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L'attente toujours l'attente du Mono-poly

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centaure77

le vendredi 13 mars 2015 à 16h19

Bonjour Bonheur,

Attention je ne parle pas de relations asexuées mais de personnes asexuelles…on peux par choix avoir des relations sans sexualité exprimé, dans cette relation là et avoir une sexualité par ailleurs. Pour reprendre l’image alimentaire on peut dire avec une personne « pas de sortie au resto, avec toi carottes râpées et eau minérale » et avec une autre « avec toi c’est restaurants gastronomiques, Pommard et côtes à l’os » voila tout, y en a un qui déguste des trésors de cuisine et l’autre qui fait rumba devant le buffet :-) Je taquine !
Et évidement la sexualité ne se résume pas au mélange des sexes mais à l’inverse des contacts ne constituent pas une sexualité.
Plus sérieusement le problème est bien quand il n’y a aucune relation, une personne asexuelle donc…et la je maintiens fortement mon opinion ! Troubles de la sexualité…méga-maousse même !

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Juliejonquille

le vendredi 13 mars 2015 à 16h32

On en est à 6 mois, mais après une annonce d'infidélité, ça peut se comprendre. Par contre, c'est parti pour durer je crois.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 13 mars 2015 à 16h47

Ca me rassure un peu pour le couvent....
Par contre, j'aiété dépressive,jen 'ai jamais remis la faute surd'autres ni fait payer...en tout cas si je l'ai fait je m'en suis excusée directement...
Je suis hyper cérébrale et intellectuelle, je suis haut potentiel...et j'adore le sexe...Bref les intellectuels ne sont paas toujours des asexuels ;)

Enfin je pense vraiment qu'il a un petit souci psy à régler...
courage à toi

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Junon

le vendredi 13 mars 2015 à 16h57

Waw, je pense qu'il faudrait un peu mesurer vos propos, les amis. Etre asexuel ne signifie pas être atteint d'un quelconque trouble de la sexualité, psy ou autre. C'est extrêmement stigmatisant de lire ça et là on ne fait que reproduire des injonctions idiotes dont on nous rebat les oreilles. Le sexe n'est ni un besoin ni une obligation. Personnellement, je verrai très mal qu'on tente de m'imposer un régime alimentaire si je n'en ressentais ni besoin ni envie. Ben la sexualité c'est pareil. c'est aussi idiot que si je disais que tous les "vanille" avaient une sexualité malade...
C'est dommage d'être dans une démarche d'interrogation vis à vis des dogmes et d'en reproduire d'autres...
Ceci posé, là, le souci vient plutôt du fait que le mari de JulieJonquille, déjà pas très attiré par le sexe a vu son désir affecté par la disparition de ses convictions quand à Julie, l'amour, etc.

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Juliejonquille

le vendredi 13 mars 2015 à 17h12

Junon, je suis aussi plus nuancée.
On est tous super différents à plein de niveau et pas intéressés par les mêmes choses.

Je voudrais qu'on soit libres tous les deux, qu'il n'aie pas à "faire des efforts". C'est horrible combien de fois j'ai pu l'attendre avec un petit sourire ironique "oh, il n'a qu'à faire un effort."

Eh bien, moi, j'en veux pas de ces efforts, de ce devoir conjugal imposé. Je veux être sûre que s'il s'approche de moi c'est qu'il en a envie. Et si une autre que moi peut réveiller la flamme chez lui, je serais heureuse pour lui. Mais bon, ça c'est mon doux rêve poly...

Hum, je suis une grande rêveuse et optimiste... :-/

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 13 mars 2015 à 18h42

Ah mais jene parlais pas du fait d'être assexuel comme problème psy...mais plutot de trouver le sexe impur...et de donner des ordres...De vouloir épouser une fille vierge etc. y'a une petite fixette liée à des traumas je pense...je peux me tromper...

Mais ça n'était aps du tout dirigé contre l'asexualité, bien au contraire ;) Désolée si ça a été mal pris.

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Junon

le vendredi 13 mars 2015 à 19h05

Ben c'est surtout les propos de Centaure77 qui m'ont heurtée. Il y a des polys asexuels et je peux vous assurer qu'ils vont très bien.

Quant au propos sur la "pureté "et la virginité, il n'ont malheureusement rien de rare dans notre société. Combien de fois entend on parler des femmes comme de serrures faussées par les partenaires qu'elle sont eu?

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PolyGone

le vendredi 13 mars 2015 à 19h44

Bonsoir à tous,

Bon, je ne suis ni psy ni sexologue ni rien et n'ai comme bagage que mon expérience de femme, mes lectures (romanesques) et surtout mon observation et mon écoute du genre humain.

