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La demisexualité, ça vous parle ?

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ScottBuckley

le mercredi 04 mars 2015 à 17h56

bonheur
Je vais faire rire, mais ne peut-on pas être à la fois très sexuel et asexuel. Concevoir qu'avec certaines personnes le sexe n'est pas pertinent et qu'avec d'autres sa place est naturelle et légitime.

L'expression de l'amour ne passe pas que par le sexe, heureusement.

Pourquoi y aurait-il un duel entre Psyché et Soma ?

J'ai beaucoup de respect pour les personnes asexuelles ou peu sexuelles. J'ai aussi beaucoup de respect pour ceux qui trouvent leur bonheur, en plus de leur sexualité courante, dans une sexualité libertine.

L'important n'est pas les sentiments et/ou le bien être du corps ? L'important n'est-il pas l'équilibre et le bonheur personnel ?

Merci à toi Bonheur, je plussoie (+) !

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PolyGone

le mercredi 04 mars 2015 à 18h33

bonheur
L'expression de l'amour ne passe pas que par le sexe, heureusement.

En effet :-)

Mais quant à moi, si je suis amoureuse d'un homme, le désir est forcément très présent.
Il ne me paraît pas possible d'aimer un homme sans une sexualité forte. Mais peut-être suis-je totalement nymphomane.... :-)

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bonheur

le mercredi 04 mars 2015 à 19h56

Encore une fois, l'important est le bonheur. Sans sexe, moi ça me plait beaucoup car ce n'est pas indispensable à mes yeux. Je dirais même qu'une trop forte volonté de sexe me pousserait à m'éloigner, voir à fuir. Quelqu'un qui ne peut m'aimer sans, je ne pourrai recevoir son amour car ce dernier sera parasité. Après, ce n'est que moi.

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ScottBuckley

le jeudi 05 mars 2015 à 12h58

bonheur
Encore une fois, l'important est le bonheur. Sans sexe, moi ça me plait beaucoup car ce n'est pas indispensable à mes yeux. Je dirais même qu'une trop forte volonté de sexe me pousserait à m'éloigner, voir à fuir. Quelqu'un qui ne peut m'aimer sans, je ne pourrai recevoir son amour car ce dernier sera parasité. Après, ce n'est que moi.

Idem, tout comme toi Bonheur.
Et d'ailleurs c'est aussi ce qui me plaît dans cet univers polyamory : des relations où chacun & chacune se sente bien, sans se sentir sous la pression des modes de la société et de forcément "tout faire" ou "rien faire", juste inventer la relation à deux, avec OU sans sexe.

Le polyamory me semble bien plus vaste et moins "normé" que le libertinage (où les sentiments ne sont pas forcément les bienvenus, d'après ce que plusieurs personnes libertines m'ont dit) .

Et puis redécouvrir les joies des sensations simples mais fortes : complicités multiples, conversations (très) intimes, massages, câlins, découverte de l'une et l'autre en prenant le temps.... (+)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bonheur

le jeudi 05 mars 2015 à 13h46

Une conférence et un reportage TV sur le libertinage (aussi j'ai un peu côtoyé ce milieu, sans forcément partagé ce qu'il y a à l'entre-jambe), les libertins ne veulent justement pas mêler sentiments et plaisir corporel. Ils ne désirent pas s'attacher.

Par contre, de part mon expérience, les simples caresses, contacts, etc... On peut donc être tactile sans être sexuel (j'indique que pour moi sexe = libido+entrejambe+anus). Le milieu libertin n'est pas normé, je dirais plutôt codifié.

ScottBuckley
Et puis redécouvrir les joies des sensations simples mais fortes : complicités multiples, conversations (très) intimes, massages, câlins, découverte de l'une et l'autre en prenant le temps.... (+)

Oui, ce que l'on a perdu en privilégiant nos hormones et notre libido, à mes yeux, c'est important de lui redonner une place valorisée. C'est possible et ce type de relation offre AUSSI énormément.

Prendre le temps :-)

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bonheur

le jeudi 05 mars 2015 à 14h14

L'amour est avant tout, pour moi, des émotions intérieures, ressenties à répétition en présence, ou en contact avec l'autre (relations à distance géographique), cette joie, cette dimension intérieure que l'autre prend doucement en moi... L'amour, pour moi, nécessite donc en effet du temps, indiscutablement pour transformer toutes ces émotions répétées, toutes ces attentions, en une certitude sentimentale. L'amitié peut en effet être un stade premier, c'est même souhaitable je crois. Par contre, une fois l'amour installé, que l'on ne vienne pas me dire que c'est un-e ami(e). Des ami(e)s, j'en ai, mais les émotions intérieures sont présentes, mais n'ont rien de comparables, même avec le temps.

