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Réactions à l'article

La théorie de la gestion de la jalousie

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oO0

le mercredi 27 juin 2012 à 00h39

Oui, je suis d'accord, Lulutine, ainsi qu'avec ton post sur l'autre fil, à propos du fait d'être le principal acteur de son bien-être. En fait, là où Ilis se sent l'envie de démissionner, je me sens largué et je regrette souvent la plupart de mes posts.

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Popol (invité)

le mercredi 27 juin 2012 à 18h15

Ce que je trouve intéressant dans la démission, c'est le côté auto protecteur, le réflexe de distancier de ce qui fait mal.

S'il y avait moyen de mettre son coeur en congé sabbatique, ce serait encore mieux: comme la possibilité de geler un processus de découverte de soi qui interviendrait un peu trop tôt, comme une croûte levée trop vite, la peau étant trop mince et fragile encore dessous.

Avancer avc prudence, en somme.

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mayoute

le vendredi 29 mars 2013 à 16h32

j'aurais aimer avoir un conseil. je suis d'accord sur toutce que j'ai lu mais il faut dire que c'est facile a lire mais pas facile a mettre en pratique^^. Mon problème est que je suis avec un partenaire qui me comble d'amour, d'affection etc... Mais parfois il me raconte ses expériences du passer avec ses ex et sa me rend super jalouse surtout que ces ex lui parlent toujours.. Cela me vexe, me fais pleuré, me rend agréssive.. J'aurais ne plus aimer ressentir ce sentiment qui me détruit, j'aurais aimer que quand il me parle de sa, que sa soit une discussion normal sans que cette discusion m'atteignent! comment dois-je m'y prendre?? :-/

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Siestacorta

le vendredi 29 mars 2013 à 17h11

Mayoute, si je comprend, vous êtes dans une relation monogame, avec lui ?

Il se peut que je te décrive un truc qui t'es déjà évident, mais si ça ne l'est pas, c'est nécessaire de te le rappeler : les gens qui s'expriment ici ont des relations polyamoureuses, avec plusieurs personnes en même temps, et chacun est d'accord pour n'être pas "l'unique" dans leur relation.
Donc notre regard sur la jalousie est nécessairement différent de ce qu'on peut lire généralement.

Maintenant, c'est un choix amoureux qui effectivement nous fait pas mal travailler sur le sujet !
Une des remarques récurrentes, c'est que la jalousie ne vient pas de "dehors", ce n'est pas un évènement qui arrive de nulle part, mais une émotion qu'on ressent, ça se passe dans notre crâne.
Si c'est plus une émotion qu'une situation, on a du pouvoir sur elle, parce qu'on a du pouvoir sur soi.

C'est assez proche de la peur : on peut avoir peur de choses qui n'arrivent jamais. On a peur dans une attraction de fête foraine avec des wagons qui vont à l'envers, alors qu'enfait, on ne tombera jamais.
Et, avec de l'entrainement, cette peur ne nous bouleverserait plus : nous aurions appris à la gérer, en comprenant comment le manège fonctionne, et en faisant l'expérience répétée qu'on s'en sort bien à chaque fois.

La jalousie est constituée de ce que tu crains par rapport à ta relation. Crainte que ton partenaire ne soit pas assez attaché à toi pour rester avec toi, que tu sois moins bien qu'une personne à laquelle il s'attache...
Pour aimer sans souffrir de la jalousie (note que je ne te parle pas de la faire disparaître, cela est rare, et particulier à certaines personnalités), il faut une grosse confiance en soi.
Selon les gens, la confiance est fragilisée à des endroits différents.

Qu'est-ce qui te fait peur, ce que tu imagines de pire, quand ton partenaire te parle de tout ça ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le vendredi 29 mars 2013 à 17h24

Ajout : que vous soyez monos ou polys, parler de ses ex est souvent délicat. Et le faire sans s'assurer que la confiance entre les deux va tenir, c'est plutôt indélicat, au contraire...

Est-ce que ton partenaire sait que tu es sensible à ce sujet ? Pourquoi en parle-t'il beaucoup ? Tu demandes, ou c'est lui qui revient sur le sujet tout seul ?

