Polyamour.info

Siestacorta

Siestacorta

Paris (France)

regibriscuits.blogspot.com

Participation aux discussions

Discussion : [Lexique] Monoamour(s) —tentative de définition—

Profil

Siestacorta

le jeudi 25 avril 2019 à 15h50

artichaut
En quoi donc le terme monoamour(s) fait sens ?

En quoi il se démarque du polyamour ou de la monogamie ?

Je trouve que ça ne fait sens que dans un contexte poly, qu'en parlant avec des polyamoureux.
Donc pas beaucoup sens.
Ca se démarque de la monogamie comme "après" de l'émergence d'une sociabilité poly, mais
- qualitativement, je crois pas que ça désigne autre chose que "relation à deux avec certaines exclusivités et pas d'autres". Un couple...
- socialement, je crois pas que la société ait assez intégré le polyamour pour avoir besoin de se définir par rapport à lui... Peut-être que ça viendra, ceci dit, croisons les doigts.

Message modifié par son auteur il y a 4 heures.

Voir dans le contexte

Discussion : La monogamie ne marche pas

Profil

Siestacorta

le jeudi 25 avril 2019 à 15h10

Minora
Accessoirement si pour les mono le seul mot qui colle c'est monogamie alors pour les poly cela doit être polygamie... ou alors parlons de polyamour mais aussi de monoamour. Un peu de justice (parce qu'il y a du jugement moral dans l'emploi systématique de monogamie vs polyamour, c'est réducteur et injuste), de précision et de cohérence.

Ben... C'est ce que je tentais de dire tout à l'heure : on a pas trop besoin du terme "monoamour", "exclusivité" suffit parfaitement, puisque "monoamour" ne serait utilisé que dans un contexte de discussion avec des poly...

L'aspect sémantique du problème vient de
- l'ambiguïté de "amour" au départ
- le fait que polyamour est assez impropre. C'est pour ça que certains utilisent polyamorie, pour se référer aux relations amoureuses sans se contraindre à leur seul cadre mono-romantique.

Mais, bref, parler de monoamour, je le radote, c'est déjà considérer que le polyamour a fait son chemin dans toutes les mentalités, qu'il y a besoin, ici et ailleurs, de nommer quelque chose de différent de la pratique monogame.
Je le radote aussi, parler d'exclusivité voire d'exclusivités permet de désigner pas mal de choses.

La zone de flou qui fait que certains poly incluent leur vie amicale et leurs relations asexuelles dans leur approche polyamoureuse me semble pas si importante.
Quand ça change rien pour la vie amoureuse des autres gens concernés qu'on leur parle de polyamour ou d'amitié, alors j'ai l'impression qu'on peut se passer de "polyamour" dans ces cas, et donc d'un monoamour plus souple que la monogamie...

(je fais de gros efforts pour justement pas mettre le sexe comme central dans la définition de polyamour, mon critère ici ce serait plutôt comment le tiers-aimé définit la relation, pas comment moi et ma/mon partenaire la définissons).

Message modifié par son auteur il y a 5 heures.

Voir dans le contexte

Discussion : La monogamie ne marche pas

Profil

Siestacorta

le jeudi 25 avril 2019 à 14h51

Tiens, en marinant sur le sujet, je me suis sorti l'aphorisme suivant : la monogamie est une norme sociale trompeuse.

(bon, "norme sociale trompeuse", c'est un pléonasme, mais avec monogamie ça fonctionne tellement bien...)

Voir dans le contexte

Discussion : La monogamie ne marche pas

Profil

Siestacorta

le jeudi 25 avril 2019 à 12h43

Non, je crois vraiment que le sens premier de "monogamie", aujourd'hui, ça peut pas se détacher des institutions (juridiques ou religieuses).

La fidélité (au sens monogame) c'est une valeur, une promesse, mais pas le seul "fond" de la monogamie vécue.

