Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Expérience récente d'ouverture, mono/poly

#
Profil

Caoline

le mardi 01 février 2022 à 11h26

Bonjour,

Je considère aussi en théorie qu'il y a peu de chances qu'une relation soit éternelle, qu'elle soit exclusive ou poly. Ma relation la plus ancienne vient de dépasser les 31 ans, dont 20 d'exclusivité dans les faits, pas dans mes sentiments et attirances. J'avoue avoir du mal à imaginer qu'elle ne dure pas encore longtemps, peut-être encore plus maintenant que lorsque notre relation était mono d'ailleurs, mais je ne pourrais jamais être certaine qu'elle ne va pas finir demain, que ce soit par choix ou par décès d'un de nous, et ça, ça peut arriver dans une relation monogame, moins souvent qu'une séparation, c’est vrai.
Par contre, en pratique je vis chaque relation, une fois la NRE passée, ça je l'ai appris à mes dépends mes premières années poly, comme si elle allait durer des années. D'ailleurs même en NRE j'ai cet espoir sinon j'ai vraiment du mal à m'engager dans une relation, mais je suis plus prudente, je sais qu'elle a plus de risque de s'arrêter rapidement. Donc je fais naturellement des projets à long terme, par exemple dans mes 2 relations "principales" actuelles, on a des projets pour quand ils seront en retraite, ce qui sera le cas dans au moins 5 ou 6 ans. Je ne suis pas certaine qu'ils pourront se réaliser mais ça serait le cas aussi si j'avais des projets seule à cette échéance. Nous parlons aussi souvent avec mon deuxième amour de notre regret de ne pas nous être connus 10 ans plus tôt, car nous aurions probablement eu un enfant ensembles, et comme engagement à long terme, je crois que c'est le summum.

Concernant l’impermanence de la présence de chacun.e au quotidien, j'ai encore du mal à la vivre sereinement, mais je ne vivrais pas bien non plus d'âtre en permanence avec mes 2 amours.
Je vis le plus souvent avec le père de mes enfants, principalement pour les enfants justement, et ça évoluera peut-être d'ici la fin de l'année quand ma présence pour eux ne sera plus quasi-indispensable. Mon idéal serait d'avoir mon logement et de pouvoir aller chez mes amours et les recevoir séparément ou ensembles, mais ça a un impact économique important d'avoir un troisième logement...
Je vois mon autre amour un court week-end sur 2, très rarement 1 jour de plus, et on a commencé récemment à partir en vacances. C'est encore un peu insuffisant pour moi mais ce n'est plus souffrant, la distance qui nous sépare n'aide pas. J'ai pu sentir qu'au bout de plusieurs jours avec lui mon premier amour me manque, mais savoir que je vais le retrouver très vite rend cela très léger.
Je pense que ça sera toujours un équilibre mouvant à trouver ensemble en fonction des envies mais aussi malheureusement des contraintes.
En fait tout au long de ma vie j'ai appris à gérer/apprivoiser le manque car même quand je n'avais qu'un amour il me manquait quand il était au travail, quand je partais avec les enfants et qu'il ne pouvait pas venir... Étrangement, ou pas d'ailleurs, c'est probablement un peu comme l'attachement pour les enfants, j'ai commencé à vivre nos séparations plus sereinement après que nous ayons passés quelques années presque tout le temps ensembles. Ça a comme rempli mon besoin de sa présence et de sécurité, et permis que ses absences ne soient plus forcément du manque et en tout cas plus jamais de la souffrance. Bien sûr ce n'est pas possible pour tout le monde, mais en tout cas ça dément totalement l'idée couramment entendue que c'est néfaste pour un couple de travailler ensembles.

Je ne réponds pas trop à ta question en fait, car je ne fais rien de particulier, ça se fait tout seul.

#

Jack Haddy (invité)

le mardi 01 février 2022 à 12h52

Merci pour ces écrits, j'ai dévoré.

Et j'ai trouvé ma réponse. Les projections, les projets et les rêves se feront simplement par l'envie du cœur. Si évident. Je l'avais presque oublié, celui-là.

