser cela. Les hommes semblent croire à la magie de l'amour-amoureux encore plus que les femmes, en ce sens que pour eux, une relation amoureuse idéale est sans conflit, sans "prise de tête" (ça c'est la version mainstream sur les sites de rencontre, mais bien que ce vocabulaire ne soit pas utilisé chez ceux dont je parle, leur comportement revient au même). En gros lorsque les conflits arrivent, les hommes le fuient/l'étouffent car admettre les problèmes c'est casser le mythe d'une relation amoureuse réussie.
Je pense que dans les deux genres le besoin de validation est énorme, mais qu'il est attendu différemment. Tu as nommé le sexe pour les hommes, mais uniquement comme une conquête. Peut-être que je me trompe, mais il me semble percevoir chez les hommes autre chose en-dessous de cela, qui est d'être totalement acceptés pour qui ils sont, d'être aimés, et cela passe par la validation sexuelle, tandis que comme tu le dis avec d'autres mots, la validation chez les femmes (évidemment, c'est un gros trait et entre chaque individu il y a de fortes variabilités) est attendue dans tout ce qui n'est pas le sexe : attentions au quotidien, mots d'amour, discussions, etc...
Je suis globalement d'accord sur ton constat, que l'amour-amoureux est une forme de validation de soi à travers l'autre.
Mais il est aussi d'autres choses.
Selon mon expérience, si on retire la NRE et tout ce qu'il y a autour, il y a effectivement un bien-être qui va au-delà de ce qui est vécu dans ce qu'on appelle communément l'amitié.
Je me sens un peu piégée par les mots, car on ne met pas toustes la même chose derrière. Je vais prendre ici le mot amitié au sens commun, c'est à dire des personnes avec qui on aime bien passer du temps, discuter, faire des trucs, mais avec qui on envisage pas une vie commune ou de lier nos vies (comme par exemple se suivre si l'un·e des deux déménage, ou autres éléments qui sont communément réservés à la sphère amoureuse).
Pour cette discussion, dans amour-amoureux, j'englobe tout ce qui est au-delà de la définition habituelle de l'amitié : se dire je t'aime, vouloir se voir beaucoup plus souvent qu'avec d'autres personnes, dormir ensemble, évidemment la sexualité puisque pour la très grande majorité des gens il n'y en a pas en amitié, etc.
Et je dirais que dans ces relations-là, l'attachement est fort, et souvent l'on rejoue des mécanismes relationnels hérités de l'enfance, de manière beaucoup plus intense que dans d'autres relations moins impliquantes (émotionnellement).
J'ai du mal à y voir comme toi une pathologie du miroir, peut-être parce que j'ai une vision moins pessimiste ? J'y vois plutôt que du fait de cet attachement qui reproduit des choses connues, nous devenons exigeant·e·s, jaloux·se·s et tout ce qu'on veut. Nous essayons d'avoir ce dont nous avons manqué enfants sans doute, et nous voulons que l'autre nous l'apporte, mais au-delà d'une certaine mesure, l'autre ne peut pas.
Mais justement, je trouve ça quelque part une chance que l'autre ne puisse pas, car c'est l'occasion de transformer ces exigences, en les exprimant, les travaillant avec l'autre, en regardant nos mécanismes de chaque côté (qu'ils soient liés au genre ou à d'autres facteurs), on peut dépasser certains manques, l'autre nous pousse à changer, à nous accepter mieux, à nous aimer nous-mêmes au final pour reprendre tes mots à toi.
Moi je trouve que cet attachement fort, s'il a des inconvénients (demander trop à l'autre, vouloir être validé etc), il a aussi d'énormes avantages dans les relations saines : la confiance que crée cet attachement mutuel, nourri par l'amitié mais amplifié par l'amour-amoureux, donne un filet de sécurité pour avancer vers soi-même. Sans ce filet d'amour, moi en tous cas, je n'en aurais pas forcément le courage. Et sans l'envie extrêmement forte de garder la relation, de continuer à recevoir l'amour de l'autre, je ne sais pas si j'aurais la motivation suffisante.
