Polyamour.info

cactus

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Montpellier (France)

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Discussion : L'incompatibilité entre les amours plurielles et la notion de couple

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cactus

le lundi 24 août 2020 à 19h15

C'est toujours la difficulté d'employer des termes, et de ne pas mettre les mêmes choses/éléments/faits derrière :

L'exemple que donne @Henriette34 n'a peut-être rien à voir avec un couple fonctionnel tel que tu le définis et le vis - et tel que je le vis également - mais dans les faits, même si ce cas est presque extrême, tous les petits exemples que je constate autour de moi - famille, amis, collègues... - me montrent beaucoup de couples au moins partiellement "dysfontionnels" dans ce cas. D'où mes interrogations, questionnements, etc...

@Caoline cite comme toi des relations toxiques plus que des couples, n'empêche qu'aux yeux de la société, ce sont bien des couples non ?

Encore une fois, c'est probablement une vision biaisée, et je n'ai pas dit qu'un couple ne pouvait pas être fonctionnel - d'où mon emploi de "habituellement" et "souvent", simplement, de ce que j'en vois, dans une partie des couples que je connais, le fonctionnement classique sociétal est "enfermant" (je ne trouve pas d'autre terme, désolée). Et ça n'est pas qu'une question liée à la présence, ou pas, d'enfants.

  Henriette34
 je ne vois pas en quoi l'implication matérielle, financière en font un couple sérieux, dense, et rendent le lien plus fort etc. j'ai des exemples de couples qui ne sont que des foyers fiscaux, ce n'est pas une relation dense et profonde, à l'inverse d'autres peuvent être dans une relation riche, nourrissante sans jamais projeter l'achat d'un bien immobilier ou d'avoir des enfants ensemble.

@Caoline, j'ai eu un peu la même réaction que @Henriette34, j'irai même jusqu'à dire, avec ma tendance à décomposer, que dans ma façon de vivre les relations, l'implication matérielle n'est pas une composante du couple/de la relation amoureuse en soi. Tu peux avoir la même implication entre des colocataires par exemple, ou des fratries qui vivent ensemble. Et d'ailleurs, c'était une des craintes de mon amoureux historique au début, que mon choix de vie "ne fasse plus de nous que des colocataires".

 

  Mark
Je pense que ce point est tout aussi légitime à prendre en considération pour l'ensemble des relations. Je ne ferais en ce sens pas de distinction hiérarchique entre couple et relation, primaire ou secondaire. Il est vrai que d'un point de vie solopoly, ou j'imagine, anarchie relationnelle, cela se pose différemment.

Je n'en fait pas ;)
Ma réflexion étant couple-centrée, j'ai éludé volontairement une partie de la big picture, alors je complète et précise : faire entrer une nouvelle relation dans ma vie me fait me poser des questions sur ma capacité à maintenir la qualité actuelle des relations avec chacun de mes amoureux et amours, vu mes contraintes de couple et mes contraintes familiales.
Tiens, d'ailleurs un peu comme les réflexions récentes de bidibidibidi sur un second enfant (même si évidemment c'est pas le même niveau de responsabilité et d'implication hein !)

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Discussion : En désaccord avec la notion d’identité poly

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cactus

le lundi 24 août 2020 à 17h40

Pour l'avoir plusieurs fois exprimé ici - et en café poly aussi - suis complètement d'accord avec ça !
J'ai fait un choix. J'aurais très bien pu continuer en mode exclusif, je l'ai fait pendant des années. J'ai choisi ce mode relationnel, je ne suis pas "née" poly.

Après, quand on découvre qu'on peut éprouver des sentiments amoureux pour plusieurs personnes, alors qu'on ne nous dit nulle part que c'est possible et qu'on nous serine plutôt l'inverse, ben tous nos repères sont chamboulés et on essaie de comprendre ce qui nous arrive... et quand on découvre qu'on est pas seul.es au monde à être dans ce cas, on se dit "Ahhh mais c'est pour çaaaa ! Je suis poly !". C'est une phase par laquelle je suis passée, puis j'ai lu sur les amours plurielles, j'ai réfléchi, et mon point de vue a changé.

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Discussion : L'incompatibilité entre les amours plurielles et la notion de couple

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cactus

le vendredi 14 août 2020 à 18h02

Caoline
J'ai l'impression que ça dépend beaucoup de ce qu'on appelle couple.

Ah mais complètement ! Et d'ailleurs, dans mon titre j'aurais du préciser que je parlais de la notion de couple version classique, telle que je la vois autour de moi (du moins pour ce que je peux voir de ces couples de l'extérieur...).
Et quand je dis "couple", c'est vraiment ça que j'ai en tête.

Caoline
De fait, je me considère régulièrement 2 fois en couple voir 3...

Alors que perso, je me considère presque comme pas en couple qq part, avec personne. Justement parce que pour moi le couple, c'est un truc qui ne correspond plus à ce que je vis, même avec mon amour historique.