"Le sexe n'est ni un besoin, ni une obligation".... Pas une obligation, certes. Pas un besoin dans le sens où oui on survit sans (contrairement à la nourriture, l'eau, etc...).
Mais quand même. Le désir sexuel me semble être la plus évidente pulsion vitale (pouah, pulsion, c'est animal ce que je raconte ;-) ). On fait beaucoup l'amour après un enterrement, paraît-il, les médecins sans frontières et autres humanitaires confrontés à des situations terribles aussi. La pulsion vitale. La VIE qui s'exprime.
Heureusement on fait aussi l'amour quand on va bien :-)

Je ne crois pas que Centaure (et sa baïonette) ait voulu poser le sexe comme une norme. Mais plutôt dire que le désir sexuel est une composante qui existe, de façon indéniable. Et que si elle ne s'exprime pas sous sa forme première, elle trouve une autre issue. Mais que l'on ne peut affirmer qu'elle n'existe pas.
Ce qui n'empêche sûrement pas d'être heureux.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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bonheur

le vendredi 13 mars 2015 à 23h05

Ce que je voulais dire (je suis claquée, je bosse demain et j'ai pas tout lu de manière approfondie) c'est que le non désir sexuel - en terme de ressenti - n'empêche pas l'amour et une autre forme, tout aussi pertinente que le sexe, de rapprochement.

Je ne conçois pas l'asexualité comme anormale, et ce que PolyGone explique est intéressant. Par contre, de part mon vécu, je peux affirmer que le désir de tendresse et un certain touché peut se vivre sans sexe proprement dit (parce que tout simplement pas envie). Par contre, vivre une relation amoureuse sans aucune attention propre à cet état, à ce ressenti... c'est perdre le respect que l'on a pour l'amour.

L'attention peut être tactile mais aussi verbale, ou écrite, ou gestuelle (par exemple, le regard, le sourire, etc). Le succès des émoticônes sont la preuve d'un autre mode de communication pour les relations à distance ou pour entretenir l'amour lorsque l'on ne se voit pas souvent.

Dans le cas de JulieJonquille, quel est "l'état" de la relation amoureuse, autre que la sexualité proprement dite (sauf que ça ne regarde personne à part elle et son conjoint)

Aussi, je confirme les propos de PolyGone, la meilleure façon de faire un deuil suite à un décès, c'est la sexualité. Se perdre dans des ébats et sécréter les hormones en abondance. C'est valable aussi après un choc quelconque (peur de mourir, peur de perdre une personne que l'on aime...). C'est cette réaction qui m'a permis de comprendre que j'étais poly (la peur de perdre l'autre, qui révèle la vraie nature du ressenti intérieur sur lequel je fermais les yeux = élément déclencheur). Peut être que tout le monde ne réagit pas ainsi, pour certaines personnes cela créer peut être au contraire un blocage total.