Donc, globalement, je souscris à ton constat mais plutôt que quelque chose à combattre, j'y vois une opportunité de s'appuyer sur la relation pour grandir.
Le problème dans un monde genré, c'est qu'il y a un gros déséquilibre en terme de capacité d'expression et de conditions matérielles entre hommes et femmes, qui se retrouve malgré tout également dans beaucoup de relations queer (l'hétéronormativité n'épargne personne). Et c'est un problème car les hommes peuvent plus facilement décider de ne pas changer, de ne pas avancer et de vouloir être "accepté tels quels" vu qu'ils ont le pouvoir.
Pas sûre d'être très claire dans ce que je raconte, ni même d'être tout à fait dans le sujet...
Message modifié par son auteur il y a 7 jours.
Discussion : Être en couple(s), ça peut être chouette
Alabama
le dimanche 02 novembre 2025 à 15h29
Le couple est excluant en ceci qu’il est souvent au dessus de toutes les relations en terme de temps, énergie, argent invertis et en terme de reconnaissance sociale. Après ce que les personnes vivent dedans c’est encore autre chose.
Moi je me sens exclue oui, dans une société qui valorise autant le couple, et je me retrouve à faire pareil, c’est à dire à mettre plus de temps, d’argent et d’énergie dans ma relation amoureuse parce que j’ai envie de relations très « rapprochées » avec des gens et que actuellement y a que mon amoureux qui est d’accord avec ça, et je me méfie de mes amies pas en couple qui sont très dispo mais qui le sont nettement moins quand elles retrouvent un couple.
Ça me frustre et à la fois eh bien les gens font ce qu’iels veulent.
Même dans les milieux un peu plus déconstruits on retrouve ce réflexe du couple, qui n’est jamais complètement remis en question.
Discussion : Here we are...secondaire...
Alabama
le lundi 22 septembre 2025 à 14h11
J’ai eu des éléments similaires dans ma relation actuelle. Pas liés au polyamour sauf si on considère la relation au travail comme équivalente à une relation amoureuse.
Ces éléments étaient : dire des choses et ne pas les faire, demander d’attendre, dire que ça ira mieux, mais toujours plus tard, et que chaque fois le plus tard se décale.
Ce qui m’a aidée :
1. accepter que ce soit dur et que je ne sois pas en capacité de rompre et que c’est ok. Lâcher prise sur ce que je pourrais faire de mieux. Et juste me dire : la situation est merdique, pour l’instant je ne sais pas comment en sortir et j’en chie. Pleurer autant que nécessaire. Lâcher l’idée de trouver une quelconque solution.
2. Arrêter de demander quoi que ce soit à l’autre et simplement dire les faits : je me sens mal, je suis triste/en colère / dégoûtée / frustrée. Exposer les faits. Et dire que là tu ne vois plus quoi faire pour améliorer la situation. Et basta. Laisser l’autre se demerder et chercher des solutions s’il le souhaite.
Retourner au point 1, prendre soin de soi, pleurer et manger du chocolat/ passer du temps avec les ami·e·s et lâcher prise sur l’issue de la situation.
Car la vérité c’est que pour de vrai tu ne sais pas où ça va, et tu n’en es pas au point où tu veux tout arrêter. Donc déjà s’autoriser à ne pas savoir ça aide vraiment. Le monde ne s’écroulera pas parce que tu ne prends pas de décision. Ma phrase est ptet stupide mais moi ça m’a vraiment aidée de comprendre ça. J’ai le droit de laisser les choses en plan et ne rien faire pour avancer. Car la balle n’est clairement pas dans ton camp.
Et tu verras bien ce qu’il se passe.
Les choses finiront par s’éclaircir d’elles mêmes dans un sens ou dans l’autre.
