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Bonjour, confrontée au polyamour, je cherche mes marques

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swanndecoachella

le mardi 04 octobre 2016 à 00h09

Un autre soir, si tu veux bien, elle est un peu longue. Par contre, je me dis que pour juguler les angoisses, j'ai surtout besoin de conseils concrets. Comment faire quand l'angoisse est là, pas elle est là parce que tu as réagi comme ça et comme ça ?

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bodhicitta

le mardi 04 octobre 2016 à 15h19

Je ne serai pas la meilleure conseillère, n'étant pas enclin à avoir ce genre d'angoisse.
Mais je sais que quand quelque chose me prend la tête, que je sais que de toutes façons même en y pensant ça changera rien et me fait du mal:
J'essaye un maxi de m'occuper le cerveau, l'esprit, à autre chose, activité, bricolage, du temps avec mes animaux etc (mais pas trop le genre de truc ou tu peux rêvasser en même temps)
de passer du temps avec des amis est une super idée aussi (minora l'a fait et ça c'est mieux passé qu'elle l'imaginait).

Bref quand une pensée m' envahit le cerveau, me fait du mal et tourne en rond, je m'oblige à penser à autre chose, je m'y force puis ça devient plus facile (à y arriver aussi)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Minora

le mardi 04 octobre 2016 à 15h57

swanndecoachella
Un autre soir, si tu veux bien, elle est un peu longue. Par contre, je me dis que pour juguler les angoisses, j'ai surtout besoin de conseils concrets. Comment faire quand l'angoisse est là, pas elle est là parce que tu as réagi comme ça et comme ça ?

Alors ça, si je le savais! ;)
Ca me semble une bonne idée de tenter de faire le point sur les raisons profondes qui créent ce sentiment négatif, pourquoi cette peur de l'abandon, pourquoi ce manque de confiance en soi... pour la situer, la comprendre... mais sincèrement, je ne vois pas très bien comment à soi tout seul, le déterminer, même précisément, peut permettre de le combattre.
Fondamentalement, je ne supporte pas l'idée qu'il couche avec une autre, mais encore moins qu'il aime une autre que moi! Et, si ça peut avoir un lien avec des insécurités intrinsèques, j'ai bien du mal à croire qu'un "simple" travail sur ça, sur moi, réglera le problème. Je ne fonctionne pas comme ça et si, intellectuellement je peux croire qu'un autre fonctionnement existe, est possible, au plus profond de moi, ça reste physiquement, corporellement impossible a accepter!

Après pour les techniques à mettre en place pour lutter contre l'angoisse, le mal être, la douleur liée au fonctionnement jaloux... évidemment que quand je suis occupée à faire des choses sympa avec des gens sympa, ça a tendance à moins m'occuper l'esprit. Evidemment que si je suis en période de stress, passer la soirée seule chez moi, sera source d'angoisses irrépressibles et beaucoup plus fortes.
Maintenant, si j'analyse. En réalité, c'est quand je suis "sevrée" de lui que je parviens le mieux à maîtriser mes angoisses, voire à ne pas en ressentir du tout.
C'est quand j'ai passé de merveilleux moments (en qualité et en quantité) avec lui, que j'arrive le mieux à relativiser son polyamour et que j'accepte le mieux qu'il puisse en voir d'autres.
Et c'est en revanche, quand je l'ai peu vu ou qu'il y a pu avoir des tensions entre nous, que je suis le plus en stress ensuite... occupée ou pas!

Bref, si tu découvres un moyen magique de surmonter (voire faire disparaître) angoisses et jalousie, t'hésites pas tu m'appelles! :D

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Minora

le mardi 04 octobre 2016 à 16h02

bodhicitta
comme tu as de la chance de ne pas ressentir ce genre de choses!

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bodhicitta

le mardi 04 octobre 2016 à 17h32

Attention je ne suis pas enclin à le ressentir mais ça peut m'arriver, mais j'essaye de ne pas m'y attarder.