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mayoute

le vendredi 29 mars 2013 à 19h18

Enfaite, j'ai peur qu'il ne m'aime plus.. Il ne sait point que je suis sensible a se sujet et enfaite ni lui ni moi ne cherche a parler de cela.. On commence a parler de chose qui na rien a voir ensuite sans le vouloir cete discusion nous ramène a cela.. je ne sais pas peut-être qe je l'aime plus que lui et sa me fais souffrir.. peut-être faudrait que je m'éloigne un peu de lui..?

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Siestacorta

le vendredi 29 mars 2013 à 19h49

Avant jouer aux devinettes sur ce qu'il ressent, peut-être devrais-tu lui dire ce que tu ressens à ces moments-là. Pas dire qu'il a tort de penser à ses ex, mais que tu te sens jalouse quand vous en parlez.

"peut-être que je l'aime plus que lui". Pourquoi dis-tu ça ? Qu'est-ce qui peut te faire croire qu'il t'aime pas assez ?

Et ma première question : êtes vous monogames ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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mayoute

le samedi 30 mars 2013 à 17h12

Je ne sais point pourquoi j'ai ces vaines penser.. Oui il na qu'une seule partenaire qui est moi et je nen ai qu'un seul qui est lui par contre nous ne sommes pas encor marié et vivons encor chez nos parents mais nous sommes enssemble pratiquement tout les jours.

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Siestacorta

le samedi 30 mars 2013 à 18h34

je te demandes pas "pourquoi" en attendant que la raison soit juste ! mais pour te demander de décrire le scénario qui pourrait mal tourner, celui que tu imagines irrationnellement. Qu'est-ce qui ferait qu'il resterait pas avec toi, d'après toi.

Tu as des émotions jalouses, ça arrive. Même ici, parmi les polyamoureux qui, par définition, tolèrent bien qu'il y ait d'autres amant(e)s, il y a plein de gens qui peuvent souffrir de la jalousie.

Maintenant, pour en souffrir le moins possible :
- on accepte notre émotion, et on en parle avec notre partenaire. Elle est là. Si on en parle pas, elle reste quelque chose qui peut grossir artificiellement, et que l'autre interprètera de traviole encore plus que nous. Donc on en parle, pas pour que l'autre nous rassure, mais parce qu'une peur, c'est un peu comme les vampires : ça vit pas à la lumière.
- on cherche à comprendre, à décortiquer comment notre esprit passe de "je l'aime et je ressens son affection pour moi" à "je n'ai pas confiance". Ca peut être parce qu'on se sent dépendant de l'autre, parce qu'on n'a pas l'habitude de s'attacher et de traiter ça (ce qui est possible, si vous êtes encore jeunes), parce qu'on s'imagine qu'on ne compte pas assez, parce qu'on fantasme sur tout ce que savent faire d'autres gens au lit et qu'on ne sait pas... Il y a plusieurs "fausses histoires" qui peuvent devenir des peurs dans ta tête, il faut être capable de décrire la tienne. Alors, raconte ?

Bon, sinon, comme je te dis, ici, on est polyamoureux... C'est à dire qu'à la base, on veut qu'il y ait d'autres amants.
Bon, toi tu t'en fous, t'es dans ta détresse, tu écris ici ou ailleurs c'est pareil, tu as besoin d'être rassurée et si j'étais un membre d'une secte mangeuse d'enfants, du moment que j'essaie de te parler, tu continuerais à avoir besoin de parler de ta situation. Enfin, c'est l'image que j'ai.
Tu seras toujours aussi vulnérable que ça si tu essaies pas de te creuser un peu !

Bref, les polyamoureux, ici, partent du principe qu'une vie, que notre tête, ne tournent pas autour d'un seul. Ni autour d'une seule chose dans la vie !
Et ça aide beaucoup pour avoir conscience qu'on peut avoir mal dans une relation sans que ça vienne de la relation. C'est juste l'endroit où la douleur trouve de la place pour s'exprimer.
Donc, souvent, on a des peurs avant d'entrer dans la relation, et on cherche à ce que l'autre nous protège, alors qu'en grande partie, on ne peut le faire que nous-même.

