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Proposer le polyamour à son partenaire

Témoignage
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Miela

le vendredi 24 juin 2016 à 09h02

Bonjour à tous,

J'aurais voulu un conseil par rapport à ma situation particulière.
Je suis un couple depuis février 2015, et il s'agit de ma première véritable relation (je vais vers mes 19 ans en juillet) avec J. C'est donc avec lui que j'ai découvert tout ce qui va avec une relation amoureuse (ou du moins tout ce que j'en connais maintenant), de se faire tenir par la taille (pas du tout évident pour moi ou début) à la sexualité.
On a toujours trouvé le moyen de communiquer et il est globalement compréhensif. En particulier on ne s'est jamais trouvé en situation de dispute, que ce soit avec cris ou non. Par contre il y a eu quelques blessures (j'imagine comme tous les couples), qui se sont soldés par de l'écoute et un peu de temps (rien de vraiment important ceci dit).

Je me trouve en situation de vouloir lui proposer le polyamour pour plusieurs raisons.
- selon la logique monogame, si cette relation tient (ce que je souhaite), cela voudrait dire que ni lui ni moi n'aurions jamais d'autre partenaire (amoureux ou sexuel), et donc jamais d'autre "type" de relation amoureuse, ce qui me fait un peu tiquer sur le principe. En particulier on est chacun plutôt stables et réfléchis (d'où une première histoire déjà peut-être plus longue que la moyenne) ; cette hypothèse est donc plausible.
- Après quelques recherches et lectures de témoignages sur le principe du polyamour en soi, l'autonomie et la liberté qui en découlent me séduisent beaucoup.
Jusque là, je pense que ça doit pouvoir se mettre en place en quelques années sans trop de heurts, même si imaginer quelques années pour une relation qui n'en a pas deux me paraît un peu lointain. Je ne sais pas si ça joue dans la réponse, mais nous nous sommes rencontrés en classe préparatoire et devrions intégrer l'an prochain, avec relativement peu de chances d'être au même endroit.
- Dernier élément : un autre élève de la prépa, A, que j'ai connu quelques mois avant mon partenaire, m'a fait des avances dernièrement, après une attention particulière dès juin dernier. De plus, lorsque je l'avais rencontré, je m'étais déjà sentie très attirée par lui (avant même de savoir identifier ces sensations d'ailleurs), ce qui me fait vouloir approfondir cette relation qui est pour le moment "professionnelle". Je me sens assez coupable/gênée de l'avouer, mais A m'attire je pense même plus que mon copain. Cela ne signifie pas (loin de là !) que je veux quitter J, car je l'aime tout de même profondément.

C'est ainsi que je ne sais pas quoi faire. Je ne me sens pas capable d'attendre des années que la situation change et que le polyamour se mette en place, ce qui n'est d'ailleurs pas certain. J'ai en même temps l'intuition que de sentir un choix binaire entre "découvrir d'autres relations" et "rester avec mon copain que j'aime" finira un jour par basculer dans la première possibilité, ce que je regretterais alors beaucoup. Et je ne veux pas faire de cette sensation un chantage émotionnel non plus. J'ai très peur que la suggestion le blesse.
Je ne sais pas si je dois lui présenter d'abord le polyamour, qu'on stabilise des règles (dans l'hypothèse et après le temps qu'il accepte), puis lui parler de A ; ou bien faire tout en bloc, tel que la situation se présente à moi maintenant.
Par ailleurs, il y avait des signes de l'attirance de A pour moi en juin dernier, dont je lui avait fait part. Je ne sais plus avec quelle précision je lui avait dépeint la situation, ni ce qu'il avait répondu exactement, mais je me souviens qu'il s'était senti un peu menacé (--> tendance monogame). D'autre part, il m'avait signalé qu'il s'était approché physiquement (sans relation sexuelle) d'une autre fille (que je ne connais pas) lors d'une soirée après que l'on ait été séparés (car en vacances dans nos familles respectives) pendant quelques semaines (--> tendance poly)
Enfin, la situation est d'autant plus compliquée que nous sommes tous en période d'oraux de concours. J et moi sommes à des endroits différents, alors que je peux voir A assez facilement pendant au moins les deux prochaines semaines. Je ne voudrais pas troubler sa concentration pour les oraux, mais plus égoïstement je ne voudrais pas non plus laisser passer l'occasion de "profiter" de la présence d'A.