Caoline
Je trouverai ça vraiment trop compliqué de gérer une vie commune avec les enfants et d'autres adultes avec qui on est pas forcément exactement sur la même longueur d'ondes vis à vis des enfants

Hé bé en fait, je pense que c'est plus facile de trouver des personnes avec lesquelles on est sur la même longueur d'onde sur la façon d'élever des enfants, avec lesquels on a de vrais atomes crochus sur ce sujet, sans pour autant avoir des sentiments amoureux pour ces personnes, que des personnes dont on est amoureux.ses ET qui ont la même vision que nous sur la façon d'élever des enfants. Et ça rejoint un peu ce que tu évoques en parlant des parents que tu vois autour de toi : les gens sont en couple, font des enfants ensemble, mais ça n'est pas pour ça qu'ils sont d'accord sur la façon de les élever.

Caoline
Donc pour moi être en couple ce n'est pas vivre à plein temps ou presque ensemble, mais c'est tout se dire et avoir des projets à court et moyen terme et des rêves à longs termes ensembles.

Ok, mais ce n'est pas la vision générale je pense, par exemple les couples qui ne vivent pas ensemble justement : la plupart du temps, les gens ne les considèrent pas comme un "vrai" couple, c'est suspect aux yeux des autres !
Et la question qui revient systématiquement, c'est : quand est-ce que vous prenez un appart ensemble ?

Caoline
Et franchement autant je ne m'imagine absolument pas revenir à un couple exclusif autant vivre seule, n'avoir que des relations légères, ça ne m’attire pas du tout, j'aime beaucoup le partage du quotidien et pour moi il ne rime ni avec obligation ni avec routine.

Hmmm.... vivre seule ne signifie pas n'avoir que des relations légères (et d'ailleurs, ça veut dire quoi, légères ?)
Je connais des personnes qui vivent seules et qui ont des relations très engagées, émotionnellement, sentimentalement, avec des projets communs ;)

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Discussion : L'incompatibilité entre les amours plurielles et la notion de couple

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cactus

le vendredi 14 août 2020 à 16h05

bidibidibidi
A te lire, j'ai l'impression que ce n'est pas le couple qui pose problème. C'est la famille.

Alors, c'est rigolo que mon discours t'aie donné cette impression, mais en y réfléchissant, avoir des enfants, on pourrait presque en faire une question séparée, même si c'est lié au couple "classique" puisque ça vient généralement avec le package.

Évidemment qu'élever des enfants, ça demande un temps et une énergie de ouf!!!
Mais c'est vrai pour n'importe quel parent un tant soit peu attentif à ses responsabilités, quelque soit le contexte. Encore plus vrai pour les parents solo.
De plus, il n'y a pas que le couple comme configuration possible pour élever des enfants à plusieurs (même si ces autres configurations sont assez rares).

bidibidibidi
Si tu n'avais pas d'enfants, je suis sûr que tu aurais beaucoup plus de liberté pour des relations extérieures.

Bien entendu, mais c'est lié au temps accordé à la famille, pas au couple.
Dans ma tête, je dissocie beaucoup toutes ces notions (j'ai peut-être tort hein).

bidibidibidi
Tu pourrais te faire des weekends en amoureux (ou pas) avec tes autres relations.

C'est déjà le cas ;)
Tout comme avec mon amoureux historique d'ailleurs (sans les enfants :p).

bidibidibidi
Tu n'aurais au final qu'assez peu de temps à accorder à ton couple originel. Ce sont les enfants qui te bouffent ton temps et t'empêchent de loger tout ce que tu voudrais dans ta vie.

J'ai du mal m'exprimer, parce que je vis très bien cette parentalité, j'aime passer du temps avec mes enfants, y compris avec chacun d'entre séparément, on partage plein de choses ensemble et je ne considère pas qu'ils me bouffent mon temps.
J'ai choisi d'être maman et j'en suis heureuse :)
Je suis dans une phase de sérénité assez chouette actuellement, et l'origine de mon post ne vient pas d'un mal-être personnel loin de là, d'ailleurs, j'accepte volontiers les contraintes de mon couple actuel puisqu'elles me conviennent, simplement j'aime bien réfléchir sur toutes ces notions.

Quand à accorder peu de temps au couple originel, je ne suis pas sûre. Je connais pas mal de couples sans enfants qui, par exemple, n'envisagent pas une seconde de passer des vacances de façon séparée, de sortir chacun de leur côté, d'avoir des amis ou des projets non communs, etc... pas forcément qu'ils ne le voudraient pas, mais parce que quand on est un couple "ça ne se fait pas" (ou alors c'est que le couple "va mal").
Et parfois ils me donnent des exemples liberticides assez marquants : l'une ne peut pas sortir boire un coup avec ses collègues, l'un ne peut pas s'adonner à la moto car madame ne l'accepte pas, l'autre ne peut pas partir passer une semaine avec ses potes sans que ça provoque un drame...

J'ai forcément une vision biaisée parce que ce sont des cas que je constate, parce que j'ai peut-être tendance à ne voir que ces aspects-là, et ça ne veut pas dire que c'est représentatif de tous les couples classiques, mais ça me fait poser des questions quand même.

bidibidibidi
Si tu te séparais de ton compagnon actuel, tu ne remettrais pas les pieds dans un couple ? Et si tu tombais enceinte après la séparation ? Tu resterais seule avec ton bébé une semaine sur deux ? Je pense que la question de se remettre en couple se poserait vachement plus.