Qu'est-ce que TU attends de ce garçon pour craindre qu'il ne te le donne pas ?

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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depassage (invité)

le dimanche 31 mars 2013 à 10h16

La jalousie est certainement un exemple de violence que l'on se fait à soi-même. Sa difficulté provident peut-être du fait qu'elle soit enclenchée par l'acte d'autrui. D'une douleur extérieure on en fait une souffrance intérieure plus profonde et plus durable.

La douleur de la jalousie (un peu comme celle de la rancoeur, de la haine ou du reproche) provident moins de ce que l'autre nous fait que de ce quel'on en fait: on se fait souffrir tout seul et pour longtemps!

la colère qui accompagne la jalousie vient du fait qu'on ne peut changer ce que l'autre nous fait (il est amoureux AUSSI d'une autre) et que l'on refuse encore de reconnaître que l'on peut changer ce qu'on fait de cette réalité là.

et il y a pire encore! je jaloux ou la jalousie peut en plus culpabiliser! on en rajoute une couche... une autre violence que l'on retourne vers soi et on se méprise d'être jaloux... nouveau poison...

il y aurait-il une "solution"? peut-être pas... si la souffrance est un processus, il existe peut-être une attitude, une posture psychologique, qui peut limiter ce processus... et pourquoi pas inverser la vapeur: un antidote? je le crois...

ce qui ne sont pas jaloux, ou qui y sont moins sensible on dévelopé cette aptitude d'auto-défense immunitaire: le risqué est là, mais il y a aussi une defense psychologique et affective... qui peut s'entretenir peu à peu.

Le début de l'antidote pourrait être d'éviter ou de stopper dès le début le risqué de culpabilisation en la remplaçant par un mécanisme de responsabilisation. Reconnaître d'abord que l'autre est bien responsible de son acte: l'autre est amoureux et a décidé d'aimer cet(te) "autre". Un choix, un acte libre et responsable. "Tu en aimes une autre et j'y suis pour rien."... ça encore ce n'est pas le plus difficile, la suite est surement plus délicat: notre responsabilité face à notre souffrance.

Lui ou elle est responsable de ce qu'il/elle fait, par contre je suis responsible de la souffrance que je peux m'infliger, de ce que je peux ressentir. Et là on peut commencer à travailler sur soi... pas fastoche, mais essential. Le " c'est à cause de l'autre" est un piège et c'est là que l'on se laisse piloter par les autres... et l'autre devient "tout" en acceptant de n'être "rien"... le jaloux perd contrôle de sa propre vie et le reproche aux autres. Deux mondes s'opposent alors et se nient l'un l'autre... celui du jaloux qui reproche à l'autre sa souffrance et celui de l'autre qui refuse cette responsabilité au nom de sa liberté ou de sa réalité.

Voilà le grand piège: l'opposition... dans ces derniers témoignages et commentaires, on voit bien que l'on évite de tomber dans ce piège... bravo aux commentaires.

La raison sensible (pas intellectuelle) peut aider à récupérer sa responsabilité sans l'opposer à l'autre. Comprendre ce qui nous fait souffrir, la ou les peurs qui s'y cachent et les histoires personnelles derrières. c'est dans ce sens que la jalousie peut être une opportunité. Il faut suivre le flux de sa souffrance sans s'y opposer et identifier la ou les sources pour trouver la ou les raisons internes de sa jalousie comme épi-phénomène d'autres souffrances rejetées, niées, étouffées.

Trouver une raison n'est pas se trouver une excuse (qui n'est qu'une autre négation pour se déresponsabiliser). Chercher une raison c'est surement accepter de se rendre vulnerable (et non se defender ou nous justifier)...

La jalousie provident surement d'un manque de confiance en soi (qui se materialise dans un manque de confiance en l'autre qui déclenche): il s'agit alors de reconquérir sa zone de confiance. Nous avons tous nos "pertes de confiance", ce ne sont pas forcément des états permanents, ni un trait de personnalité irrémédiable. Il s'agit d'abord de reconnaître notre manque de confiance et se rendre vulnerable pour un temps.