Résumé : ne fais plus rien et prends soin de toi.
Discussion : [Vocabulaire] Relation ou pas ?
Alabama
le dimanche 17 août 2025 à 08h50
Brigitte Vassallo
[...]nous nous consacrons à faire des conférences ou à écrire des articles (comme cette « dénommée » Vasallo), comme si des femmes n’avaient pas besoin de la monogamie pour pouvoir élever leurs enfants, pour ne donner que cet exemple fort évident.
Je cite ce passage de l'article dont tu as mis le lien @artichaut.
C'est justement de ça dont je parle, quand je dis que dans la vie réelle, "bof".
Pour ma part, dans un système aussi impitoyable que le capitalisme patriarcal, j'ai besoin de relations engagées, de savoir sur qui je peux compter. J'ai besoin d'avoir des personnes autour de moi qui s'inquiètent de comment je vais. Qui sont engagées dans un lien avec moi, pas uniquement basé sur l'échange ponctuel et le reste on verra.
L'individualisme ambiant fait que globalement, à part le mariage, rien n'engage à rien. Être en relation, et à fortiori dans des relations où les liens sont forts, et exprimés comme tels, c'est aussi assurer une forme de sécurité pour les moments difficiles, que ce soit matériellement ou psychiquement.
Nous ne vivons pas dans des communautés soudées, pour la majorité d'entre nous. Dans mon village, je vois des situations extrêmement dures, des personnes qui n'ont pas de relations à proprement parler. Personne sur qui compter.
Dans ce contexte, je peux comprendre que pour toi, te contenter de ce qu'on t'offre peut être soulageant, ne pas espérer plus, etc. J'admets comprendre ce fil de discussion autrement, et plutôt comme quelque chose qui dépasse la situation individuelle. Je ne nie pas que toi tu puisses avoir envie de cela, individuellement. Mais je ne trouve pas cela souhaitable de manière plus théorique et généralisable. Bien au contraire.
Pour moi s'attaquer aux racines de la monogamie, c'est élargir à toutes les relations, certaines sécurités qui sont données par la monogamie : la sécurité affective (s'engager à aimer et ne pas quitter le navire à la moindre difficulté), élever les enfants ensemble, et pas que les femmes qui les ont portés, partager les ressources matérielles, décentrer bien évidemment la relation sexuelle/amoureuse/hétérosexuelle, etc...
Pour ma part, ces dernières années je me retourne vers le couple car je ne trouve pas ces éléments-là ailleurs suffisamment. Je suis mère solo à 100%, ce n'est sûrement pas un hasard si j'insiste sur l'engagement. Et à ce jour, je n'ai trouvé personne à part mon amoureux pour me proposer de gérer ma maison et mon ado de 15 ans pour que je puisse partir une semaine en vacances m'aérer la tête. Et encore, je n'en attendais même pas autant de sa part, mais ses restes de monogamie ont fait que c'est facile pour lui de proposer ça. Et j'ai conscience que c'est une énorme chance. Et pourtant, je le vis comme un besoin quasi vital de pouvoir m'extraire de mon rôle de mère quelques jours.
Concernant le réseau de soutien, filer des coups de main sans forcément attendre que la personne en question nous rende directement, je suis évidemment d'accord avec ça. Sauf que force est de constater que c'est difficile de faire partie d'un tel réseau de soutien (un peu moins à la campagne peut-être mais et encore, comme je le dis plus haut il y a des situations d'extrême solitude, aggravées par l'obligation d'avoir un véhicule pour se déplacer), que quand tu n'as plus l'énergie de donner des coups de main dans le réseau, ou peu d'énergie pour socialiser en groupe, tu reçois aussi assez peu de coups de main.
artichaut
J'aime les groupes où quand l'un·e a besoin de soutien, et qu'un·e autre n'est pas dispo, un·e autre autre peut-être est dispo (et parfois personne n'est dispo et c'est pas grave).
