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Couple mono / poly, comment discuter de sentiments inconnus

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HagTcha

le vendredi 17 janvier 2020 à 03h30

Bonjour !

Je poste ici car j'ai des problèmes pour discuter avec ma compagne qui pense être poly.
Je suis mono jusqu'aux os, c'est un choix réfléchis sur lequel je ne reviendrai probablement jamais. Ma compagne a parlé du polyamour il y a environ 1 an pour la première fois, et on en discute plus sérieusement depuis quelques mois.
Aujourd'hui, elle se dit poly, et on tente de transitioner doucement vers un couple mono / poly.

Ça ne se passe pas très bien. J'avais déjà fais un poste pour essayer de gérer la douleur que ça engendre pour une personne mono de savoir sa compagne poly et de voir les habitudes changer. Et je n'ai pour l'instant toujours pas de solution.
Je crois qu'on a réussi à s'y retrouvé niveau temps, j'avais peur d'avoir de moins en moins de temps avec elle, car notre temps ensemble diminuait au fil des semaines ces derniers mois... Mais ça semble s'être stabilisé.

Aujourd'hui je poste sur un autre problème, la discussion. On s'est déjà rendu compte qu'essayer d'argumenter sur des sentiments qu'on ne peut pas éprouver ne marche pas bien. Je ne reviens pas la dessus parce que crois que c'est établi. Mais là on a eu un choc au niveau des valeurs récemment.
Alors que j'étais en déplacement, elle a commencé à angoisser. Pour palier à ça elle a bu masse d'alcool un Dimanche après avoir passé sa nuit en bar et en soirée... Et a fini par coucher avec un de ses amis. C'est supposé être un amis, et je ne crois pas qu'on parle de polyamour dans ce cas. C'est un écart par rapport à ce qu'on s'était fixé.

Aujourd'hui le problème est sur je n'ai absolument pas supporté la situation. Bien qu'elle m'en ai parlé dès mon retour, je me suis senti trompé, triste, en colère, tout ce qui va bien. Elle a reconnu ses torts et a promis de faire plus attention les prochaines fois. Mais à terme, elle dit vouloir disposer de son corps. Le rapport sexuel devrait pour elle être anodin. Et quand je dis non, elle demande pourquoi, je lui dis que ça me blesse, mais elle demande pourquoi de nouveau et je ne sais pas répondre.
Je me sens humilié, blessé, et j'ai l'impression de ne pas être respecté. Mais comment j'explique ces notions à quelqu'un ? Globalement un rapport sexuel ne fait de dégâts physiques à personne, je ne devrait probablement pas me sentir aussi mal. Mais la douleur est là. Je ne sais pas comment avancer.

Une autre impasse pour moi est que je ne peux pas dire "sinon je pars". J'ai décidé de tout faire pour que cette relation fonctionne, la rupture n'est pas une option. Entre autre du a des circonstances du à notre réalité que je passerais. Mais j'ai l'impression que je perds un moyen de pression à cause de ça. Bien qu'elle s'interdire également la rupture, aucune action ne devient punissable. Sauf que moi je peux pas faire d'action. Je n'ai pas de moyen de pression. Si je ne convains pas, techniquement elle peut tout ce permettre... Je ne dis pas que c'est ce qu'elle fera, mais c'est le sentiment que j'ai. Et ça n'aide pas pour discuter.

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(compte clôturé)

le vendredi 17 janvier 2020 à 07h39

Le travail a effectuer est sur toi-même. Travailler ta possessivité et revoir tes points de vue. Tu cherches ici une solution pour LA changer sans pour autant vouloir te remettre en question. " , c'est un choix réfléchis sur lequel je ne reviendrai probablement jamais"

La vie est faite de remise en question, rien n'est figé.

Ensuite tu cherches une solution pour sécurisé ta possessivité : " Mais j'ai l'impression que je perds un moyen de pression à cause de ça. Bien qu'elle s'interdire également la rupture, aucune action ne devient punissable. Sauf que moi je peux pas faire d'action. Je n'ai pas de moyen de pression. "

Elle ne t'appartient pas, et elle est totalement libre de son corps.
En quoi tu te sens humilié comme tu dis ?
Elle ne respecte pas ce que tu lui as ordonné ? Ce n'est pas ta fille, tu n'es pas son père. Plus tu chercheras à l'enfermer, plus elle cherchera à fuir.