Pour le moment, j'ai envoyé un article à J sur le polyamour en générale (celui de consoglobe), et je n'ai pas eu de réponse. J'ai aussi prévu de voir A, pour passer un bon moment encore amical, et pour lui exprimer la situation de la manière la plus honnête possible. Je ne sais toutefois pas dans quelle mesure je dois lui détailler ce qui concerne ma relation avec J.

Merci de votre attention, et je vous souhaite de belles amours :)

Edit : A d'éventuels modérateurs, le thème témoignage serait peut-être plus approprié

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Phoenix

le vendredi 24 juin 2016 à 09h13

Bonjour Miela,
Ta description montre que tu es posée, réfléchie et sensible.
Je ne me sens pas qualifiée pour te conseiller quoi que ce soit. Je peux simplement te dire qu'à ta place, je tenterais d'avancer d'abord avec mon amoureux sur la définition de la relation, qui idéalement doit rester en mouvement, avant d'avancer dans une autre relation. Mais j'ajoute qu'à ton âge, j'en aurais très certainement été incapable. Bonne continuation sur le chemin des amours.

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gdf

le vendredi 24 juin 2016 à 10h59

Hello
Premier conseil, attends que les concours soient passés...vous avez bien assez à penser comme ça.
Sinon, tu as l'air d'avoir une approche posée et réfléchie. Si tu lui as déjà donné un article, le moment venu, dis lui que tu as découvert ce concept, et que tu veux avoir son avis.
Sa réaction sera peut être "oui, bonne idée", mais plus probablement"qu'est ce que c'est que cette histoire". Ca ne se réglera pas en une seule fois, c'est un travail de longue haleine.
Il te demandera sûrement si tu l'as trompé, ou s'il y a quelqu'un. Le mieux est toujours de dire la vérité, ce qui est plus facile s'il ne s'est rien passé. Tu peux lui dire simplement que oui, il y a bien quelqu'un avec qui tu t'entends bien et qui pourrait te plaire, mais que tu ne veux rien faire qui ne soit pas d'un commun accord.
Le pire qui puisse t'arriver, c'est qu'il ne soit pas d'accord. Si tu ne t'imagines passer renoncer à d'autres amours pour le reste de ta vie, c'est peut être mieux de s'en rendre compte maintenant...

Pour donner mon témoignage personnel, mon épouse et moi-même nous connaissons depuis le lycée, et on est sorti ensemble quand on était en prépa. Nous étions les premiers l'un pour l'autre. On était pas dans la même prépa puis pas dans la même école (mais tous les deux en région parisienne). On a quand même été séparés pendant presque un an quand on a tous les deux faits des stages à l'étranger. Pas de polyamour à l'époque, on ne connaissait pas le concept et ça ne nous avait pas traversé l'esprit. Cependant, si j'en avais entendu parler, si on m'avait dit que c'était possible, j'aurais sûrement accroché à cette idée.
C'est arrivé beaucoup plus tard pour nous, et ça a été difficile à mettre en place, mais on y est. Je pense que ça aurait été plus simple si on avait fixé les règles dès le départ.
Je te raconte tout ça juste pour dire qu'on peut passer sa vie avec son premier amour, même en ayant été séparés pendant les études. Je dirais que le polyamour devrait même vous aider à traverser cette période, car si vous avez des attirances pendant vos périodes de séparation, vous pourrez les vivre sans remords, et sans que ca ne provoque automatiquement la rupture.