Je crois que tu utilises le mot avec sa valeur éthologique, mais sa valeur sociale, ici en France, c'est la monogamie telle que conçue dans nos régimes sociaux...
C'est à dire : le mariage (qui forme la culture exclusive, avec la promesse - seulement récemment prise au sérieux - de mariages d'amour) ET la vie relationnelle autour, plus ou moins cachée mais faisant partie du système.

Dans un régime monogame, on cache certaines choses, mais elles sont bien là en même temps que le régime. Pas un absolu moral (même s'il est "vendu" comme ça) juste un cadre social avec sa part d'ombre.

C'est comme toutes les règles sociales : ce qu'elles ne décrivent pas n'est pas censé exister, mais en fait, si, et c'est en partie là-dessus que repose la pratique.
- les travailleurs sans droits dans une société libérale (femmes comprises)
- les apparatchiks dans une société prônant le communisme
- l'adultère et les accrocs dans le mariage

Message modifié par son auteur il y a 7 heures.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mercredi 24 avril 2019 à 18h45

Isabellaa

Je suis toujours dans le silence le plus total

Courage.

Un conseil : donne-toi une date au-delà de laquelle tu estimes que tu n'attends plus, et d'ici quelques temps, donne-la lui aussi.
Pas comme ultimatum "à telle date je te quitte" mais "à telle date je crois qu'il sera évident que tu ne veux plus me parler".
Ca rendra pas les choses agréables, mais ça te donnera à toi-même une limite à l'attente. Pas à l'espoir, hélas. Mais ce serait une façon de "reprendre la main"...

Message modifié par son auteur hier à 18h.

Voir dans le contexte

Discussion : La monogamie ne marche pas

Profil

Siestacorta

le mercredi 24 avril 2019 à 18h08

pkd

Une chose que j'avais retenu dans le fil précédent, c'était la réflexion concernant les monoamours sériels. Surtout, "En quoi le caractère sériel est-il une marque de l'échec du monoamour ?"
Ça me trotte dans la tête cette question.

Je pense que ce qui marque l'échec, ce sont tous ces exemples où le fait que quelqu'un rencontre quelqu'un d'autre après une histoire, c'est vécu comme une déception ou une surprise et ça va en niant les promesses et rêves antérieurs.

C'est plus un échec de l'éducation sentimentale globale que de la seule exclusivité amoureuse, mais je crois bien qu'une souplesse poly peut améliorer la culture amoureuse de tous, même de ceux qui resteront exclusifs, sur ce point...

Message modifié par son auteur hier à 18h.

Voir dans le contexte

Discussion : La monogamie ne marche pas

Profil

Siestacorta

le mercredi 24 avril 2019 à 17h50

bidibidibidi

Non, on est triplement pas monogame :
- Premièrement, on est pas monogame dans les faits, vu qu'on a eu d'autres partenaires.

La monogamie c'est l'institution et la norme plutôt que la pratique, pour moi. L'adultère fait partie de la monogamie, le mensonge est un genre d'hommage du vice à la vertu, dans ce cadre. C'est prévu que ça arrive, c'est prévu que ce soit dénoncé, c'est la soupape qui permet au reste de tenir, sans que la "promesse" du modèle soit remise en cause.
C'est comme les accidents de la route, ça remet pas en cause le code, ça lui donne une raison d'être, même si on croit que "ça nous arrivera jamais, ya pas de raison compréhensible de mal (se) conduire, il y a un tort à trouver sinon, rien à voir avec le fait que quand ça se déplace, c'est plus dangereux une voiture qu'un piéton".

bidibidibidi

- Troisièmement, on est même polyamoureux, parce que, par ta formulation, on part du principe qu'il y aura certainement des accrocs, mais que tant que ceux ci sont limités en nombre et impact, ils ne remettront pas en cause le contrat. On est donc bien dans de la non exclusivité consentie.

"aventure" ça dit que ça a été connu, mais pas forcément consenti.
C'est pas le fait d'avoir dépassé l'accroc qui remet en cause la nature de l'engagement, au contraire... Le pardon, l'abnégation et une dose de déni, c'est pas la même attitude que la compersion et l'inclusion, ça se fait pas dans la même perspective.
(ceci dit, rien n'empêche de mélanger les vertus, selon la situation...)

