Polyamour.info

Lagentda

Lagentda

Paris (France)

Participation aux discussions

Discussion : Questionnement : visibilité & lisibilité de vous au travail ?

Profil

Lagentda

le samedi 26 septembre 2020 à 21h21

Personnellement, je parle peu de ma vie privée au boulot, et pas de polyamour. D'une manière générale, les discussions sont soit sur des sujets professionnels, soit sur des sujets d'actualité, soit quelques éléments de la vie à la maison (mais effectivement, les gens qui ont une vie normée - par exemple qui peuvent raconter la rentrée des classes de leur petit dernier - sont plus loquaces).
Pour moi, je réponds volontiers à la question "quoi de prévu pour les vacances ?" "quoi de prévu pour le week-end ?" : mais je dirai que je suis allé au cinéma (mais pas au sauna libertin, évidemment), ou dans quel pays ou région je suis allé, mais je ne dirai pas avec qui.
Je considère que ce n'est pas la question. Si on veut avoir une discussion intime, ça demande un peu plus de temps et qu'il y ait un réel partage et curiosité dans l'enchaînement de questions et de réponses.
L'analogie avec "Comment ça va ?" est bien trouvée.

D'une manière générale, j'ai tendance à cloisonner pas mal (ou plutôt je ne cherche pas à décloisonner à tout va, puisqu'en vérité tout nouvel événement intime dans une vie par nature commence à être secret - entre les personnes concernées). Si je passe beaucoup de temps avec les collègues ou avec la famille, je n'ai pas l'habitude du tout d'avoir des discussions intimes avec eux. Et donc, au final, je me confierai sans doute plus facilement à quelqu'un que je ne connaissais pas un jour avant, mais avec qui on a pris le temps de plusieurs heures de discussions intimes. Voilà

Voir dans le contexte

Discussion : Questionner nos attirances (amoureuses et sexuelles)

Profil

Lagentda

le samedi 26 septembre 2020 à 20h03

Très intéressant ce débat, et ce sur quoi il dérive : qu'est-ce qu'une relation ? Attirance et séduction sont-t-ils synonymes ou liés ?
Si on n'a pas assez de "qualités" (liés à nos privilèges sociaux ou à notre moi profond) lors de la phase de séduction, es-t-on condamné à ne pas avoir de relations de qualité ?
Et, déjà,, peut-t-il se créer une relation sans phase de séduction ?

Voir dans le contexte

Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?

Profil

Lagentda

le samedi 26 septembre 2020 à 18h35

Bonne route à toi Aiemama.

Et merci pour ce partage, LeaBridou. Ce long texte de Corinne Monnet et tes quelques mots sur ce que ça fait résonner en toi, m'a permis de percevoir bien des choses. En particulier, c'est la première fois que je suis amené à comprendre aussi bien le besoin de mon-mixité pour accomplir son militantisme féminisme.
Ce qui ne veut pas dire que le grand soir "féministe" - "abolition des distinctions sexuelles" passera seulement grâce au travail des groupes militants féministes non-mixtes, mais passera aussi par une combinaison avec le travail des groupes militants féministes mixtes, et aussi celui des hommes qui se forment au féminisme. Je voulais en profiter pour souligner le rappel très intéressant des mots de Ghandi et Mandela, dont les canons de l'histoire relaient surtout le mode de lutte "non-violent", mais oublie que si on leur avait demandé de condamner les actions de violentes des militants anti-apartheid, ou anti-colonisation (comme ne manquent pas de le faire médias à la recherche de la petite phrase à l'issue des diverses manifestations actuelles), ils ne l'auraient pas fait, et aurait insisté pour rester maître de leurs mots, pour ne pas vouloir être réduit à la guerre entre des camps, mais plutôt insister sur la lutte pour des idées.