Je l'avais presque oublié et c'est bien normal. Parce qu'il est en hibernation protectrice, brevetée anti-jalousie. Ma compagne a quitté les bras d'un autre ce matin, et est sur le chemin du retour. Deux nuits passées "là-bas", et je n'ai rien ressenti, j'ai vécu ma petite vie tranquille. Parfait.

Retrouvailles demain soir. Comment se passeront-elles? Aucune idée, aucune attente, aucune crainte. Le wait and see le plus neutre du monde. J'en ai presque honte lorsque je lis d'autres témoignages qui transpirent la souffrance.

Pour le retour du cœur, à voir. Le temps fera son œuvre.

Je propose de rétro-acronymiser "PA" en "Patience, Always".

J.

#

Jack Haddy (invité)

le jeudi 03 février 2022 à 09h25

Bon.

On s'est revus, donc.

C'était très bizarre au début. On a discuté assez tranquillement. Mes mains ont tremblé parfois. On a picolé et on a fini sous la couette, et c'était bien. Je n'ai ressenti aucune jalousie ni rien de désagréable.

Tout cela m'est trop irréel pour en dire davantage. Je verrai bien si je me prends une baffe dans quelques jours, quelques semaines. Ou pas. L'esprit peut prendre son temps à conscientiser les choses, lorsqu'il n'est pas certain qu'elles lui seront agréables. Jusqu'ici tout va bien, et ça me va :-)

J.

#
Profil

Siestacorta

le jeudi 03 février 2022 à 10h43

Courage.

J'ai lu, peut-être un peu en diagonale, ton histoire.
J'avoue être à la fois rassuré et soucieux quand tu parles du calme profond. Il y a peut-être un petit côté état dissociatif... Mais aussi bien, c'est la conscience que tu seras capable de gérer, whatever, et que cette expérience même si elle finissait pas idéalement pourrait t'apprendre quelque chose que t'as envie d'apprendre.

#

Jack Haddy (invité)

le jeudi 03 février 2022 à 12h03

Merci de me rendre attentif à la possibilité de trouble dissociatif. En particulier la déréalisation, j'imagine. J'ai malheureusement bien connu le sujet il y a une petite dizaine d'années, dans un environnement très toxique. Rien de cela aujourd'hui.

Et oui, je gérerai quoi qu'il arrive. Et si je me brise en mille morceaux, je renaîtrai mieux et plus fort, comme je l'ai toujours fait. Aucune inquiétude :-)

J'ai d'ores et déjà appris énormément depuis que nous nous sommes lancés dans cette aventure. Je me sens très différent, grandi, plus ouvert, plus serein dans ma vie et mon approche des relations, amicales, sentimentales ou autres. Libre et responsable de ma barque.

Et quand tu évoques "que cette expérience même si elle finissait pas idéalement"... et oui elle finira à un moment donné. Dans une semaine, un mois, une année, dans 40 ans.

Je hausse les épaules, parce que mon jour préféré, c'est aujourd'hui. Très belle journée à toi!

Avec le sourire,
J.

#
Profil

lau93

le vendredi 04 février 2022 à 17h16

Salut @Jack_Haddy
En relisant ton cheminement je me demande si ta période de détachement ne serait pas due à une sorte de sidération émotionnelle , un genre de défense par débranchement des émotions pour éviter de souffrir? Et qu'ensuite tu laisses revenir " par bribes" des sensations qui te permettent de sentir à nouveau des sentiments pour ta compagne? J'avais entendu ou lu quelque part que ça pouvait être une stratégie en cas de situation d'agression: soit la sidération soit la fuite soit l'attaque.
En ce qui concerne l'impermanence, j'ai l'impression que c'est un signe de maturité humaine d'arriver à l'accepter et que c'est bien difficile: la vie dans la permanence serait mortifère, elle se nourrit au contraire de changements, de suite d'équilibre et déséquilibres. Certes par moment on aimerait rester en haut de la montagne russe un peu plus longtemps avant que ça redescendre , il faut arriver à rester convaincu que ça remonte derrière? En fait il y a une permanence de l'impermanence :-) Bon , je suis loin de me considérer comme aguerrie mais j'ai l'impression d'avancer et je te souhaite d'éprouver cette sensation!
Bonne soirée
Lau