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(compte clôturé)

le vendredi 24 juin 2016 à 10h59

Bonjour Miela,
Il est logique, comme tu le dis, de penser qu'au cours de votre relation amoureuse, toi et ton copain aurez d'autres désirs. C'est peut-être la façon la plus sereine d'en parler, partir de cette réalité: vous vous aimez, mais vous savez qu'il existe d'autres personnes sur terre susceptibles de vous attirer, ça t'arrive avec A, ça lui est arrivé avec une fille pendant tes vacances. Vu ce "parallélisme des formes", tu peux lui demander comment il envisagerait, lui, d'agir si une autre fille lui plaisait, et dire comment toi tu aimerais qu'il réagisse: qu'il t'en parle, qu'il te le dise avant que quoi que ce soit d'intime arrive, ou au contraire tout de suite... Et lui, si un garçon t'attire, préfère-t-il que tu lui en parles, lui donnes ou non des détails. Qu'est-ce qui te blesserait ou le blesserait éventuellement, qu'est-ce qui le rassurerait ou non?
Cette conversation permettrait d'en parler sereinement et de commencer à vous familiariser avec l'idée, mais il faut être lucide: même quand les deux sont OK sur le principe, le passage à l'acte peut être mal vécu et provoquer une crise. Qui sera cependant moins brutale que si tu lui annonçais d'emblée que tu as une autre relation.
De toutes façons, votre relation est encore toute récente, et pour y installer le polyamour, prévois du temps, ça ne se fait pas miraculeusement :)

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Miela

le vendredi 24 juin 2016 à 22h08

Merci de toutes vos réponses !
Il est prévu que J me donne demain matin ses impressions sur l'article que je lui avait envoyé. Je suis assez impatiente d'avoir sa réaction, puisqu'elle va clairement déterminer la suite.
Je suis consciente que ce n'est absolument pas la bonne logique, mais je ne peux m'empêcher de me demander de combien de temps il s'agit, pour mettre cela en place relativement sereinement : quelques semaines ? mois ? années ?
A peine j'écris ma question (qui me tient tout de même à cœur), je me dis qu'elle est absurde, puisque ce temps dépendra évidemment de J et de sa perception du polyamour.

Je me doute que les concours sont parmi les pires des moments pour amorcer ça, mais j'ai envoyé l'article avant de me poser la question. Et puis la discussion n'impose pas une mise en place trop rapide..

Je vous tiendrai au courant en tout cas, et merci encore !

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gdf

le vendredi 24 juin 2016 à 22h38

Effectivement tu auras des réponses variées. Pour te donner une idée, ca nous a pris...5 ans !

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Miela

le samedi 25 juin 2016 à 00h26

Wow.. J'ai du mal à à concevoir que ça prenne plus de 3 fois le temps de notre relation.. On verra bien demain (ou plutôt tout à l'heure..).

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Papaya (invité)

le samedi 25 juin 2016 à 00h59

Si ça prenait 3x le temps de votre relation ce serait déjà bien, sachant que' l'immense majorité des gens sont mono il est plus probable que ça ne se fasse pas du tout.

Il est vrai que tu as bien réfléchi et surtout en parler avant de le tromper (je t en félicite car bcp trompe et parle poly après...) mais je te sens très impatiente comme si tu attendais un oui rapide pour te jeter sur A, non ?

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Miela

le samedi 25 juin 2016 à 02h27

J'admets volontiers qu'il y a un peu de ça, tout en ayant conscience que ça ne se passera pas comme ça. C'est aussi je pense dû au fait que j'ai gardé depuis que je connais A une curiosité pour lui, même si elle a été tout à fait occultée par ma relation avec J.
Et puis même si il y avait effectivement un "oui" franc et massif, les conditions matérielles des concours ne le permettent a priori pas. Un peu comme un enfant qui veut avoir la garantie de ses parents qu'il aura un certain cadeau d'anniversaire : il peut être impatient d'avoir cette garantie tout en sachant que son anniversaire est relativement éloigné. Pour le moment c'est surtout l'incertitude complète qui est inconfortable.
De plus je considère que donner une réponse claire à A (positive ou négative) est aussi une marque de respect que je voudrais pouvoir lui donner au mieux, même s'il s'est mis en position "d'amant illégitime" en premier lieu.
Mais l'"opportunité" d'une relation avec A a aussi servi de déclencheur au fait que je me sens polyamoureuse, et qu'il m'est inconfortable de ne pas savoir si (et le cas échéant quand) cette caractéristique sera reconnue. Un sentiment d'urgence émerge alors, puisque cette sensation et sa réception conditionne aussi le caractère durable que je ressens de ma relation avec J. Intuitivement, je me dis que je finirai presque forcément par me sentir mal dans une relation mono (même à l'échelle de la dizaine d'année), alors que je peux à loisir m'imaginer finir ma vie avec J (du haut de mes 18 ans du moins) dans un contexte poly.
D'ailleurs, la réponse que j'attends n'est pas "tu peux ou non fréquenter A" mais "le principe du polyamour me convient /tente/fait peur...", dans l'idée de faire les choses dans l'ordre.
Dans tous les cas, si je me permets d'"étaler" mon impatience ici, c'est aussi pour être sûre qu'elle ne parasitera pas le dialogue au moment voulu. Et il est vrai, sans jugement de valeur, que je ne me représente pas mettre trois fois ma relation à la modifier. Il y a 5 ans j'étais presque encore une enfant de et je ne sais même pas où je vivrai dans 5 ans..!