Voir dans le contexte

Discussion : « Poly yes ! », « Polyamour 2.0 » : la question du consentement relationnel. 2/2

Profil

Lagentda

le samedi 26 septembre 2020 à 14h59

Article très intéressant, qui s'attaque aux non-dits qui continuent à se multiplier à côté des dits pourtant eux aussi toujours plus nombreux, des affirmations du "polyamour". En fait, déconstruire, c'est faire émerger toujours plus de non-dits, d'implicites.
Le titre de l'article "Poly-yes" m'a tout de suite titillé : pour avoir un peu fréquenté périphériquement le milieu sex-positive (qui est en quelque sorte le "libertinage 2.0" pour faire le parallèle avec le "polyamour 2.0"), j'ai l'impression d'être moins tranché que certains sur ce qui est du consentement : certain.e.s associent seulement le "consentement" au "Fucking Yes", alors que personnellement je ne suis pas encore convaincu pour en exclure "l'acceptation en pleine conscience". Ca rejoint donc bien un des coeurs de ton article.
Je suis d'accord sur le fait que nos décisions - même bien conscientes - sont mues en fait pas tout un tas d'inconscients (hérités de notre histoire personnelle enfouie et de diktats sociétaux intégrés). Mais, je ne sais pas jusqu'où il faut aller dans l'interrogation des "ça" et "subconscient" de l'autre (et vice-versa) lorsqu'on entame/développe une relation. Et dans quelle mesure on peut faire confiance à l'intelligence de l'autre (c'est-à-dire le fait qu'il est bien conscient de l'essentiel de ce qui meut ses décisions et dans la capacité de l'exprimer) ? C'est chaud.

En lisant le début du débat, généré, tu as parlé d'"assertif" pour qualifier ton texte, ce qui m'a permis d'aller rechercher la définition de ce terme, que j'avais déjà entendu. Encore un terme tout droit sorti de la langue anglaise du management. Qui qualifie un idéal positif. Et au final, je me suis rendu compte qu'un texte (un livre), aussi bien écrit et pesé soit-t-il, ne peut jamais être totalement assertif. Ce qui rend ton texte assertif c'est qu'il soit publié sur un forum ce qui permet de rediscuter et reformuler les choses, et d'enrichir encore l'exploration tout en respectant certaines idées qui sont dites. On le voit bien avec les débats très intéressants qui se sont créés avec "bidibidibidi" avec la place du constitué et à déconstruire/constructible des "attirances" (j'ai envie d'y participer) et avec "LeaBridou" sur le féminisme/antiféminisme du texte selon le lecteur (et non pas selon celui qui écrit).

Voir dans le contexte

Discussion : Comment dire à un "amant" que je n'ai plus envie de lui

Profil

Lagentda

le jeudi 09 janvier 2020 à 00h08

C'est forcément délicat. Il est vrai que ce n'est pas tout d'avoir parlé de la possibilité d'avoir plusieurs amants, c'en est une autre de traiter les cas pratiques et humains.
Je ne sais pas quels étaient vos rapports avec ton premier amant, tant dans la régularité que dans le contenu (et notamment la capacité à échanger de façon verbale ou autre). Mais, je pense que tu as intérêt à être honnête et parler de l'autre relation, et dans l'idéal, il faut que cela soit dans un moment privilégié, histoire que tu sois à l'écoute de ses réactions, de ce qu'il veut savoir et ne pas savoir. Et en faire un moment où à défaut de prouver ton attachement, tu prouves un certain rapport de confiance entre vous.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment dire à un "amant" que je n'ai plus envie de lui

Profil

Lagentda

le mardi 07 janvier 2020 à 03h33

Déjà les deux amants sont-t-ils au courant de leur existence à l'un l'autre, ou de la possibilité d'existence d'un autre amant ?
Car, ce que j'entends, c'est qu'en première analyse, tu lies ton envie de moins voir le premier amant, moins à un dégoût intrinséque d'icelui (tu n'es pas sûre que ça soit définitif) qu'à des pensées totalement focalisées sur le deuxième amant en ce moment.
On peut parler de Nouvelle Energie Relationnelle.
Tu peux peut-être parler de cela...avec les précisions nécessaires et entendables par le premier.