Je crois vraiment que c'est de ce point de départ que l'on peut reconstruire une certaine affirmation de soi face à cette réalité difficile que l'autre puisse en aimer un ou une autre en meme temps. Il en aime une autre et j'ai perdu confiance en moi... et je l'aime encore... et je sens qu'il m'aime toujours... voilà un bon point de depart, non? Retrouver sa sensibilité (et non son émotivité reactive et pulsionnelle) pour être moins vulnerable avec lucidité. Se donner du temps d'absorber le choc et surtout la cascade de chocs en notre intérieur... se donner un espace d'introspection et de dialogue pour suivre le flux de ses emotions vers la ou les raisons. Etre un ami pour soi au lieu d'être l'ennemi de l'autre (pulsion agressive du jaloux)... se rapprocher de soi plutôt que de s'aggriper à l'autre. Prendre soin de soi...

Comment accompagner un jaloux dans sa démarche personnelle? lui laisser cet espace, éviter d'autres chocs (ne pas tout lui raconter, être discret... mais aussi ne pas être trop empathique et vouloir l'aider en envahissant son espace intime)... lui donner son temps... et surtout reconnaitre sa souffrance tout en refusant d'en être le responsable... bien sûr éviter de le culpabiliser, meme sans le vouloir, ne pas le précipiter vers une excuse (dans son histoire personnelle), ne pas chercher à le rassurer en dédramatisant (c'est souvent un déni de sa souffrance), ne pas chercher à solutionner quand le jaloux se pose des problèmes ("c'est trop compliqué", "c'est impossble"... cela exprime souvent autre chose), ne pas chercher à convaincre (c'est une attitude de pouvoir sur l'autre) tout en partageant ces idées et ses experiences différentes (accepter d'être différents)... sans tolérer non plus (on tolère des "erreurs") et cela va aussi pour le jaloux qui pense avoir trouver ici "sa solution"...

Voilà quelques pensées... le reste est toujours si singulier, si intime, si personnel...

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Nanou-monogame

le dimanche 31 mars 2013 à 23h37

depassage
La jalousie est certainement un exemple de violence que l'on se fait à soi-même. Sa difficulté provident peut-être du fait qu'elle soit enclenchée par l'acte d'autrui. D'une douleur extérieure on en fait une souffrance intérieure plus profonde et plus durable.

La douleur de la jalousie (un peu comme celle de la rancoeur, de la haine ou du reproche) provident moins de ce que l'autre nous fait que de ce quel'on en fait : on se fait souffrir tout seul et pour longtemps !

la colère qui accompagne la jalousie vient du fait qu'on ne peut changer ce que l'autre nous fait (il est amoureux AUSSI d'une autre) et que l'on refuse encore de reconnaître que l'on peut changer ce qu'on fait de cette réalité là.

et il y a pire encore ! je jaloux ou la jalousie peut en plus culpabiliser ! on en rajoute une couche... une autre violence que l'on retourne vers soi et on se méprise d'être jaloux... nouveau poison...

il y aurait-il une "solution" ? peut-être pas... si la souffrance est un processus, il existe peut-être une attitude, une posture psychologique, qui peut limiter ce processus... et pourquoi pas inverser la vapeur : un antidote ? je le crois...

ce qui ne sont pas jaloux, ou qui y sont moins sensible on dévelopé cette aptitude d'auto-défense immunitaire : le risqué est là, mais il y a aussi une defense psychologique et affective... qui peut s'entretenir peu à peu.

Le début de l'antidote pourrait être d'éviter ou de stopper dès le début le risqué de culpabilisation en la remplaçant par un mécanisme de responsabilisation. Reconnaître d'abord que l'autre est bien responsible de son acte : l'autre est amoureux et a décidé d'aimer cet(te) "autre". Un choix, un acte libre et responsable. "Tu en aimes une autre et j'y suis pour rien."... ça encore ce n'est pas le plus difficile, la suite est surement plus délicat : notre responsabilité face à notre souffrance.

