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Mixed feelings comme disent les anglais !

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WeAreReasonablePeople

le samedi 27 janvier 2018 à 17h05

Bonsoir à tous :)

Je ne sais pas trop par où commencer, tiens d'abord, je voulais vous remercier globalement pour tout le contenu que j'ai pu lire ici avant de me décider à poster, et beaucoup moins pour ce que j'y ai appris que pour la bienveillance qui s'en dégage.

Bon, maintenant, je me présente, je suis un homme ("garçon c'est plus joli, je trouve, mais soit) de 26 ans, la situation sur laquelle j'aimerai me confier, et discuter, concerne mon amie (pareil, on doit dire "copine" ? "compagne" ? Je me disperse...), du même âge.
On s'est rencontré il y a 6 ans, sur les bancs de la fac, et on arrive lentement à la fin de nos looooongues études.

Présentation faite, je vais parler de moi (!) : sans rentrer dans le cliché commun du "rebelle", prenant le contre pied de tout par principe, j'ai toujours essayé de cultiver / de tendre vers, non sans efforts ni souffrances, un mode de vie, de pensées, influencé au minimum par ce qu'on présente habituellement comme évident, ou "viable". Mince, y'a des choses à questionner, et j'imagine que selon les individus, ça ne se questionne pas. Passionné de littérature etc... (et pourtant pharmacien, ah ! Merci Société !) cette tendance dont je parle plus haut s'inscrit dans une pseudo-démarche "existentielle" (dont je moque volontiers la théâtralité, à relativiser donc, un poète-maudit-pharmacien, ça serait fort de café!).

Bref, Elle, et le couple, maintenant : Elle, avec qui on a traversé nos études dans une attitude (discutable, je ne sais pas) du "nous contre tous" étant donné le décalage de mode de vie entre le milieu dans lequel on évoluait (aseptisé, c'est le cas de le dire, elle est médecin). C'est une personne assez incroyable (amour presque mis à part), belle, forte, d'un pragmatisme et d'un magnétisme que je me surprends à admirer avec une intensité constante.
De ce mode de vie, on a tiré par "négation" de ce qui nous entourait dans ce milieu "élitiste" (faux-semblants et autres cavaliers de l'apocalypse) une sorte d'obsession pour la transparence, la vérité, la cohérence, saupoudré d'un minimum de compromis, et (c'est peut être présomptueux de le dire) -une grande tolérance-

Vous comprenez un peu, tout ce cocktail, dans le cadre d'une relation monogame, à forcément un goût d'exclusivité quasi-mystique, le fameux "fusionnel', paradoxal avec notre besoin maladif de liberté ? Pourtant, étonnamment, et peut être trop occupés à former cette coquille protectrice autour de nous toutes ces années d'études, on a oublié de remettre en question une chose (attention surprise..!) : le mode de fonctionnement des sentiments qui nous lient. Même si objectivement et avec le recul, aucun de nous n’arrivait réellement à se projeter dans un avenir exclusif, tout en n’ayant cependant pas conscience d’alternatives. Nous en parlions peu, remettant au lendemain.

Je ne crois pas être jaloux, au sens strict, ni ne l’avoir jamais été, elle a toujours sollicité une attirance assez forte de la part de notre entourage, et je n'ai jamais ne serait-ce que tiqué, au nom d'une forme d'absolu "confiance" (sale mot) en nos sentiments, et sa capacité à décider de sa propre vie (hommes et femmes confondus, d'ailleurs nos orientations sexuelles sont malléables, si ça a un quelconque intérêt).

BREF, AU FAIT : du très peu d'amis qu'on fréquente régulièrement, l'un deux, ami d'enfance pour qui j'ai une affection toute particulière, est revenu d'un long voyage il y a quelques mois, avec -et je dois l’avouer- un charme tout à fait nouveau. Au fil des soirées (fêtards que nous sommes), une proximité s’installe, nous en parlons tout naturellement, mais jamais tous les trois, ce qui est assez singulier, mais fascinant aussi, de voir à quel point nos confiances mutuelles permettent un rapprochement implicite, dans le respect. Au fil de nos discussions deux à deux, les choses sont claires, sentiments il y a, et problème il n’y pas, je l’encourage, c’est tout à fait en cohérence avec ce à quoi que je-elle aspirons, l’occasion ne s’était pas présenté avant, ou alors nous n’étions pas mûr, peu importe. Une discussion à trois est prévue prochainement (du fait de notre profonde amitié, ça nous a semblé être logique). Une vraie discussion à trois était difficile jusque-là : villes différentes, contexte festif… Dur d’aborder un sujet d’importance dans ces conditions !