Voir dans le contexte

Discussion : Comment ne plus mentir?

Profil

Lagentda

le mardi 07 janvier 2020 à 02h59

Problématique assez classique des limites de la transparence. Là en l'occurence, on a l'impression que vous n'avez pas les mêmes besoins en transparence. C'est possible et gérable. Mais le fait d'avoir des besoins sans doute différents fait que vous ne les comprenez pas forcément (tu parles de règles mal définies entre nous deux).
Plutôt que de partir de régles théoriques, peut-être est-ce plus intéressant de partir des exemples déjà connus (et éventuellement d'autres) et se placer sur l'analyse de ce qui est ressenti par l'un(e) quand l'autre n'a pas respecté une régle plus ou moins claire. Et inversement, ce que l'autre a ressenti en enfreignant peut-être cette règle.

Voir dans le contexte

Discussion : La relation poly hiérarchisée : une structure soumise à fortes tensions

Profil

Lagentda

le mardi 07 janvier 2020 à 02h54

Merci pour ce texte, qui est très intéressant, car il va un peu dans le fond et n'hésite pas à mettre les pieds dans le plat. Ce que j'apprécie dans le monde polyamoureux c'est la capacité à déconstruire le paradigme monogame. Néanmoins d'autres choses peuvent être déconstruites, et le polyamour hiérarchisé peut l'être. Attention comme toujours déconstruire ne veut pas dire détruire, c'est juste avoir un peu plus de lucidité sur les implicites d'un modèle, pour s'en éloigner ou l'adopter plus en conscience.
L'anarchie relationnelle est plus difficile à déconstruire, car elle est moins facile à écrire sous forme de grandes règles.
A voir.

Voir dans le contexte

Discussion : Belle et dangereuse

Profil

Lagentda

le vendredi 18 août 2017 à 04h01

Je comprends ta souffrance et ta position, Carline... Il n y a malheureusement pas toujours d'happy end. Il faut parfois en faire le deuil, sans renier les "happy way" prises.
Plus facile à dire qu'à faire. Que décider ? Où est le courage ? Où est le bonheur ?

Voir dans le contexte

Discussion : Demande de conseils

Profil

Lagentda

le lundi 31 juillet 2017 à 01h43

Effectivement, je pense qu'il faut y aller doucement, pour que A apprivoise l'idée que la relation avec JB ne met pas en péril votre relation... Il identifie un risque à cause spécifique pour ton aventure avec JB, car il estime qu'il y a de l'amour déjà construit, et il a peur que ça puisse t'apparaître une maison plus solide à terme.... Mais, on pourrait aussi penser autrement, et se dire que, comme tu as déjà vécu le coup de foudre puis l'année de quotidien avec JB, tu sais à quoi t'en tenir - et tu avais choisi de retourner vers A - et donc qu'il y a peut-être moins de danger d'être en terrain connu.... Au fait, JB est clair à propos de ce qu'il veut avec toi... L'idée d'être une relation "secondaire" pourrait lui faire peur ou le mettre au défi ?

En tout, cas, c''est clair, que pour que tous se familiarisent avec le nouvel équilibre auquel tu aspires, il faudra qu'ils apprennent à se connaître...S'il y a une volonté en ce sens, il faut y aller..