C'est pas la monogamie qui est un truc caricatural, c'est l'exclusivité qui tient rarement aussi indéfiniment que promis.

Et pour revenir à l'emploi de "monoamour", la nuance que j'y entends (pas forcément celle qui est voulue), c'est
- soit que ça se fait sans référence au mariage. Mais bon, la culture amoureuse est quand même vachement imprégnée des institutions, je suis pas sûr que le concept soit très opérant dans ce sens là.
- soit que ya ça qu'est de l'amour et que ça empêche pas l'existence d'autres trucs à côté qui sont pas considérés comme du même ordre, même s'ils supposent une non-exclusivité (ça peut être autant du libertinage qu'une relation amicale importante avec quelqu'un avec qui une relation amoureuse pourrait être crainte par le partenaire).

Et pour ce dernier cas, moui, on peut dire que ça crée une zone de rencontre entre différentes pratiques puisque certains polys se disent poly en faisant les mêmes choses que des monoamoureux et en ressentant les même besoins ; menfin je crois que ça joue surtout sur l'ambigüité de "amour", plutôt que sur la portée de la monogamie.

Pour moi, je parle de polyamour quand ça change quelque chose par rapport à ce qu'attend quelqu'un qui ne l'a jamais vécu. S'il croit recevoir ou devoir une exclusivité sentimentale, sexuelle et parfois "quotidienne", le mot polyamour me permet de dire : ce ne sera pas ça.
Je crois que les termes "amour" (avec toute sa nébul... sa richesse), "exclusivité" (la ressentir, la demander, sur un domaine pas forcément sur un autre) et monogamie (modèle qui décrit par défaut les exclusivités tant qu'on en a pas discuté) suffisent pour définir les engagements des relations qui veulent suivre le modèle conjugal ou s'en distancier un peu mais pas trop.

"monoamour", ça vient un peu après "polyamour"... C'est sympa de se faire croire que l'esprit poly est tellement présent dans la société qu'il faut absolument créer une catégorie, mais je crois pas que ce soit nécessaire pour vivre des libertés qu'on se donnait avant l'emploi des mots polys...

Message modifié par son auteur hier à 21h.

Voir dans le contexte

Discussion : Adoucir

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 20h34

bonheur
Façon aimable d'être dans l'incompréhension.

Ce n'est pas parce qu'il y a une compréhension qu'on peut ou doit faire quelque chose.
Tu dis toi-même ne pas avoir de réciprocité à offrir, ici. Dans ce cas, que peux tu faire de mieux qu'être aussi aimable qu'avant ?
Je veux dire : il y a des gens qui, face à cette demande du monsieur auraient plutôt ajouté de la distance. Ce n'est pas ce que tu ferais, je crois. Par contre, rester agréable parce que tu as compris la valeur d'un crush, c'est peut-être déjà donner ce que tu peux, dans cette circonstance.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : Adoucir

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 19h44

bonheur
Autrement dit, je fais comme si je m'en foutais ?

Si tu continues à être aimable et reste polie en ne donnant pas ton numéro, alors c'est une façon très acceptable de s'en foutre, surtout si tu ne peux rien faire de mieux.

Voir dans le contexte

Discussion : Adoucir

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 14h05

bonheur


C'est justement parce que je SAIS que ce n'est pas sans importance que ça me gène. En dehors du moment où je l'ai perçue...

Tu veux dire que je m'inquiète plus pour lui que lui-même pour son ressenti ?

Oui, avec "seulement" ton expérience de ce genre de panique et/ou de l'importance à donner à un élan ; et sans avoir connaissance de sa façon de vivre ça.

Les crushs sont pas sans importance, mais lui ne passera peut-être pas longtemps à laisser filer celui-ci, pas parce que ç'en vaut pas la peine, juste parce qu'il l'aura vécu d'une façon différente, une fois passé le moment où ça s'est manifesté.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 13h40

Isabellaa
Merci.

On va dire alors qu il faut que je garde espoir !

Pour ta propre évolution et ton propre bonheur, certainement, tu es sur un chemin difficile mais fertile.
Pour la suite de cette relation... disons que tu es aimée, ça tu peux y croire (même si encore une fois le mec assure pas).
Mais ça suffira pas forcément...
Mon conseil : fais que ta vie ne tourne pas autour de ça, de cette relation, ni de celles qui pourraient suivre. Elles sont importantes, mais c'est toi qu'es centrale. Donc cultive le reste de ta vie, pour qu'il y ait plein de choses à récolter même quand la météo relationnelle est mauvaise.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 13h23

+ ajout : compliment sur un aspect de ta lettre : tu ne t'es pas laissée enfermer dans un rôle de maîtresse. Je crois que pour toi c'était un enjeu important. Et c'est bien que tu aies eu cette force de t'affirmer, indépendamment de ce que j'en dis sous l'angle "construction de relation poly".

Je crois aussi que cet enjeu a pu te cacher certaines possibilités dans la situation ; ceci dit honnêtement, ça fait ça a pas mal de gens, la peur de jouer / rejouer un scénario où on se sent déconsidéré qui empêche d'écrire et vivre des histoires où cette peur se retrouve sans objet.

Bref, encore une fois : tu as fait ce que tu as pu avec ta propre expérience, et qu'il y ait suite ou pas à cette relation, je pense qu'un jour tu t'en féliciteras et que tu as fait quelque chose de bon pour toi.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 12h37

Isabellaa

Mais bon, je n arrive pas à me persuader que je ne risque rien en ce moment, qu elle va lui demander de choisir, même si il lui a dit qu il voulait pas me quitter.
Je ne sais pas s'il aura la force de ne pas céder à ce chantage affectif.

C'est clair que le terrain n'est pas favorable...
Mais je suis étonné de la durée de leur arrangement précédent par rapport à toi, ça fait longtemps.
Il y a un coup de force maintenant, mais j'aurais aimé savoir dans quoi s'enracinait, pour elle/lui, la "tolérance" du temps précédent. Tu as parlé de libertinage, je crois, et avec votre histoire, on peut imaginer qu'il y avait des espaces "aménageables"... Il peuvent / auraient pu être explorés, dans un esprit de dialogue ouvert.

Bon, je sais pas si ça te sera utile, mais ni elle ni lui n'ont fait d'effort d'inclusion. Tu es plutôt réticente à en faire de ton côté, c'est pas spontané, mais t'es pas complètement sourde à cette possibilité.
Au moins, t'es en train d'apprendre qu'il faut tous être volontaires, informés, à l'écoute pour tenter ce genre d'histoire.

(sinon, ce que tu décris de ton ex-mari et des situations adultères, ça donne de la matière pour comprendre tes rapports à l'amour, indépendamment de l'issue de l'histoire présente, je te conseille fortement de t'y coller avec un thérapeute spécialisé en Thérapie Inter Personnelle...)

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 12h24

Comme j'ai modifié la fin de mon message pendant que tu répondais, je recopie ce que j'ai ajouté :

_________
Maintenant, un "je ne peux pas te répondre maintenant, mais je le ferai" serait sans doute meilleur signe que le silence.
Oui, le silence, quand il n'a pas été "cadré" (à tel date, il y aura forcément un écho, pendant cette période, je vais faire ça, je ne prendrai pas telle ou telle décision sans rien t'en dire, etc. ), c'est super angoissant, de toute façon. C'est pas toi qu'es parano.

Ceci dit, tu as fait ce que tu pouvais, comme tu le pouvais à ce moment-là. C'est parfois pas assez d'avoir fait ce qu'on pouvait, mais on peut pas se le reprocher.

C'est bien d'avoir écrit cette lettre ; où que ça mène, c'était une initiative, il y a moyen pour eux de faire quelque chose, moyen pour toi de faire autre chose après... C'est mieux que faire comme si de rien et souffrir indéfiniment.