Eh bien si, cela peut être grave au contraire.
Je l'ai vécu moi-même, de ne trouver personne de dispo et de me retrouver dans des situations ultra casse-tête et anxiogènes. Et je suis quelqu'un qui a accès à un réseau d'entraide. Parfois le réseau d'entraide véritable, c'est aussi de ne pas avoir à demander. Et c'est la relation qui permet ça. Sans relation, qui est au courant que tu galères ?
artichaut
Quand j'invite chez moi je pars du principe que je vais tout faire : faire les courses, prendre la charge mentale d'imaginer des repas, faire les repas, faire la vaisselle… je ne m'attends à aucune aide, et du coup tout aide qui pourrait venir, devient comme un cadeau de la vie.
Idem, c'est joli dit comme ça.
Mais cela peut être un énorme frein à la socialisation.
J'ai eu des périodes de grande fatigue physique et mentale, que j'attribue à la charge immense que c'est de gérer seule une enfant qui a des difficultés de santé mentale (et vu le monde tel qu'il se profile, les enfants sont de plus en plus touchés par ce genre de difficultés). A ce propos je pense souvent aux parents (mères) qui s'occupent d'enfants avec handicap lourd et je ne sais mêmem pas comment ielles font tellement moi je galère déjà.
Inviter des gens chez moi c'était trop et pourtant j'avais besoin d'être entourée. Mais hormis dans une relation où il y a une grande confiance et beaucoup d'attention portée, je préférais ne pas recevoir plutôt que d'ajouter de la fatigue à la fatigue.
artichaut
Et plus j'avance dans la vie (l'âge qui avance, le corps qui répond moins bien, ne plus être dans la tranche d'âge des personnes désirables, la vie post-covid déshumanisée, la retraite, la mort qui approche de plus en plus…) plus ça me semble le bon chemin, en tout cas pour moi.
Je crois qu'on peut à la fois chercher pour soi une voie de sérénité et attendre le moins possible des autres afin de se réjouir de ce qui est ET vouloir un monde ou au contraire on pourrait plus facilement se reposer les un·e·s sur les autres, et où les attentes seraient tout à fait acceptables et acceptées.
Les systèmes de solidarité communautaires montrent la voie.
C'est encore à inventer, car il faut dans ces cas-là enlever toute la partie coercitive de contrôle social.
Mais à mon avis, ce ne sera possible que quand nous aurons à nouveau besoin les un·e·s des autres réellement. C'est à dire quand nous n'aurons plus la possibilité de nous raconter que nous sommes indépendant·e·s. C'est le besoin qui nous lie les un·e·s aux autres, le "boomerang" indirect pour reprendre ton expression, et dont il reste encore des bribes en milieu rural/paysan et qui est vivant aussi dans les quartiers pauvres.
Message modifié par son auteur il y a 5 mois.
Discussion : Politiser la non-monogamie
Discussion : Est-ce mal d'avoir des attentes dans nos relations (et dans la vie en général) ?
Alabama
le jeudi 14 août 2025 à 15h35
@kill-your-idols : et quelles sont tes attentes dans tes différentes relations ?
Ce que j'ai pu imaginer à travers tes différents messages sur ce site, c'est que tu attends de tes partenaires de te laisser beaucoup de temps seul par exemple. Mais il y en a sûrement d'autres. Qu'est-ce qui fait que tu as une femme et des enfants ? A quels besoins cela répond-il de ta part ? Que fait ta femme qui comble certaines de tes attentes ? Quelles attentes tu as envers la vie ? Envers ton entreprise ? etc...
Discussion : C'est quoi l'engagement ?
Alabama
le jeudi 14 août 2025 à 15h24
Merci @Lili-Lutine pour ta concision et ta mise en page.
J'aurais pu citer ton message en entier tellement il me parle. Je le trouve super et je crois que je vais l'utiliser pour le faire lire à mon amoureux et lui demander ce qu'il en pense.
