Polyamour.info

centaure77

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Serris (France)

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Discussion : Polyamour Quantique

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centaure77

le mercredi 02 septembre 2015 à 14h59

Il y a de cela bientôt deux ans j’ai fait une entrée (fortuite !) dans un type de relation amoureuse inédite pour moi : une histoire à trois. J’ai fait témoignage de cette histoire et n’y reviendrait pas ici mais cette aventure amoureuse m’a plongé dans nombres de questions et interrogations : est-ce si rare que cela ? Sommes nous seuls a vivre cela ? Des questions et pas de réponses.
Magie de l’internet et recherches persévérantes font découvrir ce site et donne envie de participer aux événements parisiens : café poly et gouter poly. Un nouveau concept dans ma vie : le polyamour !
Les débats et discussions sur le site sont variés et souvent fort bien écrits. Dans les cafés poly les prises de paroles sont courtoises et offrent des opinions et perspectives multiples.
J’ai eu dans les événements poly de beaux échanges et de belles rencontres.
Bref un enrichissement humain certain et le plaisir de se confronter a des avis et opinions parfois très éloignées de moi mais comme le dit si bien Saint-Exupéry « ta différence loin de me léser enrichie ».
Mais reste une question lancinante: polyamour, polyamoureux , qu’est-ce que le polyamour ?
Dans ma naïveté de candide je suis partie de l’idée (simplette !) que le polyamour c’est aimer plusieurs personnes ! Innocent que j’étais…
Il m’a été expliqué que non, pas du tout ! Polyamour n’est qu’une mauvaise traduction de l’anglais polyamory qui veut dire…des tas de choses, il m’a été donné trente six traductions !
Donc un polyamoureux ce n’est pas nécessairement quelqu’un qui aime plusieurs personnes…d’ailleurs l’amour n’a pas bonne presse dans le milieu poly c’est souvent un sujet « qui fâche », qui a des relents de modèle monogame et d’injonction sociale. Amitié ? Amour…on répète plutôt la formule « relations consensuelles »…bon en même temps relations consensuelles ça n’engage pas bien loin puisque la définition de consensuel c’est « par consentement des parties », l’opposé c’est relation conflictuelle. Le polyamour n’est donc pas forcement de l’amour mais au moins des relations ou les gens sont d’accord, pas en conflit…problème d’une scène de ménage polyamoureuse de personnes ayant des relations consensuelles momentanément conflictuelles !
Et puis des personnes qui sont d’accord ensemble c’est assez vaste !
Le mastère resta entier…
Polyamour c’est donc des personnes amoureuses ou pas, globalement d’accord pour avoir des relations ensembles. Dans mon expérience simplette du polyamour j’avais aussi comme hypothèse des personnes ayant des relations amoureuses et sexuelles, on a vu qu’amoureuse n’était pas la bonne définition mais j’ai découvert qu’il y a des polyamoureux ayant des relations non sexuelles mais se considérant bien dans le cadre du polyamour. La sexualité aussi est un sujet sensible, je me suis personnellement fait étrillé,par écrit, pas dans le cadre de relation BDSM :-) pour avoir émis l’idée que la sexualité était importante a l’épanouissement de l’individu et enrichissante dans la relation affective…il m’a été reproché de suivre un modèle monogame et de faire l’apologie d’une injonction sociale
Polyamour c’est donc des relations amoureuses ou pas, avec une sexualité ou pas…d’ailleurs dans le milieu poly on ne confond pas avec le libertinage. Les libertins qui pourtant ont des relations consensuelles avec plusieurs personnes…
Reste au moins une hypothèse : le polyamour c’est avoir des relations, consensuelles, avec plusieurs personnes ?
En fait pas non plus, j’ai croisé des polyamoureux seuls, parfois depuis assez longtemps, des polyamoureux célibataires en quelque sorte mais qui rejette le modèle monogame : ils se présentent de manière légitime comme polyamoureux. Polyamoureux célibataires pourquoi pas ! Il y a somme toute en Ile de France une personne sur deux célibataire, toutes légitimes à se présenter comme étant monogame.
Logiquement une personne seule, ne souhaitant pas de relations amoureuses ou sexuelles est polyamoureuse aussi si elle le souhaite.
Donc, donc polyamour c'est bien des relations amoureuses ou pas avec une sexualité ou pas avec plusieurs personnes ou pas voir tout seul…mais consensuel !
Logiquement un pot de départ a la retraite dans une entreprise ça pourrait s’entendre comme une réunion poly…poly…pote ?
De plus des intervenants ajoutent à la confusion avec des concepts comme « l’anarchie relationnelle ». Anarchie relationnelle ? Opposition certainement au trotskysme de l’amour ou au marxisme affectif voire à la ploutocratie des cœurs.
On imagine bien : « depuis que j’ai quitté le modèle libéral conservateur monogame j’ai’ remis en cause ma sexualité bourgeoise de classe dans le cadre de ma révolution culturelle mais l’anarchisme relationnel me semble moins libertaire que la définition mutualiste de l’amour fondé sur une globalisation écologique consensuelle moins liberticide… ».
Là j’avoue que je suis resté une longue période sans avancer dans mes réflexions quand la physique est venue à mon secours !
Une seule possibilité, une idée lumineuse : la physique quantique !
Un des pères de la physique quantique a écrit : « je crois pouvoir affirmer que personne ne comprend vraiment la physique quantique » lorsque j’ai relu cette phrase je me suis dit « voila un homme qui connait le polyamour ! ».
Prenons par exemple le principe quantique : « l’observation influe sur le système observé » un état observable est influencé par l »observation…pareil pour le polyamour, si tu observe le phénomène tu le modifie, le polyaùour est un état inobservable !
Et le principe d’indétermination ? « Une indétermination fondamentale empêche toute observation… ». Lumineux ! Il est impossible par essence de définir le polyamour…
Et enfin comme dans la physique quantique le polyamoureux est une « formule discrète » constitué de points épars et isolés les uns des autres…
La ou la psychologie et la sociologie échoue la physique quantique triomphe ! le polyamour est inobservable et in-quantifiable mais cela ne l’empêche pas d’exister ! Il n’est pas ce que l’on imagine et si on tente de l’imaginer on change ce qu’il est.
Depuis tout est clair et lorsque quelqu’un me demande « tu dit que tu es polyamoureux, c’est quoi le polyamour ? » je fait immanquablement la même réponse « t’as de bonnes bases en physique quantique ? Non ! Alors tu ne pourrais pas comprendre ! ».
Polyamour Quantique quand tu nous tiens !