Si le silence se maintient - pour le meilleur ou pour le pire, je crois qu'il n'est que temporaire - et s'il se maintient trop longtemps, tu pourras toujours décider qu'on a pas le droit de te traiter comme ça, qu'à partir de telle date, tu n'es plus tenue d'attendre pour écouter, et donc, tu n'attends plus.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le mardi 23 avril 2019 à 11h49

Isabellaa


Je n ai été en aucun cas agressive dans ma lettre ,

Sans doute pas.
Ce que j'en dis, c'est qu'elle s'inscrit dans un rapport de force. Et elle peut donc être lue comme conflictuelle.
Bien sûr, le rapport de force avait commencé avant, c'est même "elle qu'a commencé d'abord !" (aidée par le peu de prise en charge de ton aimé)...
Mais je pense que l'option continuer les deux relations passe par ne pas continuer seulement le rapport de force, qu'il y ait plus de constructif et d'écoute.
Maintenant... C'est peut-être pas possible pour vous, ce genre de projet à trois, ça, je dis pas. Tout le monde n'est pas prêt à faire le travail des relations poly (valable pour les relations mono mais c'est un autre débat).
Et autant en avoir conscience, et faire ses choix avec ça en tête.

Isabellaa
Malgré ses je t aime et je ne veux pas te quitter, son silence montre très certainement son envie de ne plus me voir.

Assez d'accord avec la réaction de bidi : ça montre surtout qu'il a du mal à dialoguer maintenant.
Déjà qu'à ce que j'ai pu comprendre, il assurait plutôt pas bien avant (je le constate plus que je ne le lui reproche...), il a aujourd'hui plus de pression...
Donc non, ça ne veut pas dire qu'il n'a plus envie de te voir. Il t'a dit le contraire, et il est probablement sincère.

Par contre, ça peut ne pas être bon signe quand même : il ne sait pas résoudre la situation, ou/et tu ne te sens pas incluse dans sa tentative de résolution...
Tant que chacun de vous trois tente de poser et préserver son côté - et les autres se débrouillent avec leurs décisions c'est plus mon problème - au lieu de coopérer, alors le dialogue sera très anxiogène, vous considérerez toujours que l'un de vous a le pouvoir donc la volonté de tout casser.

Maintenant, un "je ne peux pas te répondre maintenant, mais je le ferai" serait sans doute meilleur signe que le silence.
Oui, le silence, quand il n'a pas été "cadré" (à tel date, il y aura forcément un écho, pendant cette période, je vais faire ça, je ne prendrai pas telle ou telle décision sans rien t'en dire, etc. ), c'est super angoissant, de toute façon. C'est pas toi qu'es parano.

Ceci dit, tu as fait ce que tu pouvais, comme tu le pouvais à ce moment-là. C'est parfois pas assez d'avoir fait ce qu'on pouvait, mais on peut pas se le reprocher.

C'est bien d'avoir écrit cette lettre ; où que ça mène, c'était une initiative, il y a moyen pour eux de faire quelque chose, moyen pour toi de faire autre chose après... C'est mieux que faire comme si de rien et souffrir indéfiniment.

Si le silence se maintient - pour le meilleur ou pour le pire, je crois qu'il n'est que temporaire - et s'il se maintient trop longtemps, tu pourras toujours décider qu'on a pas le droit de te traiter comme ça, qu'à partir de telle date, tu n'es plus tenue d'attendre pour écouter, et donc, tu n'attends plus.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : Adoucir

Profil

Siestacorta

le lundi 22 avril 2019 à 20h41

C'a pas l'air forcément grave. Il appréhende de perdre au mieux, un repère (avoir des gens qu'on connait dans sa zone, ça fait plaisir) au pire, s'il y avait du crush, c'est une occasion de rêver qui s'en va.

C'est mélancolique mais pas grave, d'avoir été une "passante" à la Brassens.
C'est pas sans importance, ce genre de crush, mais je crois que la panique de voir quelqu'un sortir des projections qu'on faisait... peut être vécue différemment par lui que par toi, en dehors du moment où tu l'as perçue.