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ScottBuckley

le samedi 07 mars 2015 à 11h36

Bonjour,

Sur le site de rencontres OKCupid, que j'apprécie beaucoup & qui est notamment très poly friendly, bi friendly, LGBT friendly, sans case friendly ... entre autres,
on peut choisir ( tout le monde le peut ? ) comme mots, dans " orientation " plusieurs choix, notamment :

' Bisexual, Sapiosexual, Demisexual, Pansexual '
( ou ailleurs : ' genderfluid ' , cisexual ' ... )

Je ne sais pas si c'est nouveau ni si tous & toutes les membres d'OKC peuvent choisir et/ou cocher ces multiples mots là, m'enfin c'est si rare (me semble-t-il, sur les sites de rencontres ) que je me permets de le noter (+)

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centaure77

le samedi 07 mars 2015 à 12h06

"L'amour, c'est rien! Quand c'est politiquement correct On s'aime bien On n' sait même pas quand on se blesse L'amour c'est rien Quand tout est sexuellement correct On s'ennuie bien On crie avant pour qu' ça s'arrête La vie n'est rien... Quand elle est tiède!"
Mylène Farmer

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PolyGone

le samedi 07 mars 2015 à 12h44

Je suis bien d'accord !!!
(+)

Un homme qui me dirait "je t'aime mais je ne te désire pas comme un dingue" me ferait fuir.

Je trouve dommage d'opposer sexualité intense à massages, caresses, etc... L'un n'empêche absolument pas l'autre et en ce qui me concerne, j'envisage l'amour entre un homme et une femme avec tout le "package".

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Alygator427

le samedi 07 mars 2015 à 17h23

Encore un mot pour qualifier ...
Je me dit asexuelle, mais on ne me crois pas.
Alors je réfléchie et me pense plutôt demie-asexuelle, ce qui revient en fait à demisexuel qui est plutôt exact, vu que ça rejoint ma définition.
Le plus difficile étant de créer un lien 'romantique' avec quelqu’un de façon réciproque, ce qui ne risque pas d'arriver.

Je ne ressent aucune attirance, rien de rien, je ne sais pas du tout comment aimer quelqu'un.
Sauf que dernièrement j'ai pensé un certain temps à une personne précise, et là j'ai eue envie de lui faire un câlin, et beaucoup plus, mais comme il s'en fiche, je me dit que j'ai rêvé et c'est tout. L'oubli c'est fantastique.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bonheur

le samedi 07 mars 2015 à 18h56

Je crois que vous avez tous raison. L'important, ben, c'est ce que le lien nous apporte.

PolyGone et moi sommes en opposition et pourtant nous sommes, je crois, toutes les deux sincères dans nos propos. Ce qui l'attire me fera fuir et inversement. Son idéal amoureux, et le mien, sont différents.

Je comprend beaucoup Alygator427. L'asexualité est une forme de sexualité, ni meilleure ni moins bonne qu'une autre, elle se résume juste par la non envie qu'un pénis entre dans un vagin. Tout simplement ne pas avoir envie de cela. Rien de mal, et ne pas penser valoir moins qu'un-e autre. Comme le dit PolyGone, l'un n'empêche pas l'autre, sauf que j'ajouterai que l'un n'entraine pas nécessairement l'autre. Je dirai que c'est aussi simple que cela.

Je crois Alygator427 qu'aimer n'est pas que du sexe, alors si, tu sais, comme tout à chacun-e, aimer. Simplement, tu n'es pas compris et apprécier à ta juste valeur. Osez, peut être... osez être toi, l'assumer et s'épanouir.

J'ignore ce qui est fantastique, mais l'acceptation de soi en est à la base.

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Dreltak

le samedi 07 mars 2015 à 19h24

C'est surtout qu'a force de faire face a certains soucis, c'est normal que ça lui coupe la chique au croco.

Désolé mais non je te "crois" pas, tout simplement pour la raison que je viens d’évoquer. C'est employer un mot pour un maux, ce qui ne fais pas une orientation sexuelle, ni de toi quelqu'un de mauvais ou de faux, loin de la. Ou alors faut qu'on m'explique (s'il vous plais ?).