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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gdf

le samedi 25 juin 2016 à 10h44

Si tu comptes en ratio, je précise que ça a pris 5 ans sur une relation qui en avait 15 au départ. Si tu rapportes à tes 18 mois, ça ne fait plus que 6 mois :)
Après chaque cas est particulier, et ça peut aller beaucoup plus vite, mais ce n'est clairement pas l'affaire de quelques jours.

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Miela

le samedi 25 juin 2016 à 12h34

Je suis soulagée :)

On n'avait pas convenu avec J d'heure d'appel, j'ai donc "poireauté" pendant une bonne heure (voire deux) Skype ouvert, en essayant de relancer sans être insistante, sachant qu'il pouvait très bien être occupé ailleurs. Je précise que dans l'idée, l'article n'était pas censé être le sujet principal de la discussion, qui n'avait pas vocation à être une big talk. Petit à petit, je commençais à avoir peur qu'il soit complètement rétif au principe, qu'il ait lu ce fil, reconnu la situation et été blessé etc.
Finalement je l'ai eu via Skype, souriant comme d'habitude. On s'est donné des nouvelles générales, organisé plus ou moins comment se voir pendant les oraux quand il arriverait sur Paris "comme si de rien n'était". Quand j'ai demandé son avis sur l'article, il m'a fait un "ah oui !" montrant qu'il avait oublié d'en parler (et donc que ça ne l'avait pas complètement retourné). Après avoir commenté la forme (je lui avait envoyé la vidéo d'Ester en premier, qu'il n'a pas trouvé structurée), il m'a dit qu'il n'était pas contre, mais que ce n'était qu'"un concept" dont il s'intéresserait peut-être plus si ça le touchait directement.
Je lui ai donc décrit la situation de manière factuelle : A veut commencer une relation avec moi. Sa première réaction a été de rire à la formulation qu'avait employée A, disant que c'était lui tout craché (je précise qu'ils se connaissent). Comme il devait partir déjeuner avec sa famille, on a convenu d'en parler ce soir. Son sourire ne l'a pas quitté, ce qui me libère d'un poids énorme !
J'ai conscience que c'est loin d'être calé, mais aussi que ça aurait pu partir beaucoup, beaucoup plus mal :)

Merci de vos réponses et de votre attention, ça m'a fait beaucoup de bien ^^

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gdf

le samedi 25 juin 2016 à 15h33

Bonne nouvelle, ça se présente bien. Reste à voir le passage à la pratique, tu nous raconteras !

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Miela

le lundi 27 juin 2016 à 22h01

Bonjour !

La situation a un peu évoluée : j'ai passé un après-midi très agréable et courtois avec A : il m'a fait voir deux parcs de Paris. Ne sachant pas précisément comment le sentait J, j'ai répondu à A de manière rationnelle et factuelle. Pour le coup lui est déjà polyamoureux, même s'il ne l'appelle pas ainsi.