Bonne rentrée à tous amis poly :-)

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Discussion : L'attente toujours l'attente du Mono-poly

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centaure77

le samedi 14 mars 2015 à 01h05

Re-voila le centaure,

Toujours au galop et toujours atteint de priapisme littéraire…Ouf ! Merci Junon, je désespérais de voir une belle opposition à mes propos ras du bonnet et stigmatisant, socialement normatifs et tout et tout !
Donc je stigmatise et récidive, « Buté comme un âne rouge » comme disait ma grand-mère…
La sexualité est un des fondements de la vie, une pulsion de vie comme le souligne Polygone, je sais c’est moche mais c’est comme cela…Par l’étude des fœtus in utero on a découvert des conduites masturbatoires : le fœtus à un stade évidement avancé se touche les zones érogènes procuratrices de plaisir…je sait c’est un scandale les fœtus n’ont pas de morales. Dans le développement de l’enfant les pratiques masturbatoires arrivent plus ou moins tôt si et seulement si elles ne sont pas contrariées mais bien avant la puberté. Il existe donc ce que l’on nomme le principe de plaisir : lorsqu’il existe quelque chose qui procure du plaisir on le maintient et le reproduit, comme le plaisir oral avec la succion du pouce (dégoutant bébé hyper-sexuel), tous les mammifères font ça très bien et naturellement, sans doute par injonction sociale dont on rabat les oreilles des pauvres bêtes. Ayant élevé toutes sortes d’animaux j’ai donc observé des pratiques masturbatoires, des contacts buccaux génitaux et des rapports hétérosexuels et homosexuels, les chevaux en liberté et non opérés se trouvant des copains et des copines de prés, sans vergognes. Mais il est vrai que l’arrivée d’internet et de la pornographie a beaucoup perturbé les chevaux !
Dans les cultures ou la masturbation n’est pas inhibée mais acceptée comme un fait social naturel et banal elle se développe harmonieusement des l’enfance, bon c’est des sauvages vous me direz et quand les conquistadores ont croisés certain peuples indigènes ils leurs ont expliqués a coup d’arquebuses les règles de la bienséance, non mais !
Pour des raisons sociales nous avons élevés des règles comme la virginité comme une norme sociale, je peux vous dire que chez les équidés la virginité n’est pas une valeur sure !
Donc et je m’en excuse la sexualité opère sur un fondement naturel et simple, universellement partagé par tous les mammifères. Le principe est simplissime, je stimule, c’est bon, je continue, cela aboutit a un état d’apaisement et de plaisir donc je recherche à le reproduire…
L’être humain a fait évoluer le principe avec la notion de partage : je te donne du plaisir et tu me donne du plaisir, nous partageons du plaisir. Quand j’ai du plaisir je suis détendu, je régule mes tensions et apaise plein de choses, découvre le partage et le don. Accessoirement une activité sexuelle régulière est bénéfique pour la santé et l’équilibre, je sais la aussi c’est moche !
Heureusement la société, toujours bienveillante nous a donné des règles : la masturbation ? Elle est nuisible à la santé et provoque maladies mentales et dérèglements, c’était encore dans les Larousse médicaux des années soixante ! D’ailleurs dans la bible Dieu foudroie celui qui répand sa semence autrement que pour la procréation, Dieu il n’aime pas le tripotage de zigouigoui ! D’ailleurs il n’aime rien : l’homosexualité ? Sodome périt dans les flammes ! La sexualité en dehors de la procréation ? Enfer direct ! En plus maintenant non seulement il y a tout cela mais en plus les amateurs et amatrices de plouf plouf tagada attrapent plein de vilaines maladies punitives !
Notre culture a donc élevé toutes sortes de modèles éducatifs et moraux pour interdire et canaliser, dompter dirais-je les pulsions sexuelles naturelles et universelles. Ce serait la société qui ferait une injonction pour la sexualité ? Souffrez que je me gondolasse de rire…
Dans la culture chrétienne il existe un petit appareil très sympa : le cilice, pour mortifier la chair. Un anneau de métal avec des dents tournées vers l’intérieur qui pénètre dans la chair plus ou moins en permanence. Quand un homme ou une femme éprouvait des désirs coupables de sexualité en dehors de l’enfantement on l’appliquait et la personne était tout a fait calmé ! Nos religions et nos cultures crées toujours des cilices intellectuels qui ont toujours cours aujourd’hui, d’ailleurs naturellement on oppose encore les mots :
-Tendresse, caresse, affection et amour=beau, bien, romantique
-Désir, jouissance, sexe=vilain, bestiale, primaire
J’arrête la mais j’en ai plein en réserve !
Alors asexuel une forme de sexualité ? Oui la cécité est une forme de vision, d’ailleurs je connais des aveugles et ils vont très bien sans la vue…voir c’est une injonction sociale, faut arrêter un peu de promouvoir la vue aux aveugles !
Je sait un centaure c’est bête et en plus c’est un équidé !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : L'attente toujours l'attente du Mono-poly

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centaure77

le vendredi 13 mars 2015 à 16h19

Bonjour Bonheur,

Attention je ne parle pas de relations asexuées mais de personnes asexuelles…on peux par choix avoir des relations sans sexualité exprimé, dans cette relation là et avoir une sexualité par ailleurs. Pour reprendre l’image alimentaire on peut dire avec une personne « pas de sortie au resto, avec toi carottes râpées et eau minérale » et avec une autre « avec toi c’est restaurants gastronomiques, Pommard et côtes à l’os » voila tout, y en a un qui déguste des trésors de cuisine et l’autre qui fait rumba devant le buffet :-) Je taquine !
Et évidement la sexualité ne se résume pas au mélange des sexes mais à l’inverse des contacts ne constituent pas une sexualité.
Plus sérieusement le problème est bien quand il n’y a aucune relation, une personne asexuelle donc…et la je maintiens fortement mon opinion ! Troubles de la sexualité…méga-maousse même !