Voir dans le contexte

Discussion : Questionnements, rupture mono et rejet

Profil

Lagentda

le samedi 29 juillet 2017 à 18h43

Bonjour, Tess, tu semble être dans le noeud du problème, l'oeil du cyclone... Ca peut tout casser, mais tu peux peut-être t'en sortir sans trop d'encombres, et plus forte... Donc, ne perds pas espoir.
Donc, parlons déjà des sentiments, puisque c'est là qu'est la tempête.
Tes sentiments sont forts, et visiblement, ceux des deux autres principales personnes impliquées dans l'histoire aussi... On va essayer de les évaluer (nature, intensité, évolution) autant que faire se peut.
Donc, déjà ton amour pour ta compagne. Tu parles d'une histoire d'amour fantastique depuis 7 ans. Donc, ton amour a toujours été fort pendant ces 7 ans ? Pendant la dernière année ? Encore maintenant au moment où vous vous fâchez ? C'est une forme d'amour rassurante ? D'amitié ? De confiance ? De passion ?
Ensuite, ton amour pour cette autre femme. En un an, l'attirance n'a cessé de grandir ? Comme il s'agissait d'une relation à distance, y a t il eu idéalisation ? Cela dit, quand vous vous êtes vus, c'était très intense aussi. Donc, l'amour est toujours aussi fort ? Et, l'envie de la revoir très forte ? L'attirance toujours là ? Des projections ? Et, pendant tout le temps de cette relation, quelles peurs avez vous ressenties ?
Et, elle, comment vit-t-elle cette attirance ? Exprime-t-elle des peurs et des doutes ? A-t-elle très envie de vous revoir ? Est-t-elle impatiente ? Est-t-elle compatissante pour vos problèmes avec votre compagne ?
Et, votre compagne fâchée, comment s'exprime cette colère ? Quels sont ses principaux reproches ? Mensonge, incompréhension, sentiment d'abandon ?

Voilà, après, il faut voir comment vous allez recoller les morceaux...il faudra du temps et de l'écoute : des deux autres protagonistes, et surtout de vous-même sur les questions ci-dessus...Pour que vous puissiez peut-être un jour vivre en harmonie toutes les trois, il faut que vous ayiez confronté vos peurs, et vos besoins, calmement, trouver un terrain d'entente, mais sans être pressé... Accepter de se fixer dans un équilibre précaire, même si ça sacrifie un peu de bonheur, pour mieux faire le bilan..

Voir dans le contexte

Discussion : Polyamour = besoin de contrôle ?

Profil

Lagentda

le samedi 29 juillet 2017 à 18h15

Oui, ce forum se nourrit de la diversité des intervenants, et des échanges riches, de par l'intelligence des expressions de chacun, mais aussi de l'écoute... Car, même avec des contributions substantielles, sans écoute, la conversation n'aurait pas une telle intelligence, en tout cas sans doute pas une intelligence supérieure à celle de ses membres. C'est vrai que finalement plutôt que "polyamour=besoin de contrôle", le titre le plus approprié de ce sujet aurait été "polyamour et besoin de contrôle"... Il ne s'agit certainement pas de débattre sur est-ce que le polyamour en lui-même contient le besoin de contrôle ? La réponse est évidemment, non, les parcours et les personnalités en polyamour (ou en non-polyamour d'ailleurs) étant si diverse.. Ce qui ne veut bien sûr pas dire que les polyamoureux sont immunisés contre le besoin de contrôle. Comme l'a dit siestacorta, le besoin de contrôle plus ou moins poussé est un élément de la personnalité de chacun, et les situations polyamoureuses peuvent agir comme des révélateurs, des épreuves de ce besoin de contrôle et de ses limites... Je ne pense pas qu'il faille non plus se limiter à parler du cas de LNJ, de son polyamour et de son besoin de contrôle... Car, je pense que certains de ses ressentis peuvent résonner avec les ressentis d'autres membres de ce forum (et pas du tout avec d'autres)... Par exemple, des questionnements "Au fond, qu'est-ce qu'on cherche en multipliant les relations ? Une vie intéressante, excitante, ou bien surtout se rassurer sur ce que l'on vaut ? J'ai l'impression que les deux objectifs se côtoient chez moi et que la frontière est parfois assez ténue..." me parlent. Ou aussi : "le polyamour fait désormais partie de mon fonctionnement et qu'aucun retour en arrière n'est possible. Mais j'avoue que je ne suis pas toujours très claire dans ce que j'attends de mes relations." Ou, surtout : "Se chercher ? L'histoire de ma vie. Mais comme on dit, c'est le chemin qui est intéressant, s'pas ? " J'ai parfois l'impression de me chercher sans me chercher, ne trouvant pas les moyens, je peux renoncer à l'ambition de me trouver, et juste vivre. Ce qui n'empêche pas d'être stimulé intellectuellement quand les bonnes questions sont posées. En, bref, pour paraphraser le Général de Gaulle, "des gens (comme moi) qui se cherchent, on en trouve, mais des gens qui se trouvent, on en cherche" . Ou pas Donc un sujet intéressant.

Voir dans le contexte

Discussion : Jusqu'à quel point s'effacer/se mettre en retrait?

Profil

Lagentda

le mercredi 31 mai 2017 à 01h28

Je (re)découvre ce sujet, et découvre l'histoire de Chantelune, pour laquelle on ne peut avoir que de la sympathie.... Effectivement, on était dans le cas d'un couple habituel qui souffrait d'une nouvelle énergie amoureuse du garçon avec une tierce personne... Pour résoudre le malaise, bien exprimé par Chantelune, il y a eu effectivement la tentation du break fin avril, en partie concrétisée entre avril et mai (puisqu'il y a eu arrêt des relations sexuelles). Et, finalement, ça a été en partie salutaire... Ca a amené chacun à réfléchir à ce qui lui manquait de l'autre...Comme en plus la situation avec la tierce personne évoluait aussi (on ne peut rester éternellement au firmament de la passion), y a eu une réaccroche de Chantelune et son copain sur la base de leur histoire passée... Bref, et ce n'est pas forcément toujours le cas, le break peut être utile... Maintenant, je rejoins Kuoni : il faut faire le bilan de ce qui peut être aussi tiré comme leçon de ces trois derniers mois sur la façon dont votre couple peut fonctionner en polyamour...
Que chacun s'interroge sur sa façon d'être, de réagir (c'est toujours intéressant de pouvoir profiter des crises pour faire de l'introspection).... De ce que j'ai perçu de ton histoire, Chantelune, tu pourrais t'interroger sur ton côté passif/fataliste... Et, ton copain pourrait s'interroger sur son côté un peu lapidaire... Ces traits de caractère que j'évoque, le sont sans jugement de valeur...Il n y a pas de défauts absolus ou de qualités absolus...Il y a juste des traits de caractère...

Voir dans le contexte

Discussion : Mon copain m'annonce qu'il est polyamoureux [Besoin de conseil]

Profil

Lagentda

le dimanche 14 mai 2017 à 02h09

Disons qu'il faut distinguer ce qui est de l'ordre de l'émotion et des peurs de ce qui est de l'ordre de la réflexion et de la décision.... Et, dire ça ne veut pas dire qu'il faut nier ses peurs, et ne se fier qu'à sa réflexion (ce forum t'a permis de l'exprimer un peu) pour décider...Il faut juste savoir les distinguer...
Pour l'instant, tu attends de voir comment évolueront tes peurs, ton malaise, ton sentiment de trahison, ton malaise, et tes émotions positives (car il y en a un peu : au moins une bouffée d'espoir), et ce que tu as décidé, c'est de ne pas précipiter les choses (par exemple une rupture avec ton copain), mais de favoriser la transparence entre vous, en particulier de ton côté, d'exprimer tes peurs. Est-ce le cas ? Penses-tu que tu sais bien exprimer tes émotions à ton copain ? Penses-tu qu'il sait bien le faire ? Bref, il faut y aller piano...

Voir dans le contexte

Discussion : Un peu paumée entre deux monogames

Profil

Lagentda

le lundi 03 avril 2017 à 02h13

Et, quand elle revient de ces périodes d'éloignement, comment ça se passe ? Au-delà de la joie de vous revoir, est-ce que vous êtes capables de parler de la manière dont ça a été dur à gérer pour toi, mais aussi de la manière dont ça a été dur à gérer pour elle ?

