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Polyamour Quantique

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centaure77

le mercredi 02 septembre 2015 à 14h59

Il y a de cela bientôt deux ans j’ai fait une entrée (fortuite !) dans un type de relation amoureuse inédite pour moi : une histoire à trois. J’ai fait témoignage de cette histoire et n’y reviendrait pas ici mais cette aventure amoureuse m’a plongé dans nombres de questions et interrogations : est-ce si rare que cela ? Sommes nous seuls a vivre cela ? Des questions et pas de réponses.
Magie de l’internet et recherches persévérantes font découvrir ce site et donne envie de participer aux événements parisiens : café poly et gouter poly. Un nouveau concept dans ma vie : le polyamour !
Les débats et discussions sur le site sont variés et souvent fort bien écrits. Dans les cafés poly les prises de paroles sont courtoises et offrent des opinions et perspectives multiples.
J’ai eu dans les événements poly de beaux échanges et de belles rencontres.
Bref un enrichissement humain certain et le plaisir de se confronter a des avis et opinions parfois très éloignées de moi mais comme le dit si bien Saint-Exupéry « ta différence loin de me léser enrichie ».
Mais reste une question lancinante: polyamour, polyamoureux , qu’est-ce que le polyamour ?
Dans ma naïveté de candide je suis partie de l’idée (simplette !) que le polyamour c’est aimer plusieurs personnes ! Innocent que j’étais…
Il m’a été expliqué que non, pas du tout ! Polyamour n’est qu’une mauvaise traduction de l’anglais polyamory qui veut dire…des tas de choses, il m’a été donné trente six traductions !
Donc un polyamoureux ce n’est pas nécessairement quelqu’un qui aime plusieurs personnes…d’ailleurs l’amour n’a pas bonne presse dans le milieu poly c’est souvent un sujet « qui fâche », qui a des relents de modèle monogame et d’injonction sociale. Amitié ? Amour…on répète plutôt la formule « relations consensuelles »…bon en même temps relations consensuelles ça n’engage pas bien loin puisque la définition de consensuel c’est « par consentement des parties », l’opposé c’est relation conflictuelle. Le polyamour n’est donc pas forcement de l’amour mais au moins des relations ou les gens sont d’accord, pas en conflit…problème d’une scène de ménage polyamoureuse de personnes ayant des relations consensuelles momentanément conflictuelles !
Et puis des personnes qui sont d’accord ensemble c’est assez vaste !
Le mastère resta entier…
Polyamour c’est donc des personnes amoureuses ou pas, globalement d’accord pour avoir des relations ensembles. Dans mon expérience simplette du polyamour j’avais aussi comme hypothèse des personnes ayant des relations amoureuses et sexuelles, on a vu qu’amoureuse n’était pas la bonne définition mais j’ai découvert qu’il y a des polyamoureux ayant des relations non sexuelles mais se considérant bien dans le cadre du polyamour. La sexualité aussi est un sujet sensible, je me suis personnellement fait étrillé,par écrit, pas dans le cadre de relation BDSM :-) pour avoir émis l’idée que la sexualité était importante a l’épanouissement de l’individu et enrichissante dans la relation affective…il m’a été reproché de suivre un modèle monogame et de faire l’apologie d’une injonction sociale
Polyamour c’est donc des relations amoureuses ou pas, avec une sexualité ou pas…d’ailleurs dans le milieu poly on ne confond pas avec le libertinage. Les libertins qui pourtant ont des relations consensuelles avec plusieurs personnes…
Reste au moins une hypothèse : le polyamour c’est avoir des relations, consensuelles, avec plusieurs personnes ?
En fait pas non plus, j’ai croisé des polyamoureux seuls, parfois depuis assez longtemps, des polyamoureux célibataires en quelque sorte mais qui rejette le modèle monogame : ils se présentent de manière légitime comme polyamoureux. Polyamoureux célibataires pourquoi pas ! Il y a somme toute en Ile de France une personne sur deux célibataire, toutes légitimes à se présenter comme étant monogame.
Logiquement une personne seule, ne souhaitant pas de relations amoureuses ou sexuelles est polyamoureuse aussi si elle le souhaite.
Donc, donc polyamour c'est bien des relations amoureuses ou pas avec une sexualité ou pas avec plusieurs personnes ou pas voir tout seul…mais consensuel !
Logiquement un pot de départ a la retraite dans une entreprise ça pourrait s’entendre comme une réunion poly…poly…pote ?
De plus des intervenants ajoutent à la confusion avec des concepts comme « l’anarchie relationnelle ». Anarchie relationnelle ? Opposition certainement au trotskysme de l’amour ou au marxisme affectif voire à la ploutocratie des cœurs.
On imagine bien : « depuis que j’ai quitté le modèle libéral conservateur monogame j’ai’ remis en cause ma sexualité bourgeoise de classe dans le cadre de ma révolution culturelle mais l’anarchisme relationnel me semble moins libertaire que la définition mutualiste de l’amour fondé sur une globalisation écologique consensuelle moins liberticide… ».
Là j’avoue que je suis resté une longue période sans avancer dans mes réflexions quand la physique est venue à mon secours !
Une seule possibilité, une idée lumineuse : la physique quantique !
Un des pères de la physique quantique a écrit : « je crois pouvoir affirmer que personne ne comprend vraiment la physique quantique » lorsque j’ai relu cette phrase je me suis dit « voila un homme qui connait le polyamour ! ».
Prenons par exemple le principe quantique : « l’observation influe sur le système observé » un état observable est influencé par l »observation…pareil pour le polyamour, si tu observe le phénomène tu le modifie, le polyaùour est un état inobservable !
Et le principe d’indétermination ? « Une indétermination fondamentale empêche toute observation… ». Lumineux ! Il est impossible par essence de définir le polyamour…
Et enfin comme dans la physique quantique le polyamoureux est une « formule discrète » constitué de points épars et isolés les uns des autres…
La ou la psychologie et la sociologie échoue la physique quantique triomphe ! le polyamour est inobservable et in-quantifiable mais cela ne l’empêche pas d’exister ! Il n’est pas ce que l’on imagine et si on tente de l’imaginer on change ce qu’il est.
Depuis tout est clair et lorsque quelqu’un me demande « tu dit que tu es polyamoureux, c’est quoi le polyamour ? » je fait immanquablement la même réponse « t’as de bonnes bases en physique quantique ? Non ! Alors tu ne pourrais pas comprendre ! ».
Polyamour Quantique quand tu nous tiens !