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Discussion : L'attente toujours l'attente du Mono-poly

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centaure77

le vendredi 13 mars 2015 à 15h02

Bonjour à tous,

J’ai déjà fait une petite intervention sur le sujet malis je reviens à la charge au risque de me faire des amis tout pleins, comme d’habitude le centaure va y aller à la baïonnette !
Asexuel : on voit parfois des personnes qui vendent ce concept comme un style de vie, un choix philosophique, un type de sexualité (énorme !), une démarche poétique pourquoi pas ! l’asexual touch of class
Ben non les canards ! Asexuel est un trouble du désir en habit de soirée ! Ne mélangeons pas avec la variation individuelle de chacun par rapport au désir ni non plus n’essayons pas de s’engluer dans les débats sur est-ce que l’amour repose sur le sexe…Mais ce serait un peu comme si une personne anorexique vous explique que ce n’est pas de l’anorexie c’est une hygiène alimentaire !
D’ailleurs la comparaison est très proche entre anorexie et asexualité : l’anorexie n’est pas un style d’alimentation ni un moyen de sauver la planète car nous consommons de trop…les personnes anorexiques ont souvent un discours rationalisant et très péjoratif : ce sont les autres qui se roule dans l’obésité, la mal bouffe…des gros dégoutants ! Sauf qu’anorexie est un trouble alimentaire point final.
Les sources de l’asexualité, trouble de la sexualité pour ceux qui n’ont pas compris, genre, sont multiples et se fonde sur les débuts de la sexualité, en gros deux thèmes :
Un vison très péjorative de la sexualité : sale, dégoutante, violente, bestiale…avis des parents, éducation religieuse, honte de la masturbation, traumatisme refoulé, attouchement par un adulte par exemple. Un cas classique de l’enfant qui entend ou surprend ses parents dans l’acte d’amour qui perçoit la scène comme violente, la mère crie, semble souffrir etc.etc. Il peut y avoir aussi une mauvaise expérience initiale, j’ai vu le cas d’hommes qui ont rencontrés des problèmes lors du premier rapport du à une légitime appréhension. Une moquerie, un sarcasme (réel ou ressenti comme tel) et la vision de la sexualité sera parfois profondément altéré. Je ne donne que quelques exemple car les histoires sont parfois très diverses alors inutiles de me chercher des puces dans le style « je suis asexuel mais je n’ai pas surpris mes parents au lit ».
Il est dans la nature humaine de détourner les choses…face a une difficulté je nie la difficulté : je n’ai pas de problèmes avec la sexualité, je suis asexuel ! Avec des discours très « smart » dans le genre : "je ne serais pas victime de cette société consumériste qui pose un modèle de la performance comme un diktat sur mon moi transcendantal..bla,bla,bla".

Deuxième grande cause de l’asexualité : une homosexualité complètement non assumée : la personne éprouve des désirs homosexuels mais les refoules puissamment car ils sont incompatibles avec son système de valeurs…l’asexualité devient alors une bouée de sauvetage qui sauve la personne d’un conflit profond qu’elle ne peut assumer.
Voila, j’ai fait synthétique car cette difficulté sexuelle est un sujet important qui se résume mal en peu de mots. Peut-il se résoudre, oui fort heureusement mais bien souvent la personne n’en éprouve pas la nécessité. Et enfin cela peux devenir un « symptôme à tiroir » c'est-à-dire quand la personne réussi le tour de force de reporter sur l’autre sa problématique : par exemple nombre d’hommes qui ont des troubles comme l’éjaculation précoce n’ont absolument rien ! Ils sont avec des femmes froides et frigides, bon sang mais c’est bien sûr !

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Discussion : Au secours, des monothérapeutes !

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centaure77

le vendredi 13 mars 2015 à 11h46

Bonjour Aliaendel,
Je me permets de réagir même si ce fil de discussion semble un peu ancien dans les interventions…J’écourte les présentations mais disons que j’ai une histoire d’amour polyamoureuse : j’aime une femme merveilleuse qui aime aussi un autre homme. Par ailleurs dans ma vie j’ai été conseiller conjugale/sexologue, cela peux d’ailleurs redevenir d’actualité mais la n’est pas le sujet.
Un conseiller n’a pas à être monogame, polyamoureux ou toute autre forme, en tout cas pas dans son métier. Dans la vie chacun fait selon ce qui semble lui convenir mais un thérapeute doit, c’est la base, ne pas projeter ses gouts et opinions dans une action de conseils. Imaginons : je pratique l’échangisme et le libertinage, j’ai une consultation de couple alors hop ! À poils tout le monde…
A l’inverse il ne doit pas non plus transmettre des valeurs sur la fidélité ou le sens de la famille ou que sais-je…il n’a rien à transmettre, il doit être ouvert et sans jugements de valeurs, écouter la demande, comprendre les souffrances et rétablir le dialogue si cela est encore possible…Et ne pas vouloir non plus « sauver le couple » à tout prix car il y a des situations ou l’histoire amoureuse n’est plus , tout simplement, les personnes vont se rendre compte qu’il n’y a plus rien à sauver…comme dit une jolie phrase : « on ne se réchauffe pas auprès d’un feu éteint ».
Cette absence de jugements, ce regard empathique et neutre sont les choses les plus importantes du travail de thérapeute…pour information après chaque consultation il faut débriefer l’entretien et toujours se poser la question de ses interventions, être vigilant pour se dire « pourquoi ais-je dis cela, était-ce nécessaire, ne suis-je pas en train de projeter mes propres attentes… ».
Quand à parler de sa propre vie aux personnes, ils ne paient pas pour entendre la vie du thérapeute je pense.
Par contre pour conclure ce rôle de thérapeute n’est jamais facile car souvent aussi les personnes viennent le voir dans l’espoir que celui-ci va abonder dans leurs sens, un peu pour caricaturer dans le style « tu m’as trompé, attend mon gaillard tu va voir le savon que le conseiller conjugal va te passer ! ». Si le thérapeute ne cautionne pas pleinement le ton peu monter très vite dans le style « Comment ! Il couche avec ma meilleure copine et vous ne dite RIEN ! Je ne vais pas payer 50 euros pour entendre des conneries pareilles ! ». Ou encore « je suis polyamoureuse mais mon mari parle de me quitter si je poursuis : vite, vite un conseiller conjugal estampillé Poly pour qu’il vende le concept a mon conjoint et qu’ensuite il soit polyamourreux a fond les manettes ».
Souvent aussi il existe des personnes qui pensent qu’en raison de l’importance de leurs expériences ils sont légitimes à conseiller…cas typique du genre : je suis un acteur porno, avec mon expérience je peux conseiller les gens sur le sexe. Jouer du violon et savoir les réparer n’est pas le même métier même si pour un luthier être violoniste aide beaucoup !
Voila, pour tordre le cou à quelques idées reçues !