BON ET MAINTENANT : c’est évident que tout n’est pas si évident, et de nombreuses discussions du forum en témoignent. Elles m’ont d’ailleurs poussées à poster, malgré les similarités, j’ai réalisé le caractère unique de chaque relation(s) ! Et je n’espère ne trahir personne en la décrivant aussi imprécisément, mais faut bien se lancer, ah ! Je ressens, ce fameux tiraillement, ce mal de ventre (j’utilise l’exemple du stress pré-examen : on a beau avoir bossé à fond, he bhe on se sent quand même malade), l’angoisse diffuse… D’autant plus désagréable qu’elle est en opposition totale avec ce sentiment d’accomplissement, de bonheur, à porté de main(s). Je la comprends, cette angoisse, j’en parle -il serait stupide de la nier-. L’histoire du mec qui a toujours rêvé de faire un saut en parachute, qui bosse dur pour se le payer, mais bon, houla, c’est haut. Qui n’a jamais eu le vertige après tout ? Je n’aime pas ce sentiment, je l’accepte à contrecœur, il m’alourdit comment une tonne de plumes, je ne veux pas que ma légèreté s’envole, moi, j’aurai peur ? Je fanfaronne, comme toujours, je pense que vous avez compris. (« Il y a un arc-en-ciel dans mon cœur » disait Tchang à Tintin dans le Lotus Bleu ahah).
J’ai besoin de vos conseils, ils seront plus PRATIQUES que mes grandes considérations philosophiques, par-dessus tout je ne veux pas gâcher cette opportunité, cet heureux hasard, qui s’offre à moi, et aux personnes que j’aime sincèrement. Comment ne pas mal faire ? Ne pas tout mélanger ? Ne pas se renier ? Existe-il un filtre à émotions ? Un distillateur qui sépare les bonnes des mauvaises ? Les justes des mesquines ? Et en pratique ? Comment faire ? Comment débuter ? Quelles sont mes attentes, les vrais, celles qui rendent tout le monde heureux, pas les autres ?

C’est long, désolé, et les questions insolubles (ou pas !?) mais je dois avouer que ça fait du bien, ne serait-ce qu’en parler hors du cadre dans lequel je suis, et aussi inconnus que vous soyez, j’ai confiance en -si ce n’est vos conseils- votre bienveillance.

(Bravo, vous avez tout lu ! Merci

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calinou696

le samedi 27 janvier 2018 à 17h32

Salut,

Et tu crois qu'on a les réponses à tes questions??
Haha ;-)

Bienvenue au club de ceux qui se posent des questions et qui n'ont pas les réponses ! (ou si peu)

Désolé pour le sarcasme ;-)

Un peu plus sérieusement, tu es jeune, et tu te poses déja toutes ces questions. Donc forcement, tu te demandes comment tu vas articuler ta vie. Tu peux y reflechir des années, tu n'auras que très peu de réponses.
La plupart des gens font le "choix" mono, on se pose beaucoup moins de questions!

Si j'avais 26 ans, avec mon expérience actuelle (quarantaine), je serai exactement à ta place et je ne serai pas tellement plus avancé que toi.

Que dire? Se retrousser les manches et affronter, avec plaisir, les épreuves qui seront sur ta route?

C'est de toute façon une question purement philosophique.
A toi de trouver ton bonheur. (facile celle là :-) ).

Voilà la réponse qui doit dépendre de mon humeur du moment...

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Camille_B

le samedi 27 janvier 2018 à 17h36

Hello !

Tout d'abord merci pour ce message que j'ai eu plaisir grâce à toutes ses digressions, ses petites précisions entre parenthèse qui ouvrent des perspectives ... c'est quelque chose que j'apprécie ^^

Bon, si je comprends bien, tu t'es rapproché d'un ami à toi, et elle s'est elle-même rapprochée de lui, les choses sont claires entre toi et lui et elle, mais vous n'avez pas encore fait le pas d'en parler vous trois ensembles c'est cela ?

Je n'ai qu'une chose à dire : soyez vous-mêmes, soyez sincères, et les choses iront pour le mieux, où qu'elles aillent, même si elles vous mènent en des endroits que vous n'aviez pas prévus et qui vous semblent au premier abord "indésirables". Si l'honnêteté vous conduit là-bas, c'est là-bas qu'il faut aller.