Voir dans le contexte

Discussion : Un peu paumée entre deux monogames

Profil

Lagentda

le dimanche 02 avril 2017 à 12h08

Salut truc... La situation est délicate effectivement...Appliquer l'éthique polyamoureuse - c'est-à-dire pour une personne reconnaître qu'elle aime deux personnes et le partager avec ces deux personnes - ne suffit pas forcément à arranger la solution...
Car, oui, la situation n'est pas idéale - c'est-à-dire pas conforme aux idéaux de chacun : les tiens, ceux de son mari, mais aussi les siens (car elle aspirait sans doute à quelque chose de plus fluide, et paisible - et c'est usant de devoir ramer souvent). Donc, ça génère des souffrances pour chacun.
Je vais revenir sur la question des idéaux. Je pense que c'est la base de ce que tu dois faire : connaître tes aspirations profondes (et je suis bien placé pour savoir que ce n'est pas facile). Bref, définir ce que tu entends plus précisément ce que tu entends par "j'ai une vie à vivre"...
Tout d'abord, il y a la question de la famille... Veux-tu des enfants à terme ? Si oui, es-tu pressé ? Sens-tu une limite d'âge pour en avoir ? Si tu veux des enfants, n'envisage-tu que le modèle nucléaire (papa, maman et les gosses vivent tous ensemble, et sans autre tiers) de la famille ?
L'appel des voyages est-t-il très important pour toi (tu ne peux pas t'empêcher de t'imaginer parcourir le monde) ? Comment aimes-tu voyager,seul, à deux ou à plusieurs ?
La notion de foyer est-t-elle importante pour toi ? Sécurisante ? Pratique (et a priori moins coûteuse - voir les problématiques bien connues du logement) ? De nature à augmenter le confort plus que réduire la liberté ?

Voilà...Ce sont des questions en vrac, et tu as le temps d'y répondre.

Et, justement, je voulais conclure sur cette notion de temps. Tu as visiblement choisi pour te protéger tout en continuant à aimer, de ne pas rompre la relation, mais de moins l'intensifier..Je dirai que c'est l'attitude la plus logique, dans le cadre polyamoureux tel qu'il est. Mais, ce n'est bien sûr pas pour autant qu'il faut se couper de tes envies, pour pouvoir les exprimer à ta partenaire quand elles la concernent elle. Les exprimer, ne signifiant bien sûr pas "les satisfaire"...mais, il faut savoir relâcher la pression régulièrement, sans être envahissant, plutôt que se rabougrir dans sa coquille. En tout cas, oui, si tu veux poursuivre cette relation - et c'est ce que tu fais fort logiquement en ce moment - il va falloir s'inscrire dans une démarche qui prendra du temps : j'ai entendu dire (notamment par Françoise Simpère) que, parfois, dans le cadre polyamoureux (mais mine de rien, ça devrait aussi être valable en dehors), c'est environ 5 ans, qu'il faut attendre pour prendre les grandes décisions...En gros, elles doivent être dictées par l'amour côté durable, plutôt que par l'amour passion... Mais, la passion reste un essentiel dans nos vies...Et, j'ai envie de te dire : sois heureux déjà d'avoir l'opportunité de vivre cette passion. Et, autre point positif : tu as la liberté de choisir ce que tu fais de tes moments libres, et surtout de la manière dont tu construis ta vie, en étant autonome par rapport à de grands engagements... Bon courage (et dans courage, il y a coeur)

Voir dans le contexte

Discussion : Proposer le polyamour à son partenaire

Profil

Lagentda

le dimanche 12 mars 2017 à 18h32

Tout d'abord, félicitations pour ton intégration de l'X, Miela !

Un beau roman, effectivement. Une histoire intéressante aussi, au sens qu'on évoque la mise en place d'une démarche polyamoureuse dans un contexte spécifique : les études en école d'ingénieurs. Une période où les choses ne sont pas encore totalement figées, mais où les jeunes développent autonomie et responsabilité....y compris en amour.
Dans ce contexte, on observe toutes sortes de situations amoureuses : des couples constitués (qui ne constituent toutefois pas la majorité), des couples reconstitués après ruptures, des personnes qui ont une inclinaison pour des coups d'une soirée (mais parfois récurrents), et bien sûr une majorité de célibataires.
Donc, au final, l'attitude de lâcher-prise (advienne que pourra) n'est pas si incongrue que cela. Après tout, n'est-ce pas dans ces milieux étudiants (les congressistes sont ensuite de grands étudiants), qu'on aime bien sortir la phrase : "ce qui se passe au Wedi reste au Wedi"
Je pense que tu peux continuer dans la voie que tu as entamée : à savoir celle d'être transparente avec J (en premier lieu), et avec les autres qui comptent, sans s'étaler pour autant.
En bref, évoquer les nuances du polyamour, de tes sentiments et de ta situation personnelle, seulement avec les personnes avec qui tu as développé une relation amicale, de confiance, plutôt, que de laisser le flanc à des rumeurs déformées, en en parlant dans des groupes de groupes... Mais, j'ai l'impression que tu gères assez bien l'équilibre entre discrétion et transparence... Je me trompe ?
Et surtout, profiter au mieux des temps avec J, et avec les autres, pour que ceux-ci, même rare, aient de la valeur. Et aussi, les temps avec toi-même, pour te cultiver, sur le polyamour et sur pleins d'autres choses...

Voir dans le contexte

Discussion : SOS : mon épouse a besoin de séduire et j'en souffre

Profil

Lagentda

le dimanche 12 mars 2017 à 16h07

Je rejoins ce qui a été dit avant...Il est vrai que, par rapport à un forum moyen, sur ce forum polyamoureux, vous avez un biais : vous trouverez beaucoup plus de points de vue qui ne considèrent pas le besoin d'exclusivité de l'un comme plus légitime que le besoin de séduction extra-conjugale de l'autre. Néanmoins, et c'est ça qui est appréciable sur ce forum : il n y a pas de prosélytisme pour la solution couple libre (on sait que ça dépend de chacun - le polyamour n'est pas la meilleure solution pour tout le monde, et d'ailleurs même pas pour la majorité des gens, sans doute). Et, d'ailleurs, personne ne vous a dit à contrario que vos besoins d'exclusivité (et votre souffrance actuelle) sont moins légitimes que ses besoins de séduction.
L'idée, c'est juste de vous amener à faire un pas de recul, à déconstruire, analyser certaines choses, de façon à ne pas que vous vous piégez dans la seule alternative entre se séparer (ce qui est un déchirement), la laisser flirter allégrement (ce qui vous enfermerait dans la souffrance), ou faire preuve d'autoritarisme et de la remettre dans le droit chemin de l'exclusivité (ce qui ferait perdre beaucoup de spontanéité à votre relation). Quand on aura bien analysé les choses, il n y aura peut-être pas d'alternative, et au final, votre solution de l'accompagner avec amour dans une voie apaisée par rapport à la séduction des autres, se révélera la moins pire, voire la meilleure. Mais, on y est pas encore, et on a le droit d'essayer autre chose.
A noter que, pour comprendre dans tous ses angles sa situation, il nous manque effectivement le point de vue direct de votre femme, mais votre point de vue est déjà riche, et donc on s'adresse à vous.
Merci d'ailleurs d'avoir ajouté des éléments de compréhension de la dynamique de votre couple. Ca permet de se rendre compte que le contraste entre vous deux n'est pas basé que sur l'exclusivité-jalousie / papillonnage, mais sur d'autres éléments, telles la gestion de carrière professionnelle. Ne jamais oublier que ces éléments de contraste entre vos caractères font sans doute aussi partie de ce qui vous as attiré l'une vers l'autre à une phase de votre relation. Mais, bon, effectivement, on peut comprendre que vous ressentiez un déséquilibre dans ce que chacun assume dans la relation : vous avez l'impression de plus donner (mais sans doute aussi de plus dominer) dans la relation , votre compagne étant plus dans la position de l'enfant. Néanmoins, il est important de ne pas nier l'adulte qui est en elle (d'aller le chercher dans vos discussions), et inversement, de ne pas nier l'enfant qui est en vous. Qu'est-ce qui vous fait plaisir, en dehors de la seule satisfaction adulte de réussir à tenir la baraque de votre couple, et de votre beau mariage ? Autre question : toujours dans l'idée d'aller chercher des points de relativisation : vous aimez visiblement beaucoup votre compagne, avec l'utilisation d'un vocabulaire de l'amour romantique (et exclusif) : c'est la seule, l'unique qui fait battre votre coeur, et vous vous voyez vous aimer ainsi jusqu'au bout de la vie. D'ailleurs, c'est la seule fois où vous avez eu envie de vous engager dans un mariage. Mais, ne vous rappelez vous pas avoir déjà été amoureuse, ou très amoureuse dans votre vie d'avant ? Comment se sont terminées vos précédentes relations ? J'ai cru voir passer le mot de trahison... D'où viennent vos peurs ?