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Discussion : La demisexualité, ça vous parle ?

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centaure77

le samedi 07 mars 2015 à 12h06

"L'amour, c'est rien! Quand c'est politiquement correct On s'aime bien On n' sait même pas quand on se blesse L'amour c'est rien Quand tout est sexuellement correct On s'ennuie bien On crie avant pour qu' ça s'arrête La vie n'est rien... Quand elle est tiède!"
Mylène Farmer

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Discussion : Comment gérer le désir pour ses partenaires

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centaure77

le mercredi 04 mars 2015 à 16h17

Noté !
Je savais que les modos était des êtres parfaits très à l'aise avec la zoophilie poulpesque :-D
Je n'en dit pas plus mais peux donc répondre si Invitée souhaite poursuivre sur la question sexualité.

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Discussion : La demisexualité, ça vous parle ?

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centaure77

le mercredi 04 mars 2015 à 15h42

Bonjour Bonheur,
Oui en effet Psyché et Soma ne s’oppose pas, ils ne sont qu’un, les séparer est une construction intellectuelle…un jeu de l’esprit assez occidental en fait.
Nous sommes une unité, complexe et multiple et pas une superposition. Nous ne sommes qu’interactions…On peut se vivre comme un pur esprit mais quand le pur esprit a bu un litre de thé son corps va lui rappeler quelques contingences matérielles. Réflexion triviale d’un centaure qui sent le poney bien sur…
Oui Bonheur l’expression de l’amour ne passe pas que par le désir et nous sommes, fort heureusement dans une palette de sentiments. Je voulais juste par mes propos cavaliers exprimer mon scepticisme d’un amour purement spirituel qui est pour moi une forme d’amitié. La richesse de la sexualité, sa dimension unique en termes de communication est, pour moi, indissociable de l’amour. Bien qu’homme quadrupède n’écoutant que ses hormones j’ai oui dire de l’asexualité mais elle n’est pour moi que trouble du désir en habits de soirées. Quand a la personne qui essaie de me vendre un concept asexuel je réponds que l’énergie sexuelle (libidinale pour faire cultivé) est le moteur fondamentale, quand elle ne s’écoule pas librement elle peut se sublimer, se détourner mais elle ne peut s’évaporer dans le cosmos, pas plus qu’on ne pourra écouter avec quiétude un Opéra de Mozart en se débâtant avec son litre de thé…
D’où ma méfiance pour les constructions intellectuelles sur une sexualité quantifiable et fractionnable, susceptible de se mettre en équation…
Ah j’oubliais…
Apsophos il ne faut lire que ceci :
Carambar
www.blablagues.net/blagues-carambar.html
:-)

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Discussion : Comment gérer le désir pour ses partenaires

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centaure77

le mercredi 04 mars 2015 à 11h53

Bonjour chère invitée,
Quelques mots vers toi chère invité, pas de solutions miracles bien sûr, juste quelques pistes de réflexions.
Avant tout je vais éviter pour ma part de répondre à tes angoisses par des « formules toutes faites » ou ce que je qualifierais de banalité (pardon, je ne veux froisser personne !).
Il est tentant de dire « tout est normal » en ajoutant quelques formules incantatoires :
« t’inquiète pas c’est la NRE, l’ascenseur émotionnel, le YouPaLa du désir, le ScouBiDouWah de la libido… »on peut ajouter aussi « si on en parle ça va s’arranger », faire cela est un moyen très efficace de maintenir la crise voir de l’aggraver :
« T’inquiète minou, je ne passe plus de temps avec toi et je n’ai plus de désir mais c’est la NRE, on en parle, tu respire un coup et ça va passer »…ou pas !
A éviter aussi les stratégies « sèche larmes » dans le genre
« Recentre ton couple sur autre chose… » La encore si c’est pour dire « T’inquiète Moumoune, je n’ai plus envie de faire l’amour avec toi mais une virée samedi prochain sur les châteaux de la Loire ça va te remettre le moral au beau fixe ».
La souffrance de quelqu’un lui est personnelle, ce qui nous touche "un peu" constitue pour une autre personne un abime de souffrance, nous sommes tous différent dans nos ressentis.
A l’inverse il ne s’agit pas de te culpabiliser sans fin dans le style « pourquoi suis-je une mauvaise femme, une égoïste, bla, bla » tu es toi avec tes propres aspirations et désirs, ta quête personnelle du bonheur, cela t’appartient.la souffrance de ton mari est la sienne, elle n’est ni banale ni ordinaire mais tu ne peux la porter sur tes épaules.
Alors quoi ?
J’aime bien la comparaison du Polyamour avec le fait d’être parent : quand on a deux enfants on n’a pas moins d’amour à partager, on peut offrir autant d’amour aux deux même si chaque enfant est différent et que chaque naissance ne répète pas l’histoire mais ouvre une nouvelle page. Maintenant en effet a la naissance d’un nouvel enfant on ne peut pas tout mobiliser sur le nouveau née parce qu’il est tout beau tout mignon, chacun sait qu’il faut être attentif et vigilant doublement à l’ainée. A ces évidences banales je rajoute que tout le monde n’est pas fait pour avoir plusieurs enfants…
Donc chère invitée tu aborde je crois un moment important qui peut te permettre une sortie « par le haut » ou « par le bas ».
Aucunes histoires de vie ne tombent d’un arbre, si tu es si sensible à une nouvelle relation, si ta sexualité s’exprime si fortement avec cette nouvelle histoire cela révèle qu’insidieusement quelque chose s’est endormie avec ton mari…la nature a horreur du vide.
Il faut maintenant t’interroger sur la nature de vos relations avec ton mari, sur votre amour : est-ce un moment de votre vie de couple ou le signe d’une véritable usure, l’amour est-il toujours la ou une forme d’amitié sincère et respectable ? A cette question vous seuls pourrez répondre…Et si la réponse est oui nous nous aimons toujours aussi fort alors il faut prendre « le taureau par les cornes » s’avouer que la sexualité était une douce habitude et que bien évidement dans ta nouvelle relation tu allume les feux de la passion…Vous devez ton mari et toi changer votre sexualité, explorer autre chose, de fort, d’intense qui ranime le désir…Situations excitantes, sex-toys, BDSM, libertinages amours de groupes avec des extra-terrestres en forme de poulpes…
Je ne m’étends pas, nous sommes sur un site Polyamoureux, pas sur des discussions sexuelles et je ne sais pas trop la limite…vais me faire virer par les modos qui sont pourtant tous exceptionnels, uniques et merveilleux…je sais que sur le site les relations humains/poulpes font polémiques.
Donc je dirais en conclusion : tu veux deux amours dans ta vie et bien oui mais donne toi les moyens, ne joue pas petite joueuse, petits bras, vie intensément ta nouvelle relation mais revivifie et bouleverse ta relation avec ton mari, relation qui a du « roupiller » paisiblement. Et dans une histoire de relation qui s’assoupit chacun a sa part, ton mari ne doit pas se poser en victime de ta conduite.
Après cela si vraiment tu ressens que la relation avec ton mari est juste une relation d’estime alors nous sortons du Polyamour pour …autre chose.
Voila mes humbles conseils, je pense que sur le site il y a des personnes qui ont une longue expérience des amours plurielles et qui serait vraiment plus a même de te donner leurs expériences.
Bon courage chère invité pour tes belles aventures sentimentales. Et dit toi que deux belles histoires à vivre intensément pleines de sexe et d’amour n’est pas un vilain programme.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : La demisexualité, ça vous parle ?