Lui ou elle est responsable de ce qu'il/elle fait, par contre je suis responsible de la souffrance que je peux m'infliger, de ce que je peux ressentir. Et là on peut commencer à travailler sur soi... pas fastoche, mais essential. Le " c'est à cause de l'autre" est un piège et c'est là que l'on se laisse piloter par les autres... et l'autre devient "tout" en acceptant de n'être "rien"... le jaloux perd contrôle de sa propre vie et le reproche aux autres. Deux mondes s'opposent alors et se nient l'un l'autre... celui du jaloux qui reproche à l'autre sa souffrance et celui de l'autre qui refuse cette responsabilité au nom de sa liberté ou de sa réalité.

Voilà le grand piège : l'opposition... dans ces derniers témoignages et commentaires, on voit bien que l'on évite de tomber dans ce piège... bravo aux commentaires.

La raison sensible (pas intellectuelle) peut aider à récupérer sa responsabilité sans l'opposer à l'autre. Comprendre ce qui nous fait souffrir, la ou les peurs qui s'y cachent et les histoires personnelles derrières. c'est dans ce sens que la jalousie peut être une opportunité. Il faut suivre le flux de sa souffrance sans s'y opposer et identifier la ou les sources pour trouver la ou les raisons internes de sa jalousie comme épi-phénomène d'autres souffrances rejetées, niées, étouffées.

Trouver une raison n'est pas se trouver une excuse (qui n'est qu'une autre négation pour se déresponsabiliser). Chercher une raison c'est surement accepter de se rendre vulnerable (et non se defender ou nous justifier)...

La jalousie provident surement d'un manque de confiance en soi (qui se materialise dans un manque de confiance en l'autre qui déclenche) : il s'agit alors de reconquérir sa zone de confiance. Nous avons tous nos "pertes de confiance", ce ne sont pas forcément des états permanents, ni un trait de personnalité irrémédiable. Il s'agit d'abord de reconnaître notre manque de confiance et se rendre vulnerable pour un temps.

Je crois vraiment que c'est de ce point de départ que l'on peut reconstruire une certaine affirmation de soi face à cette réalité difficile que l'autre puisse en aimer un ou une autre en meme temps. Il en aime une autre et j'ai perdu confiance en moi... et je l'aime encore... et je sens qu'il m'aime toujours... voilà un bon point de depart, non ? Retrouver sa sensibilité (et non son émotivité reactive et pulsionnelle) pour être moins vulnerable avec lucidité. Se donner du temps d'absorber le choc et surtout la cascade de chocs en notre intérieur... se donner un espace d'introspection et de dialogue pour suivre le flux de ses emotions vers la ou les raisons. Etre un ami pour soi au lieu d'être l'ennemi de l'autre (pulsion agressive du jaloux)... se rapprocher de soi plutôt que de s'aggriper à l'autre. Prendre soin de soi...

Comment accompagner un jaloux dans sa démarche personnelle ? lui laisser cet espace, éviter d'autres chocs (ne pas tout lui raconter, être discret... mais aussi ne pas être trop empathique et vouloir l'aider en envahissant son espace intime)... lui donner son temps... et surtout reconnaitre sa souffrance tout en refusant d'en être le responsable... bien sûr éviter de le culpabiliser, meme sans le vouloir, ne pas le précipiter vers une excuse (dans son histoire personnelle), ne pas chercher à le rassurer en dédramatisant (c'est souvent un déni de sa souffrance), ne pas chercher à solutionner quand le jaloux se pose des problèmes ("c'est trop compliqué", "c'est impossble"... cela exprime souvent autre chose), ne pas chercher à convaincre (c'est une attitude de pouvoir sur l'autre) tout en partageant ces idées et ses experiences différentes (accepter d'être différents)... sans tolérer non plus (on tolère des "erreurs") et cela va aussi pour le jaloux qui pense avoir trouver ici "sa solution"...

Voilà quelques pensées... le reste est toujours si singulier, si intime, si personnel...

J'adore
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Mysterhill

le lundi 01 avril 2013 à 20h20

Depassage, Juste bravo,
j'ai souvent pensé qu'une forme de jalousie etait la peur ne plus être aimé, ce qui est réducteur et n'apporte pas de solution, votre texte est un bel éclairage...

je me permets d'en citer quelques passages....