Et ça (ne pas s'y attarder) me forcer à penser à autre chose ou chercher une autre façon d'y penser ( une façon moins angoissante donc) au début on se force, c'est pas facile, puis le mécanisme du cerveau prend de la souplesse, s'habitue à cette gymnastique et ça devient plus facile.
ça devient méme un réfléxe, inconscient. Je suis sure que vous avez des tas d'exemple de quelque chose qu'au début vous vous forcez à le faire, donc consciemment, puis ça devient un refléxe. C'est les réseaux dans la tête (qu'on peut choisir) qui sont plus dynamiques, qui s'activent plus vite, enfin j'aime imaginer ça comme ça.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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FloWolF

le mercredi 05 octobre 2016 à 12h22

Minora
bodhicitta
comme tu as de la chance de ne pas ressentir ce genre de choses!

C'est un peu comme un sport.
Au début le moindre effort pour arriver au résultat est insurmontable, puis à force de s'exercer on trouve ses propres "trucs" qui fonctionnent, et on progresse.
L'idée n'est pas d’annihiler le sentiment ressenti de jalousie (nocif de se censurer), comme tout sentiment prenant naissance à l'intérieur de soi, il est légitime de le ressentir et préférable de l'accueillir.
Ce sur quoi on a du contrôle c'est ce qu'on fait de ce sentiment, ce qu'on met dessus, ce qu'on en comprend, et in extenso comment on y réagit.
Instrospecter les coins "obscurs" de sa personne et son histoire personnelle (en premier lieu nos vulnérabilités) peut aider à comprendre dans quoi ce sentiment prend racine, et voir en quoi la réaction qu'on présente quand on le ressent mène précisément à la réalisation de ce qu'on craint le plus (abandon quand le partenaire est soulé), ou au contraire à construire et consolider sa relation.

Question pratique :
Si on est quelqu'un qui est pas mal dans la rationalisation, on peut se dire que le mécanisme de jalousie vient de notre cerveau reptilien (branché sur la survie à très court terme, donc s'approprier toutes les ressources pour tenir quelques heures à quelques jours), mais que si l'être humain a cortex pré-frontal très développé c'est précisément pour avoir des réactions qui vont au delà des instincts de survie basiques et orientées très court terme, dans le but de construire quelque chose allant au delà de la survie, prenant racine dans l'absence de péril immédiat et permettant de penser au long-terme, et appelé bien-être durable.
Créer les conditions de son bien-être en l'absence de l'autre, se faire du bien seul est une occasion de se rappeler que l'on est un être complet sans l'autre, ce qui n'enlève rien à l'affection qu'on lui porte, de même que l'autre est un être complet sans soi-même, ce qui n'enlève rien à l'affection qu'il nous porte.

Ne pas se censurer dans l'expression de ce qui se passe en soi, mais ne pas l'exprimer d'une façon qui sera nuisible à soi, à l'autre et à la relation. C'est se faire à la fois du bien à soi et aux autres.

Je ne pense pas être un modèle généralisable pour l'aspect rationalisation, d'autres personnes fonctionnent autrement. Le tout est de trouver son truc qui fonctionne pour soi.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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bonheur

le mercredi 05 octobre 2016 à 13h17

(+)

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Minora

le jeudi 06 octobre 2016 à 16h52

J'espère que tu as raison Flowolf et que l'effort va aller decrescendo parce que pour l'instant... c'est vraiment très compliqué à gérer.
Dans mon cas (j'imagine comme dans celui de beaucoup de mono en relation avec un poly), la grande difficulté est de parvenir à faire REELLEMENT le deuil de la relation exclusive avec cette personne. Même si on l'a intégré intellectuellement, la petite voix qui dit "mais si ça se trouve il ne voit/verra que toi" est très pernicieuse, en embuscade. C'est très difficile de la faire taire complètement parce qu'elle correspond à ce que l'on souhaiterait au plus profond de soi (même si tout aussi profondément on sait que ça n'est pas possible)...

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