Quand à tes attentes, il n'y a que toi qui sait quelle elles sont, et elles ne rendront pas nécessairement tout le monde heureux ( mais ne pas en parler, ne pas les exprimer, rendra tout le monde malheureux à un moment ou à un autre ). L'important est de distinguer tes attentes des personnes qu'elles concernent. Ne jamais faire peser la responsabilité de tes attentes sur elles.

Bon tout cela se sont de grandes généralités ;) Il y a des distinctions à faire, mais ça n'est possible que si tu rentres toi-même dans le détail, le particulier.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 19h16

Hey WARP !

J'ai tout lu et j'ai découvert une autre personne qui met des parenthèses à gogo :-D .

Je ne reviens pas sur ce qui a été dit. Les réponses sont en toi et en te lisant, je crois y avoir trouvé toutes les réponses. Tes réponses (pas celles de ceux-celles que tu aimes)

Sur les émotions, elles sont toutes bonnes. Nous sommes également constitués de cela, un système émotionnel. Le dénie de soi, c'est allé à l'encontre de qui l'on est.

Je le sais, à 20 ans j'ai pris la pire des décisions (enfin pas tant que ça) en faisant un choix amoureux. Le bon, c'est que j'ai fait ma vie avec un homme qui m'aime, me respecte et m'accepte avec ma polyaffectivité (polyamour affectif, sans sexe en dehors de mon couple, dans mon cas très à part) et mon ambi-genre (fille, enfin garçon manqué, comme on disait autrefois) et toutes mes particularités. A 39 ans, mon autre amour d'autrefois, m'a lui mise en situation d'adultère affectif (et adultère sexuel ne l'aurait pas dérangé) après que j'ai refusé sa proposition de divorcer pour (enfin !) être avec lui. Du coup, il en a épousé une autre, sans m'en parler avant (et même un peu après) et surtout sans que madame n'ai vent de ma présence affective. Autrement dit, sa seule façon de me "posséder" était l'adultère, dépité que de mon côté, je l'aime dans la franchise. Inutile de préciser qu'il voulait plus m'avoir que m'aimer, puisque je lui offrais cette opportunité et qu'il l'a saisi différemment. Ma désastreuse décision, ne le fut donc pas tant que ça. Ce qui m'est venu spontanément à 38 ans, après 18 ans de mariage, aimer au pluriel, ne m'était pas venu à 20 ans. Pourquoi ?

Aussi, débuter une vie amoureuse en se renseignant sur les différentes formes amoureuses et en s'écoutant, je dis bravo !

Pour ce qui est du saut en parachute, sans avoir trimé pour le financement, je peux dire que non, nous n'avons pas tous cette sensation que tu décris. Perso, j'ai pris mon pied et je me suis jetée dans le vide avec la plus grande sublimation, délectation, sensation d'ivresse... Peut être pas pour rien que les instructeurs se sont méfiés de ma capacité d'autonomie (à faire la poignée témoin au bon moment) et du coup, 17 sauts en automatique :-/ . A chaque fois, la même non appréhension au moment de sauter (mais je confirme, c'est haut :-D ) et la même sérénité, paix intérieure à voler (au point d'en oublier d'ouvrir le parachute). Ensuite, j'ai continué à prendre mon pied de temps à autre dans les manèges à sensation d'où je descend limite transcendée, quand nombreux sont ceux qui se retiennent de vomir.

Donc, non, nous ne sommes pas tous semblables. C'est pour cela que la communication est indispensable dans le relationnel. Ce texte, tes amours devraient le lire, d'autant que ça les concerne également. Tu appréhendes ces retrouvailles et cette "confrontation" (je ne trouve pas de mots exacts, désolée). C'est normal. Elle sera le point de départ d'une nouvelle période de ta vie.

Je te souhaite que cette "nouvelle vie" est plus de joies que de souffrances. Toutefois, en amour, s'il n'existe pas d'amouromètre, la souffrance est l'indicateur le plus flagrant, car on est largement autant marqué par les blessures que par les joies. Sans vouloir finir sur une touche pessimiste, l'un et l'autre vont de paire, ils sont des composantes de l'amour.