La maternité c'est une phase qui est derrière moi à présent, je n'aurai pas d'autres enfants donc la question ne se pose pas :P
Mais si c'était le cas, cf ma réponse plus haut : est-ce qu'on a vraiment pas d'autres solutions que d'être "en couple" pour élever des enfants et ne pas se retrouver seul.e à tout gérer et à tout supporter, y compris financièrement? Par exemple, je pourrais très bien envisager de faire un enfant avec une personne qui ne serait pas qq avec qui j'ai une relation sentimentale. Est-ce qu'on formerait néanmoins un couple ?

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Discussion : L'incompatibilité entre les amours plurielles et la notion de couple

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cactus

le jeudi 13 août 2020 à 18h06

Ca fait déjà un moment que je réflexionne sur cette histoire de couple et d'amours plurielles, et plus j'avance sur cette voie relationnelle, plus je me dis que l'un et l'autre ne sont pas compatibles, il me semble que ce sont presque 2 visions du monde différentes (du moins dans ma vision des amours plurielles).

Bon, les pratiquants de longue date vont peut-être trouver que j'enfonce des portes ouvertes, mais ce post a juste pour but de livrer mes réflexions du moment, qui viennent avec la quantité de posts associant couple et polyamour apparus ces derniers temps.

Quand j'ai commencé à lire, lire, lire et re-lire sur le sujet de la non-monogamie, à réfléchir sur les expériences des uns et des autres, ce constat là est ressorti plusieurs fois d'avis extérieurs, mais c'est difficile de se rendre compte du pourquoi, en tout cas c'est difficile pour moi de réaliser les choses tant que je ne les ai pas expérimentées, tant que je ne me les représente pas concrètement.

La non-monogamie m'a amenée à considérer les relations différemment (pas que ça d'ailleurs, mais c'est un autre sujet). Quand je dis "amours plurielles" pour moi derrière le mot "amours", y'a beaucoup plus de configurations possibles que la relation amoureuse version classique "la totale romantico-sentimentale-sexuelle-complice-..."

Et justement, c'est là que le bât blesse avec la notion de couple je trouve. Parce qu'en posant un regard neuf sur ce qu'est une relation - je ne rajoute pas l'adjectif "amoureuse" parce qu'elle pourrait ne pas l'être justement - ben, on change d'angle de vue et ça commence à coincer avec ce qu'on met habituellement dans la marmite "couple", souvent le côté fusionnel, l'exclusivité, pas seulement sexuelle : l'exclusivité sur le temps passé ensemble, les projets, les lieux de vie, les passe-temps, les centres d'intérêts, les enfants...
J'ai plein de petits exemples en tête de limitations des libertés individuelles dans les couples que je cotois, et qui me sidèrent souvent (ils me sidèrent dans la mesure où ils n'ont pas lieu d'être dans le couple historique dans lequel j'évolue).

Je ne me considère pas comme "sortie" de ce schéma : même si j'ai des amours parallèles, je vis en couple avec mon amoureux historique, nous avons des enfants ensemble, nous gérons le quotidien ensemble, dans une maison commune. Globalement ça fonctionne assez bien, i.e. chacun le vit bien - c'est pas un long fleuve tranquille non plus hein ! - mais je pense que si mon choix de vie est conciliable avec ma relation historique, c'est pour des raisons bien précises :

- malgré ce choix, ça ne chamboule pas profondément notre quotidien dans les faits : mon autre amoureux habite loin et on ne se voit que qq jours tous les 2 ou 3 mois ;

- ce dernier n'a aucune velléité pour vivre une vie de couple, il est lui-même dans une vision poly des relations (et ça simplifie vachement les choses!!), et le rythme de notre relation lui convient pour l'instant, bref pas de pression pour "plus" ;

- mon amoureux historique constate aussi avec le temps que ça ne change pas tellement mon comportement envers lui, et les sentiments que je lui porte et que je montre ;

- quand j'ai commencé sur cette voie, notre vision et nos pratiques n'étaient pas, ou plus, celles du couple fusionnel : j'ai des passions, que lui ne partage pas - même s'il m'écoute en parler avec bienveillance - ça m'a amenée et m'amène souvent à vivre des choses de mon côté indépendamment de lui. Je sors également facilement seule, ou avec des amis qui ne sont pas communs, nos pratiques sportives sont séparées. Bref, on a en partie déjà chacun nos vies et je suis une personne indépendante dans mes activités (et mes finances, ce qui peut paraître un bête détail, mais qui n'en est en réalité pas un dans la pratique....) ;

Je me demande souvent comment se passerait l'arrivée d'une nouvelle relation, et je sais déjà que le temps physique que je serai capable d'accorder à cette relation serait assez limité, essentiellement de part la logistique familiale, et de part ma vie de couple en elle-même, car on a beau être plus indépendants que d'autres couples, malgré tout il y a une limite au temps que je peux passer hors de ce couple tout en conservant le bien-être et le sentiment de sécurité de mon amoureux historique (et aussi que les journées ne font que 24h mais ça c'est vrai pour tout le monde).