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bonheur

le dimanche 08 mars 2015 à 19h27

Peut être un manque de confiance en soi pour Alygator427 qui me semble paraitre incompris (en tout cas c'est l'idée que je me fais de ces propos). Se rassurer soi permet à autrui de se sentir plus en adéquation.

Mettre des mots sur les maux, n'est pas à mes yeux une mauvaise chose. L'important est d'arrivé à s'accepter et dans certaines circonstances c'est sans doute plus difficile. Il faut faire confiance à la faculté de résilience que chacun a en soi.

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Athelas

le samedi 14 mars 2015 à 09h06

Alygator427
Encore un mot pour qualifier ...

Je me dit asexuelle, mais on ne me crois pas.

Alors je réfléchie et me pense plutôt demie-asexuelle, ce qui revient en fait à demisexuel qui est plutôt exact, vu que ça rejoint ma définition.

Le plus difficile étant de créer un lien 'romantique' avec quelqu’un de façon réciproque, ce qui ne risque pas d'arriver.

Je ne ressent aucune attirance, rien de rien, je ne sais pas du tout comment aimer quelqu'un.

Sauf que dernièrement j'ai pensé un certain temps à une personne précise, et là j'ai eue envie de lui faire un câlin, et beaucoup plus, mais comme il s'en fiche, je me dit que j'ai rêvé et c'est tout. L'oubli c'est fantastique.


Message modifié par son auteur il y a 7 jours.

Bonjour !
Ca c'est fort comme message. Tu as une double frustration de ne pas avoir "d'envies" romantiques de manière facile, et en plus quand tu as eu cette envie, ce n'était pas réciproque...
Effectivement, je dirais que ce n'est pas de l'aromantisme, mais peut être une exigence forte avant de ressentir le désir.
Ca colle en partie avec la demisexualité pour le "besoin" de ressentir une émotion avec la personne, mais il faut ajouter cette "réciprocité" chère à toutes nos relations épanouies...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Junon

le samedi 14 mars 2015 à 15h40

Mais Centaure, le problème n'est absolument pas l'amour sans sexe: bien sûr que c'est possible, foutrement agréable et tutti quanti ;)
Le problème réside dans le fait que nos libido, quel qu'en soi l'intensité, peuvent ne pas s'accorder.
(j'avoue avoir bien ri de votre citation de Mylène Farmer. Voilà une penseuse qu'on évoque trop rarement sur Polyamour.info et c'est rafraîchissant, merci)

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(compte clôturé)