La discussion précise avec J a été un peu laborieuse par téléphone, on voulait donc la "reporter" à mercredi, quand on parlerait de vive voix. Cependant, même pour des discussions "normales" (mes oraux de ce matin, notre organisation de la semaine...), le sujet pesait. On a finalement réussi à communiquer de manière plus fluide par Skype. Ce qu'il est ressort est que la situation le gêne quand même parce que :
- Lui et A ne s'estiment pas particulièrement. Comme il n'a pas été évident de me mettre en confiance dans ma relation avec J et que j'ai "grandi" depuis, la mise en place avec A a des chances d'être plus fluide, et J a l'impression d'avoir "travaillé" pour "faire un cadeau" à A, alors qu'ils ne s'entendent pas vraiment.
- Comme on sort tous de deux ans de prépa où on se voyait tous les jours, (presque) toute la journée, il a l'impression que ça "l'obligerait" à fréquenter A alors qu'il lui est désagréable.Pour le coup, cela paraît très faux une fois en école, mais il n'est pas évident de mettre en place une organisation pour la Rentrée, alors qu'on n'a très peu d'informations sur qui sera où, etc.

Cela signifie aussi clairement que s'il s'était mieux entendu avec A, il n'y aurait vraiment pas eu de problème. Et là j'étais vraiment enchantée, reconnaissante et très attendrie de l'ouverture d'esprit dont il a fait preuve. J'étais toutefois un peu démunie, car ces échanges, qui ont permis de calmer les esprits, n'ont abouti sur aucune règle formelle. Quand je lui ai fait cette remarque, il m'a répondu de "faire ce que je voulais", me renvoyant une responsabilité qui est effectivement mienne. Pour le moment je vais me focaliser sur mes concours : je suis en train de passer les oraux de l'école qui m'intéresse vraiment. Mais je ne sais pas comment agir pour les deux prochaines semaines, où j'aurai techniquement la possibilité de voir les deux..

Voilà où ça en est pour la mise en pratique ; je ne sais pas si ça appelle de quelconques témoignages, et je suis ravie de l'ouverture d'esprit dans laquelle ça se passe :)

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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gdf

le lundi 27 juin 2016 à 22h26

Je peux pas donner beaucoup de feedback de mon côté, mais en résumé, je pense qu'il n'y a pas de règle sur les metamours.
S'ils entendent bien, tant mieux.
S'ils ne s'entendent pas, ils sont pas obligés de se voir. Tu peux prendre l'initiative de fixer la règle de ne pas les avoir tous deux au même endroit au même moment. Si par hasard vous êtes tous les 3 dans la même école, il faudra aviser...
Assez souvent, ils ne se connaissent pas, parce que les relations sont cloisonnées.

S'il ne veut pas te fixer de règle, c'est effectivement à toi d'en proposer. Ca peut paraître idiot, mais je trouve que c'est utile de les écrire noir sur blanc pour en discuter franchement. Genre :
- tu t'arrange pour qu'ils ne se rencontrent pas
- tu ne parles pas de À à J sauf s'il te demande
- tu fais ce que tu veux avec A mais chez lui, pas chez toi (ça pose problème à certain de passer après un autre dans le même lit)

C'est juste quelques exemples. Mets ce qui te passe par la tête et discutes en avec J. Ca lui permettra de s'exprimer sur ce qui est important ou pas pour lui.

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Miela

le mardi 28 juin 2016 à 14h21

Merci des conseils et de la réaction rapide ^^

Après la plus grosse conséquence du fait qu'ils ne s'apprécient pas n'est pas qu'ils doivent se fréquenter, mais surtout la partie où J a la sensation de "faire un cadeau" à A ; qu'ils se voient où non d'ailleurs.

Par ailleurs définir des règles paraît vraiment artificiel, puisqu'il y a une transition "période concours", puis une transition "période vacances" de 2 mois. Puis encore, si je suis admise à Polytechnique (l'école que je vise en ce moment), 7 mois de stages divers. Le "je fais ce que je veux" correspond à ces deux semaines de flou ; et les règles n'auraient donc de véritable application qu'à partir d'avril prochain (je n'ose même pas y pense oO) pour raisons scolaires (du moins c'est ce que j'espère en terme de concours).

Je me dis que les règles vont plutôt dériver des sensations de chacun devant la situation, mais je ne sais pas trop quoi faire ces deux semaines..