#

Jack Haddy (invité)

le samedi 05 février 2022 à 13h23

@lau93
C'est exactement ça pour le débranchement défensif :-)
J'ai quelques petits traits de HPE, tel que la reconnaissance assez sûre des ressentis, et aussi, ai-je l'impression, d'une sensibilité un peu plus grande aux émotions (mais tout le monde dira la même chose, mais tant pis je continue). Lorsque mon coeur est totalement ouvert et avec la bonne personne dans le bon contexte, j'ai ressens un étouffement physique, tant le sentiment amoureux est positivement intolérable.

À l'inverse, la jalousie est dévastatrice. Sans trop rentrer dans les détails, ma santé en a été (légèrement) atteinte lors d'une crise mémorable l'année passée. Plus d'appétit, quasi plus de sommeil pendant environ une semaine.

Alors oui, le tuyau qui mène au cœur est fermé la grande plupart du temps. C'est la même plomberie par laquelle passent amour et jalousie, je ne sais pas si tout le monde est foutu pareil. Du coup c'est un peu nul, parce que mon besoin d'aimer est insuffisamment nourri, mais au moins je ne souffre pas, juste un mini chouïa de temps à autre.

L'objectif est, effectivement, de réouvrir à terme, pas à pas, en espérant m'habituer au venin.

Maintenant que j'ai vécu sans dégâts une première expérience de ma compagne dans les bras d'un autre, j'ai une grosse quantité de questionnements et de doutes qui me trottent. Ils feront l'objet d'un prochain message; j'espère bénéficier de l'"effet coiffeur".

J.

* effet coiffeur: magie par laquelle, lorsqu'on expose ses problèmes privés ou professionnels à quelqu'un qui n'y connaît rien, voire qui s'en cogne, on répond soi-même à ses propres questions par le simple fait d'avoir à les formuler correctement, ce qui nécessite un auditoire.

#
Profil

Alinea7

le samedi 05 février 2022 à 13h44

Jack Haddy
effet coiffeur: magie par laquelle, lorsqu'on expose ses problèmes privés ou professionnels à quelqu'un qui n'y connaît rien, voire qui s'en cogne, on répond soi-même à ses propres questions par le simple fait d'avoir à les formuler correctement, ce qui nécessite un auditoire.

Ah, je connaissais pas ! Chez les programmeurs il y a la méthode du canard de bain, c'est assez similaire ^^

#

Jack Haddy (invité)

le samedi 05 février 2022 à 14h00

... invention perso. J'arrive pas à expliquer le coup du canard aux non-informaticiens ;-)

J.

#
Profil

lau93

le samedi 05 février 2022 à 19h23

Sauf qu'en venant justement ici pour en parler ,personne ne s"en cogne et pas mal essaie d'y comprendre quelque chose: tu vas manquer de coiffeur ou de canard en plastique :-)
:-) :-)
en revanche pouvoir s’adresser à des inconnus intéressés par le cheminement qu'on expose je trouve ça utile et efficient ,à la manière d'un groupe de parole
Quand tu dis "j'ai vécu sans dégâts" c'est pour dire "j'ai survécu au cataclysme sans séquelle apparente" , ou bien "j'ai trouvé des stratégies pour ne pas (trop) souffrir"?
Lau

#

Jack Haddy (invité)

le dimanche 06 février 2022 à 16h50

Haha... évidemment que ce forum n'est pas le salon de coiffure, merci de le souligner. Il y a tant de bienveillance de la part des participants vis-à-vis de ceux qui sont en demande d'aide, qui ne trouvent pas les bonnes questions.

Pour le "j'ai vécu sans dégâts", je veux dire "je n'ai ressenti aucune souffrance personnelle". Ta question est très pertinente et très subtile.