le lundi 06 avril 2015 à 10h38

Bonjour à tous et toutes,

Je rebondies sur cette discussion parce qu'il vient de m'arriver quelque chose de "drôle". Il y a un peu plus d'un mois, un inconnu est venu me draguer sur Facebook. Après lui avoir expliqué que Facebook n'est pas pour moi un site de rencontre (d'autant plus que je ne suis pas adepte des sites de rencontres quels qu'ils soient), et devant ses messages sympathiques, bienveillante, son humour, son écriture simple et masculine (dans le sens "chargée en testostérone"!), il s'engage donc ce qu'on peut appeler une ciber rencontre. Le contact par écrit est tout de suite intéressant avec une chose rare par rapport à mon vécu (oui j'ai déjà eu une relation cybernétique mais avec quelqu'un que je connaissais dans la vraie vie avant qu'il m'emporte dans ce monde virtuel): aucun problème de compréhension, pas de quiproquo, pas de loup à débusquer pour capter le sens des phrases écrites... Des photos sont échangées, moi toujours récentes parce qu'aucune envie de mensonges sur ce que je suis, celle qu'il veut rencontrer ; lui, et je le saurai par la suite, des photos datant de 2 voir 4 années, que je pense être actuelles. Au fil des jours, s'enclenche une VRAIE rencontre, une de celles qui vous chamboulent, vous fait chanter au réveil même si la tête est restée sur l'oreiller, qu'il pleut, que les enfants courent partout dans la maison en hurlant et qu'arrivee au boulot avec 1 h de retard, on cumule les situations complexes à démêler avec un sourire à faire pâlir Shakira !!
J'admire son côté homme qu'il assume et son ouverture d'esprit et son absence totale de jugement quand je lui explique qui je suis et ma conception de la vie amoureuse.
Je suis donc, psychologiquement, émotionnellement très attiré par lui, au point de partager mes sorties avec mes amies avec lui par le biais de photos et sms (il n'a pas trop de lien social car m'expliquant qu'il est un peu extraverti). Je le fais rentrer dans ma vie et rentre dans la sienne, au rythme des journée. Je fantasme à fond, disons-le tout net !! ;)
Je n'ai pas de type d'homme. Je suis une intuitive et fataliste : je dois me retrouver au contact de l'autre pour ressentir ou pas quelque chose ; ce qui doit se passer se passe, toute rencontre est bonne à prendre, tout en balisant les choses pour ne pas se perdre, en restant honnête avec soi et l'autre et aucune rencontre n'arrive par hasard : voilà, en gros, comment je conçois les nouvelles rencontres si tenté que la sente. Et là j'étais sûre de moi : on discute avec nos doigts depuis plusieurs semaines, parlons-nous ca ne peut que le faire ! Tout en ayant l'esprit au clair, qu'il ne peut, peut-être, rien se passer...
C'est donc très confiante et très "open" que je me rend à ce premier rendez-vous, détendue, heureuse de pouvoir échanger directement avec cette belle rencontre.
Et là RIEN ! Le trou béant des émotions. Aucune attirance physique, aucun feeling de moi vers lui. Que ce soit dans les discutions intimistes (on a fait un pique-nique) ou dans un lieu collectif (on est allé voir une expo) je n'arrive pas à faire le lien entre l'homme qui m'a tellement apporté dans ses mots et l'homme que j'ai en face de moi. Pourtant, je ne suis pas très attachée au physique. Je peux être attirée par des hommes froncierement opposés physiquement et philosophiquement. Et vu ce qu'il éveillait chez moi rien que par des photos (bien que celles récentes envoyées ces derniers temps montraient un homme moins physiquement à son avantage), et sa confiance en lui et en la vie, j'étais certaine d'être en accord avec lui.
RIEN chez lui n'a déclenché quoi que ce soit. C'était très perturbant : le charme que je lui trouvais sur les photos envoyées était totalement absent. L'inadéquation totale entre mes émotions virtuelles et réelles.
Alors oui, je sais ce que vous allez me répondre : c'est ton interprétation des choses qui t'a faite fantasmer et c'est le danger des rencontres par écran interposé. Qu'il est facile d'entrer en contact avec un écran comme filtre que directement les yeux dans les yeux....
Mais cette discussion m'est revenue comme un boomerang lorsque je suis rentrée, faitiguée d'essayer de comprendre les choses.
Et qu'effectivement, les définitions des termes peuvent arriver à nous aider à comprendre ce qu'il nous arrive.
Donc MERCI à toi ScottBuckley d'avoir lancé ce fil et mis cette notion en avant, qui fait raisonnance chez moi après cette rencontre a-émotionnelle, même si, j'ai tout même passé d'agréables moments parce que pas refermée à ce qu'il est.

Vous est-il arrivé de rencontrer quelqu'un qui n'éveille rien en vous, puis au fil des mois, annees peut-être, vous séduit réellement ?

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bonheur

le lundi 06 avril 2015 à 14h44

Relation épistolaire n'est pas une relation concrète. Et souvent, l'on est déçu, l'on aime les mots, le discours et en présence, que dalle (voir un effet négatif plutôt) !

Rien ne vaut une vraie rencontre.

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LuLutine

le lundi 06 avril 2015 à 14h52

Certaines relations fonctionnent très bien par écrit et en présence, pas du tout (ou beaucoup moins).
Vouloir que ça fonctionne en présence parce que ça fonctionne par écrit est une erreur que beaucoup font, je crois.

L'intimité intellectuelle peut être très belle en elle-même, et n'oblige pas à avoir d'autres sortes d'intimité...

Gardons ce qui fonctionne, ne nous acharnons pas à vouloir ce qui ne fonctionne pas.

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bonheur

le lundi 06 avril 2015 à 19h22

Pour une fois, je suis assez d'accord Lulutine. Sauf qu'à un moment donné, si l'occasion se présente de se rencontrer en présence, la volonté de plus connaitre la personne à découvrir prendra le dessus... je crois que c'est inévitable.

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LuLutine

le lundi 06 avril 2015 à 23h04

bonheur
Pour une fois, je suis assez d'accord Lulutine. Sauf qu'à un moment donné, si l'occasion se présente de se rencontrer en présence, la volonté de plus connaitre la personne à découvrir prendra le dessus... je crois que c'est inévitable.

Bah oui, ce que je dis c'est que si en présence ça ne marche pas, gardons ce qui marche : la communication distante !
Ca peut être très bien comme ça !

Pourquoi s'acharner à vouloir que la relation "en présence" fonctionne parce que celle à distance fonctionne ?
Parfois je crois que c'est inutile...

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