J'évolue dans un système contraint, le couple, dont je suis consciente des limites. Si je voulais un jour lever ces contraintes et ces limites, je pense qu'il n'y aurait d'autre solution que l'arrêt de la vie de couple, sans pour autant arrêter notre relation si c'était une volonté réciproque, mais ça demanderait une réinvention totale de la façon dont on vit et ça ne correspondrait pas forcément à ses besoins à lui, ce que je conçois totalement.
Et si un jour cette vie de couple, ce couple, venait à s'arrêter, j'ai la conviction que je ne re-signerai pas : je comprends totalement les solo-poly qui vivent en célibataires je crois. Je pense que ça me correspondrait assez bien. Même ce qu'on appelle "le couple libre", je ne suis pas sûre que ça soit compatible avec ma vision des amours plurielles dans la mesure où ça reste du couple.

Bref, bien que le nez dedans, je suis assez dubitative quand je vois les mots "couple" et "polyamour" juxtaposés car, de ma compréhension et de mon vécu actuel, j'ai l'impression que c'est souvent antinomique (mais peut-être que, dans qq années, je penserai l'inverse! La vie n'est qu'évolution et changements! :P ).

PS : j'ai mis ça dans "Poly/mono" mais sans grande conviction.

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Discussion : Faut-il se sacrifier ?

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cactus

le lundi 06 juillet 2020 à 23h16

@Xelha

Lorsque vous avez discuté du sujet ensemble, est-ce que vous avez abordé des éléments très concrets, sur comment tu envisages les choses et comment lui les verrait - par exemple le temps physique que tu imagines pouvoir consacrer à une ou d'autres relations, quand pourraient avoir lieu tes absences, à quelle fréquence, qu'est-ce qu'il pense avoir besoin de savoir et ne préfère pas savoir sur tes autres relations, etc.... ?

Bien sûr, ça ne veut pas du tout dire que ça se passera tel que vous le discuterez si ce n'est pas déjà fait, parce que la vie est par nature imprévisible, mais ça permet déjà de toucher du doigt ce qui est envisageable ou pas pour lui, et d'amorcer ce type de discussion.

Parce que je ne pense pas qu'il puisse réellement réfléchir à la voie que tu veux emprunter sans se projeter un minimum, et surtout sans discuter avec toi des peurs que ça engendre chez lui, pourquoi ces peurs sont là et qu'est-ce qui se cache derrière. Pour le moment, il botte en touche...

Et après, ben il ne pourra réellement savoir si c'est gérable pour lui qu'avec l'expérience de ta nouvelle vie dans votre quotidien. On peut théoriser et réfléchir à tout ce qu'on veut, tant qu'on a pas essayé, en vrai on ne sait rien, ou si peu.

Aparté :
@Polyarthrite j'ai perçu ton message comme moralisateur et culpabilisant.
D'une, je ne pense pas que ça soit la bonne démarche : au pire c'est blessant, au mieux, la personne passe son chemin et ne porte aucun crédit à ton intervention. Pas sûre que ça aide.
De deux, j'ai le sentiment - mais ma vision est peut-être biaisée - que tu as ce positionnement plus facilement quand la personne qui poste est une femme qui ressent le besoin, pour vivre épanouie, de sortir des injonctions sociétales qu'imposent la vision du couple et du corps de la femme.
Si ce n'est pas le cas, je m'en excuse par avance. Si non, je t'invite à réfléchir à la dimension profondément féministe de la polyamorie (dimension que je revendique pleinement d'ailleurs).

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Discussion : Est-ce que je dois tenter le coup?

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cactus

le vendredi 15 mai 2020 à 23h30

SophieT
Et oui, j'avoue aisément qu'il est totalement injuste de m'accorder de droits que je ne lui accorde pas... Mais j'en souffre, et ça, je ne le contrôle pas...

C'est là que le bas blesse par rapport à la polyamorie : le fait d'être ok sur la non-exclusivité de ses partenaires est quand même primordiale dans l'histoire.

Mais c'est pas là-dessus que je voulais réagir au départ : oui, on ne contrôle pas la souffrance sur le moment MAIS on contrôle ce qu'on fait de cette information (parce que c'en est une).
Je ressens aussi par moment de la souffrance, ou de la jalousie, ou de l'insécurité.
Dans ce cas, ce n'est pas en restreignant la liberté de mon partenaire - parce qu'en fait, ça ne fait que "cacher" le pb - que je vais résoudre ledit pb, mais en comprenant quel est l'élément déclencheur de cette souffrance, et qu'est-ce qu'il déclenche au juste. Bref, en analysant mes réactions, et en les comprenant. Ce qui permet d'avancer sur soi, et de travailler ses failles. De se prendre en main quoi. Bon, c'est difficile hein, faut pas se leurrer mais ça vaut le coup, pour être mieux avec soi même, et réellement se connaître.

SophieT
En ce moment, nous avons décidé que sauf si je pose des questions, il ne me parle plus de ses relations. Et même s'il est difficile pour moi de supporter qu'il aime d'autres femmes, j'avoue être moins malheureuse que lorsqu'il me détaillait tout (dans ce dernier cas, je me sentais trahie, humiliée, insultée, rabaissée, rejetée).