Pour les séquelles, il y en a au niveau de la relation avec ma compagne. Mon cœur étant fermé la plupart du temps (pour cause de protection des probables développements de ses activités relationnelles et de la jalousie qui rôde et qui mettrait un terme à tout), il y a forcément quelque chose de non épanouissant.

Mais des choses ont bougé, je commence à y voir plus clair. J'ai des questionnements pertinents. Je développerai un espèce de bilan intermédiaire tout tantôt. Stay tuned.

Avec le sourire,

J.

#
Profil

lau93

le dimanche 06 février 2022 à 18h52

Quel teasing/ aguichage: j'ai hâte de lire ton bilan intermédiaire :-)
Tiens bon sur le sourire (+)
Lau

#

Jack Haddy (invité)

le lundi 07 février 2022 à 23h23

Bilan intermédiaire. Chose promise, hein.

Comment structurer ça? Hum.

Ah oui, voilà. J’écrivais, dans un autre fil de discussion honteusement détourné à mes propres fins, que j’avais quitté la Mononésie et que j’avais atterri en Polynésie (c’était une formulation différente, mais du coup je peux placer un jeu de mots). Bref, nouveau pays pour moi, très différent, climat incertain, plein de trucs bizarres et dangereux, mais que j’ai tout de même pris l’avion pour y aller, parce que sur la brochure c’est super, c’est plein d’amour, et c’est épanouissant. De plus, on est super libres d’aimer qui on veut, quand on veut, avec respect et éthique néanmoins.

Ça, c’est le prospectus. La théorie. J’abandonne l’image et me plonge sans détours dans le concret brutal non filtré.

L’acceptation intellectuelle a été très facile, parce que j’aime quoi qu’il en soit sortir des sentiers battus, et penser “out of the box”. Je ne savais même pas qu’il y a avait une boîte dans laquelle penser. Je tire, intellectuellement, de la fierté de m’être embarqué dans une relation de ce type. Bon départ, ça. De plus, ma compagne semble y trouver son compte, si on fait abstraction de la suite.

Ma découverte la plus significative, dans ce mode relationnel, est que je n’y vois aucun besoin à combler. Aucune envie. La soupe qui m’est proposée n’a rien de rebutant, bien au contraire. La composition annoncée est même alléchante. Je comprends qu’elle fasse rêver et que certains s’en délectent. Cependant, je n’ai pas faim pour ça.

La “faute”, si je puis dire, à ma personnalité “focus”. Je suis le gars qui concentre toute son énergie et son attention sur peu de choses. Si j’ai deux bonzaïs, le second mourra, car je n’aurai de cesse de mettre toute mon attention sur le premier, parce qu’il sera plus beau à chaque fois que je m’en occuperai. Et que plus il sera parfait et plus il me donnera de la joie. Pourquoi en avoir deux assez jolis, alors que je peux en avoir un extraordinaire? Tu remarqueras, lecteur attentif, que je parle de temps et d’énergie, et non d’amour (ce dernier n’étant pas limité ou diminué lorsqu’offert à plusieurs).

Ensuite, de quoi est faite notre relation, à mes yeux? Des moments que l’on passe ensemble, de nos échanges, et de tout un tas de petites symboliques qui la rendent unique (nous avons la chance, à l’heure où j'écris d’avoir des échanges sur la symbolique des alliances, dans un autre fil de ce forum). C’est quoi, un truc symbolique? Chacun sa définition et son appréhension de la chose. Pour moi, c’est l’endroit de notre premier baiser, la date de notre rencontre (ou anniversaires respectifs, ou Nouvel-An), un objet, l’intimité d’un baiser, l'intimité tout court, symbolique que je place au-dessus de tout, la dernière manière d’exprimer son amour pour moi. Une symbolique n’est qu’à nous, ultimement inviolable, et partagé par nous deux, et personne d’autre. Sinon, la symbolique n’existe plus. Condition sine qua non à mes yeux de perfectionniste. De la possessivité… oui, d’une symbolique commune.