Lili-lutine
Je serais curieuse de lire vos manières concrètes de poser un minimum viable d’engagement sans tomber dans le contrat rigide
Quels rituels ou check-ins vous aident à garder le lien vivant plutôt que figé
Avec mon amoureux :
une discussion par mois pour se dire comment on se sent dans notre relation. L'engagement supplémentaire le concernant, c'est que c'est lui qui les provoque, cela rétablit une forme d'équilibre puisque sinon c'est moi qui y pense seule.
C'est le moment où l'on évoque ce qui est chouette, ce qui est difficile, que l'on peut faire des demandes sur des choses, etc...
Voilà c'est tout pour ce qui est "défini". Mais à une époque, quand nous étions à distance, je lui avais dit que pour moi, ne pas se voir pendant plus de 3 semaines c'était vraiment compliqué. Il n'y avait pas vraiment d'engagement de pris là-dessus et ça me faisait souffrir, cela a failli mettre un terme à la relation amoureuse.
Avec une amie, on tente de s'appeler "régulièrement", sans avoir vraiment défini la fréquence mais c'est quelque chose qui tournerait autour de 3 à 4 fois par mois. En minutant le coup de fil pour qu'il ne dure pas trop longtemps. On a eu envie de mettre ça en place suite à des mois sans se donner de nouvelles, et aussi parce que ni moi ni elle n'avons la capacité à rester concentrées plus de 40 mn par appel.
Je dirais que dans l'engagement, il y a aussi une foule de choses implicites. Qui ne sont jamais vraiment nommées car on s'en rend compte (du moins moi je m'en rends compte) seulement quand ça manque.
Par exemple actuellement, les échanges avec mon amoureux sont très fluides, donc il n'y a aucun engagement explicite de part et d'autre à s'envoyer des messages tous les tant. Juste on échange et ça se passe bien, pas besoin de "légiférer". Mais dans les 2 premières années c'était très difficile pour moi, car il pouvait mettre des jours à répondre. Et ce qui s'était passé c'est qu'il avait proposé de dire quand il ne se sentait pas disponible pour ça. Donc ça peut paraître contradictoire, mais en gros il me répondait par "j'ai bien lu ton message, je vais sans doute pas y répondre avant quelques jours, bisous". C'était pas "parfait" pour moi, dans le sens où il me manquait du lien dans la distance, mais ça apaisait en moi le besoin d'être vue/prise en compte.
Message modifié par son auteur il y a 6 mois.
Discussion : Je ne sais pas si c’est de la jalousie ou de la déception ou les deux…
Alabama
le jeudi 14 août 2025 à 15h00
@kill-your-idols : c'est en option chez toi l'empathie ou c'est comment ? Tes messages me mettent de plus en plus en colère.
@Schmariel
Et je me demande si y a pas un peu de jalousie… je culpabilise alors que je pense que ma réaction est tout à fair valable.
Sans doute qu'il y a de la jalousie. Et cette jalousie t'apporte un message, un warning : quelque chose ne te convient pas dans ce qui se passe dans ta relation avec cette personne. Ce quelque chose est à extraire de la situation dont tu parles. Est-ce que tu manques de temps passé avec la personne ? D'attention de manière plus générale ? D'empathie ? De communication ? etc...
L'important c'est que tu en parles avec lui, même si tu n'es pas encore très au clair avec ce qui te pose problème fondamentalement.
Pour ma part, c'est parfois en discutant, en explorant ce que je ressens avec l'autre, que j'arrive à mettre le doigt dessus.
Tu peux aussi nommer ce que ça te fait vivre comme émotions : tristesse, colère, sentiment de trahison, déception, etc, etc.
Quoiqu'il en soit, tout ce que tu vis est valable.
La question va être plutôt de comment tu l'exprimes et de comment il sera possible de trouver quelque chose qui convienne à tout le monde.