Bonne rentrée à tous amis poly :-)

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calinou696

le mercredi 02 septembre 2015 à 16h16

Je pense que le terme "polyamour" n'a pas beaucoup de sens à vrai dire.. et il est effectivement difficile de lui donner une définition claire, car il s'est constitué surtout par opposition au concept de monogamie, de l'exclusivité/fidélité amoureuse + sexuelle + vivre au quotidien + toutes les qualités du monde pour ne pas déplaire à l'unique personne, ou quelque chose comme ca. P-e une personne qui ne fait une distinction claire entre l'amitié et l'amour ?
Donc à partir de là, ca peut partir dans tout les sens.
Ca revient un petit peu à ce que je disais dans un autre post, (ceux qui se posent la question et les autres) pour moi un polyamoureux est une personne qui refuse ce concept établi et experimente (ou souhaite experimenter) autre chose... les possibilités étant à peu près aussi nombreuses que le nombre d'interaction possible entre des milliards d'individus consentants ? ;)
Au plaisir de vous lire.

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Leolu

le mercredi 02 septembre 2015 à 16h29

Texte très amusant qui reflète bien l'envie d'universalisme du mouvement polyamoureux, son souhait de ne rien occulter de ce qui peut exister comme interactions amoureuses, sexuelles et affectives... et donc la difficulté qu'il a à se définir clairement. :)

calinou696
pour moi un polyamoureux est une personne qui refuse ce concept établi et expérimente (ou souhaite expérimenter) autre chose... les possibilités étant à peu près aussi nombreuses que le nombre d'interaction possible entre des milliards d'individus consentants ? ;)

Je tente de faire court : chaque polyamoureux est au centre de sa vie émotionnelle et relationnelle, elle-même constituée de multiples ramifications libres.

(ainsi, en évitant de dénombrer les multiples possibilités relationnelles, on atteint l'exhaustivité)

Plus court encore ? "Liberté relationnelle" :-D

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bonheur

le mercredi 02 septembre 2015 à 16h59

coucou Centaure77,

cela faisait un moment que tu faisais silence ! Apparemment tu vas bien et je m'en réjouis !

Définir ? Pourquoi faire ? Moi j'en suis là dans mon raisonnement ! Dois-je passer mon temps à me définir, alors que je suis unique (nous le sommes tous) ? Dois-je me sentir d'une quelconque appartenance alors que je fuis tout ce qui est conceptuel ?

J'ai été, diverses personnalités, différentes idées de qui je suis (y compris lorsque je n'y réfléchissais pas), à différents instants T et demain je serai une autre personne. En tout cas une chose est certaine, je passerai outre les identifications. Je me suis reconnue poly car il était essentiel qu'à une époque je casse l'effet extra-terrestre et vilain petit canard. Puis, en effet, je ne suis pas polyamoureuse proprement dit (enfin comme on peut le comprendre à premier abord).

Je préfère aujourd'hui me définir comme polyaffective (terme plus pertinent à mes yeux car je reconnais l'amour en tant que tel, bien que différent à chaque fois et mouvant dans le temps) mais surtout heureuse de vivre, heureuse de donner et de recevoir du bonheur. La nature du lien (unique et mouvant dans la durée) ne peut rien définir.

Après tout, un mot n'est qu'un mot. Me sentir concerné par un symbole identitaire : pas du tout. J'ai un tatouage qui représente MA vision de MA personnalité telle que je l'ai découverte et telle que je l'aime. Tatouage conçu sur mesure et unique, à mon image.

Je me moque de l'opinion d'autrui à mon sujet. Je suis, je vis. Le reste est l'affaire d'autrui, pas la mienne.

Je n'est jamais désiré devenir qui je suis. Je fais juste un constat et la polyaffectivité est une minuscule (mais non négligeable) de qui je suis.

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Leolu

le mercredi 02 septembre 2015 à 17h32

bonheur
Dois-je passer mon temps à me définir, alors que je suis unique (nous le sommes tous) ? Dois-je me sentir d'une quelconque appartenance alors que je fuis tout ce qui est conceptuel ?

On en revient à la définition quantique de Centaure77 : ce refus d'être défini rejoint le refus de participer au système établi de longue date... refus qui mène à créer/intégrer un nouveau système : le polyamour ;)

calinou696
il s'est constitué surtout par opposition au concept de monogamie, de l'exclusivité/fidélité amoureuse + sexuelle + vivre au quotidien + toutes les qualités du monde pour ne pas déplaire à l'unique personne, ou quelque chose comme ca.
(...) pour moi un polyamoureux est une personne qui refuse ce concept établi

Et cette envie d'être unique renvoie à ce que je disais sur le besoin d'être un point central dans le réseau relationnel.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bonheur

le mercredi 02 septembre 2015 à 17h49

Oui, oui, la notion décrite (enfin d'une certaine façon) par Centaure77 reflète bien mon état d'esprit actuel. Je crois que l'on doit se définir comme soi-même et rien d'autre. Evidemment, ce n'est que mon point de vue et personne n'est obligé d'être en accord avec moi.

L'important pour moi aujourd'hui est la vie suivant qui je suis. Cela personne, et même pas moi, ne peut donner une explication conceptuelle. En tout cas, me revendiquer d'une quelconque communauté, m'est impossible.

Quant au réseau relationnel, je dirais qu'il est en perpétuelle mouvance, que ce soit dans sa "quantité" comme dans sa "qualité". Par contre, je dois m'y sentir bien, sinon aucun intérêt. Et oui, la notion de liberté est plus qu'importante. J'indique en cela la liberté d'intégrer et de sortir à sa guise du réseau en question. Ainsi, je crois qu'il est intéressant de considérer que lorsque l'on n'arrive pas à bien vivre une relation en particulier, il est important de choisir de sortir du réseau relationnel de l'autre et non d'exclure l'autre de notre réseau (ce qui lui enlèverai sa liberté). En soi, le "résultat" est le même, mais dans les faits ça s'appelle assumer son choix et donc sa liberté.

Désolée, j'ai été interrompue dans mon précédent message. Merci Leolu de m'avoir finalement permis de rebondir pour achever ce que j'aspirais à exprimer.

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Leolu

le mercredi 02 septembre 2015 à 18h32

bonheur
me revendiquer d'une quelconque communauté, m'est impossible.

On peut "pratiquer" la philosophie polyamoureuse sans nécessairement faire partie d'une communauté officielle ;)
(les communautés de pensée rejoignent naturellement ceux qui ont des choses en commun, mais ne sont pas forcément restrictives...)

bonheur
il est important de choisir de sortir du réseau relationnel de l'autre et non d'exclure l'autre de notre réseau (ce qui lui enlèverai sa liberté). En soi, le "résultat" est le même, mais dans les faits ça s'appelle assumer son choix et donc sa liberté.

J'aime beaucoup cette phrase ! :-D (+)
Oui, on peut juste arrêter d'aller vers l'autre, sans lui interdire de venir à nous.

Qu'elle est belle, cette philosophie auto-équilibrée qui fonctionne sur l'ajout et la non-permanence plutôt que sur l'intégration et l'exclusion !

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bonheur

le mercredi 02 septembre 2015 à 19h29

Leolu
Oui, on peut juste arrêter d'aller vers l'autre, sans lui interdire de venir à nous.

Je crois comprendre ce que tu veux dire mais j'ai des difficultés à en visualiser l'intérêt. Ce serait un lien à sens unique ???

Jusqu'à présent, à chaque fois que j'ai pris la décision de sortir du réseau relationnel de quelqu'un, j'ai demandé à cette personne de respecter mon choix. Car ce serait se conforter dans un cercle vicieux et faire perdurer un état de fait dont on désire justement s'extraire. Si autrui vient à moi et que je ne réagi et ne l'accueil pas positivement, où est l'intérêt ?

Par contre, mon choix ne doit pas relever de la faute ni de la culpabilité d'autrui. Il est le mien et je l'assume. Autrui ne me doit rien, il est comme il est. Par contre, si je ne peux garder un lien heureux avec cette personne, je me met à l'abri de ce mal être. C'est plus dans un état d'esprit de préservation personnelle que j'assume pleinement.

Ma liberté est ce choix de rester, de perdurer, ou non (sans blâmer personne, c'est ainsi c'est tout). D'une certaine manière, on peut parler d'auto-exclusion.

Désolée Leolu, si je casse l'idée de cette philosophie que tu trouvais belle.

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bonheur

le mercredi 02 septembre 2015 à 19h31

Leolu
On peut "pratiquer" la philosophie polyamoureuse sans nécessairement faire partie d'une communauté officielle ;)

Tant mieux.

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Bobcat

le mercredi 02 septembre 2015 à 22h52

centaure77
« t’as de bonnes bases en physique quantique ? Non ! Alors tu ne pourrais pas comprendre ! »

Ce commentaire a été approuvé par le C.R.R.A.L.O.C.S*

Cacedédi à Apsophosito, mon modèle holistique temporairement éternel.

*Comité Révolutionnaire des Relations Amoureuses Liquides, Organiques et Consensuelles de Schrödinger

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Leolu

le mercredi 02 septembre 2015 à 23h29

bonheur
Je crois comprendre ce que tu veux dire mais j'ai des difficultés à en visualiser l'intérêt. Ce serait un lien à sens unique ???

On s'est peut-être mal compris.

Je parlais de ne plus poursuivre une histoire sans nécessairement "quitter" cette personne de façon formelle (avec parfois un ressentiment réel ou exagéré).
Parce qu'on est libre et qu'on assume sa propre liberté. Avec ses amours et ses désamours.

La suite - que l'on s'éloigne définitivement, que l'on se revoit en simple amis (le plus probable car la personne aura compris que l'on ne souhaite plus poursuivre) ou que l'on se revoit amireusement de manière très ponctuelle - cette suite, donc, ne dépend que de ce que les deux souhaitent faire. En toute liberté, de part et d'autre !

Certains coupent toujours tous les ponts. D'autres non.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Siestacorta

le jeudi 03 septembre 2015 à 02h12

Pas mal la reférence à la physique quantique... Et sur l'anarchie relationnelle, hm, ya pas que ça mais ça me parle aussi.

Un point quand même : l'indétermination dont tu parles participe beaucoup au sens du consentement, ici.
Le consentement dans le PA n'est pas que l'inverse du refus ou du conflit et ne se réduit pas à l'existence de la relation (le consentement ne porte alors que sur l'action du couple à ce moment-là), ni à quelques actions possibles sous conditions super précises (dans le cadre de l'échangisme par exemple), mais à l'exercice d'une liberté, sachant que les limites de cet exercice et même de cette liberté pourraient être repoussées presque à l'infini.

Cette perspective est sans doute une des raisons pour lesquelles, par exemple, on peut trouver des gens ayant déjà beaucoup pratiqué le libertinage qui vont complètement flipper face à un cadre PA.. On peut aussi envisager quelqu'un qui est dans une relation à distance et admet qu'il se passe des trucs quand il regarde pas, mais qui bloquera quand on lui parlera de l'éventuel pérennité d'un polyamour.
Le polyamour ne demande pas nécessairement l'inconditionnalité (l'absence d'insécurités est trop rare pour ça, notamment), mais comme avec le chat dans la boite de Schrödinger (gouglez sinon j'en ai pour la nuit), il peut supposer une incertitude permanente sur ce qui n'est pas observé. Et l'incertitude se transforme en doute, le doute en peur...

Donc ce consentement-là n'est vraiment pas banal, puisqu'on consent en réalité à l'exercice d'au moins deux libertés pouvant modifier notre situation, en plus de revendiquer la notre...
Prendre et offrir des libertés alors qu'on propose de s'attacher plusieurs fois... Définitivement pas simple.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bonheur

le jeudi 03 septembre 2015 à 08h12

Oui, Leolu. Nous avons du mal nous comprendre (comme quoi derrière les mots il y a toujours des interprétations, c'est ainsi).
Perso, quand je quitte, je le fais nettement et irrémédiablement. Je ne crois pas aux secondes chances.

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bonheur

le jeudi 03 septembre 2015 à 08h18

Mon questionnement actuel se porte sur la notion de chamboulement de la vie d'autrui : si l'on dit que l'on aime une personne, qu'il y ai réciprocité ou non, on impacte la vie de l'autre (ça me parait évident). Sauf que l'on ne le fait pas, on impacte aussi la vie de l'autre (surtout s'il y a réciprocité). Donc, a-t-on le droit d'impacter la vie d'autrui ? N'est-ce pas lui retirer une liberté ? Celle de ne pas avoir envie que l'on impacte sa vie ?
Ben c'est juste ma réflexion du jour, elle n'est certainement pas au bon endroit (merci de ne pas m'en vouloir Centaure77) mais puisque l'on parle de liberté...

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Apsophos

le jeudi 03 septembre 2015 à 12h22

Bobcat
Ce commentaire a été approuvé par le C.R.R.A.L.O.C.S*

Cacedédi à Apsophosito, mon modèle holistique temporairement éternel.

*Comité Révolutionnaire des Relations Amoureuses Liquides, Organiques et Consensuelles de Schrödinger

Chouette je suis un gourou schrödingo-volontairement.

Sinon à tout le monde, si vous aimez la formule "ou pas" et les jeux de société, je vous conseille Mascarade, je jeu où à force de changer de masque (ou pas, justement) on ne sait plus très bien qui on est soi-même.

Et pour parler du sujet initial, c'est encore et toujours une question de sens des mots. Le sens d'un message est créé de toutes pièces par son récepteur et si c'est le même que l'émetteur avait dans la tête c'est soit par hasard, soit du fait d'une convention formelle. Voilà pourquoi on peut tout à fait écrire en introduction d'un essai "j'appelle calamarisme la propension de certains individus à énoncer clairement l'évidence, particulièrement quand il s'agit d'un subterfuge qui vient d'être dévoilé" avant de disserter sur la représentation du calamarisme dans le cinéma hollywoodien. Maintenant remplace "calamarisme" par "amour" (avec ou sans préfixe) et c'est toujours valide. Ou pas.

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Anarchamory

le jeudi 03 septembre 2015 à 12h29

Bonjour,

Préalable : j'ai pas tout lu :P

Quand j'essaye de faire comprendre le polyamour, j'explique que le domaine relationnel qui est concerné va de tout ce qui est compris strictement entre l'amitié au sens strict, moderne, habituel et ordinaire du terme et la vie maritale / conjugale, ainsi que cette dernière.

Il me semble que ça permet d'inclure tous les cas de figure. Le revers de la médaille c'est que c'est une définition qui dépend de ce qui est communément admis par les normes culturelles d'une société donnée en matière de conduite relationnelle. Avoir une relation strictement limitée à des bisous sur les lèvres avec plusieurs personnes est du polyamour en France, où ce comportement n'est pas admis (lorsqu'on est en couple). Mais en Russie où c'est la manière de dire bonjour, serait-ce du polyamour ?

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bonheur

le jeudi 03 septembre 2015 à 17h30

Ca fait loin la Russie !

Et puis, en France, même lorsque l'on n'est pas admis, c'est pas nécessairement "bien vue" tout de même. J'ai lu hier (ok en vitesse) l'article "garde rapprochée" page 31 de la nouvelle revue bi-mensuelle psychologie positive (N°3). Et bien, d'après eux, des personnes qui se font des papouilles en public ne s'offrent pas des marques d'affection mais affichent clairement des marques de possession a l'attention de potentiels rivaux (ou rivales).

Ben wahoo ! Qu'est ce qu'ils sont possessifs les Russes !

Bon après, dans les revues, on peut lire de tout, du moment que ça se vend.

Bref, oui, tout est question d'interprétation et de culture. Y compris lorsque l'on traine derrière soi l'étiquette "femme mariée"...

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PolyEric

le jeudi 03 septembre 2015 à 20h08

Centaure77 vraiment excellent !
Je me suis bien amusé en te lisant.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Siestacorta

le vendredi 04 septembre 2015 à 01h16

Oh, on en parlait avec Vaniel, et il a développé un point important sur la métaphore quantique... faudrait pas la pousser trop jusqu'au bout, jusqu'à dire à quelqu'un, "il y a une infinité d'univers possibles, donc dans l'un d'eux, nous sommes ensemble, que ça te plaise ou non. Donc, on va y aller...".

Oh, et sur l'indétermination, j'ai aussi poussé la métaphore... J'ai du mal avec l'idée que, puisque le polyamour ouvre des possibles, tout serait toujours possible dans la vie sentimentale. Avec une notion trop intangible, hors physique classique, on aurait pas à déterminer l'état de la relation pour affirmer qu'il y a de l'amour dedans. On ouvre la définition d'amour, on ouvre la définition de relation, et hop, on a plus à tenir compte de ce qui s'est concrètement passé.
Sauf que, comme le chat de Schrödinger, il y a un moment où on ouvre la boite, et dès lors, on sait s'il est en vie ou non. L'indétermination, ça marche quand on arrête d'observer. Ben dès qu'on sort du floutage "avec l'amour, tout peut marcher", dès lors que l'observateur doit décrire ce qu'il observe, dès lors qu'on parle des échanges et non plus de ce qui n'est pas observable par un tiers ("je ressens ça même si on en fait rien"), on peut savoir si on parle de rapports amoureux ou de la vie rêvée des anges...

(les anges ont par ailleurs un rapport avec la physique quantique, mais faut connaitre le Docteur).

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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le vendredi 04 septembre 2015 à 02h23

et si en plus j'aime le chat de Schrödinger ?

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