Les symboliques qui participent au côté unique de notre relation: je n’en vois plus. Chaque date peut être offerte à un autre, par exemple. Il peut y avoir des occasions uniques qui ne se refuseront pas. De même pour le reste. Peut-être en reste-t-il quelques-unes, de ces symboliques, mais pas suffisamment pour rendre notre relation assez unique.

Autre aspect, nous ne jouons clairement pas notre ouverture avec les mêmes cartes. Nos personnalités font que nos cercles d’amis et relations sociales respectifs-ves n’ont clairement pas le même volume. Sans que ma compagne ne cherche à multiplier les rencontres, ces dernières se présentent d’elles-mêmes. C’est trop, trop vite pour moi. Je conçois amertume et colère face à ce que je ressens comme une inégalité.

Le polyamour, parmi d’autres vertus, fait la part belle à la diminution de la pression sur chacun-e. Un partenaire seul n’a plus la responsabilité de répondre à tous les besoins de l’autre. C’est raté ici. Ma relation avec ma compagne, relation fortement embellie soit dit en passant, est le seul bénéfice que je tire de notre ouverture. Ce qui augmenterait, en fait, la pression sur elle. Elle souffre de plus avec moi de mes désagréments, puisqu’elle m’aime. Culpabilité.

Et finalement, j’ai mon cœur fermé pour éviter de gérer la jalousie. Parce qu’on se tape suffisamment de désagréments dans la vie sans encore devoir gérer ce genre de chose avec la personne que l’on aime (on me rectifiera un truc du genre: “les” personnes que l’on aime, et je réponds: gna gna gna). Mon cœur fermé qui, de fait, empêche de ressentir une quelconque compersion. C’est dommage.

Bref. Le mode relationnel poly, ça n’est pas mon truc, parce que je n’y gagne rien du point de vue strictement personnel, et que j’y perd des choses importantes.

Tu as compris, lecteur, que je n’ai rien contre le poly, mais que ça n’est pas pour moi. Ça n'est pas pour tout le monde, même internet le dit. Ce n'est pas mieux ni pire que le mono, mais différent, et une excellente chose pour les personnes auxquelles cela convient.

À la lecture de tout ceci, le polyfacile ou polyconvaincu reconnaîtra un “essayé pas pu” de plus, un naïf qui pensait que ça serait gratuit, comme il y en a trop, malheureusement. Le poly-apprenant frileux prendra ses jambes à son cou.

Moi je demande à ceux qui pensent que c’est impossible de ne pas me déranger, moi qui essaye, qui essayerai encore demain, et après-demain.

Je m’avance avec le sourire dans ce pays qui n’est probablement pas fait pour moi, avec sa météo incertaine. Je prendrai la foudre quelques fois, ça fera mal, ça ne me fait pas rire d’y penser et de m’y projeter, et j’abandonnerai peut-être d’ici à la fin de la semaine, ou dans un mois, ou dans une année.

Mais pas aujourd’hui.

Et d’ici à ce que les choses se terminent peut-être, j’aurai le cœur ouvert pour ma compagne. Ce que j’aime avec les bilans intermédiaires, c’est qu’ils n’ont rien de définitif.

J.

#
Profil

Siestacorta

le lundi 07 février 2022 à 23h38

Bravo pour ce travail d'introspection.

Peu à commenter, parce que tu a déjà ta façon de gérer, plus ou moins consciemment, tes souffrances. Tu définis en partie la partie exterieure de la box que tu peux ou non gérer, et de suite je ne vois pas d'autre extérieurs qui pourraient bcp changer la perspective.