Adopte plutôt l'inverse, t'interresser à elle, te réjouir de ses sorties, comme toi tu vas te réjouir de rejoindre des amis ou de voir un film. Vous n'en serez que grandis. Tu passeras un peu moins de temps avec elle, mais aura plus de temps pour toi.
Un couple c'est un plus un, chacun son entité et son évolution, et c'est la somme des deux qui va vous faire grandir. Ses expériences, ses relations vont vous enrichir.

Si par contre, tu n'arrives pas à cela ( c'est long et le chemin est bancal) , il faudra envisager la rupture, car elle n'est pas ta chose et a besoin de s'épanouir autant que toi.

Réjouis toi de ses sorties, interesse toi plus à elle, souhaite lui une bonne soirée et travaille les voix négatives qui t'envahisse.

Cela parait simple, ça ne l'est pas et demande de se creuser. Ses sorties ou aventures rappellent tes souffrances, se ne sont pas les siennes.

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alinea7

le vendredi 17 janvier 2020 à 10h51

Si la rupture n'est pas une option, dépasser les limites de chacun ne doit alors pas l'être non plus.

Si elle ne respecte pas vos accords ce n'est pas toi qui mets en danger votre relation, tu ne fais que tirer la conclusion qu'elle a rompu votre accord.
Il y a une différence entre faire mal sans savoir et faire mal en connaissance de cause.
Un accord qui ne convient pas on en parle pour le modifier, on le met pas à la poubelle unilatéralement. Ou alors ce n'était pas un accord, c'était acheter la paix.

Maintenant, il est aussi difficile de patienter pour elle que pour toi d'avancer sur ton acceptation. Et tu ne comprends pas plus son désir de relation plurielles qu'elle ta souffrance, vous êtes trop différents pour ça, mais vous pouvez essayer de respecter ce que chacun dit de ses besoins.
Notamment elle doit te faire confiance que ta limite est celle que tu dis et qu'au delà tu souffres, même si elle ne souffrirait pas de la même façon dans les mêmes circonstances (et encore on pourrait être surpris). Même si elle ne comprend pas pourquoi tu souffres.

Et il me semble que ça ne sera pas très productif de te flageller parce que tu souffres de ses agissements. Double peine.

Mettez à plat chacun comment vous voyez les choses dans l'idéal pour vous, et discutez discutez discutez pour chercher un terrain commun. Ça peut être que tu ne sois pas au courant. Ça peut être d'y aller par étapes à respecter.
La confiance est primordiale là dedans.

Peut-être te poser la question de ce que tu trouves dans votre relation qui est satisfaisant ? Et ce qui fait que tu te sens aimé ?
Si votre relation est satisfaisante pour toi, ce sera sans doute déjà plus facile de travailler à la rendre aussi satisfaisante pour elle, tu pourrais même y rencontrer la compersion.

Enfin c'est mon avis !!
Bon courage en tout cas.

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Ellea

le vendredi 17 janvier 2020 à 10h51

HagTcha
Bonjour !


Une autre impasse pour moi est que je ne peux pas dire "sinon je pars". J'ai décidé de tout faire pour que cette relation fonctionne, la rupture n'est pas une option. Entre autre du a des circonstances du à notre réalité que je passerais. Mais j'ai l'impression que je perds un moyen de pression à cause de ça. Bien qu'elle s'interdire également la rupture, aucune action ne devient punissable. Sauf que moi je peux pas faire d'action. Je n'ai pas de moyen de pression. Si je ne convains pas, techniquement elle peut tout ce permettre... Je ne dis pas que c'est ce qu'elle fera, mais c'est le sentiment que j'ai. Et ça n'aide pas pour discuter.

La pression est une trop mauvaise chose à imposer à l'autre. Il ne faut jamais leur proposer de faire un choix, les sentiments naissent et sont incontrôlables.. et RNE oblige, tu risque d'être déçu au final..
Je partage ton sentiment sur les rapports physiques et sexuels j'en fais une aversion à ce jour et c'est épidermique et incontrôlable (4 mois que je suis informée de la relation de mon mari).
Laisse la vivre son histoire et essaie de lui faire comprendre ta souffrance même si comme dit @ourscalin

ourscalin

ourscalin

Cela parait simple, ça ne l'est pas et demande de se creuser. Ses sorties ou aventures rappellent tes souffrances, se ne sont pas les siennes.

Tu souffre de sa jouissance...
Essaie d'être compréhensif et a ses côtés, tu es sa moitié et non son double diabolique rassure la, ça t'aidera à te rassurer. Ne soit pas dans le conflit permanent c'est destructeur. Et surtout dis lui que tu a besoin de temps pour te faire a l'idée de ce nouveau mode de vie qui chamboule la votre.

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LeaBridou

le vendredi 17 janvier 2020 à 13h18

Bonjour,
Si je comprends bien il y a une assez grande frustration de ta part de ne pas avoir discuté avec elle, avant qu'elle le fasse. Tu voudrais être plus impliqué dans ses décisions? Qu'en pense-t-elle?
Il y a un point qui me titille, beaucoup dans ton témoignage :
Si je comprends bien, toi tu as librement choisi la monogamie. Tu as décidé, sans pression aucune de renoncer à une partie de ta liberté en ce qui concerne ton corps. Parce que c'est ainsi que tu trouves ton équilibre. C'est ça?
Dans le même temps, là encore si j'ai bien compris, tu regrettes d'avoir perdu un moyen de pression pour " punir" ta femme quand elle fait le choix d'être libre avec son corps?
Ta femme ne peut donc pas librement choisir, sans pression aucune, d'être libre avec son corps. Sauf si un homme, toi, lui en donne l'autorisation?
Elle ne pourrait donc avoir le même droit que toi ( liberté de choix) que si elle fait le choix que tu souhaites?

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Ellea

le vendredi 17 janvier 2020 à 13h44

@LeaBridou, je pense qu'il s'exprime mal ..

HadTcha
Je poste ici car j'ai des problèmes pour discuter avec ma compagne qui pense être poly.
Je suis mono jusqu'aux os, c'est un choix réfléchis sur lequel je ne reviendrai probablement jamais. Ma compagne a parlé du polyamour il y a environ 1 an pour la première fois, et on en discute plus sérieusement depuis quelques mois.

Je ne sais pas depuis combien de temps dure leur relation, ni si ils sont mariés, mais à l'origine, ils étaient un couple momo et exclusif et il y a seulement un an, qu'elle lui a annoncé son desir d'autre chose..
le terme de vouloir "punir" est très maladroit .. je l'espère, mais je pense qu'il est plus en souffrance et désemparé face à cette situation qu'il aurait souhaité continuer en mono avec sa compagne exclusive ... et qu'il cherche des moyens de la faire réfléchir sur sa situation à lui cela n'est que mon avis

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HagTcha

le samedi 18 janvier 2020 à 03h33

Bonsoir.

Je reviens apporter quelques précisions.
Oui nous sommes à l'origine un couple mono depuis 7 ans maintenant. Et comme je disais, ça fait tout juste un qu'elle a évoqué le polyamour pour la première fois (sans se mentionné, probablement pour tâter le terrain) et 3 mois qu'elle en parle plus sérieusement.

Jusque là on était un couple mono plutôt équilibré, on avait pas mal de passions en commun, on voyageait pas mal ensemble et on avait l'habitude de passer nos soirées ensemble.
Depuis qu'elle a mentionné le polyamour, on est de moins en moins tout les deux, nous n'avons plus nos passions communes, ça l'intéresse beaucoup moins, on ne voyage plus, je suis maintenant tout seul lors de mes déplacements à l'étranger, et on a eu de moins en moins de soir ensemble, et elle de plus en plus de soirs au bar avec des amis.

Je me suis posé les questions, et quand elle m'a demandé à passer sur un couple mono / poly, j'étais mal. Je le suis toujours. J'avais déjà fait un post par rapport à ça, et je ne voulais pas rerentrer dans cette partie comme j'ai tenté de la traiter sur ce post. C'est peut être pour ça que le message paraît bancal, c'était une erreur.

Ensuite ce qu'il s'est passé, c'est qu'on a beaucoup discuté, on a repris quelques éléments que j'ai trouvé ici, à savoir cette histoire de contrat à faire au fil du temps. Et on a convenu ensemble, qu'on migrerait sur du mono poly, mais qu'elle m'attendrait, et qu'elle n'aurait pas de liaison avec un autre tant que je ne serait pas prêt.

Aujourd'hui, elle a couché avec un autre, me disant que c'est la faute à l'alcool mais pas que (oui elle le dit). Elle dit qu'elle pensait que j'allais juste être jaloux et pas que j'allais avoir toute cette boule de mauvais sentiments à la fois.
Donc oui, je pense qu'il y a un problème. Je ne suis pas un poly, mais je lis ce qu'il se passe par ici depuis un moment, et il me semblait qu'il y avait des règles, que le contrat il avait aussi pour but de protéger quelques sentiments qui marquent notre limite et que c'était vraiment "un truc".