Message modifié par son auteur il y a 3 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le lundi 22 avril 2019 à 20h25

Padma
On galère dans les relations mono, on galère (encore plus ) dans les relation poly.

Différemment. Pour les ex-monos que sont beaucoup de polys, certaines galères de relations exclusives étaient déjà d'un fort beau gabarit...

Bon, par contre, oui, plus de relations vécues simultanément = plus de contraintes, puisque plus de gens demandant quelque chose...
Mais une contrainte qu'on accepte pas pèse probablement plus que plusieurs avec lesquelles on se voit bien vivre.

Voir dans le contexte

Discussion : C'est terrible ce polyamour

Profil

Siestacorta

le lundi 22 avril 2019 à 12h47

Isabellaa

J' ai écris une lettre a son autre amoureuse.
Je lui ai dit que j' aimais vraiment mon amoureux.
Que je ne le quitterai pas.
Que je leur avais laissé beaucoup de temps de weekend de temps ensemble mais qu il etait hors de question que l on se quitte car il n' y en avait aucune raison.
On s' aime on passe de bons moments on est très complice et en grande connexion.
Je lui ai dit qu il était hors de question que je n' ai plus aucun weekend avec lui. 1 sur deux comme avant.
Que j' avais accepté mon amoureux avec son package..elle. mais que je n' avais jamais fais d ultimatum et n en ferai jamais.

Tu as bien fait de commencer à te manifester "explicitement".
Mais je crains, à la façon dont tu décris cette lettre, que tu ne sois entrée là que dans un rapport de force plutôt qu'avec une proposition de construction commune, où chacun a ses besoins et propose d'entendre ceux des autres.
J'ai l'impression que tu lui parles, mais tu ne lui dis pas "parle-moi", tu la considères comme un obstacle plus que comme une interlocutrice.

J'imagine bien que c'est difficile. Ca se comprend : elle voulait une relation libre où elle serait ultra-prioritaire, tu crois plutôt à la monogamie où ya pas toutes ces complications, et ce que vous obtenez, c'est une possibilité de polyamour. Vous continuez à tirer dans votre sens...
(et au passage, je trouve le monsieur pivot vraiment peu pro-actif dans ce que tu décris... Si c'est bien le cas, il ajoute vraiment une charge à vos difficultés et à vos peines...)

Tant que chacun préfère sa propre attente et ne se cherche pas à faire quelque chose pragmatiquement avec (et pas malgré) les autres, ça peut rester un jeu où les gains peuvent être nuls, et les pertes maximales... Alors qu'avec un peu de considération mutuelle, on peut arriver à des compromis où chacun peut commencer par ne pas tout perdre, puis gagner quelque chose qu'il n'attendait pas, mais peut lui plaire.

Ceci étant dit : chacun a pris ici des initiatives... Vous êtes sortis des limbes. Ca peut faire mal, mais sans faire semblant que ça va... Et donc vous avez l'occasion, ensemble ou séparément, de vous occupez de ce qui va pas. Soit créer une entente, soit arrêter les frais pour prendre soin de vous-même.
Vous pouvez aussi choisir de poursuivre en mode rapport de force, personne lâche rien, tout le monde en bave, parce que l'Hamour demande des sacrifices, celui qu'a le mieux gardé ses positions a gagné... on sait pas trop quoi.
Je crois pas que l'Hamour garantisse assez qu'il y a de la paix après les obstacles. Qu'il suffirait qu'une métamour, ou un parent envahissant, ou un appart' trop petit soit exclu de l'équation pour que tout aille bien. Je crois vraiment qu'il faut savoir si on est prêt à être heureux AVEC tout ce qui est là, ou non, plutôt que lutter pour atteindre un idéal imaginaire.