Deux petits points qui ne mèneront pas forcément loin, mais sait-on jamais :
- les éléments symboliques qui manquent. Déjà certains jours, temps peuvent etre sacralises. Ma fille de 15 ans n'emmène pas son mobile à table. Certains moments de la journée, semaine, peuvent rester imperméables ou "sanctuarisés".
Par ailleurs, on peut choisir autant les symboles que ce qu'on investit dedans. Les alliances peuvent être chargées des valeurs du mariage catholiques comme de celles d'autres unions (il doit y avoir des vœux de mariage celtes qui traînent online, où on propose vraiment un engagement à la fois proche et différent). Je parlais ailleurs du type de fidélité qu'on se promet, dont la valeur peut tendre plus vers la loyauté et le retour "promis" et récurrent à une personne aimée que par le choix comme d'un enclos partagé en permanence.
- l'inégalité entre deux vies affectives asymétriques : tu parles justement de ta personnalité focus. Je suppose que ta compagne n'a pas la même... L'égalité, ce n'est donc pas que les besoins de chacun aient les mêmes traitements et modalités, c'est que chacun trouve ce qu'il lui faut, avec le soutien que l'autre peut lui apporter, quand il le peut.
Certes, un sentiment d'inégalité se construit pas comme ça seulement, c'est un sentiment et pas un raisonnement. Mais puisque tu sais introspecter, et qu'au fond tu n'as pas "faim" d'une autre, qu'est-ce que tu envies dans ce qui se passe et pourquoi, si toi avoir pareil t’intéresse peu ? Si c'est pas de l'envie, qu'est-ce ?

Bon, du grain pour tes voyages.

Message modifié par son auteur il y a 10 mois.

#

Jack Haddy (invité)

le mardi 08 février 2022 à 06h49

Merci Siesta. Si subtil joueur d'échecs. Je reviendrai à ton message.

Mon précédent, ci-dessus, se termine par du lâcher-prise quant aux éléments que j'énumère. C'est un peu trop en filigrane, mais c'est ça que je ressens, et que j'ai envie.

Aujourd'hui, je veux vivre et ressentir sans me soucier de demain. La peur de la mort est pire que la mort. Hauts les cœurs!

J.

#
Profil

Siestacorta

le mardi 08 février 2022 à 07h01

Arf, pas très stratège, tu sais, plutot lecteur concentré.

Les vœux celtes auxquels je pensais :
https://www.timelessweddingbands.com/blog/Celtic-W...

#

Jack Haddy (invité)

le mercredi 09 février 2022 à 19h16

Merci pour le lien @Siestacorta .

Le contexte m'apparaît un poil trop impermanent pour me lancer dans des vœux ou promesses. J'honore celles-ci avec la toute dernière loyauté possible, et je suis très prudent lorsque j'utilise le terme "promesse". Je n'en ai qu'une ou deux qui sont en cours.

J'ai bien lu ta tirade sur les symboliques. Cela implique des engagements et une perte de liberté. Aucun n'est d'actualité. Nous n'avons que l'envie de continuer notre chemin ensemble. Nous n'avons pas d'engagement à proprement parler, et une liberté totale dans nos rencontres et nos choix de priorités, sans justifications.

Pour le contexte, je précise que ma compagne et moi-même sommes dans une relation que je qualifierais de mi-distante. Chacun sa vie, son appartement, ses emmerdes et son quotidien, et nous nous retrouvons (très schématiquement) un soir par semaine en amoureux, une fois tous les 1-2 mois pour 24/36 heures de week-end, et une fois toutes les 1/2 semaines pour des rencontres avec enfants, famille ou amis. Nous sommes tous deux intimement convaincus que notre indépendance respective est bénéfique à notre durée.

Ce que j'envie, probablement, c'est cette capacité à aimer plusieur(e)s, et les opportunités de "l'utiliser". Parce que ça a vraiment l'air d'être chouette, vu de l'extérieur, et ça me fait envie. Si j'avais une baguette magique, l'Univers (© Paulo Coelho ;-) ) me ferait rencontrer quelqu'un dont je tomberais amoureux, qui serait d'accord de me "partager", et qui me ferait réaliser que mon cœur n'est pas monoplace comme j'en ai la conviction (exprimée) depuis de très nombreuses années. Cela fait bon nombre de paramètres hasardeux.

J'ai d'autres sujets à développer, car j'ai lu des trucs dans d'autres discussions qui m'ont tilté et fait réfléchir. Nous revenons plus tard, moi et mon sourire :-)

J.