Oui je vais probablement changer, mais je suis sur que je resterai mono. Je suppose que pour un poly, c'est plus facile de se mettre du côté de la personne poly. Dans son cas, son idéal absolu, c'est zéro règles. Pas d'heure à donner, aucun planning, aucune justification, je n'ai pas à savoir où elle est, ni avec qui, ni ce qu'elle fait. Des le moment où elle dit "je sors" je ne devrais pas avoir savoir plus. Parce qu'elle est libre. Mais ça ne veut pas dire qu'elle ne va pas me dire, juste que ça ne me concerne pas. Et si ça ne me concerne pas, pourquoi je devrais demander ? Et je devrais me réjouir de ça ? C'est un peu dur à lire.

Ça ne me convient pas.

Est ce que je souffre seulement de sa jouissance ? Je ne sais pas. Mais je sens que c'est la même question qu'elle me posait quand on était fâché, elle me demandait "Tu es jaloux ?" comme si c'était "la réponse". De la même manière que quand d'autres me demande "c'est parce que tu es l'homme ?". Je n'ai pas ordonné, et toute cette negativité je ne la sens pas aussi simple qu'un sentiment à "corriger".

Oui il y a le sentiment que c'est injuste. Je ne sais pas comment il s'appelle celui la, mais c'est celui qui dit qu'on pensait vraiment que la personne qui est celle a qui vous êtes dévoué qui trahit quelque chose qu'on essaie de construire pour aller mieux.
Oui il y a de la jalousie, dans l'impression d'avoir été remplacé par un autre. Je ne sais pas comment on fait les autres mono pour se protéger de ça, c'est un sentiment fort, je reconnais qu'il n'est que négatif pour moi et elle, mais il est encore là.
Il y a un côté humiliant. "Je ne suis pas capable de... ". On peut finir cette phrase avec énormément de chose quand on est dans mon cas. Et forcément, avcmec cette action de sa part, je ne me sens plus respecté.
Et il y a les autres. Ceux dont je ne peux pas forcément me souvenir à 3h du mat en tapant sur mon tel, mais qui sont bien là.

En ce qui concerne le mot "punissable". Il est maladroit. C'est compliqué de parler, j'en appelle vraiment à votre jugement, je pense être de bonne foi, je n'ai pas envie de justifier tous les lapsus ou mots un peu choquant que j'utilise parce que je n'ai que peu de vocabulaire, sauf si pensez vraiment que c'est révélateur.
Ici pour reprendre l'idée, il y a bien une histoire de "pression" malheureusement.
Si on part vraiment sur une histoire de contrat, parce que la limite de se que l'on veut est loin derrière ce qu'est capable d'accepter l'autre, on est obligé d'arriver à un compromis où personne n'est satisfait, et on est obligé d'élargir ce qu'on est capable d'accepter. Mais que se passe t il si réellement rompre le contrat n'a aucune importance ? C'est aussi une question que je me pose parce que dans la situation actuelle, si j'aime toujours ma compagne, je ne sais plus comment lui faire confiance. Elle ne me mentira pas sur la situation, mais va t elle me mentir sur ce qu'elle va faire ou pas ? Et lorsqu'elle casse un contrat comme aujourd'hui, que dois je faire ? Et bien rien, je ne peux rien faire à part dire "tu m'a blessé, c'est quand même pas très cool, aller on remet cette règle ou on l'élargit". Et je suppose que c'est parce qu'on parle de contrat dans le commerce, chaque parti exerce une pression, parce qu'il a quelque chose à donner ou à prendre. Mais dans un cas comme celui ci, ce n'est pas applicable.

Ça c'était surtout des précisions.

Pour les difficultés actuelles, on a un problème avec la notion de contrat entre mono et poly. Ca tient en quelques mots mais c'est un gros problème.
Elle ne comprends pas pourquoi elle devrait suivre des règles sur comment elle doit se comporter avec les autres. Pourquoi elle ne peut pas coucher avec qui elle veut. Et elle veut que je reste sa relation principale.
Comment dois je faire pour faire valoir ce que je veux. Pour me protéger et ne pas souffrir quand elle ne comprend pas pourquoi je souffre quand elle fait juste ce qu'elle veut et que ça ne nous blessé pas physiquement.
Même entre poly, il me semble que vous avez des règles. Des limites que vous vous imposez les uns aux autres. Comment faites vous pour que chacun l'accepte au sein des couples ?

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alinea7

le samedi 18 janvier 2020 à 10h35

HagTcha
Aujourd'hui, elle a couché avec un autre, me disant que c'est la faute à l'alcool mais pas que (oui elle le dit). Elle dit qu'elle pensait que j'allais juste être jaloux et pas que j'allais avoir toute cette boule de mauvais sentiments à la fois.

Comme je disais elle ne peut pas prévoir comment tu vas le prendre, vous êtes trop différents. Et si elle ne fait pas confiance à ce que tu lui dis quand vous communiquez, à quoi bon le faire...
Mais bon, c'est une expérience qui vous donne de l'information. Sans doute que maintenant elle a compris que tu n'exagérais pas et que c'était trop rapide.

HagTcha
Dans son cas, son idéal absolu, c'est zéro règles. Pas d'heure à donner, aucun planning, aucune justification, je n'ai pas à savoir où elle est, ni avec qui, ni ce qu'elle fait. Des le moment où elle dit "je sors" je ne devrais pas avoir savoir plus. Parce qu'elle est libre.

Être en couple, et même, être en relation, ce n'est pas faire ce qu'on veut quand on veut. Si on n'est pas capable de tenir compte de l'autre au moins un minimum, pour moi on n'a rien à faire en couple. Parler de relation principale dans ce cadre pour moi c'est dire je te garde sous le coude mais je me fiche que tu sois heureux ou non.
Ou est l'empathie ??

En revanche, son comportement est aussi fonction de sa perception de votre relation actuelle.
As-tu essayer de lâcher prise et de te faire du bien en son absence ? Genre, quelque chose qui dort de l'ordinaire et que tu ne t'autorise pas souvent. Même s'il s'agit d'activités que vous aviez ensemble.
Au début on le fait par dépit, puis on y trouve du plaisir, puis on se réjouit de ce temps pour soi. Le basculement ne se fait pas en un claquement de doigts.

HagTcha
Ça ne me convient pas.

Et tu n'as pas à te justifier. Pas plus qu'elle d'ailleurs.

HagTcha
Mais je sens que c'est la même question qu'elle me posait quand on était fâché, elle me demandait "Tu es jaloux ?" comme si c'était "la réponse". De la même manière que quand d'autres me demande "c'est parce que tu es l'homme ?". Je n'ai pas ordonné, et toute cette negativité je ne la sens pas aussi simple qu'un sentiment à "corriger".

J'ai eu le même problème, à devoir avoir une "bonne raison" d'être mal.
Ressentir, ça ne se contrôle pas, on ne peut pas se juger là dessus. Ce sont nos actes qui peuvent être jugés, parce qu'on les choisit.
La jalousie, ce n'est pas mal. Je vais essayer de te retrouver l'article qui traite de la jalousie chez les polys car oui, tout le monde peut y être exposé à un moment et à un certain degré. C'est ce qu'on en fait qui est important. Et c'est une information importante sur ce qui se passe pour nous à ce moment là.
Ensuite, je vais essayer de retrouver le lien sur la jalousie pour que tu puisses fouiller un peu ce qui se passe pour toi et favoriser que vous puissiez y trouver des solutions ensemble.

De mon téléphone c'est pas rapide. J'édite ça un peu plus tard.
Édit : article polyamoureuse et jalouse de Brigitte Vasallo
analyse de la jalousie par hypatia

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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artichaut

le samedi 18 janvier 2020 à 11h19

Bienvenue ici @HagTcha.

HagTcha
Je suis mono jusqu'aux os, c'est un choix réfléchis sur lequel je ne reviendrai probablement jamais.

Ça veut dire quoi pour toi "être mono" ?

Ce n'est pas du tout une boutade, je cherche à comprendre.
On réfléchis beaucoup ici sur ce que veux dire "être poly" alors je me demandais comment toi tu voyais la chose.

HagTcha
nous sommes à l'origine un couple mono depuis 7 ans maintenant.

Étiez vous vraiment un couple mono, c'est à dire un couple qui s'est posé la question des différents possibles, et qui a choisis en connaissance de cause la monogamie ?
Ou étiez vous un couple "mono de fait" ?
C'est à dire, par défaut, parce que c'est quasi le seul choix sociétal qu'on nous propose.
La nuance me semble importante, et peut aider à comprendre/accepter les "changements" (ou plutôt les évolutions/recherches/questionnements) actuels.

HagTcha
Elle a reconnu ses torts et a promis de faire plus attention les prochaines fois. Mais à terme, elle dit vouloir disposer de son corps.

Il y a quelque chose qu'il me semble important de préciser. Ce n'est pas du tout pareil, dans notre société, pour une femme ou pour un homme (sous-entendu cis-genres) cette idée de pouvoir/vouloir disposer de son corps.
Autant ça peut paraître anodin pour un homme (souvent on crois ne pas avoir besoin de quelque chose, parce qu'on l'a déjà, ou qu'on peut l'avoir facilement), autant pour une femme c'est quasiment une nécessité, un passage obligé vers le fait de devenir femme, ou juste… un être humain à part entière.
Quant tu naît femme, ton corps est sans cesse jugé, jaugé, accaparé, stigmatisé, comparé, etc. Le rapport au corps n'est pas un choix, une possibilité mais une obligation. Du coup l'indépendance, l'autonomie, la construction personnelle passe forcément d'une manière ou d'une autre par la libre disposition de son propre corps.
C'est très différent pour un homme pour qui le rapport au corps est complétement facultatif.
Du coup, j'entends ce que tu raconte, comme la recherche pour ta compagne de devenir (enfin) elle-même. Et je pense vraiment et sincèrement que ça devrais se fêter, et qu'il est important de l'encourager dans ce sens.

Évidemment ça pose plein de questions, c'est confrontant et inconfortable pour toi. Ça t'obliges de fait à aller chercher, là où tu n'a pas forcément envie d'aller chercher, y compris dans des zones que peut-être tu a —volontairement ou non— occultées.
Et il est bien sûr préférable que tout ça se fasse d'une manière douce et vivable pour toi. Que vous avanciez ensemble vers ce chemin.

HagTcha
la rupture n'est pas une option. Entre autre du a des circonstances du à notre réalité que je passerais. Mais j'ai l'impression que je perds un moyen de pression à cause de ça. Bien qu'elle s'interdire également la rupture, aucune action ne devient punissable. Sauf que moi je peux pas faire d'action. Je n'ai pas de moyen de pression. Si je ne convains pas, techniquement elle peut tout ce permettre...

Il me semble qu'il y a là un point très très important. Et ce au delà de toute notion de lapsus.

Que tu perdes un moyen de pression, cela aussi devrait se fêter.
Trop souvent les relations (pas que amoureuses) sont vécues/pensées/construites justement par la pression.
On vit perpétuellement sous pression (injonctions sociétales multiples et même contradictoires).
C'est pareil pour le consentement. La société nous dit qu'en tant qu'homme on devrait obtenir les faveurs des femmes. Il y a toujours cette idée d'une conquête, de fortifications à dépasser ou faire tomber. Et quand enfin tu trouve la rose ultime, il faudrais l'enfermer et la conserver dans son bocal.
Tout cela est tellement triste. Tout est à repenser complétement.
Tant qu'on pensera les relations sous forme de "moyen de pression" on continuera de se faire du mal les un·e·s aux autres, de s'oppresser les un·e·s aux autres.
Alors oui, il faut beaucoup de courage pour accepter de perde un moyen de pression (et plus encore pour le fêter). C'est un long chemin, très long chemin. Et il n'est ni possible ni souhaitable de sauter dans le vide. Ça demande d'y aller lentement. Céder un peu de pression, l'accepter, le fêter, puis aller encore un peu plus loin sur ce pont de cordes où le sol manque de plus en plus. C'est extrêmement difficile et confrontant, ça fait grave peur, mais à te lire, j'ai le sentiment que ce chemin, tu a déjà fais le choix de t'y aventurer, non ?
Aller enfin et lentement vers une vraie égalité des êtres (homme/femme mais pas que).

Certes c'est mieux que ta compagne, t'accompagne sur ce chemin, comme c'est mieux que tu l'encourage sur le sien. Mais la réciproque est vraie.
Puisque la rupture n'est pas une option, c'est ensemble qu'il va falloir y aller. Mais ensemble ça veut paradoxalement aussi dire séparément. Ensemble et séparément.

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cactus

le samedi 18 janvier 2020 à 11h33

Chaque relation est différente, certain.es établissent des règles, d'autres pas, ça dépend.
En tout cas, une règle dont la raison d'être est le contrôle de l'autre n'est pas une règle tenable.

Ce que je comprends de ta situation, c'est que vous étiez un couple fusionnel, mais que ta compagne évolue et que cette fusion ne lui convient plus.
Et que la transition pour retrouver une relation qui vous satisfasse tous les 2 est violente, parce que vous passez d'un extrême à l'autre il me semble.

A son évolution, tu n'y peux rien, les gens évoluent et heureusement qu'on ne reste pas figé toute notre vie dans un schéma.

Pour ce qui est du contrat, ma position perso est que l'exclusivité sexuelle n'est pas recevable. Si qq m'imposait une telle close, ça serait un motif de rupture immédiat, conjoint compris.
C'est comme si qq me disait "je ne veux pas que tu fasses telle activité ou tel sport" ou "je ne veux pas que tu ailles à tel endroit". WTF ??

ça m'hallucine toujours de voir à quel point dans certains couples on est capable d'entraver la liberté de l'autre parce qu'on a peur et/ou qu'on considère l'autre comme un objet.

La rupture est toujours une option, on se met des barrières, on se ment en croyant que ça n'en est pas une, mais les relations naissent, vivent et meurent.

Donc, pour ma part, rien qui n'entrave ma liberté de mouvement ni de corps.
Néanmoins, ça ne veut pas dire que je ne dois pas être attentive au bien-être de l'autre !!
Comme le dit @alinea7, une relation sans empathie, heu... ben non.

Donc, des accords ou des actions de ma part pour que l'amoureux avec qui je vis - je parle surtout de lui car c'est le plus proche de ton cas - se sente bien dans son/notre fonctionnement :

- ne pas prévenir que je ne serai pas là à la dernière minute. Déjà parce qu'on a des enfants et que c'est chiant d'être prévenu au dernier moment pour s'organiser, ensuite parce que dans nos valeurs communes, c'est une question de respect.

- pour bien vivre les choses, mon conjoint préfère ne pas avoir de détails, ne pas savoir ce que je fais mis à part "je suis à tel endroit avec untel". Même si j'aurais envie de lui en parler, je respecte son besoin. Lui respecte ma liberté de faire ce dont j'ai envie. J'ai d'ailleurs le même respect à son encontre et je l'encourage aussi à vivre sa vie sans moi.

- se réserver des moments de qualité à 2 pour continuer à cultiver notre relation hors logistique familiale (ex : un soir ou 2 par semaine on se regarde un film ensemble, parce qu'on a beau vivre au même endroit, ce n'est pas pour ça qu'on a pas chacun nos occupations le soir).

La relation avec mon amoureux qui est loin est moins empreinte de règles parce qu'il n'y a pas l'aspect "logistique familiale", et qu'il est clairement lui même dans une démarche "poly" (je sais pas comment le nommer autrement).

Sans te baser sur le couple fusionnel d'avant, et sans énoncer de règles qui implique un contrôle sur ce qu'elle fait elle en dehors de vos interactions à vous 2, qu'est-ce que tu aimerais qu'il y aie concrètement dans votre relation ?

Alinea7
Ressentir, ça ne se contrôle pas, on ne peut pas se juger là dessus.

Ressentir ne se contrôle pas, mais comprendre pourquoi on ressent telle chose dans telle situation s'analyse, permet de comprendre ses mécanismes et ses déclencheurs.
Pour ça, le blog d'Hypathia m'a pas mal aidée, parce que faut pas croire, je peux aussi ressentir de la jalousie!
https://hypatiafromspace.com/theme/jalousie-et-com...

Message modifié par son auteur il y a 2 mois.

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LeaBridou

le samedi 18 janvier 2020 à 12h04

@Ellea, merci, j'attendais les précisions de l'auteur.

@HagTcha, si je me suis focalisée sur des mots c'est parce que, dans mon raisonnement, il s'y trouve une partie des raisons de certains problèmes.
Comment respecter des règles dans une situation que l'on n'a pas choisie et où l'on est pas à égalité avec les autres?
Vous n'êtes pas à égalité entre vous puisque contrairement à toi elle ne peut pas faire le choix d'une orientation relationnelle ( mono ou poly) sans qu'on cherche à faire pression sur elle.
Et comme artichaut le dit si bien, vous n'êtes pas à égalité parce que dans la société actuelle une femme à beaucoup moins de droits sur son corps qu'un homme.
Du coup, je rejoins artichaut sur le fait que son courage se fête et je dirai même que ce n'est pas la chose sur laquelle se focaliser.

Pour moi l'important c'est que tu passes par des émotions très négatives et que tu en souffres.
Tu voudrais être plus impliqué, informé. Elle n'en a apparemment pas envie.
Parfois on n'a pas envie d'impliquer et d'informer quelqu'un parce qu'on a peur qu'au lieu de nous soutenir il nous contrôle, nous juge, nous interdise, nous impose.
Alors que si on avait la certitude que cette personne chérit notre liberté et nous soutient, alors on aurait très envie de l'impliquer....

Si je comprends bien elle aurait besoin de soutien dans sa prise de liberté et toi tu aurais besoin de soutien dans ton besoin d'être rassuré, impliqué. Peut être que juste en parlant et en cherchant l'un et l'autre des solutions pour aider l'autre à combler ses besoins, vous arriverez à retrouver un dialogue, non pas basé sur des règles, mais sur de l'entraide?

Et si ça ne fonctionne pas c'est peut être, qu'en ce moment, vous n'êtes ni l'un, ni l'autre en mesure d'aider l'autre avec ses besoins?
Et dans ce cas ( mais aussi dans le premier, de toute façon ça fait pas de mal), chacun peut prendre soin de ses propres besoins: qu'est ce toi tu peux faire de ton côté , dans ta vie, pour prendre soin de ta relation à toi -même pour te sentir bien, apaisé, solide, " capable de...", etc...

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Profil

alinea7

le samedi 18 janvier 2020 à 13h12

cactus
Ressentir ne se contrôle pas, mais comprendre pourquoi on ressent telle chose dans telle situation s'analyse, permet de comprendre ses mécanismes et ses déclencheurs.
Pour ça, le blog d'Hypathia m'a pas mal aidée, parce que faut pas croire, je peux aussi ressentir de la jalousie!
https://hypatiafromspace.com/theme/jalousie-et-com...

En effet merci de le préciser.
C'est quelque chose que je fais beaucoup même en dehors des relations amoureuses donc je n'y ai pas pensé, l'exploration de soi est toujours enrichissante. Et même si finalement on prend un chemin incompatible avec quelqu'un, au moins on sait pourquoi.

LeaBridou
Si je comprends bien elle aurait besoin de soutien dans sa prise de liberté et toi tu aurais besoin de soutien dans ton besoin d'être rassuré, impliqué. Peut être que juste en parlant et en cherchant l'un et l'autre des solutions pour aider l'autre à combler ses besoins, vous arriverez à retrouver un dialogue, non pas basé sur des règles, mais sur de l'entraide?

Et si ça ne fonctionne pas c'est peut être, qu'en ce moment, vous n'êtes ni l'un, ni l'autre en mesure d'aider l'autre avec ses besoins?
Et dans ce cas ( mais aussi dans le premier, de toute façon ça fait pas de mal), chacun peut prendre soin de ses propres besoins: qu'est ce toi tu peux faire de ton côté , dans ta vie, pour prendre soin de ta relation à toi -même pour te sentir bien, apaisé, solide, " capable de...", etc...

C'est brillant de voir les choses sous le prisme de l'entraide.
Il y a des besoins individuels et ceux de la relation aussi. Car même si on peut remplir ses besoins individuellement, c'est bien parce qu'on trouve quelque chose dans cette relation qu'elle est précieuse. Soit par ce qu'elle nous apporte soit par ce qu'elle représente. Dans le passage mono-poly j'ai l'impression que c'est la représentation qui change beaucoup. C'est tellement facile de se dire qu'on est important et unique pour l'autre quand on l'est de fait (unique).

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Profil

alinea7

le samedi 18 janvier 2020 à 13h25

Voilà j'ai mis les liens dont je parlais dans mon post précédent.
@cactus ton lien est encore plus riche et celui que je mentionne est certainement dans la liste, c'est juste que ça m'avait bien éclairée de voir toutes ces sous catégories.

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Polyarthrite (invité)

le samedi 18 janvier 2020 à 18h07

Elle veut juste une roue de secours, être poly se n'est pas faire absolument ce qu'on veut sans penser aux réactions des autres.

Elle veut que tu reste sa relation principale mais pour quel raison ? Pour le confort ou l'amour ?

Et surtout votre décision de rester ensemble à tout prix, je ne comprend pas car essayer c'est bien mais si tu souffre continuellement, pourra tu rester indéfiniment ?

Tu veux une relation de couple avec du partage alors qu'elle veut la liberté de faire ce qu'elle veut, de coucher avec qui elle veut, elle s éloigné de plus en plus mais veut tout de même te garder mais pk faire ?

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(compte clôturé)

le samedi 18 janvier 2020 à 23h24

Polyarthrite
Elle veut juste une roue de secours, être poly se n'est pas faire absolument ce qu'on veut sans penser aux réactions des autres.

Elle veut que tu reste sa relation principale mais pour quel raison ? Pour le confort ou l'amour ?

Et surtout votre décision de rester ensemble à tout prix, je ne comprend pas car essayer c'est bien mais si tu souffre continuellement, pourra tu rester indéfiniment ?

Tu veux une relation de couple avec du partage alors qu'elle veut la liberté de faire ce qu'elle veut, de coucher avec qui elle veut, elle s éloigné de plus en plus mais veut tout de même te garder mais pk faire ?

Pour pouvoir retourner dans sa zone de sécurité. Besoin de vibrer, puis retour au calme. Ça ressemble à une crise d'adolescence

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