Si c'est pas déjà fait, ça vaut le coup d'essayer de comprendre la raison profonde pour laquelle tu ressens ça, les éléments précis qui déclenchent ces sentiments.
Sans pour autant revenir sur le fait qu'il ne te dise rien - moi aussi, y'a des éléments que je préfère ne pas savoir, d'autres que je ne voulais pas avoir et qui me gênent moins maintenant - repenser à froid à pourquoi tu as ressenti tel truc dans telle situation peut aider.

SophieT
J'ai bien sûr réfléchi à comment gérer ses liaisons. Et je me dis que pour le supporter, je devrai moi aussi aller me "jeter dans les bras d'autres amants", histoire de ne pas y penser.

Perso, je ne suis pas sure que ça soit la solution, d'abord parce que les autres êtres humains ne sont pas des pis-aller pour soulager nos angoisses - question d'éthique justement - d'autre part parce que ça ne fait que "cacher" la problématique de fond dans le contexte de la polyamorie. Mais ce n'est que mon avis ;)

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Discussion : Est-ce que je dois tenter le coup?

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cactus

le jeudi 14 mai 2020 à 22h33

Bonjour @SophieT

Ce que tu exposes m'évoque plusieurs choses :

* les relations que tu entretiens à l'heure actuelle sont semble-t'il assez récentes, du moins dans leurs dimensions sexuelles (tu parles de ne plus être "fidèle" depuis 8 mois).
Si tu vis une phase de NRE, en général on recommande lors de cette phase, quand elle arrive, de ne pas prendre de décisions structurantes ou importantes, surtout lorsqu'elles impliquent en plus des personnes dont on a la responsabilité. C'est un moment dans une relation où on a tendance à être "aveuglé" par le partenaire, et ça peut altérer notre jugement.

* la relation à distance avec l'un de tes amoureux s'est développée pour le moment à distance. La sortir de ce contexte comporte des risques pour la relation elle-même.
J'aime bien cet article d'Audren sur les relations longue distance, je m'y retrouve pas mal pour en vivre une moi-même :
https://lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2018/0...

* si toi et ton amoureux lointain vivez enfin ensemble, comment vois-tu le travail sur toi nécessaire, en particulier sur ta confiance en toi, pour pouvoir gérer l'existence de ses autres relations ? Est-ce que tu penses que c'est plus facile pour toi à distance, ou est-ce que ça complique ce que tu ressens justement parce que vous êtes loin? Quand il s'absentera pour vivre ses autres amours, as-tu réfléchi aux solutions qui t'aideraient à le vivre au mieux tout en gérant les enfants ? (ne rien demander, ne rien vouloir savoir en est une, mais ça demandera quand même que tu travailles sur toi, avec son aide, pour t'aider à le gérer au mieux).

Après, polyamour, pas polyamour... j'ai du mal avec les étiquettes, surtout quand on est pas d'accord sur ce qu'elles impliquent.

En général, dans la polyamorie - je préfère ce terme, parce que pour moi c'est plus un choix de vie, une philosophie des relations sentimentales que le seul état d'être amoureux.se de plusieur.es, le terme "polyamour" porte souvent à confusion dans ma vision du truc - y'a quand même la notion de transparence envers tous les partenaires (qui sont ok avec ce choix donc), d'éthique dans les relations, et de réciprocité dans la non-exclusivité.

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Discussion : Couples-mono bien établis qui découvrent le polyamour

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cactus

le mercredi 06 mai 2020 à 19h16

@TruthTreeOfLife23

Je crois que tu as mal interprété mes propos (ou que je me suis mal fait comprendre) ;)

Je ne faisais pas DU TOUT référence à ton histoire soyons clairs, j'exposais juste un avis personnel sur un point global, pas sur une situation en particulier, et pas la tienne en tous les cas.
Dans mon post précédent, j'ai bien précisé qu'il s'agissait d'un aparté (bon, je l'ai pas re-précisé là - mea culpa - mais c'était l'esprit).

TruthTreeOfLife23
Tu ressors une phrase que j'ai dite or de son contexte. Au regard des mots et faits que j'ai pu relater (sur cette thématique et mon histoire), il me semble bien que c'est aussi mon avis ce que tu viens d'évoquer.

Ben j'ai jamais dit le contraire :)

TruthTreeOfLife23
Et ce qui te paraît logique/cohérent et ta conception des choses ne l'est pas forcément pour tout le monde et il faut savoir respecter aussi cela, je crois.
:)

Ben j'ai bien dit que c'était comme ça que je le vis et que je le conçois, pas que c'est la vérité vraie et unique ;)
Peut-être mon ton était-il trop péremptoire que tu aies pris mon post ainsi ?
Quoiqu'il en soit, ça ne s'adressait pas à ta situation en particulier encore une fois, et si tu l'as pris comme ça, je m'en excuse.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Couples-mono bien établis qui découvrent le polyamour

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cactus

le mardi 05 mai 2020 à 17h05

TruthTreeOfLife23
Je te rejoins le polyamour doit être un choix personnel et individuel.
Si une personne est dans ce choix et qu'elle a un(e) partenaire de vie, soit ce(tte) partenaire accepte cette ouverture, soit elle le refuse. C'est ainsi...