C'est ma réaction, avec une idée très partielle de ce que tu vis, mes propres préjugés sur les relations. T'en fais ce que tu veux :-)

Message modifié par son auteur il y a 3 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : Pas bien du tout

Profil

Siestacorta

le mardi 16 avril 2019 à 12h04

Eveange1


Merci pour cet échange, j'avoue que ça me fait beaucoup de bien :-)

Tant mieux :-)

Si je comprend bien, la difficulté, c'est de ne pas avoir dialogué avec ton mari "votre" forme de polyamour. Vous êtes dans un après-libertinage où vous n'avez pas posé de mots.
Je crois que pour pas mal de chose, vous vous en tirez bien... Il ya des possibilités.
Maintenant, il faudrait que vous posiez clairement vos attentes, tous les trois. Je crois que ce qui te fait souffrir, c'est de les imaginer incompatibles (intimité 1/1 + 1/1 Vs triolisme), d'imaginer des "non" francs et massifs. Et la peur d'avoir un Oui dont vous sauriez pas vous débrouiller augmente aussi tant que tu es dans l'imagination.
Il est possible qu'il y ait moins d'impossibilités que tu ne le crois. C'est possible aussi que le dialogue soit pas simple...
Je pense que si ces deux hommes t'aiment et que tu les aimes en retour, il y aura des solutions. Je vais pas te vendre une garantie de polyamour sans emmerdes, sans confrontations avec les peurs de chacun, sans compromis à faire.
Mais je peux te dire que ça vaut le coup d'essayer de poser d'autres possibilités que "on laisse tout tomber en s'en voulant les uns et les autres".

Je rejoins un des conseils donné par d'autres membres plus haut : histoire de trouver des repères, ça vaudrait le coup que tu lises sur le sujet. Tes aimés aussi, d'ailleurs, mais déjà toi.
Je te conseillerais bien Aimer plusieurs hommes, de Françoise Simpère, qui est plus une biographie d'amoureuse non-exclusive, qui parle de moments où elle a dû affirmer ses recherches dans une vie de femme, avant qu'on parle de polyamour.
Et comme les enjeux sexuels sont importants pour vous, La salope éthique : Guide pratique pour des relations libres sereines me semble aussi intéressant.
Le compersion d'Hypathia, qui t'a déjà été conseillé, pourrait aussi beaucoup parler à ton mari Candauliste, lui donner de la marge de manoeuvre dans son rapport à N.
Tu peux nourrir ton dialogue avec N. de tout cela.
Je veux insister : il ne s'agit pas seulement de t'autoriser, d'être autorisée, mais par le dialogue, de donner à cette situation un cadre réaliste, pratique et répondant mieux à tes attentes, plutôt que d'être dans des non-dits et un imaginaire contradictoire.
Ya du taf, mais ça vaut certainement mieux que de souffrir dans ton coin.

Message modifié par son auteur il y a 9 jours.

Voir dans le contexte

Discussion : Pas bien du tout

Profil

Siestacorta

le mardi 16 avril 2019 à 07h28

Eveange1

Tout se passait dans notre libertinage, mais maintenant c'est tout le contraire, je n'en ai plus envie ce qui crée des tensions dans notre couple

J'avoue que c'est cette piste qui me fait bizarre.
Pourquoi ton envie de ne plus libertiner peut amener une tension avec ton mari ?
Ce serait pareil si c'était pas à cause d'un aimé ? Par exemple, si t'avais juste une immense envie de faire de l'astronomie en amatrice, et donc plus le temps le soir pour ça ?

J'ai l'impression que les attentes de ton mari jouent un rôle, et qu'elles ne sont pas questionnées. Pas pour dire qu'elles sont "mauvaises", mais pour dire qu'elles n'ont pas plus de légitimité que tes propres attentes relationnelles.

Bon, à part ça, je crois qu'il y a tout un truc de "relation récente" avec N. (une NRE cherche sur google), et qu'il faut trouver le moyen de profiter de cette ivresse des débuts sans prendre de décision drastique.
Un peu comme faire la fête, être ivre, passer une excellente soirée, ça veut dire que c'est pas dans cet état là qu'on doit parier sa maison au poker ou décider de revenir chez soi en voiture...

Message modifié par son auteur il y a 10 jours.

Voir dans le contexte

Retour au profil


Espace membre

» Options de connexion