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centaure77

le samedi 14 mars 2015 à 01h05

Re-voila le centaure,

Toujours au galop et toujours atteint de priapisme littéraire…Ouf ! Merci Junon, je désespérais de voir une belle opposition à mes propos ras du bonnet et stigmatisant, socialement normatifs et tout et tout !
Donc je stigmatise et récidive, « Buté comme un âne rouge » comme disait ma grand-mère…
La sexualité est un des fondements de la vie, une pulsion de vie comme le souligne Polygone, je sais c’est moche mais c’est comme cela…Par l’étude des fœtus in utero on a découvert des conduites masturbatoires : le fœtus à un stade évidement avancé se touche les zones érogènes procuratrices de plaisir…je sait c’est un scandale les fœtus n’ont pas de morales. Dans le développement de l’enfant les pratiques masturbatoires arrivent plus ou moins tôt si et seulement si elles ne sont pas contrariées mais bien avant la puberté. Il existe donc ce que l’on nomme le principe de plaisir : lorsqu’il existe quelque chose qui procure du plaisir on le maintient et le reproduit, comme le plaisir oral avec la succion du pouce (dégoutant bébé hyper-sexuel), tous les mammifères font ça très bien et naturellement, sans doute par injonction sociale dont on rabat les oreilles des pauvres bêtes. Ayant élevé toutes sortes d’animaux j’ai donc observé des pratiques masturbatoires, des contacts buccaux génitaux et des rapports hétérosexuels et homosexuels, les chevaux en liberté et non opérés se trouvant des copains et des copines de prés, sans vergognes. Mais il est vrai que l’arrivée d’internet et de la pornographie a beaucoup perturbé les chevaux !
Dans les cultures ou la masturbation n’est pas inhibée mais acceptée comme un fait social naturel et banal elle se développe harmonieusement des l’enfance, bon c’est des sauvages vous me direz et quand les conquistadores ont croisés certain peuples indigènes ils leurs ont expliqués a coup d’arquebuses les règles de la bienséance, non mais !
Pour des raisons sociales nous avons élevés des règles comme la virginité comme une norme sociale, je peux vous dire que chez les équidés la virginité n’est pas une valeur sure !
Donc et je m’en excuse la sexualité opère sur un fondement naturel et simple, universellement partagé par tous les mammifères. Le principe est simplissime, je stimule, c’est bon, je continue, cela aboutit a un état d’apaisement et de plaisir donc je recherche à le reproduire…
L’être humain a fait évoluer le principe avec la notion de partage : je te donne du plaisir et tu me donne du plaisir, nous partageons du plaisir. Quand j’ai du plaisir je suis détendu, je régule mes tensions et apaise plein de choses, découvre le partage et le don. Accessoirement une activité sexuelle régulière est bénéfique pour la santé et l’équilibre, je sais la aussi c’est moche !
Heureusement la société, toujours bienveillante nous a donné des règles : la masturbation ? Elle est nuisible à la santé et provoque maladies mentales et dérèglements, c’était encore dans les Larousse médicaux des années soixante ! D’ailleurs dans la bible Dieu foudroie celui qui répand sa semence autrement que pour la procréation, Dieu il n’aime pas le tripotage de zigouigoui ! D’ailleurs il n’aime rien : l’homosexualité ? Sodome périt dans les flammes ! La sexualité en dehors de la procréation ? Enfer direct ! En plus maintenant non seulement il y a tout cela mais en plus les amateurs et amatrices de plouf plouf tagada attrapent plein de vilaines maladies punitives !
Notre culture a donc élevé toutes sortes de modèles éducatifs et moraux pour interdire et canaliser, dompter dirais-je les pulsions sexuelles naturelles et universelles. Ce serait la société qui ferait une injonction pour la sexualité ? Souffrez que je me gondolasse de rire…
Dans la culture chrétienne il existe un petit appareil très sympa : le cilice, pour mortifier la chair. Un anneau de métal avec des dents tournées vers l’intérieur qui pénètre dans la chair plus ou moins en permanence. Quand un homme ou une femme éprouvait des désirs coupables de sexualité en dehors de l’enfantement on l’appliquait et la personne était tout a fait calmé ! Nos religions et nos cultures crées toujours des cilices intellectuels qui ont toujours cours aujourd’hui, d’ailleurs naturellement on oppose encore les mots :
-Tendresse, caresse, affection et amour=beau, bien, romantique
-Désir, jouissance, sexe=vilain, bestiale, primaire
J’arrête la mais j’en ai plein en réserve !
Alors asexuel une forme de sexualité ? Oui la cécité est une forme de vision, d’ailleurs je connais des aveugles et ils vont très bien sans la vue…voir c’est une injonction sociale, faut arrêter un peu de promouvoir la vue aux aveugles !
Je sait un centaure c’est bête et en plus c’est un équidé !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le samedi 14 mars 2015 à 01h36

Juliejonquille
Je n'ai pas l'intention de me remettre avec lui en exclusif, c'est impossible. C'est tellement absurde que j'en reste sans voix et que je suis venue râler ici.

Par contre, je tiens à notre relation qui a une dimension et une profondeur unique que je ne retrouve pas avec d'autres amoureux.

Peut-être que ces deux choses sont incompatibles.
Etre poly, contrairement à ce que croient certains (ptet surtout des non-poly en fait), ça permet rarement d'avoir "le beurre et l'argent du beurre".

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(compte clôturé)

le samedi 14 mars 2015 à 11h51

Bonjour Juliejonquille,

Il y a deux choses qui m'ont fait réagir dans ce que tu a écrit récemment et je voudrais te soumettre mes réflexions.

Juliejonquille
Fuir, je voudrais bien mais j'ai peur qu'il déprime (chantage au suicide), et ma fille a besoin d'un papa qui va bien. C'est étrange de voir à quel point un homme plutôt intelligent dans tout ce qui est théorique et abstrait, peut être obtus dans sa vie personnelle. En même temps, c'est une façon de me retenir.
Je ne crois pas que ce soit fait sciemment dans un but de manipulation sinon je serais partie depuis longtemps.

Je suis impressionnée de voir à quel point tu te sens responsable, en charge du bien-être de ton conjoint : tu "voudrais bien" fuir mais tu as peur qu'il déprime, voire qu'il se suicide et ta "fille a besoin d'un papa qui va bien", comme si tu étais la seule sur terre à pouvoir le faire aller bien. C'est lui qui t'a mis cette idée dans la tête ?

Tu dis que ta fille a besoin d'un papa qui va bien mais à lire tout ce que tu as écrit sur lui, j'aurais tendance à penser que ça n'est de toute façon pas le cas actuellement. Est-ce que tu ambitionnes de le faire aller mieux à toi toute seule ?

Ensuite tu analyses que tout ça est une façon de te retenir mais pas fait dans un but de manipulation consciente. Consciente ou pas, vues les conséquences que cela a sur toi (dénigrement, perte de confiance en toi, etc.), est-ce très bon pour toi de poursuivre cette relation ? Perso, si une relation me fait du mal, j'aurais tendance à en tirer les conséquences pour me préserver. Après, savoir si c'est conscient ou pas chez l'autre, je dirais que c'est du détail.

Et pour finir, comme l'a écrit Aliaendel, le chantage au suicide appartient à l'autre, pas à soi. On ne peut pas faire le bonheur de quelqu'un malgré lui et si une personne décide de se suicider, c'est sa décision. Ce qui ne veut pas dire qu'il faut regarder sans rien faire, mais aider autant que possible ne veut pas dire se sentir responsable des actions que l'autre va décider de commettre sur lui-même.

Juliejonquille
Attention, mon mari n'est pas religieux et ne prône pas le sexe impur. C'est sa jalousie qui lui fait dire ça je pense, un côté irrationnel, dans les tripes. Il est très sensible, et quand j'étais enceinte aussi il a été incapable de me toucher.

Pourquoi dans ce cas ? Il était jaloux du bébé ? En quoi sa sensibilité lui a interdit de te toucher à cette époque-là ?

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Juliejonquille

le samedi 14 mars 2015 à 13h21

Je vous ai sorti du brut de décoffrage de mes pires pensées dans un moment de déprime et de panique... Quand mon bel enthousiasme naïf s'effondre, ce n'est pas très joli. :-/

Shamal


Juliejonquille
Juliejonquille
Attention, mon mari n'est pas religieux et ne prône pas le sexe impur. C'est sa jalousie qui lui fait dire ça je pense, un côté irrationnel, dans les tripes. Il est très sensible, et quand j'étais enceinte aussi il a été incapable de me toucher.

Pourquoi dans ce cas ? Il était jaloux du bébé ? En quoi sa sensibilité lui a interdit de te toucher à cette époque-là ?

C'est très courant apparemment : peur de faire du mal à l'enfant, peur de me faire du mal... Nous avons un long parcours de PMA qui nous a sans doute abîmés.

Shamal, tu as raison, j'ai tendance à jouer les héroïnes courageuses sacrificielles, saleté d'ego ! Ce n'est pas à moi de tout porter sur mes épaules. J'ai tendance à faire celle qui va bien, "dormir sur le canapé ? Pas de problème, si tu as besoin d'espace" même si au fond de moi je suis triste... C'est nul et ça brouille la communication.

Et là, j'ai exprimé à fond ma détresse, peut-être que c'était ce dont nous avions besoin.

Bonne nouvelle, ce soir, pas de canapé.

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Junon

le samedi 14 mars 2015 à 15h34

...comment discuter avec des gens qui parlent biologie quand vous parlez rapport à la norme, à l'éducation, à la perception de son propre corps?
Certes on cherche à reproduire le plaisir...quand on le ressent. Si le sexe génital ne vous donne aucune ou très peu de sensations agréables, pourquoi le reproduire au lieu de se consacrer à une forme de plaisir qui nous convient plus? Je suis navrée mais quand j'entends encore certaines et certains me confier qu'ils ont une sexualité forcée, qui ne leur convient pas, de l'ordre de devoir conjugal parce que c'est comme ça et qu'on attend ça d'eux...ça me fait bondir. Et ça n'est pas si rare.
Bien sûr que le désir sexuel existe, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais qu'il soit universellement ressenti, j'en doute très fortement.
Je trouve assez savoureux de sentir que Centaure me ressente comme le caillou dans le fer, puisqu'il porte sabots, de sa belle démonstration essentialiste, moi qui suis absolument tout sauf une militante anti sexe.
Oui les foetus, les ânes, rouges ou non, les femmes, les gays ressentent du plaisir et le recherche. Certain-e-s dans la joie, la douleur, la mortification. Il me semble que vous ne percevez pourtant pas ceux-ci comme déviants ou handicapés de la sexualité malgré leur façon particulière de l’assouvir? Alors pourquoi taxer les personnes asexuelles de malades? Et surtout pourquoi se référer à un modèle périmé pour l'expliquer? Je ne sais pas si vous avez noté à quel point des centaines d'années de gauloiserie, des dizaines d'année de presse féminine, pubs et autres injonctions certes plus discrètes que l’église et l'état (qui entre parenthèses se mêlent toujours de notre sexualité par le bais de la natalité...mais passons) ont façonné nos désirs? Les asexuels ne le sont pas forcément par dégoût, tabou, poids de la morale et autres acquis.Il se veut qu'à un moment de sa vie, on en vienne à faire un bilan négatif de sa sexualité, qu'on l'en change ou qu'on s'en coupe. Voilà qui me paraît bien plus sain que de la subir si elle ne nous convient pas...fin du HS

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Juliejonquille

le samedi 14 mars 2015 à 16h31

Je comprends tout à fait Junon, je vis avec mon oiseau rare et je l'aime comme il est avec son étrangeté.

Que ce soit oui ou non biologique ne m'avance à rien.
Je sais bien pour la nature, enfant j'ai vu des partouzes de canards torrides, des tournantes de coqs, de l'inter-espèce (un coq sur une cane), de l'homosexualité, des plaisirs solitaires, un peu tout quoi...
Ce qui m'a intéressé avec l'étiquette asexuelle, c'est que c'est au moins un terme pour qualifier un état de fait (dû ou non à de mauvaises expériences, un conditionnement dans l'enfance etc...) passager ou non et ne pas le faire avec honte, du style "coincé" ou "mal baisé" et j'en passe. Pour l'estime de soi, et peut-être le rapport à l'autre c'est mieux que de rester seul dans son coin à se dire qu'on n'est pas normal.
En même temps, on peut s'enfermer dans l'étiquette aussi.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Juliejonquille

le mercredi 18 mars 2015 à 23h07

Bon, après une semaine à rester désemparée à pleurer des seaux, je crois que j'ai pris ma décision, m'éloigner un peu pour me préserver.
Rien de définitif mais j'ai besoin d'un lieu "refuge" pour respirer et rechercher l'autonomie.

Bon, ce sera une petite colocation sympathique pour l'instant et un début d'habitats séparés.
Etrangement, mon mari n'est pas contre cette idée "Mais oui, va visiter cette colocation, ça a l'air bien"... et on pourra préserver un semblant de normalité pour notre fille, des moments en famille. Il faut qu'on formalise tout cela mais au moins c'est moins flou. Et pas non plus complètement définitif du genre divorce.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Lagentda

le jeudi 19 mars 2015 à 01h17

Ca me semble un mouvement intelligent. Pas définitif comme tu dis, mais qui enclenche clairement une dynamique. Ca te permettra de faire le point. Ca lui permettra de faire le point.

Et, effectivement, il faut un peu formaliser les points de rencontre. Pourquoi (déjà pour votre fille,. mais pas seulement) ? Comment ?

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Juliejonquille

le lundi 23 mars 2015 à 14h48

Finalement, je crois qu'on s'achemine vers du définitif.
Le poly était l'arbre qui cachait la forêt. :-/

Une amie commune vient de me prendre à part pour me dire qu'elle sentait un truc pas clair et qui ressemble à de la manipulation. Elle a fait une formation sur le sujet et a été victime d'un pervers narcissique. Elle reconnaît des mécanismes.

Vous êtes plusieurs à avoir lancé le mot et je l'ai vite balayé "mais non, pas possible"
Mais si je regarde en face ce que je ne veux pas voir et croire, il y a une lutte de pouvoir évidente, assez peu d'amour là-dedans.

Mais en observant avec distance au quotidien, j'ai remarqué mille petits trucs.

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Nurja

le lundi 23 mars 2015 à 17h18

Courage à toi.
Je sais que ce n'est pas facile de sortir d'une relation dans laquelle il y a de la manipulation.

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Siestacorta

le lundi 23 mars 2015 à 18h13

Il n'y a pas pervers narcissique ni même intention néfaste à chaque fois qu'il ya de la manipulation, des rapports de force et de l'agressivité passive, hein.
On peut même être un emmerdeur et butor égocentré sans ça !
Non parce que même si les pervers narcissiques sont une réalité concrète, j'en ai vu tellement apparaître dans les échos que j'ai de mon entourage que je peux parier sur un bonne quantité de surdiagnostic

Par contre, une communication mal partagée et des intérêts différents, dans ta situation, Julie, ça semble évident.

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