Ce qui ne veut absolument pas dire que c'est en mode "démerdes-toi avec ça!" envers ledit partenaire.
La personne qui fait ce choix se doit de fait de l'assumer : elle a une responsabilité d'accompagnement, d'écoute, de travail à faire avec le/la partenaire de vie, c'est son boulot (en tout cas, ça me parait logique et cohérent, et c'est plutôt comme ça que je le vis/conçois).

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Discussion : Couples-mono bien établis qui découvrent le polyamour

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cactus

le lundi 04 mai 2020 à 22h35

PointG
Et finalement rien de bon pour notre couple n'en est ressorti de cette phase poly qui n'était qu'une façade à un désamour déjà implanté.

ça me rappelle ce qui était dit pas mal à une époque sur ce forum, à savoir que le choix du polyamour type "ouverture du couple", ça n'est pas une solution miracle pour qu'un couple aille mieux, ça fait même plutôt l'effet inverse si au départ il y a un problème...
et aussi certaines erreurs relatées sur cette page (qui devrait d'après moi être lue plus souvent), notamment "Ne vous lancez pas dans une nouvelle relation si vos autres relations sont en difficulté" :

/-dr-/Erreurs-courantes-en-polyamour/

Il y a aussi cet article d'Audren : https://lesfessesdelacremiere.wordpress.com/2014/0...

Après, perso, j'ai du mal à associer la notion de couple et avec celle de la polyamorie, vu que de ma fenêtre, c'est vraiment pas une histoire de choix de couple, mais une histoire de choix individuel tout à fait personnel.

C'était un aparté hein, pas une réaction au post dans sa globalité et à ce que vous vivez @TruthTreeOfLife23 et @PointG, juste cette phrase m'a évoqué ce truc.

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Discussion : Je ne suis pas polyamoureux mais...

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cactus

le mercredi 29 avril 2020 à 23h16

Bonjour,

Je voudrais quand même préciser une chose, c'est que la polyamorie, c'est pas comme de dire "Ah mais je suis un schmilblick de la planète Trumuche en fait !!", c'est pas un état de fait.

Développer des sentiments pour plus d'une personne à la fois, il semble que ça soit plus courant que ce qu'on pense ; ça, c'est un état de fait et on ne le maîtrise pas.
C'est les choix qu'on fait une fois cet état de fait constaté qu'on maîtrise.
La polyamorie est une possibilité, mais c'est pas la seule.

C'est un vrai choix de vie - plus précisément un choix de mode relationnel - comme de dire "Je choisis d'habiter à la campagne plutôt qu'à la ville". Et les choix, il vaut mieux les faire en étant conscient un minimum des conséquences.

Ce mode relationnel, je trouve qu'il est exigeant, parce qu'il demande de la communication de qualité entre les partenaires, de la franchise, de l'écoute des besoins de chaque personne impactée, il demande du travail sur soi, il implique aussi une remise en cause des normes sur la vision sociétale du couple et de l'amour, et de ce qu'est l'amour.
C'est pas pour te faire peur hein, mais pour te faire toucher du doigt que ça remue pas mal quand même, et qu'il vaut mieux se préparer à faire un sacré boulot sur soi, pour cultiver son amour pour soi, sa confiance en soi, son indépendance affective, et aller fouiller loin en soi pour comprendre ses peurs et les désamorcer.
Mais c'est aussi ça qui apporte beaucoup.

Et donc, ça demande de ne pas s'oublier dans l'histoire. Et là moi, ce que je ressens dans tes messages, c'est que tu sembles t'oublier.
Est-ce que toi tu es à l'écoute de toi, de tes besoins, de tes insécurités? Est-ce qu'elle, l'est ? Est-ce que tu es en capacité d'analyser tes ressentis ?
Parce le boulot de changement de paradigme, il ne se fera pas à toi seul, c'est votre boulot à tous les 3.

PS : c'est ma façon de voir les choses, ça n'engage que moi

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Revers de la compersion

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cactus

le mercredi 29 avril 2020 à 15h37

Bonjour @Caoline,

Je compatis aussi... à partir du 11 mai, je vais peut-être pouvoir revoir un de mes amours - il sera temps, on ne s'est pas vus depuis... je sais plus! - mais mon amoureux qui est loin, lui, je crois qu'il va se passer au moins 5 mois entre notre dernière retrouvaille et la prochaine... :-/

Si j'essaie de synthétiser :

- tu souffres de la séparation physique d'avec tes amoureux.se
- comme tu n'es pas bien, ton compagnon en souffre aussi car il ressent ta souffrance/ton mal-être
- et la solution ne passe pas par le fait de "faire bonne figure", ce que je comprends car je suis moi aussi assez incapable de cacher mes états d'âmes, les peines et angoisses comme les joies. En général, faut que ça sorte.

Pas trop de solutions.... mis à part comprendre et analyser tes ressentis, ce qui te permettra peut-être de trouver tes propres clés et ressources internes pour aller mieux et cultiver ta joie comme l'évoque @alinea7.