Passez plus souvent... :-)

depassage
La jalousie est certainement un exemple de violence que l'on se fait à soi-même. Sa difficulté provident peut-être du fait qu'elle soit enclenchée par l'acte d'autrui. D'une douleur extérieure on en fait une souffrance intérieure plus profonde et plus durable.
... on se fait souffrir tout seul et pour longtemps !

la colère qui accompagne la jalousie vient du fait qu'on ne peut changer ce que l'autre nous fait
...
et il y a pire encore ! Le jaloux ou la jalousie peut en plus culpabiliser ! et on se méprise d'être jaloux...

Le début de l'antidote ... Reconnaître d'abord que l'autre est bien responsable de son acte 
Lui ou elle est responsable de ce qu'il/elle fait, par contre je suis responsable de la souffrance que je peux m'infliger,

" c'est à cause de l'autre" est un piège et c'est là que l'on se laisse piloter par les autres... ... le jaloux perd contrôle de sa propre vie et le reproche aux autres.

Deux mondes s'opposent alors et se nient l'un l'autre... celui du jaloux qui reproche à l'autre sa souffrance et celui de l'autre qui refuse cette responsabilité au nom de sa liberté ou de sa réalité.

Voilà le grand piège : l'opposition...

... Comprendre ce qui nous fait souffrir, la ou les peurs qui s'y cachent et les histoires personnelles derrières. c'est dans ce sens que la jalousie peut être une opportunité. Il faut suivre le flux de sa souffrance sans s'y opposer et identifier la ou les sources pour trouver la ou les raisons internes de sa jalousie comme épi-phénomène d'autres souffrances rejetées, niées, étouffées.

Trouver une raison n'est pas se trouver une excuse.... Chercher une raison c'est surement accepter de se rendre vulnerable...

La jalousie provident surement d'un manque de confiance en soi (qui se materialise dans un manque de confiance en l'autre qui déclenche) : il s'agit alors de reconquérir sa zone de confiance. Nous avons tous nos "pertes de confiance", ce ne sont pas forcément des états permanents, ni un trait de personnalité irrémédiable. Il s'agit d'abord de reconnaître notre manque de confiance et se rendre vulnerable pour un temps.

Je crois vraiment que c'est de ce point de départ que l'on peut reconstruire une certaine affirmation de soi face à cette réalité difficile que l'autre puisse en aimer un ou une autre en meme temps. Il en aime une autre et j'ai perdu confiance en moi... et je l'aime encore... et je sens qu'il m'aime toujours... voilà un bon point de depart, non ? Retrouver sa sensibilité (et non son émotivité reactive et pulsionnelle) pour être moins vulnerable avec lucidité. Se donner du temps d'absorber le choc et surtout la cascade de chocs en notre intérieur...
. Etre un ami pour soi au lieu d'être l'ennemi de l'autre (pulsion agressive du jaloux)... se rapprocher de soi plutôt que de s'aggriper à l'autre. Prendre soin de soi...

Comment accompagner un jaloux dans sa démarche personnelle ? lui laisser cet espace, éviter d'autres chocs (ne pas tout lui raconter, être discret... mais aussi ne pas être trop empathique et vouloir l'aider en envahissant son espace intime)... lui donner son temps... et surtout reconnaitre sa souffrance tout en refusant d'en être le responsable... bien sûr éviter de le culpabiliser, meme sans le vouloir, ne pas le précipiter vers une excuse (dans son histoire personnelle), ne pas chercher à le rassurer en dédramatisant (c'est souvent un déni de sa souffrance), ne pas chercher à solutionner quand le jaloux se pose des problèmes ("c'est trop compliqué", "c'est impossble"... cela exprime souvent autre chose), ne pas chercher à convaincre (c'est une attitude de pouvoir sur l'autre) tout en partageant ces idées et ses experiences différentes (accepter d'être différents)... sans tolérer non plus (on tolère des "erreurs") et cela va aussi pour le jaloux qui pense avoir trouver ici "sa solution"...

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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