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centaure77

le mardi 03 mars 2015 à 14h46

Bonjour à tous !
Le centaure dans la mythologie est une être aux passions brutales, animales, à l’hyper sexualité, coureur de nymphes effarouchées ! J’endosse donc le mauvais rôle par des remarques manquants de subtilités…
Une demi-sexualité ? Un quart de sexe ? Un soupçon, une pincée….Etre sexuel a 0.8% a dose homéopathique ? Du sexe 9CH…
J’avoue que quand j’entends cela mon poil (de centaure) se frise !
Et voila les relents de la vielle querelle, le duel entre Psyché et Soma…Ah! Psyché, le royaume de l’esprit, de l’intellect, de la pureté des sentiments, de l’amour désintéressé, des bisounours de marbres perchés sur l’Olympounours, les champs Elysiums bisounounoursiens…et de l’autre Soma, le corps, vulgaire n’en doutons pas, peuplé de désirs bassement terrestres, de désirs bestiaux certainement ! D’ailleurs le bel Apollon représente la beauté, Dionysos sent le bouc, il est laid, bon lui il baise c’est sur mais qu’il est vilain (en plus il picole).
Les religions monothéistes ont encore durcis le phénomène : Dieu est esprit, le diable s’incarne dans les corps…bon s’est embêtant notre condition de mammifères nous condamne a de vulgaires gesticulations pour se reproduire mais ce n’est pas de l’amour, le vrai…d’ailleurs l’église a longtemps fait la promotion d’une lingerie sexy : la chemise à trou, permettant de se reproduire avec le minimum de sensualité (une mi-sexualité pour le coup). La pureté de l’amour : la vierge mère, le top du top ! L’amour sans sexe…le symbole de la pureté divine : La licorne, un animal magique et gynécologue pourvu d’une corne vengeresse. Si la jeune femme est vierge la Licorne se laisse approcher et donne ses pouvoirs magiques a la fille si pure…par contre si la gueuse qui a l’apparence virginale est une grosse baiseuse l’animal cornu repère aussi sec ce détail physique et embroche la coupable…et toc ! Et l’occident de dévider la pelote des amours purs : l’amour courtois, l’amour romantique, la comédie sentimentale…le sexe ? Ça fait vulgaire dans le tableau, ça sent le lapin !
Et de générations en générations, d’époque en époque la vielle scie résonne toujours autant et évolue comme un être protéiforme et immortel…faite le test et dite ou vous voulez : « j’ai des relations sentimentales avec trois hommes et deux femmes mais c’est une relation de complicité amourante qui chatoie l’intellect dans un désir évanescent qui coure entre nous pour poindre sans jamais effleurer le substrat transcendantal de nos consciences frémissantes d’un amour subliminal… » C’est beau, c’est de l’amour, c’est du demi sexuel quart de désir huitième de sensualité un seizième d’érotisme…en plus si il y a des relations a distances alors la mes amis c’est topissime, la topissitude de la topissitude de l’amour plus vrai que vrai. Et vous pouvez en parler dans un diner en ville…
Maintenant essayer ceci : « Je suis dans une histoire d’amour à trois, nous sommes deux hommes et une femme : on s’aime a en crever et toute la nuit on a baisés comme des bêtes et on l’a défoncé dans tout les sens tellement on est fou d’elle ! ». Bon évidement c’est vulgos, pas de l’amour, des bêtes en rut, on planque les gosses ! Je force le trait mais à peine, les habits neufs de la répression sexuelle se relooke toujours pour se réincarner à chaque génération. Donc amour mi-sexuel…ruades et coups de sabots.
Après il y a un autre débat sur le désir, sexuel celui-ci pour le coup (un désir sexuel? j'y croit pas) : Quelles méandres font naitre le désir et le guide reste un délicieux mystère de l’âme humaine et de sa richesse.
Bon évidement avec un tel post sur mon avis sur l’amour sans sexe je vais soulever quelques courroux, qu’importe je vais repartir au galop de Centaure atteint de priapisme littéraire pourchasser les nymphes effarouchées,gardiennes de la vertu.

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Discussion : Paradoxes et impasse

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centaure77

le vendredi 20 février 2015 à 12h54

Bonjour Actarus,

Je n’ai aucunes réponses claires pour toi et surtout aucuns conseils puisque par principe tu peux seul choisir et décider, juste quelques réflexions sur la situation…
Dans la situation que tu décris se dessine deux éléments qui se retrouve souvent dans les histoires de couples ;
Avant tout une histoire à deux s’établit comme deux lignes parallèles soit très proches (couples fusionnels) soit très éloignés (couples distants) chaque histoire est différente mais revient a cela ; l’envie d’une route commune dans un cadre qui se définit peu à peu. Un rêve de couple que l’on retrouve souvent c’est « la voie de chemin de fer » deux histoires parallèles, soudées ensemble et qui trace une jolie route bien net, indéfectiblement liées l’une à l’autre. La réalité est un peu différente car nous évoluons nous mêmes, chacun individuellement et l’environnement est fluctuant, changeant…au final les deux chemins de vie ondulent comme des danseuses orientales, s’éloignent et se rapprochent…ou pas ! Déjà le fait de laisser ces parcours proches relève d’un effort, cela ne va pas de soi, parfois chacun décide de renouer avec la route commune parfois l’un, par amour, suit la courbe ondulante de l’autre…déjà une première remarque si c’est toujours la même personne qui fait les efforts on définit cela comme un couple « toxique » car l’un décide de choisir sa vie et l’autre ne fait que suivre sans libre arbitre, souvent par peur d’être abandonné.
La grosse difficulté réside dans le fait qu’une des personnes peux évoluer fortement et/ou brutalement : le choix du Polyamour est de cette nature, un changement d’autant plus fort si le couple était sur des bases exclusives…
Il est donc naturel je crois que sur ce changement de situation tu ne puisses pas jurer mordicus que tout va aller pour le mieux dans le meilleur des mondes…qui le pourrait ? Tu peux en effet promettre de t’engager dans la voie de la compréhension et du partage mais promettre à l‘autre que c’est plié et que tout va rouler relève de l’escroquerie intellectuelle. Personnellement je ne me suis jamais marié car promettre tout un tas de trucs devant témoins pour la vie entière…hum !
Deuxième remarque : dans les couples il y a souvent un fort besoin de stabilité, c’est dans la nature profonde de l’être humain : nous n’aimons pas l’instabilité permanente, elle ne nous convient pas, en tout cas pas au plus grand nombre.
Du coup on voit souvent une organisation autour d’un «  pivot ». Pour assurer la stabilité on peut rechercher la construction d’une « base de sécurité » : mariage, achat immobilier, construction d’une cellule familiale…A partir de cette base rassurante je peux vivre ma liberté, solidement ancré sur mon pivot…Image classique du conjoint qui multiplie les aventures extra-conjugales ou les aventures de vie (navigation en solitaire, alpinisme extrême et autres…) mais qui a besoin de retrouver un conjoint stable et fidèle, une maison et un foyer autour desquels il articule sa vie, le fameux pivot.
Seulement voilà : le pivot et bien des fois y veux pas être le pivot !!! Et la le temps se gâte parce que l’organisation est remise en question. Voilà aussi pourquoi on voit aussi des arrangements « tartuffes » avec des couples dit monogame et exclusif ou chacun est infidèle mais ou tout le monde maintient les apparences pour sauver les éléments pivots mis en place.
Venusia a visiblement besoin avec le projet immobilier d’éléments de stabilités et d’un engagement de ta part sur le long terme, pour vivre pleinement sa vie avec toi ET avec d’autres relations. Toi visiblement tu es dans une démarche de compréhension mais tu ne souhaite pas garantir le résultat, du coup l’engagement dans un projet « long terme » ne te semble pas pertinent aujourd’hui.
Je ne vois pour ma part rien de grave, juste le besoin pour toi de vivre la situation, de l’expérimenter et d’expérimenter si le Polyamour te convient, puis seulement alors de décider (ou pas) d’un projet de vie…En tout état de cause, si j’ai bien compris, le rôle du pivot ce n’est pas pour toi !
Bon courage Actarus dans tes combats contre les forces de Véga.

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Discussion : Hébergement en région parisienne

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centaure77

le jeudi 19 février 2015 à 14h00

Rien de plus à dire...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Hébergement en région parisienne

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centaure77

le jeudi 19 février 2015 à 13h59

Oui chère bonheur,
j'avoue que je viens sur ce site pour lire des témoignages de qualité, ce qui est le cas, le reste m’intéresse pas en effet...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Discussion : Hébergement en région parisienne

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centaure77

le jeudi 19 février 2015 à 13h53

Ouuuiiii !
Voilà le post de discussion qui fait bouger la Polyattitude : totale groove <3 <3 <3
Moi aussi, moi aussi, moi aussi : si vous êtes nombreuses, a forte poitrine et avide de sexe, seule et sans personne, cherchant un lit une place sur Paris, en plus j’fait de la muscu et j’ai des boxers Gucci (+) (+) (+) Bon pas plus de 10 à la fois, j’ai un taffe le lendemain (qui gagne un max genre tu m’as compris), si vous êtes plus je donnerais des tickets !
C’est le printemps ! Titiaparis et moi on est chaud chocolat…
:-D :-D :-D

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Discussion : Polyamour tout seul ?