Désolée pour le côté très "analytique" de ma réponse hein, et bien joli, mais pas facile on est d'accord.
Peut-être encore une occasion de travailler sur soi je dirais, comme les amours plurielles nous en offrent en permanence....
Enfin, si ça te fait du bien d'en parler, c'est déjà ça.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Contexte polyamour

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cactus

le lundi 27 avril 2020 à 13h30

Bonjour @Armando et bienvenue,

Je vis à la campagne et j'ai des enfants.

Les gens que nous côtoyons dans le village ne sont pas au courant de ma vie privée, et je tiens à ce que ça reste ainsi (ça ne les concerne en rien). Le choix relationnel que j'ai fait m'est personnel, et par ailleurs, le compagnon avec qui je vis désire que ce choix reste entre nous, ce n'est pas son choix à lui.

Je ne relationne pas avec des personnes du village, tout comme j'évite de relationner avec des collègues car c'est toujours délicat de mêler boulot et relations intimes, même si a contrario de mes voisins, une partie de mes collègues sont au courant.

Quant aux enfants, ma 13 ans est parfaitement au courant de ma vision des choses et de qui sont mes amoureux. Pour elle, c'est tout ce qu'il y a de plus "normal". Mon 6 ans pas encore, pour des raisons qui n'ont trait qu'à sa relation à moi, mais ça viendra.
Qu'entends-tu par "comment se passe la gestion de l'enfant dans ce cas?"
A propos des enfants, une vidéo a récemment été postée sur la page FB du groupe publique, si ça peut aider :
https://youtu.be/DkLTZZdPo1k

J'avoue que dans mon cas, j'essaie d'appliquer le bon vieux "pour vivre heureux vivons cachés" (ou presque).

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Poly amoureux = poly coeur brisés

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cactus

le jeudi 23 avril 2020 à 22h48

Petitcrapaud
je suis tombée amoureuse d'un autre homme, cet homme est également amoureu de moi. Et veut du sérieux.

C'est à dire ? Qu'est-ce qu'il - ou tu - entend par "sérieux" exactement?
Que voudrait-il mettre dans cette relation si elle doit exister ?
Vie commune ? Enfants ? Maison ?


Petitcrapaud
Ici on parle bien d'amour n'est ce pas !

ça dépend. Le mot "polyamour" est une traduction abusive de l'anglais "polyamory", on parle d'un choix de vie qui nous amène à assumer potentiellement des relations sentimentales plurielles avec la volonté que tous.tes les partenaires le vivent bien, ce choix.

"Potentiellement" parce que certain.es poly peuvent ne pas avoir de relation à un instant T mais avoir fait ce choix de vie.
D'autres poly ont des relations plurielles, mais disent ne jamais s'être senti "amoureux.se".
Donc on ne parle pas forcément absolument d'amour.

Ressentir un sentiment amoureux pour plusieurs personnes à la fois, je pense que c'est en réalité assez courant. Mais ce n'est pas pour ça qu'on est "poly" ; ça n'est pas un état, c'est un choix relationnel, et comme tout choix, il s'assume.

Petitcrapaud
Nous ne choisissons pas de qui nous tombons amoureux...

Exact. Et je ne nie pas ta souffrance, pour l'avoir vécu moi-même plus d'une fois.
Mais nous pouvons choisir comment gérer ça, pour nous et pour les personnes impliquées.


Petitcrapaud
Pensez vous que je puisse convaincre monsieur refus ?

C'est une question fermée (réponse par oui/non). En général, quand on pose une question fermée, c'est qu'on attend l'une ou l'autre des réponses.
Je pense qu'en premier lieu, tu devrais te demander, quitte à formuler des questions fermées : cette relation peut-elle lui apporter suffisamment de bénéfices par rapport à ce qu'il en attend étant donné sa vision des choses ?

D'autant que tu dis "Il me dit avoir essayé, et son histoire de vie fait que aujourd'hui il est dans l'incapacité de partager la femme qu'il aime. Il a besoin de construire. Ce sont ses mots... ", donc il n'est visiblement pas DU TOUT dans la même optique que toi.

Vous êtes peut-être synchro sur plein de plans, mais celui-là il est quand même problématique de ne pas l'être, surtout que de son côté, c'est pas un "peut-être", c'est plutôt un "Non" franc et massif sur la pluralité non ?

J'ai bien compris que tu cherches du réconfort, et je suis consciente que, potentiellement, je ne réponds pas ce que tu attends. Mais aider les autres, c'est pas leur dire ce qu'ils veulent entendre, c'est mettre le doigt là où ça fait mal pour les faire réfléchir et avancer.

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Discussion : Discussions poly en ligne (Zoom, Discord…)

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cactus

le vendredi 17 avril 2020 à 14h27

Solution pour faire des cafés poly en ligne, sans visio et sans chat, mais avec une très bonne qualité audio :

https://teamspeak.com/fr/

Avantage principal outre l'audio : ts permet de créer des salles virtuelles, et les participant.es peuvent aisément passer d'une salle à l'autre. C'est très pratique quand on fait des cafés en mode forum ouvert comme sur Montpellier, qu'on se divise en petits groupes pour discuter (le principe du forum ouvert : https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9thodologie_Fo...

Inconvénient : faut installer le soft sur sa machine

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Sécurité informatique pour les discussions et cafés poly en ligne

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cactus

le vendredi 17 avril 2020 à 14h17

Des news côté sécurité sur zoom avec une nouvelle fonctionnalité, "Security" :
https://www.blogdumoderateur.com/zoom-actions-prob...

Pour éviter le zoom bombing le minimum est de mettre un mot de passe pour l'accès à la conf call.

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Discussion : [En ligne] Café poly racisé

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cactus

le jeudi 16 avril 2020 à 18h11

PerlinPinpin
Tel que je perçois les choses, la vue poly-amoureuse me semble bien plus tolérante sans nécessité d'événement discriminant.

Ce n'est pas parce que les valeurs et la philosophie de la polyamorie amènent à plus de tolérance, de bienveillance et d'ouverture d'esprit que les discriminations de toutes sortes, les abus, les comportements toxiques, les manipulations psychologiques, etc... n'y existent pas.
L'humain reste l'humain, soyons réalistes.

https://nonmonogamie.com/2017/03/21/maltraitance-m...

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Discussion : [En ligne] Café poly racisé

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cactus

le jeudi 16 avril 2020 à 15h18

Dans le cadre de mon boulot, je suis amenée à organiser des ateliers avec des personnes travaillant en équipe, pour les aider à améliorer leurs pratiques, leur fonctionnement d'équipe et leur "vivre ensemble".

Ce sont des exercices délicats humainement, qui font parfois ressortir des situations difficiles. Pour obtenir de vrais résultats et donner confiance en l'équipe, il faut que les personnes puisse s'exprimer librement et sans crainte.
C'est pourquoi les supérieur.es hiérarchiques ne sont, la plupart du temps, pas inclus.es dans l'exercice. Sinon, pas de libération de la parole.... Je vois nettement la différence avec et sans.

Donc, même si ma première réaction lors de l'organisation de café poly où je n'ai pas ma place peut être "je me sens exclue", je comprends cette nécessité :)

Et puis ça aide justement à réfléchir à ce sentiment d'exclusion, que beaucoup ressentent au quotidien...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Discussion : Il me "quitte" pour son amoureuse

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cactus

le mercredi 15 avril 2020 à 12h16

Alors, j'ai plusieurs remarques :

1. Te concernant, la seule question à te poser c'est : est-ce que cette configuration te convient ?
Est-ce que cette vie en commun mais sans relations sexuelles avec ton copain t'apporte plus de bonheur et de bien-être, que de souffrances ?
En fonction de la réponse, la suite à donner est au final assez simple.

2. Concernant ton copain, tu dis que son autre amoureuse est mono et lui demande de "choisir". Mais lui, il en pense quoi ? Comment il la vit cette restriction ? Si elle ne lui avait pas posé cet ultimatum, est-ce qu'il aimerait continuer votre vie sexuelle ? Est-ce qu'il a discuté avec elle de comment elle voit les choses pour la suite ? Parce que si elle est dans un schéma mono, habituellement y'a tout le package qui va avec, notamment le partage du lieu de vie....

3. Depuis combien de temps relationne-t'il avec elle ? Parce que si il est en NRE, c'est une phase où on a tendance à s'enflammer, et il est fortement conseillé de ne pas prendre de décisions à fort impact sur les autres relations durant cette phase...

Liriodendron
Les raisons qu'il m'a donnée pour rester vivre ensemble sont pour des raisons pratiques (argent, notre enfant) et parce que notre vie ensemble est bien, facile, drôle, agréable...
Donc on fait tout comme avant mais on ne partage plus la même chambre et ça fait de nous des gens séparés? Pourtant certains couples font chambre à part...

Maintenant, mon point de vue :

- au stade ou j'en suis, je décompose complètement les relations. C'est à dire que je pourrais très bien envisager de vivre avec qq et d'élever des enfants avec cette personne sans avoir de relation sentimentale ensemble, parce que c'est une personne avec laquelle je partage la même vision sur comment élever des enfants, où vivre et comment, etc... Et avec une autre personne, avoir une relation sentimentale mais ne pas vouloir d'enfants avec, et/ou ne pas vouloir vivre avec, etc... Dans chaque relation, on y met ce qu'on veut tant que ça convient à tous le monde. C'est ça le principal (et les étiquettes, on s'en fout un peu).
Donc si pour lui, "séparés" ça veut dire "juste" ne plus faire de sexe ensemble, mais garder tout le reste, et que tu es ok avec ça, et que tu le vis bien, vamos. Vérifies peut-être avec lui que c'est bien ça.

- son amoureuse lui "impose" le fait qu'il ne peut pas disposer de son corps comme il l'entend, et ça, pour moi, c'est une condition que je ne pourrais pas accepter, parce que ça va à l'encontre de mes besoins et de ma liberté individuelle. Je pense que je mettrais fin immédiatement à la relation : ça voudrait dire que la personne qui me demande ça n'a pas compris ma vision du polyamour et/ou qu'elle n'y adhère pas, donc on serait dans une impasse. C'est la difficulté de relationner avec des personnes plutôt dans un schéma monogame.

PS : pour moi la "philosophie" polyamoureuse va plutôt à l'encontre de la vision classique du couple, et de la notion de couple en elle-même...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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