#
Profil

lau93

le jeudi 10 février 2022 à 19h27

Salut @jack Haddy et ton sourire !
Je trouve vraiment captivante ta manière de faire le récit de ce que tu vis, tu écris bien, tu racontes bien. Il y a des mots qui résonnent fort pour moi. Bien que je me sens en route dans une direction que je devine et désire, les cahots , les méandres, et les vents contraires me font parfois douter, comme un funambule qui se demande qu’il va traverser le gouffre : et si en effet ce pays si attirant n’était pas pour moi ? Et si je ne restais « que » poly acceptante, ne pouvant goûter à cette joie que semble vivre mon amoureux dans l’expansion de ses sentiments ( il y a un message d'Océan ici qui m’a beaucoup ému concernant les sensation physique que cela pouvait occasionner: /discussion/-cxT-/Emotion-sensation-d-amour-en-pol... ), comme si je restais derrière la vitre sans pouvoir le rejoindre.
Je reste tout de même emballée par ce que le chemin débuté il y a près d’un an a pu changer dans ma vie : une relation plus riche encore de la communication toujours meilleure entre nous, avoir pu vivre (et vivre à nouveau je crois) des relations d’amitié particulièrement incroyable avec mes « métamours » , avoir appris plus en 1 an que dans les 9 années de thérapie qui l’on précédé , sur les blessures qui guident mes pas, les peurs qui m’empêchent d’être celle que je veux. Je voudrais te prendre la main et te dire que c’est possible, mais je sens que ça ferait un peu prosélyte 😊. J’ai tellement appris et j’apprends encore de la jalousie, de ce qu’elle est capable de me révéler de moi-même. J’espère que tu continueras de nous dire ton chemin.
Belle soirée
Lau

#
Profil

Mark

le jeudi 10 février 2022 à 20h23

@lau93

... parfois le manque de pouvoir mettre un coeur un sur un post se fait sentir...

je fais avec les moyens du bord: <3

#

Jack Haddy (invité)

le jeudi 10 février 2022 à 23h25

@lau93

Je suis tout heureux que mes aventures et leur récit soit plaisant à lire sur la forme. J'ai vraiment de la joie à procéder ainsi. Je jure néanmoins dans la vraie vie, rassure-toi.

Et plus important, je suis tout heureux que certaines choses te parlent et, j'espère, à d'autres aussi.

J'ai toute une gigafloppée de pensées en cours de maturation, dans le but d'adapter ma perception et ma situation. Dans le but final que nous souhaitons, ma compagne et moi: que tout le monde soit heureux, et si possible nous ensemble. Nous en avons extrêmement envie. Cela sera livré ici lorsque ça sera prêt.

Je te rejoins quant à ton image de "rester derrière la vitre". C'est extrêmement frustrant, ça fait hyper envie quand même (j'adore faire un peu la girouette), mais on n'en a pas. Vivre en étant "juste" acceptant de ça n'est pas une option. La frustration, pas plus que la jalousie et ses déclinaisons, ne fait partie de mes rêves d'épanouissement.

Je te rejoins quant au développement personnel procuré par l'expérience. Le bilan de cette dernière sera, quoi qu'il soit, incroyablement positif.

Je n'ai pas encore atteint le stade où je souhaite rencontrer des métamours. Voire je réalise - en écrivant - que je ne veux pas en entendre parler, en fait. Pas tout de suite. Ces métamours sont déjà bien assez présents à travers mon imagination. J'aimerais que nos moment à nous restent à nous autant que possible, qu'il nous reste un peu de sacré, un peu d'intimité, au moins encore un peu.

Si le coup de baguette magique évoqué dans un précédent message devait avoir lieu, j'ai une certaine conviction que cela changerait beaucoup la donne. J'aimerais qu'il arrive à temps.

Malgré ces paragraphes un peu grisâtres, je me réjouis des perspectives d'adaptation de perception que j'entrevois.

:-)

J.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion