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Anecdotes plurielisantes, amoureuses ou amusantes

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Romy

le lundi 22 mars 2010 à 17h21

Oui, je suis d'accord. Pas les noms, mais juste une mise en situation. Je ne connais pas la situation de Tentacara. Juste qu'elle a deux amoureux. Mais cette histoire semble impliquer plusieurs personnes. Ça m'intéresse énormément car je trouve que c'est dans les expériences qu'on apprend le plus. Mais j'insiste, ce n'est pas les noms ni les 'potins' (on dit comme ça chez nous) qui m'intéressent, seulement comprendre la trame de l'histoire.

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tentacara

le mardi 23 mars 2010 à 10h17

Acte 2

Scène 1 Sur le pont du bateau

Alors que je couchais sur le papier mes pensées sombres (à poil sous mon manteau et en charentaises.. en Alsace.. en mars.. il neigeait! folle dingue!), je fus rejointe par notre hôtesse toute penaude du séisme involontairement déclencé et dûment armée d'une bouteille de jus d'orange et d'un paquet de clopes (truc à retenir pour qui voudrait me corrompre).
Je la rassurai bien vite sur l'objet de mon ire. Elle ignorait tout de mon ignorance des projets de mon maladroit à son égard et n'avait été que la circonstance de la découverte d'un sérieux problème de communication.
Nous profitâmes de ce matutinal moment d'intimité pour tenter de démêler les fils de sa vie pour le moins tourmentée.
Puis nous redescendîmes parmi les endormis, riches l'une et l'autre d'une nouvelle amie, afin de préparer le petit déjeuner.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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tentacara

le mercredi 24 mars 2010 à 14h07

Scène 2 Déjeuner en ville

Huit litres de café plus tard, une fois nos hommes levés, nous étions prêtes malgré la nuit blanche à affronter une journée dont le programme ouvrait encore une fois la porte à toutes les fenêtres.

Une bonne douche -allongée trois fois par la présence de mon Maladroit- m'ayant temporairement rassérénée, nous grimpâmes de nouveau à bord du fidèle Shortbus en quête de la toute puissante Reine des dieux de cette vallée.
Malgré les tensions sourdes, nous partageâmes dans une relative gaieté une vache et des patates, amplement méritées.
L'honneur de cette rencontre était attendu de longue date et la Reine des dieux éclaira cette fraîche journée de son sourire radieux et de ses conseils avisés.

C'est néanmoins fort las que nous nous reprîmes la route vers notre frêle esquif afin d'y prendre un court repos et de préparer corps et esprits à la prochaine soirée.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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tentacara

le jeudi 25 mars 2010 à 10h21

Scène 3 Sur le pont (bis)

De retour sur le bateau, malgré le poids écrasant de la fatigue et du chagrin mal éteint, je décidai de retenir mon Maladroit afin de venir à bout du malaise lancinant qui me tourmentait.

Ici, une petite digression s'impose sur ma façon toute personnelle de réagir aux évènements.

Je suis ce que j'appellerais une "hyper-communicante". Je suis consciente que ma perception des actions des autres ne correspond pas toujours à la réalité de leurs intentions, tout particulièrement lorsque ces actions me font souffrir.
J'éprouve un besoin irrépressible de comprendre les raisons de ma peine, je cherche tous les moyens, l'écriture, la parole, la musique, etc.. de savoir ce qui me blesse dans le comportement d'un être cher. Une fois que je pense avoir trouvé un commencement de réponse, je dois absolument en parler avec cette personne. Mon chagrin et ses manifestations sont aussi sujets à interprétations erronées que les actions de tout un chacun et il me faut d'une part les expliquer, d'autre part m'assurer que celui qui m'a blessée sache le pourquoi et le comment pour lui laisser une chance de ne pas reproduire le comportement blessant. Je peux revenir encore et encore sur un sujet (au risque, j'en ai peur, d'en devenir insupportable), aussi longtemps que de nouvelles clés de compréhension se font jour.. et tant que le malaise persiste.

Fin de digression.

Voici en l'occurrence, l'objet de mon tourment tel que je l'ai présenté alors à mon amoureux (et enrichi de réflexions ultérieures).

Tout d'abord, quoique j'aie su qu'une correspondance était engagée entre mon amour et notre hôtesse depuis quelques semaines, rien dans ce qu'il m'en disait ne laissait entendre qu'il se fut agit d'autre chose que d'une amitié naissante. L'une des plus belles qualités de cet homme étant son exceptionnelle capacité d'écoute et d'empathie, j'étais heureuse qu'une autre y trouve le même réconfort que moi.

Je n'ai compris que l'échange amical s'était mué en idylle qu'à l'instant où il m'exprimait son désir de dormir auprès d'elle. Le choc que je reçus sur le moment s'explique de plusieurs façons.
J'ai eu le sentiment d'être tombée dans un traquenard : Chacun de mes amoureux était donc venu retrouver une belle.. je n'avais été que la fournisseuse de Shortbus.

Le savoir avant de partir aurait-il changé nos plans? Sincèrement, je ne le pense pas. J'aurais simplement eu l'impression d'avoir le choix de refuser.. et donc de consentir librement et en toute conscience.

Comment interpréter le silence de mon amoureux quant aux espoirs qu'il concevait vis à vis de notre hôtesse ?

Ici encore, on note le gouffre qui sépare ma perception de ses intentions :

Pour moi, ce silence était le signe qu'il doutait de ma capacité à accepter une situation qui est pourtant la base de notre relation, à savoir le fait qu'il éprouve des sentiments pour d'autres. Cela signifiait aussi qu'il était capable de me cacher des informations importantes pour éviter d'avoir à s'en expliquer.

Pour lui, il ne pouvait pas m'annoncer à l'avance ce qui n'était qu'une éventualité à ses yeux. Il ignorait la façon dont se concrétiseraient ces approches virtuelles et ne se sentait pas capable de formuler ce dont il n'était pas sûr.. craignant sans doute de voir ses espoirs anéantis du simple fait de les avoir exprimés.

Une fois ce point éclairci, il nous restait encore à trouver le moyen de sortir de l'ornière.
Il n'était pas question pour moi qu'il renonce à vivre la relation qu'il espérait. Non seulement je comprenais son désir et sa tendresse pour notre délicieuse hôtesse, mais encore étais-je réellement heureuse que ses sentiments soient partagés.
Et puis c'eut été trop facile! Il n'est pas dans ma nature d'opposer un quelconque veto à l'amour de mes amours.. c'est contre ma religion!
Il lui faudrait donc réussir la prouesse, tout en s'abandonnant à son ivresse, de trouver les mots et les gestes qui me rassureraient et me rendraient la confiance en sa sincérité.

Tout ceci ayant été dit avec force larmes et maladresse de ma part, nous restâmes sur ces bonnes résolutions et redescendîmes bras dessus, bras dessous rejoindre nos amis encore tout ensiestés dans le chaleureux giron de notre embarcation.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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LittleJohn

le jeudi 25 mars 2010 à 11h31

Qu'il me soit permis d'intervenir ici (comme un cheveux sur la soupe).

Cette entreprise Shortbusienne avait déjà préalablement semé le chaos par la bande...

[flash back]
Ayant prévu de longue date de rendre visite ce weekend là à la seconde amie de l'hôte des visiteurs sus-nommés (si vous arrivez à suivre, je vous salue) et me retrouvant devant accepter de me joindre à la troupe, j'exprimais longuement mes réticences à celle-ci (tant les perspectives annoncées n'étaient pas réellement de celles auxquelles j'avais spontanément envie de participer) mais, cependant, me résignais, dans un premier temps ; l'envie de ce weekend amoureux étant plus forte, je cédait devant l'enthousiasme général.

J'avais par ailleurs accepté son inclinaison pour l'un des amoureux de Tentacara, ayant même dû y faire face d'une manière directe et inattendue lors d'une rencontre précédente.

Cependant, l'insistance de la demoiselle - et pour tout dire, l'ignorance de ma réserve - avait entamé ma confiance dans la solidité de notre lien. La perceptive orgiaque l'emportant sur l'envie de moi, le choix était d'en être totalement ou de n'en être pas du tout, sans alternative autre.

Malgré tout, l'expression répétée de mes hésitations, associée à d'autre événement propres à le vie de la demoiselle, avait semble-t-il entamé la patience de celle-ci à mon égard. Qui m'envoya une missive peu amène, sous le coup d'un état d'esprit peu amoureux, m'aidant ainsi à y voir plus clair et à décider de prendre du recul, beaucoup de recul, pour tout dire définitif.

Je n'en fus donc pas...

PS : qu'on m'indique si cette incursion est mal venue, je la réduirai alors à sa portion congrue.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Siestacorta

le jeudi 25 mars 2010 à 11h44

Littlejohn pour ma part l'aime bien cette idée qu'une situation soit limitrophe d'autres situations moins faciles, et qu'on puisse en faire un récit...

Je ne sais pas si ton initiative passera bien auprès de la protagoniste la plus concernée... ce qui est la condition la plus importante. Mais comme tu sembles avoir "compris" ta propre situation, que tu n'exprimes pas de jugement sur ton amante... pourquoi pas ?

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tentacara

le jeudi 25 mars 2010 à 11h47

Merci, LittleJohn de ton intervention.. pourrais-tu juste t'en tenir aux pseudos et éviter de citer -notamment- mon nom?

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LittleJohn

le jeudi 25 mars 2010 à 11h49

tentacara
Merci, LittleJohn de ton intervention.. pourrais-tu juste t'en tenir aux pseudos et éviter de citer -notamment- mon nom ?

dsl
C'est chose faite, je m'y perds avec tous ces noms et pseudos multiples parfois ;)

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tentacara

le jeudi 25 mars 2010 à 11h56

Merci!

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Tchu

le jeudi 25 mars 2010 à 16h14

Protagoniste accuse réception mais OSEF.

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(compte clôturé)

le vendredi 26 mars 2010 à 10h08

Bon, je vous lis enfin, ayant évité ce fil depuis que je sens que quelque chose me dérange, perplexe pour plusieurs raisons. Je vais vous dire...

L'ambiance du forum depuis quelques semaines me fait prendre énormément de distance en même temps que je tente d'ouvrir d'autres perspectives, avec ce que certains ressentent comme de la brutalité gratuite, et qui est déplaisant pour eux. Soit, et je laisse ça de côté, la discussion se passe ailleurs.

C'était pour dire qu'en effet décidément, les échanges sous le signe de l'amour ont des facettes multiples, et que le bâti de quelque chose passe très souvent par la déconstruction préalable. Et que ça se passe sans arrêt, on n'est jamais tranquille.
En ce sens je rejoins Tentacara qui dit clairement que le récit de ces aventures peut être une source d'enrichissement; que pour préparer de l'amour, il faut surmonter la guerre - tiens c'est marrant, je le dis aussi sur le fil où je tente d'expliquer mes manières, au fait... Donc il y a une bonne raison pour mettre tout ça en lien.
Avec cette nuance que je causais de mon côté de réviser des codes de communication, et qu’ici, parler de choses concrètes, c’est parler de choses qui vous ont pris au dépourvu, tous, sauf Little John qui s’est protégé, sentant venir le truc prise de tête.

Je suis bien d’accord qu’on ne peut pas savoir avant d’avoir essayé, qu’on n’a pas de prise sur les événements.
Je suis bien d’accord aussi que dire les choses en public, ça ne le fait pas pour certains; pour d’autres, si. Il y a le besoin d’intimité qui entre en compétition avec celui de dire, d’offrir du concret à la communauté, qui en a bien besoin, c'est clair.

Ce qui fait que je trouve que malgré les précautions prises et tout et tout, ça me donne l’impression de laver du linge perso multiple ailleurs qu’en bonoboat-family ; les bonobos ne se cachent pas pour « apaiser leurs tensions sociales », puisqu‘il semble que leur comportement hypersexualisé prenne racine dans le renforcement des liens sociaux, et pas dans l'amour, notion humaine. Mais justement, on a un cortex en plus, qui nous fait parler d'amour: pour renforcer les liens, on a d'autres moyens, et à l'opposé (avoir du sexe, ça détend les uns, et ça crispe ceux qui y sont confrontés sans participer).

Pour dire les choses franchement, et en saluant le courage et l’ouverture certaine, la pulsion de vie qui décide d’aller au-delà de la fâcherie et des apparences, et jusqu’à la sagesse de se retirer de la rencontre… j’aurais préféré que vous débrifiez ça entre vous d’abord ; j’ai évité de lire en partie parce que je n’avais pas envie d’assister à tout ça. Je comprends bien en même temps que les uns à Paris et de plus de proximité entre eux, les autres à Strasbourg, ce qui reste c’est soit la visio-conférence soit le mail à plusieurs… alors quoi ? Ben oui, on est bêtement piégé par le virtuel qui vous a fait vous rencontrer. Comment faire avec la dark side of the moon, maintenant…

Voilà pour du général… Maintenant une autre perplexité: exprimer à quelqu’un qu’on est blessé par un comportement, au niveau de l’ambition, je pense que ça devrait rester juste explicatif : « voilà, c’est comme ça que je fonctionne, voilà ce qui me met en joie et voilà ce qui me heurte ».
Là où je coince, c’est d’avoir dans l’idée de lui laisser une chance de ne pas reproduire le comportement blessant. Du coup, je trouve que ça devient de l’ordre de lui attribuer la paternité de fâcheries ultérieures, car chassez le bono-bite, il revient en bonoShortbus :-) ; c’est lui demander d’assumer la responsabilité de ce qui se passe, finalement, entre soi et soi. (BonoShort-circuit?)

Je dis ça parce que sinon, la contrainte pointe le bout du nez, et que le risque, il est là : c’est qu’on se mette à marcher sur la pointe des pieds pour pas déranger et préserver l’ambiance en se mettant le couvercle de la cocotte-minute ; bref de voir le dialogue se défausser, et qu’on nomme « intentions de provoquer » la survenue d’autres accidents… on est aussi ce qu’on fait, ça vient d’une autre zone que celle de la relation, ça se passe entre soi et soi, aussi.

Alors quand le « entre soi et soi » de l’un, ses empreintes, ses douleurs réactivées, heurte le « entre soi et soi » de l’autre, je vois ça comme une chance de se comprendre mutuellement, donc de renforcer le lien des deux côtés, sinon ce sont des chaînes mises à l'un des deux par l'autre.

C'est pas plus ambitieux que ça, l'idée: se comprendre. Car demander plus (ne le refais pas, puisque ça me fait mal), je le perçois, finalement, comme une tentative de prise de pouvoir – inconsciente soit, mais bien présente.

Ce coup-là, c'est Tentacara qui s'est exposée, merci de t'être livrée ainsi - carrure de grande dame, je te le dis une fois de plus! mais le prochain coup c'est un autre qui s'exposera, ou une autre, ou vous, ou moi.

Ca vous parle, les gens, tout ça ?

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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Junon

le vendredi 26 mars 2010 à 10h10

Bon, je ne voulais pas intervenir sur ce fil mais là ça me démange trop...
Je suis bien heureuse, moi, que Tentacara mette les pieds dans le plat parce que ce récit (dont je salue la maestria, je prends beaucoup de plaisir à la lire) rompt avec l'aspect très Monde de Candy de ce forum, parfois. Non, le polyamour, ce n'est pas si simple, oui on peut se blesser, même avec les meilleures intentions du monde.
Merci à elle d'être aussi franche sur ses peurs et ses doutes, ça permet une prise de recul salutaire.
Par contre, et ça n'engage évidemment que moi, je trouve le post de LittleJohn très tendancieux.
C'est insinuant et plein d'amertume et c'est cette intervention qui à mon sens devrait rester privée.
Voilà, c'est tout, la Reine retourne vaquer ;)

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LittleJohn

le vendredi 26 mars 2010 à 10h26

Junon
Par contre, et ça n'engage évidemment que moi, je trouve le post de LittleJohn très tendancieux.
C'est insinuant et plein d'amertume et c'est cette intervention qui à mon sens devrait rester privée.

Le risque était là, en effet, en rendant cette intervention publique. Cependant, tout avait déjà été dit en privé.
Sans doute aussi que la tentative de coller au style du récit a renforcé cette impression.

Ceci dit, aucune amertume, ni insinuations (dans l'intention du moins, la perception peut être autre), juste un retour (subjectif) sur les - pré - événements, de mon point de vue.

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Junon

le vendredi 26 mars 2010 à 10h36

Navrée si j'ai mal interprété tes propos.

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tentacara

le vendredi 26 mars 2010 à 13h06

Tout d'abord, merci infiniment, Clem et Junon de réagir à cette démarche. Je me suis longuement interrogée sur l'intérêt de ce récit ici. D'autres ont préféré des espaces privés, d'autres encore n'éprouvent pas le besoin de le raconter. Si j'ai publié ici cette histoire, c'est précisément, comme le dit Junon, pour souligner que nous arrivons tous au polyamour avec nos blessures et nos chemins propres et que nous sommes confrontés à des situations où entrent en conflit nos principes et nos émotions.
Il ne s'agit en aucun cas de lavage de linge sale, Clementine. Nulle accusation ni rancoeur ici. C'est avant tout moi que j'expose avec mes failles et la derninère scène que j'ai racontée, c'est avec l'accord de mon cher et tendre que je l'ai publiée.

Clementine
exprimer à quelqu’un qu’on est blessé par un comportement, au niveau de l’ambition, je pense que ça devrait rester juste explicatif : « voilà, c’est comme ça que je fonctionne, voilà ce qui me met en joie et voilà ce qui me heurte ».
Là où je coince, c’est d’avoir dans l’idée de lui laisser une chance de ne pas reproduire le comportement blessant. Du coup, je trouve que ça devient de l’ordre de lui attribuer la paternité de fâcheries ultérieures, car chassez le bono-bite, il revient en bonoShortbus :-) ; c’est lui demander d’assumer la responsabilité de ce qui se passe, finalement, entre soi et soi. (BonoShort-circuit?)

Je ne prétends pas que la méthode est parfaite, mais j'ai un gros défaut : souffrir, ben j'aime pas ça.

Donc peut-être que l'origine de la souffrance est entre moi et moi, mais en l'occurrence, nous sommes un couple, nous prenons soin l'un de l'autre et chacun de nous souffre de la souffrance qu'il peut provoquer chez l'autre, surtout inconsciemment.
Il ne s'agit pas d'une prise de pouvoir, au contraire, je crois. C'est en revanche une forme certaine de contrainte que de lui dire," je fonctionne ainsi, la façon que tu as eue d'aborder cette situation m'a fait souffrir et j'aimerais ne plus avoir à souffrir ainsi quand c'est évitable". Libre à lui d'accepter ou pas cette contrainte. Mais désormais, il est mieux en mesure d'anticiper mes réactions et de choisir d'adopter avec moi un comportement qui nous permette de nous comprendre mutuellement et de nourrir notre couple plutôt que de le mettre en danger.
Nous sommes tous adultes et construits. On arrive dans une histoire d'amour avec ses valises déjà pleines. Tout le travail réside dans l'effort que l'on fait pour s'adapter l'un à l'autre. La seule motivation de cette adaptation réside dans l'amour que l'on ressent pour l'autre et son désir de le voir durer.

Je raconterai la fin de cette histoire parce qu'elle me tient à coeur, parce que j'en ai tiré un immense enseignement et parce que tous, je crois, nous en sommes sortis plus forts, plus grands et plus conscients des autres et surtout de nous-mêmes.
En ce qui me concerne, mes deux relations en sont aussi sorties renforcées et enrichies de liens plus solides qu'auparavant.
Mais la suite du récit n'a pas sa place dans un espace aussi public, je me retire donc là où ceux qui aiment me lirent sauront me trouver..

J'espère sincèrement avoir contribué au débat et vous remercie de m'avoir lue avec tant de respect.

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Siestacorta

le vendredi 26 mars 2010 à 13h35

who ba non, quitte à faire un filtrage et garder une version, hm, détaillée, pour un lieu de confidence plus indiqué, faut quand même avoir la fin ici.
Je déteste quand les chaines TV arrêtent une série sans avoir laissé passer la fin de l'histoire.

(Long live Firefly)

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Drya

le vendredi 26 mars 2010 à 13h47

En fait, je vous remercie, Tentacara et les autres, d'avoir décrit VOTRE démarche à chacun: nous sommes beaucoup ici à chercher des exemples concrets pour s'en inspirer dans les témoignages cités ou demandés sur ce forum. Ce howto est précieux, et voir qu'avec du courage on arrive à surmonter les tensions, aussi. Merci.

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(compte clôturé)

le vendredi 26 mars 2010 à 14h50

tentacara

Il ne s'agit en aucun cas de lavage de linge sale, Clementine. Nulle accusation ni rancoeur ici. C'est avant tout moi que j'expose avec mes failles et la derninère scène que j'ai racontée, c'est avec l'accord de mon cher et tendre que je l'ai publiée.

Je pense bien que ce n'était pas largué comme une bombinette, je sentais le respect aussi. Je trouve bien que des points de vue et des ressentis différents puissent être posés et comparés, et qu'on s'explique comment ça marche dans nos têtes. Comme vous vous expliquez avec ton amoureux, nous on s'explique en amitié pour se comprendre et garder le lien. Pour moi, c'est ça l'important: créer du lien quand on sent que les gens sont importants pour nous, et l'entretenir; donc... se faire cadeau les uns les autres du contenu de nos pensées, même si elles sont un peu irritantes. Surtout, en fait! S'pas: on gratterait pas si ça démangeait pas, hein!

J'accrochais sur ce truc parce que moi aussi je vis avec mes failles, et que je me rends compte que je chargeais beaucoup mon compagnon d'une époque, en le rendant responsable de déclencher les conflits - il y en avait moins, du moment que je lui avais dit ce que ça remuait en moi... mais comme il continuait à y en avoir, je ne sais quoi en moi était tenté de lui mettre la faute dessus. Alors que mon hypersensibilité à cet égard créait la moitié du problème.

Voilà voilà.

Quant au reste de ton histoire, je pense comme Siesta qu'elle a autant sa place ici, la résolution du conflit étant finalement le plus attendu dans tout ça :-) et une belle démonstration de la force du lien amoureux. Moi je dirais "go". Mes respects, madame. :-D

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(compte clôturé)

le vendredi 26 mars 2010 à 18h34

Junon
Bon, je ne voulais pas intervenir sur ce fil mais là ça me démange trop...
Je suis bien heureuse, moi, que Tentacara mette les pieds dans le plat parce que ce récit (dont je salue la maestria, je prends beaucoup de plaisir à la lire) rompt avec l'aspect très Monde de Candy de ce forum, parfois. Non, le polyamour, ce n'est pas si simple, oui on peut se blesser, même avec les meilleures intentions du monde.
Merci à elle d'être aussi franche sur ses peurs et ses doutes, ça permet une prise de recul salutaire.

(+)

je suis d'accord avec Junon !!! elle a trouver les mots que je n'arrivais pas à formuler.

Concernant l'intervention de "littlejohn", en la lisant, elle m'a dérangé. J'ai du mal à savoir pourquoi... mais elle me paraît décalé par rapport au reste. Après.... nous sommes tous libre d'expression. Et si

LittleJohn
Ceci dit, aucune amertume, ni insinuations (dans l'intention du moins, la perception peut être autre), juste un retour (subjectif) sur les - pré - événements, de mon point de vue.

C'est l'important.

Message modifié par son auteur il y a 11 ans.

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ERIC_48

le vendredi 26 mars 2010 à 22h20

Je n'ai rien à dire car cette semaine, je n'ai pas encore eu le temps de lire la fameuse suite de l'histoire en suspens. Mais ça va venir, et j'aurai surement quelque chose à en dire.
En attendant, je ne peux m'empêcher de dire que l'important pour moi, pour l'instant, c'est que Lisea soit là.

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