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WeAreReasonablePeople

le samedi 27 janvier 2018 à 21h09

(J'ai lu tous vous messages et, même si c'est une expression désuète, ça fait chaud au coeur, vous avez pris le temps, et c'est enrichissant quelque soit le contenu, merci. Je n'aurai pas le temps de répondre correctement ce soir (parenthèse de la parenthèse : d'autres choses qui n'ont rien à voir requièrent mon attention), je serai heureux de le prendre ce temps, dès demain, le plus tôt possible en tout cas <3)

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artichaut

le dimanche 28 janvier 2018 à 01h29

J'aime le pseudo (même si WeAreReasonablePeople m'aurait beaucoup plus aussi !)

J'aime beaucoup, ton écriture. On sent cette passion de l'écriture. Cette envie de dire plus (avec le peu de mots à notre disposition). Ça peut être une façon de théâtraliser, tout autant que de se cacher, peu importe.



Et si on s'attachait à ne répondre qu'aux questions ?
Essayons :


"copine" ? "compagne" ?

Tout est possible. À vous de vous mettre d'accord. Mais la dynamique est correcte : inventer et se poser des questions, chercher à nommer les choses, à trouver la bonne formulation, à décrire ce qui est, plutôt que coller à un moule…


tout ce cocktail, dans le cadre d'une relation monogame, à forcément un goût d'exclusivité quasi-mystique, le fameux "fusionnel', paradoxal avec notre besoin maladif de liberté ?

Concilier l'intensité relationnelle et le respect de l'autre dans son intégrité, sa complexité, son altérité, son existence hors-de-nous : horizon plutôt que paradoxe.


Qui n’a jamais eu le vertige après tout ?

@bonheur a magnifiquement répondu


moi, j’aurai peur ?

oui, et c'est plutôt bon signe !
ça prouve que tu prends la chose au sérieux
(même si l'absence de peur, ne prouverais pas le contraire !)


Comment ne pas mal faire ?

En étant à l'écoute des autres. Écouter vraiment, jusqu'à accepter le silence.


Ne pas tout mélanger ?

Laisser venir.
Ne pas aborder, aller trop dans les choses, qui doivent être abordées deux à deux.


Ne pas se renier ?

"Si l'honnêteté vous conduit là-bas, c'est là-bas qu'il faut y aller." ( @Camille_B )


Existe-il un filtre à émotions ? Un distillateur qui sépare les bonnes des mauvaises ? Les justes des mesquines ?

Eh non !
Le distillateur c'est toi.


Comment faire ?

"soyez vous-mêmes, soyez sincères" ( @Camille_B )


Comment débuter ?

Bonne question !
Peut-être comme tu l'a fait ici : en parlant d'abord de ce qui fait (la spécificité de) votre relation à deux, puis de (ce qui fait la spécificité de) ce que c'est que cette proximité nouvelle avec lui, ce que ça provoque (en terme d'envie, par ex)… ou comme dit @bonheur, leur faire lire ce texte (!)

Peut-être aussi parler, avec "Elle" (même si j'aime pas les majuscules (c'est juste pour reprendre la tienne)…) de ce que sera cette rencontre à trois, et de comment débuter. (et pour aller où ?!)


Quelles sont mes attentes, les vraies, celles qui rendent tout le monde heureux, pas les autres ?

On ne peut pas répondre pour toi.
"L'important est de distinguer tes attentes des personnes qu'elles concernent." ( @Camille_B )


les questions insolubles (ou pas !?)

les question sont plus importantes que les réponses (cf @calinou696 )
…et je rajouterais : les parenthèses sont plus importantes que les Majuscules…

Message modifié par son auteur il y a un an.

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WeAreReasonablePeople

le dimanche 28 janvier 2018 à 19h35

Bonjour tout le monde :) Je vais profiter de ce dimanche après midi pour bien prendre le temps de répondre !

(Bon j'ai un peu hésité sur comment rédiger tout ça : la réponse par ordre chronologique d'intervention me paraît la plus adaptée !)

@calinou696 => Tu as bien cerné le "problème" (Quel problème !?), à mon âge, faire le choix -même s'il paraît naturel- (intellectuellement) de balayer les quelques perspectives d'avenir que les honnêtes gens avaient prévus pour moi, pour nous, c'est forcément en arriver à "Et maintenant ?. "Amor Fati" donc ? (sale manie des citations, pardon...) Pourquoi pas ? Je préfère encore être désarticulé qu'amputé héhé.

@camille B ==> C'est ça ! J'ai "redécouvert" et nous avons développé une toute nouvelle affection avec cet ami de très longue date, en même temps que leurs sentiments s'affirmaient peu à peu, tout s'est fait d'une manière si saine, si naturelle, si légère... Tellement proche d'un idéal auquel -malgré mes diatribes- je n'avais même pas pensé; tellement loin de ces émotions négatives, inquiètes, qui font mal comme un membre fantôme. Tu mets bien le point sur le travail à réaliser, toute la difficulté est là : "L'important est de distinguer tes attentes des personnes qu'elles concernent." (merci @artichaut d'avoir mis en avant cette phrase, mais voilà que je digresse déjà sur l'ordre de passage!).
Ca parait si simple cependant, je crois avoir peur de ne pas pouvoir ME faire confiance dans ce travail, d'être un peu Pierre, le Loup, et les villageois à la fois ahahah. J'exagère, j'angoisse par anticipation, je ne devrais pas, comme tu dis : il faut continuer, de parler, d'exprimer, (se) critiquer, et ne pas forcément penser à la destination (facile à dire mais toujours aussi vrai!).

@bonheur ==> Wow ! Quelle histoire ! Je ne peux qu'imaginer, et en tout cas être heureux pour toi, pour ce qui me semble être une formidable capacité à créer, entretenir et partager de bien belles émotions. Il y en a qui naissent pour piloter des avions :) (Et effectivement, très bon exemple de la diversité et de la complexité des expériences!)
Tu as raison, toutes les émotions sont là pour une raison, les refouler c'est se nier, mauvaise idée. En y réfléchissant, ma peur, c'est que c'est émotions ne soient pas les miennes, mais -insidieusement- celles qu'ont projette sur moi depuis toujours (mon grand combat ahah !), inutile de préciser lesquelles...
Oh ce texte, c'est amusant, on passe souvent de nombreuses heures à débattre sur le fait que je refuse d'écrire quoi que ce soit, en dépit de ma passion, quelle drôle d'ironie ce serait !

@artichaut ==> Ca c'est du boulot ! Tu as décortiqué tout ça pour moi, sans compter l'excellente valeur ajoutée, merci :)
Et bravo aussi, tu as raison, sur ce rapport conflictuel à l'écriture, (l'expression, en fait), et puis dans le doute et l'angoisse, j'aime autant en faire des tonnes par soucis de légèreté ! (bon c'était pas brillant, ça ahahah).
"Horizon plutôt que paradoxe" oui, merci, j'ai simplement peur, comme un enfant qui joue "à faire semblant" d'avoir prétendu à cet horizon tout en sachant que l'heure de la sieste approchait (purée ces métaphores de derrière les fagots : le soucis de la théâtralité : on peut se jouer une farce à sois-même, et même en être le dindon !)
Sur le reste, je ne peux qu'être d'accord, personne ne peut me mâcher le travail, il faut de la patience, du temps, des sentiments, de l'énergie (comme pour tout ce qui est beau en fait ?). Sur le "Comment débuter", on est bien embêté et on rigole bien nerveusement quand on en parle ahahah, aucune idée, elle, a cette intelligence de la sensibilité qui lui rend l’incertitude supportable, moi, j’intellectualise, j’oscille, (je me cache ? ahah).

Il serait temps de conclure, (sinon on ne finit jamais d'en finir !), désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, j'avais envie d'avoir du temps pour bien mûrir ce que j'allais dire, et en fait, le simple fait de vous écrire a rendu les choses plus claires qu'elles ne l'étaient (malgré mes interminables détours !).
C'est marrant, je me rends compte avoir une confiance aveugle dans les sentiments de tout le monde, sauf les miens ahahah. C'est un défaut, je dois être capable, comme vous le dites, de distinguer en moi -et juste en moi- ce qui est vrai en dehors de la zone de confort (relatif) dans laquelle j'étais, j'ai bon espoir de le gommer, petit à petit, en tout cas je le veux, ça j'en suis sur.

Je vais suivre vos conseils, contrairement à mon verbiage, ils sont clairs, simples, et vrais. En tout cas, le moins que je puisse dire et sans trop m'attarder (encore une fois ! ) c'est que c'est apaisant de lire vos réactions, et qu'elles m'ont données à réfléchir en dehors du cadre dans lequel je suis, merci, ENCORE.

:-)

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WeAreReasonablePeople

le dimanche 28 janvier 2018 à 19h35

Édition : *J'ai cliqué deux fois => deux posts, oups*

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le dimanche 28 janvier 2018 à 19h42

:-)

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