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centaure77

le mardi 17 février 2015 à 13h56

Bonjour Lulutine,
Je rebondis sur ce post au travers de ta conversation…
Si je comprends bien (ce qui n’est en rien certain étant un homme somme toute très ordinaire) une histoire mono-poly semble s’apparenter à une tragédie grecque. Destin inexorable conduisant vers des gouffres amers, fatalité du drame annoncé tel Œdipe. Le couple mono-poly débouchant fatalement vers la séparation tumultueuse, le crime passionnel, la drogue, l’alcool et la surconsommation de pâte de noisettes à tartiner d’une marque connue, le suicide à coup de nounours en guimauve voir le seppuku à coups de figues…
Le sujet m’intéresse au plus haut point car je suis un p’tit nouveau dans le Polyamour et je voudrais savoir si je dois stocker les antidépresseurs et les sucreries.
Pour faire bref je suis (très) amoureux d’une femme (merveilleuse) qui aime (beaucoup) deux hommes, dont moi-même et ce depuis 15 mois z’environ. Hormis tout le bonheur que m’apporte cette relation je dois dire que la découverte du Polyamour a été pour moi quelque chose de fondamentale, un séisme dans ma vie affective. J’ai découvert dans cette relation une façon d’aimer nouvelle, plus profonde et plus pure, une sorte de quintessence de l’amour (pour moi toujours) : aimer sans vouloir posséder l’autre, sans vouloir se l’approprier…aimer et partager son bonheur, aimer en étant soi, juste soi, sans vouloir être cet homme parfait et universel…les mots manquent et trébuchent pour dire ce que je ressens…être si heureux d’être avec elle et être heureux qu’elle soit avec lui car lui la rend heureuse…aimer c’est la vouloir heureuse.
J’ai eu le sentiment de tailler une pierre précieuse, scories après scories, écorces après écorces, dépouiller l’amour de sa gangue pour ne laisser qu’un amour très pur, transparent comme un diamant, un amour aux mille éclats.
Mais peut-être suis-je naïf et peu expérimenté du Polyamour, très sincèrement je n’ai que cette expérience et cette histoire comme bagage…peut-être que c’est fichu d’avance et que le temps écroulera ces sentiments, en tout cas revenir au couple monogame : plutôt crever !
Un petit bonjour à toi bonheur et ta vision optimiste de la vie…

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Discussion : Passer le cap

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centaure77

le dimanche 15 février 2015 à 20h15

Bonsoir Elleestpasbellelavie,
Comme dit un proverbe «  qui ne veux pas de réponses ne pose pas de questions »…Tu as posé une question et je donne donc une réponse : clair et net, sans jugements négatifs mais sans faux semblants non plus.
Tu décrit une situation ou depuis trois longues années tu explore le Polyamour et tu t’épanouis dans ce que tu souhaite : des relations homosexuelles ou bisexuelles, comme tu souhaiteras les appeler Tu as choisi de vivre de grands moments de complicités y compris sexuels et sensuels avec les partenaires de ton choix. Parallèlement ton conjoint n’a exploré…Rien ! L’abstinence et la monogamie…Tu as clairement décidé de t’accorder liberté et épanouissement pour toi seule , expliquant que sa liberté était pour toi impossible à vivre et insupportable, ton conjoint s’est visiblement conformé a cette injonction. Surmontant tous tes interdits il a trouvé le courage d’annoncé que, peut-être, il pourrait faire ce que tu réalise depuis trois ans et cela est pour toi proprement insoutenable…Je ne rentre pas dans le coupage de cheveux en quatre du style » pour moi ce n’est pas pareil… ». Le contrat est visiblement clair : Polyamour pour toi, que couic pour lui ! Est-ce une relation de pouvoir entre toi et lui ? Évidement oui, très forte semble t-il d’ailleurs Y a en effet réalisé quelques omissions pour échapper a ton pouvoir et ton autorité, tu as raison de lui en vouloir, si en plus il prend des initiatives sans ton contrôle absolu ou va le monde…
Rien que de très classique et naturel : nous avons tous tendance, plus du moins, a nous octroyer des libertés que nous refusons obstinément aux autres, c’est ainsi.
Que faire ? Réponses simples : soit tu continue ainsi en maintenant les interdits pour lui et en vivant ta vie pleinement et alors soit clair et net ! le Polyamour n’est que pour toi ! Ou alors tu souhaite par amour et compréhension avoir une relation basé sur l’égalité et le partage, le Polyamour pour chacun. Mais si tu accepte cela doit être franc car j’ai souvent vu le schéma suivant : une personne rencontre des difficultés d’ordres sexuelles, qu’elle ne souhaite pas régler…la personne peut dire a l’autre « fait ce que tu veux, je ne peux pas te donner une sexualité comme tu le souhaite alors tu es libre de la vivre ailleurs » mais au-delà du discours annoncé la personne, par son attitude et sa communication non verbale renvoie le message inverse : « oui tu peux aller voir ailleurs mais je serais terriblement blessée et tu me montrera mon échec, ce qui sera affreusement cruel… » Évidement la personne qui perçoit ce message ne fait rien, explique que la sexualité ne l’intéresse pas et que son énergie sexuelle est évacué dans le cosmos intersidérale…
Tu fera tes choix, puisque ici c’est toi qui décide de tout…et depuis longtemps, trois ans c’est très long !
Voilà ma réponse à ta question, pas la solution bien sûr, elle t’appartient…

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Discussion : Passer le cap

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centaure77

le vendredi 13 février 2015 à 16h04

bonjour Elleestpasbellelavie,

Juste pour comprendre et pardon si je semble indiscret mais pour ta part tu décris ton ouverture sur le Polyamour, avec des femmes si je comprends bien : depuis combien de temps et sont-elles platoniques ou pas ?

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Discussion : A l'aide !

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centaure77

le jeudi 12 février 2015 à 16h57

Bonsoir Lalila,
Beaucoup de justes réponses a tes questions, quelques mots vers toi pour tenter d’éclaircir ta réflexion.
Je crois que tu te noie dans ta réflexion sur le Polyamour, tes attentes et tes envies…le problème se situe plus prosaïquement. Quand une histoire d’amour se crée et se pérennise les deux personnes s’articulent autour d’un ensemble de points communs, de projets, d’idées…tout ce qu’on voudra ! il y a donc un contrat tacite et invisible qui lie les êtres, chacun prend une place. La vie et ses tribulations nous font évoluer plus ou moins ensemble. Le problème se crée lorsque l’un des deux change complétement ou soudainement. Si a la place du Polyamour tu annonçait a T que tu veux tout quitter pour vivre sur le plateau du Larzac car tu en as assez de cette vie corrompue, que tu veut un retour à la nature, cultiver du bio et vivre des fruits de tes cultures ton conjoint dira oui ou…non ! Le problème de fond ne sera pas le Larzac mais le fait que tu change complètement les données sur lesquels votre couple s’était entendu. Ton conjoint peut dire clairement : « non, je ne partirai pas dans le Larzac et si tu part tu partiras seule », après tu peux lui fournir des témoignages de gens qui vivent là-bas et qui trouve cela bien, lui donner des guides touristiques et des reportages sur le Larzac mais il peut ne pas changer d’avis pour autant…le problème ne résidera pas non plus sur le fait qu’il est plus sain pour toi et ta famille de vivre au milieu de la nature, le problème restera que T dira : « je t’ai connu aimant la ville, je travaille ici et mon travail me plait je n’irai pas m’enterrer dans le Larzac, point final ». Après soit tu renonce et reste en ville avec T ou tu part, coute que coute, dans le Larzac, sans lui.
C’est aussi simple que ça !

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Discussion : Polyamour tout seul ?

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centaure77

le jeudi 12 février 2015 à 10h44

Très joliment dit Nurja…
Je ne donne que mon avis, juste une opinion personnelle, rien de plus : Nous sommes tous le fruit de notre parcours de vie, nous avons un héritage «  génétique » en termes de caractères, indéniablement mais nous sommes surtout le fruit de notre parcours de vie, de nos expériences. Personnellement je ne crois pas aux choix idéologiques : dirait-on je suis homosexuel par choix idéologique ? Non bien sûr ! Après je peux à partir de mon homosexualité construire de nombreux choix idéologiques. Je ne crois pas ni au choix idéologique ni au hasard mais a des expériences, une personnalité, un parcours de vie qui va nous rendre ouvert, disponible à quelque chose. Cela peut paraitre le fruit du hasard dans l’instant mais en fait un même événement vécu par une autre personne avec un autre parcours de vie, une autre personnalité ne débouchera pas sur les mêmes choix…
Et n’oublions pas un moteur très, très puissant en nous : le principe de plaisir ! Dans une vision restrictive on nomme cela « la recherche de gratification », je préfère la jolie formule qui dit «  la pulsion entretient la pulsion ». Tout simplement ce qui nous procure du plaisir (physique et/ou intellectuel) et bien nous cherchons à le reproduire. Si je suis en couple et que j’ai une rencontre avec une autre personne, que cette rencontre me fait vivre des choses nouvelles, qui font écho en moi et bien logiquement je vais le reproduire, pourquoi en serait-il autrement ? Donc Nurja tu as infiniment raison de dire qu’il faut accepter si on fait le choix du Polyamour, ce n’est pas le fruit du hasard, le fameux « coup de canif dans le contrat ». Si nous sommes heureux de notre expérience cela va rester une part de nous, il est inutile de le présenter à l’autre comme un accident mais faire comprendre que cela fait parti de nous. Le pire étant toujours de renier qui nous sommes pour se conformer aux attendus de l’autre ou de l’entourage social : C’est le « principe du saumon » je remonte en permanence le courant, luttant contre ma personnalité et ma nature profonde, exercice épuisant, dans la nature le saumon finit par mourir de cela !

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Discussion : Polyamour tout seul ?

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centaure77

le mercredi 11 février 2015 à 11h18

Bonjour Lyto,

Quelques mots à la fois doux mais clairs pour répondre à tes interrogations.
Je suis actuellement dans le cadre d’une relation Polyamoureuse et je m’y trouve bien par ce que la parole circule et que tout est transparent.
J’ai un parcours professionnel passée de conseiller conjugale/sexologue et après avoir exercé plusieurs années j’ai décidé d’arrêter pour évoluer vers d’autres métiers. Une des raisons qui m’a découragé du conseil conjugale est un peu justement la situation que tu décris, c’était un « best off », la situation numéro 1, le classique des classiques que j’entendais 5 fois par jours minimum, a 80% de la part d’un homme d’ailleurs : le monsieur m’expliquait en confidence que « j’ai une femme merveilleuse mais j’ai fait une/des rencontres amoureuses et sensuelles, j’ai besoin de vivre ces moments intenses et merveilleux car je suis un grand sensuel, un grand romantique, un grand aventurier, un…bla, bla, bla… » Évidemment à chaque fois que je posais la question « et vous en avez parlé à votre compagne ? » La réponse était assez invariable : « Non ! bien sûr, elle souffrirait trop, elle ne comprendrait pas, tout cela est loin d’elle, elle est plus classique, ce n’est pas sa vision du couple, elle a trop de valeurs morales, elle serait blesser, j’ai trop peur de la perdre, c’est la mère de mes enfants…bla,bla,bla » Rayer la mention inutile ! Pour caricaturer j’avais donc un plein stock de « grands sensuels romantiques » et des tas « d’épouses fragiles et très conventionnelles ». Pour information et sortir du sujet lorsque le grand sensuel romantique apprenait parfois que son épouse fragile et conventionnelle avait eu de nombreux amants sa réaction n’était pas Polyamoureuse et pleine de compréhension, à tout le moins !
Donc réponse ultra clair : tout est envisageable quand tout est dit ! Le Polyamour tout seul dans le secret j’appel ça de l’infidélité, sans jugements négatifs d’ailleurs. Par contre le vrai problème du mensonge c’est qu’il vole ta compagne d’un bien très précieux : sa liberté ! Pour être libre et conduire notre vie la vérité est incontournable…en effet si elle apprend ta vision du Polyamour elle peut ne pas être d’accord, vouloir mettre un terme à votre relation ou accepter...ou encore choisir de vivre aussi dans le Polyamour en ayant d’autres partenaires, cela sera son choix et sa décision. En lui mentant elle ne peut pas conduire sa vie puisqu’elle la dirige sur de fausses informations. C’est pour moi d’autant plus difficile que l’un réclame et cultive sa liberté et ne la donne pas à l’autre !
Voilà, une réponse un peu « au rasoir » mais clair : si j’aime autant les milieux Poly c’est justement que je rencontre des personnes qui sont clairs sur leurs choix et leurs désirs assumés et qui offre cette liberté dans leurs amours…
Courage Lyto, il y a une citation que j’aime beaucoup :
« Alors vous connaitrez la vérité et la vérité vous rendra libre… »

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