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gdf

le mardi 28 juin 2016 à 15h50

Bonne chance pour l'X! Tu es donc admissible? Quand passes tu les oraux?
Quand j'y suis rentré (il y a 20 ans cette année...), la "formation humaine et militaire" durait 12 mois et on se retrouvait avec les appelés.
En arrivant au service militaire, tout le monde disait"3/4 des couples ne résistent pas". Je sais pas si c'était vrai, mais on a fait partie de ceux qui résistaient :) désolé, je m'egare, un moment de nostalgie !
Pour revenir à À et J, la réaction "je lui fait un cadeau" est compréhensible, mais il est important de rappeler deux notions :
L'amour n'est pas un jeu à somme nulle. Quand on fait un cadeau, on le paie, on se prive de quelque chose. Quand on partage de l'amour, on ne l'enlève pas à quelqu'un pour le donner à quelqu'un d'autre.
Même s'il fait un cadeau, si ça lui demande un effort, c'est à toi qu'il le fait, pas à A.
Sinon, oui, dans le contexte, pas la peine de fixer de règle, attends de voir....

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Miela

le mardi 28 juin 2016 à 16h27

Oui je suis admissible ; je suis actuellement sur la campus pour passer mes oraux cette semaine.
Je vais essayer de faire valoir ce point de vue. Je l'avais un peu senti quand il m'avait fait part de ce sentiment, mais sans réussir à le formuler. Dans ma tête c'était plutôt "mais c'est de moi qu'il s'agit", mais ça faisait vraiment très égoïste sous cette forme-là..

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gdf

le mardi 28 juin 2016 à 17h53

Va prendre une bière et jouer au flipper de ma part au bôbar si tu es sur place!
La formulation "c'est de moi qu'il s'agit" peut paraître égoïste, tu peux le retourner positivement en disant "merci de me faire ce cadeau à moi"

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LuLutine

le vendredi 08 juillet 2016 à 03h13

Miela
Edit : A d'éventuels modérateurs, le thème témoignage serait peut-être plus approprié

Done.

(You're welcome.)

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Miela

le mercredi 08 mars 2017 à 23h56

Bonsoir à tous,
Je ressuscite ce fil après pas mal d'évolution, pour donner des nouvelles et avoir un avis sur la situation présente.
Dans les qques semaines qui ont suivi, et avec l'accord (au moins verbal sinon profondément éclairé de J), je me suis rapprochée de A, et suis restée qques soirs chez lui.
Pour ce qui est de mes oraux, j'ai été prise. Il y avait ainsi pendant les vacances la discussion avec J de comment être séparés pendant les 7 mois de mon stage, en parallèle de la discussion du polyamour. A et J me manquaient, mais très différemment puisque j'ai eu J au téléphone pratiquement tous les jours où nous n'étions pas ensemble, alors que j'ai à peine échangé qques textos avec A.

Finalement, j'ai choisi de faire mon stage en région parisienne, et donc assez proche géographiquement de J et de A.
J est très impliquée dans la vie associative de son école et je ne peux le voir qu'un peu moins d'une fois par semaine, en plus de week-end qu'on a pu organiser. De plus, je ne me sens pas spécialement à l'aise parmi ses amis de là-bas.
A l'inverse, je me suis fortement rapprochée de l'école de A. Je m'y suis assez intégrée pour avoir rapidement adhéré au BDE, et être en voie de reprise d'un des clubs (parmi d'autres personnes). J'ai aussi dans cette école un autre ami de prépa (L), qui est au courant de la situation et avec qui on échange beaucoup de confidences.
Il y a eu des phases dans la mise en place du polyamour. J s’est rendu compte au fur et à mesure de ce que ça représentait émotionnellement pour lui que je pratique le polyamour. Jusqu’à mi-décembre, ç’a été de plus en plus difficile à vivre. Remise en question de l’idée du couple ; il a parfois eu l’impression que je « faisais n’importe quoi ». Il y a eu un moment où il ne s’imaginait soit que je détende ma relation avec A, ou bien avec lui. Et puis au bout d’un moment, j’imagine qu’il a eu assez d’en parler. Ses amis dans son école l’ont bien aidé dans ce passage. La dernière chose que j’ai su de son avis sur la question, c’est que « le polyamour aura été une très bonne chose ».

En parallèle, je me sais plus amoureuse de A que lui de moi ; je fais donc une espèce de travail d’équilibriste pour ne m’attacher que dans une juste mesure. Le résultat sur la relation est assez étrange ; on se voit souvent sans s’être concertés par avance, ou à mon initiative. S’il fallait la rentrer dans des cases, notre relation serait de l’ordre du sexfriend.
Ma vie sociale à l’école de L et A s'est d'ailleurs presque rendue indépendante de A et de L, dans la mesure où j'y connais d'autres personnes depuis. Mais j'y retourne au moins deux fois par semaine, puis y reste dormir la plupart du temps, chez A ou chez L. Je précise que ma relation avec L et purement amicale.
La plupart des élèves de cette école sont des garçons, et j'ai donc principalement (pratiquement exclusivement) rencontré des garçons là-bas, et je pense avoir plu à un ou deux.

S'est posé la question de quand j'étais censée mettre une limite. Souvent, je pense que le fait d'évoquer J comme "mon copain" fait l'affaire, je pense. Mais le raisonnement que je fait est d'être toujours honnête, et de ne freiner que quand quelque chose me gêne ou va me gêner, ce qui n'est pas arrivé.
Mais s’est ouvert tout récemment un cas un peu nouveau, où je pense plaire à PL, que j’ai connu via A. Après un jeu de piste nocturne dans Paris, PL m’a hébergée ; j’ai dormi dans un sac de couchage. Le lendemain, nous avons passé la journée ensemble. Deuxième nouveauté, PL sait que A m’a hébergée plusieurs fois sans avoir d’autre couchage à proposer que le sien, et que A n’est pas la personne que je désigne par « mon copain ». Enfin, je pense qu’il me plaît aussi.
Ma difficulté, c’est que je n’arrive pas à me représenter les actes/paroles/non-actes/non-paroles qui pourraient blesser. J déjà, à qui il faudrait probablement que je parle de nouveau pour justement définir ce qui le blesse. Et en même temps, j’ai l’impression que ce qui lui est particulièrement important est de ne pas avoir à se prendre la tête. Ce qui est d’ailleurs cohérent, étant donné qu’on ne se voit pas trop souvent, en particulier par rapport à la prépa où on se voyait presque toute la journée et tous les jours. PL ensuite, selon ce qu’il peut imaginer/espérer si je ne place pas les barrières avant qu’il ne les croise. Mais je ne sais pas où je veux les mettre, et j’ai envie de partir du principe que s’il a un besoin d’assurance de qqchose, il le ferait savoir. C’est peut-être égoïste, mais je ne me sens pas responsable de ses espoirs, tant que j’agis sans volonté de drague spécifique. J’ai un gros doute sur la validité de ce raisonnement, et j’aimerais avoir vos avis. Et A enfin, qui m’a invité à venir le soir qui suivait la journée que j’ai passé avec PL, et qui pourrait être jaloux. Mais, et en particulier avec nos caractères respectifs et notre relation, je pense encore moins que cela soit de ma responsabilité.

Je me demande donc si ma démarche d’agir de la même façon que si je ne voyais pas d’ambigüité aux situations tant qu’elle ne s’est pas rendue explicite est hypocrite. Mon raisonnement est que, si rien n’est dit, c’est que le cours des choses tel quel convient. En l’occurrence il ne se passe rien d’engageant, je n’ai donc aucune protection à mettre en place. Je ne suis pas sûre de la direction que je veux prendre, et je reste vigilante au cas où ça deviendrait le cas ; en attendant je n’agis pas non plus dans le sens du rapprochement. Mais on pourrait considérer comme hypocrite le fait que je suis consciente de la forte probabilité qu’il développe des sentiments pour moi et que cela ne change rien à mon attitude, en particulier par rapport à une attitude qui serait attentive à ne pas le blesser, serait hypocrite.

Quel roman ! Si quelqu’un a le courage de me lire, j’espère que ça aura apporté un témoignage intéressant et/ou aura des pistes

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