En tout cas, je vous souhaite de continuer à aimer et être heureuse(s)

Voir dans le contexte

Discussion : Je souffre!!!!

Profil

Lagentda

le samedi 21 janvier 2017 à 02h02

Bonsoir, Chayna

Tes messages traduisent beaucoup de souffrance, et il faut respecter cela.
C'est très difficile de positiver ou de rationnaliser dans ta situation.
Mais, pourtant, il ne faut pas paniquer. Je ne vais pas répéter ce que mes devanciers ont suggérés comme moyens (possibles, mais loin d'être sûrs) de positiver : il est encore avec toi, il t'aime ; tu te fais sans doute en partie des fausses idées, car tu ne sais rien....
Surtout ne te dévalorise pas....(ta comparaison à cette autre femme, vu les termes que tu utilises, est douloureuse, mais tu te trompes : tu as autant de valeur qu'elle)... Et, tu dois d'abord penser à toi.

Tu parles de partir. Est-ce que tu as commencé à envisagé concrètement cette décision : c'est notamment une question de moyens...Est-ce possible ? Si tu pars, où atterris-tu ? ...

Pour continuer à te lire (pour en savoir plus, j'aimerai aussi savoir un peu la durée, l'historique de votre relation....tu dis qu'elle s'est déréglée depuis 15 jours, mais avant qu'est-ce qu'il y avait ?)

Voir dans le contexte

Discussion : Liens entre polyamour et genre

Profil

Lagentda

le dimanche 08 janvier 2017 à 19h03

OK. Je crois que les choses commencent à s'éclaircir. Nous sommes à une distance agréable du consensus, avec ces réponses de Loïc à gdf, et la plupart des interventions de cette page. En tout cas, ca fait plus avancer que d'ergoter sur les sophismes et les épouvantails argumentaires (même si c'est toujours intéressant de voir comment notre dissonance cognitive joue sur notre argumentation - j'aime bien la présentation de profil d'Aspophos à ce titre...).
Je comprends l'a priori sur l'asymétrie de besoin d'écoute empathique, du moment que ça ne revient pas à nier que l' "homme cis privilégié" puisse avoir besoin d'un peu plus d'écoute empathique que prévu, parce qu'il a lui-même ses fêlures (peut-être liées à un autre type d'axe d'oppression - comme listés plus haut, ils sont nombreux). En fait, dans cette conversation (cette communication non violente), ce qui est plus important que la posture a priori, c'est tout le chemin de la conversation, avec écoute et patience. Qui se révelera peut-être bousculer tous les a prioris. Par exemple, la personne femme ou non-cis se révélera peut-être optimiste et heureuse, et peu désireuse de se présenter en victime, au cours de la conversation.
Bref, soyons conscients du monde et de ses inégalités, pour aborder l'autre avec l'a priori le plus bienveillant, mais n'hésitons pas à déconstruire tous les a prioris pour découvrir l'autre dans son individualité au cours de la conversation. Pour que l'échange soit riche.

Après, de la théorie à la pratique, je pense que de toute façon, il faut être modeste.

Voir dans le contexte

Retour au profil


Espace membre

» Options de connexion