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Reconnaissance du polyamour dans la société ?

Social
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artichaut

le mardi 30 avril 2019 à 12h53

Je ne suis pas certain de comment titrer ce fil (et du coup je ne sais si d'autres fils du forum abordent déjà ce sujet)…

Quels sont les marqueurs permettant de savoir si le polyamour est reconnu ou non dans la société ?

En voici un : le mot « Polyamour » n'est pas accepté au Scrabble.

Cf la Liste des 243 mots acceptant le rajout initial POLY.
scrabblemania donne le même résultat :

scrabblemania.fr
NON, le mot POLYAMOUR n’est pas acceptable

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bidibidibidi

le mardi 30 avril 2019 à 14h18

J'ai du le rajouter a mon dictionnaire sur mon portable pour qu'il arrête de le considérer comme une faute. Mais c'est même pas du niveau d'acceptation de la société là, c'est carrément son existence qui est remise en cause si ça n'existe pas dans le dico.

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Caoline

le mardi 30 avril 2019 à 14h32

Je trouve que même si le mot n'est pas encore dans le dico, le nombre d'articles, d’émissions dont certain.e.s très correct.e.s et positifs montrent quand même une bonne reconnaissance dans la société.

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PolyMel (invité)

le mardi 30 avril 2019 à 15h27

Je pense que c’est Comme tout... il faudra du temps pour que les gens en entendent parler et acceptent...
En espérant que les personnes ne se déclarent pas polyamoureuses en faisant du n’importe quoi, ce qui dégradera l’image des gens respectables et qui respecte les autres...

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Ame-Ours

le mardi 30 avril 2019 à 15h40

PolyMel
En espérant que les personnes ne se déclarent pas polyamoureuses en faisant du n’importe quoi, ce qui dégradera l’image des gens respectables et qui respecte les autres...

D’accord sur le fond. Mais en même temps quand on regarde parmi ceux qui se déclarent monogames et fidèles..... Le problème n’est pas tellement quels sont les comportements ‘déviants’ (par rapport aux intentions déclarées), mais bien comment la société regarde et juge ces écarts (manifestement avec un certain fatalisme voire presque un peu de bienveillance pour ce qui est de l’adultère...)

Pourquoi des cas limites de polyamour un peu ‘éthiquement sous-dotés’ (que je ne cherche pas à défendre pour autant) seraient-ils pires ?

Mais on diverge par rapport au message initial.

Comment reconnaître que le polyamour est mal reconnu par la société ? Pour moi un exemple concret :

L’air totalement incrédule d’incurables monogames en série, plusieurs fois adultères et qui en souffrent réellement, lorsque je leur parle du concept en leur suggérant de s’y intéresser un minimum, ne serait-ce que sur le papier.

Il reste du chemin......

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oO0

le mardi 30 avril 2019 à 17h19

Le jour où ce sera ça :

Les relations multiples, entre féminisme et polyamour
Tout ceci implique néanmoins que l’exclusivité sexuelle-romantique cesse d’être, comme c’est encore le cas dans la plupart des milieux sociaux, la seule option envisageable. Que chaque personne puisse faire un choix informé et enthousiaste en faveur de l’exclusivité ou de la non-exclusivité (en fonction de son histoire, de ses désirs et attentes, en même temps que de ceux de sa ou ses partenaires potentielles).

La possibilité d'un "choix informé" est faible, beaucoup plus faible, par exemple que les informations relatives à la prise de conscience de son orientation sexuelle. Le jour où cela fera partie des programmes d'éducation "sexuelle" à l'école sans que cela ne fasse scandale comme c'est encore le cas pour les questions de genres et d'orientations sexuelles, il sera possible de dire qu'il y a un égal traitement en matière d'information, bref, une reconnaissance égale. Si j'étais professeur ou autre, pour ma part, je ne le mettrais pas au programme car, malheureusement, la vie relationnelle et affective est le parent pauvre de l'éducation sexuelle. Je pense que même la fidélité exclusive de ladite monogamie ne bénéficie même pas d'une information suffisante et que, bien avant de telles informations, c'est la question du consentement qui manque d'information. Cette seule question amène qui le veut à se poser la question de base du polyamour & co :

Si je n'informe pas une personne que je suis déjà en relation, sont consentement n'est pas éclairé. Si elle dit "oui", elle le dit sans connaître une information qui pourrait modifier son choix. De même, si je n'informe pas la personne avec qui je suis déjà, son consentement n'est plus éclairé puisqu'une information lui est aussi cachée. Elle renouvelle son consentement, elle aussi, sans la connaissance d'une information qui pourrait le modifier.

Comment perdre des ados en 30 secondes !?! Enfin, soit, traduit dans son langage, l'adolescent.e que cela chatouille et titille peut facilement se demander ce qui se passe si toutes les personnes concernées sont informées et consentent ... avec entousiasme :-)

Faut-il un nom à cela ?

Adolescent, il m'a suffit de croire l'espace de quelques mois que le futur s'annonçait sans jalousie pour me mettre en chemin. J'ai cependant dû attendre près de dix ans pour trouver par harsard un article qui parle des "amours plurielles" de FS.

Sinon, il y a déjà des livres accessibles aux ados qui envisagent la question : J'aime, donc je suis (Vincent CESPEDES) - c'est pas dans le Larousse, mais c'est de Larousse.

Cela passera par l'éducation, mais je ne pense pas que cela passera avec le nom de "polyamour" ou que ce sera la dénomination la plus mise en avant. Pour ma part, pour l'instant, ce(s) mode(s) de relation(s) n'a(ont) pas fait suffisamment ses(leurs) preuves pour appartenir au sens commun auquel l'éducation est censée introduire et cela reste un comportement à risque à un âge où ceux-ci sont déjà nombreux et où les enjeux sont actuellement ailleurs. De plus, ce serait s'immiscer dans la liberté de choix d'éducation des parents que de l'imposer dans un programme. Par contre, cela reste un choix d'éducation en privé pour les parents, mais il n'y a pas la maturité suffisante pour que ce soit un choix de société.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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PolyMel

le mardi 30 avril 2019 à 20h53

Ame-Ours
D’accord sur le fond. Mais en même temps quand on regarde parmi ceux qui se déclarent monogames et fidèles..... Le problème n’est pas tellement quels sont les comportements ‘déviants’ (par rapport aux intentions déclarées), mais bien comment la société regarde et juge ces écarts (manifestement avec un certain fatalisme voire presque un peu de bienveillance pour ce qui est de l’adultère...)

Pourquoi des cas limites de polyamour un peu ‘éthiquement sous-dotés’ (que je ne cherche pas à défendre pour autant) seraient-ils pires ?

Mais on diverge par rapport au message initial.

Comment reconnaître que le polyamour est mal reconnu par la société ? Pour moi un exemple concret :

L’air totalement incrédule d’incurables monogames en série, plusieurs fois adultères et qui en souffrent réellement, lorsque je leur parle du concept en leur suggérant de s’y intéresser un minimum, ne serait-ce que sur le papier.

Il reste du chemin......

On s’éloigne du sujet oui et non...
Je pense que c’est Avant tout la société qui renvoie le fait que ce n’est pas reconnu...
Donc pour moi ça va passer par un tout, le regard des gens, leurs comportements, remarques, réflexions, jugements...
En effet l’adultere Passe limite mieux aujourd’hui et presque pardonnable... alors que combien de couples se séparent suite à une adultère où l’autre se rend compte qu’il/elle n’a pas forcément envie de perdre son partenaire mais choisi «  l’amour le plus fort »... amour qui quoi qu’il en soit se transforme avec le temps.
La société approuve donc une «  fausse monogamie » sous couverts d’erreurs possibles mais n’envisage pas la possibilité d’un amour pluriel puisqu’on prône l’individualisme...
Et malheureusement je trouve que ce modèle et cette «  exclusion » se ressent dans tout au quotidien, les films, les séries, les pubs... tout pour moi est un exemple concret qu’il n’y a pas de reconnaissance dans l’immediat...
On a déjà bien du mal à avancer sur des sujets pourtant hyper abordés comme l’homosexualité alors...
Ce qui est paradoxal c’est que dans d’autres pays cela ne sera pas vu et perçu de cette façon, on vit dans un pays un peu moyenâgeux lol

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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oO0

le mercredi 01 mai 2019 à 10h08

PolyMel
Et malheureusement je trouve que ce modèle et cette «   exclusion » se ressent dans tout au quotidien, les films, les séries, les pubs... tout pour moi est un exemple concret qu’il n’y a pas de reconnaissance dans l’immediat...

Le principe logique du tiers-exclu

"C'est : soit moi, soit lui/elle !"

La logique traditionnelle fonctionne sur deux grand principe : le principe de non-contradiction et le principe du tiers-exclu.

Principe de non-contradiction : Une proposition et sa négation ne peuvent être vraies en même temps.

A et non-A ne peuvent coexister. Prenons A = "Je t'aime", non-A, sa négation = "Je ne t'aime pas". Comme "il/elle" n'est pas "toi", que la troisième personne du singulier n'est pas la deuxième personne du singulier, "Je l'aime" n'est pas "Je t'aime". Donc "Je l'aime" est une forme dérivée de non-A = "Je ne t'aime pas" ou encore, "Je t'aime et je l'aime" = "A et non-A".

Principe du tiers-exclus : Soit une proposition est vraie, soit sa négation est vraie à l'exclusion d'une tierce proposition.

"Il pleut ou il ne pleut pas". Il n'y a pas de troisième/tierce proposition possible. "A ou non-A" peuvent coexister à condition que l'une soit vraie et que l'autre soit fausse et qu'il n'y en ai pas d'autre possible. Donc "Je t'aime ou je l'aime" est vrai dans la mesure ou la vérité de l'une exclu la vérité de l'autre et il n'y a pas de tiers proposition possible du type : "Je vous aime".

Pascal
Le coeur a ses raisons que la raison ignore.

Pas si sûr. Les principes de non-contradiction et du tiers-exclu sont ceux de la logique binaire traditionnelle.

"C'est : soit moi, soi lui/elle !"

Si l'une est vraie l'autre doit être fausse (principe de non-contradiction) sans alternative possible (principe du tiers-exclu). Dans une logique binaire, ce n'est pas du chantage affectif, c'est une injonction/obligation logique.
__________

La société ?

Il n'y a pas de nous idéal, la société est pleine de contradictions et, en démocratie, la majorité l'emporte. Si une majorité pense de manière binaire, ce sera la société, à cette différence que, en démocratie, il y a la majorité se doit aussi de respecter les minorités.

Homophobie, Bi-phobie, etc. // Polyphobie : Le terme polyamour se prêtera mieux que relation libre/ouverte/non-exclusive à l'expression de la reconnaissance de l'oppression d'une minorité. Mais y a-t-il des discriminations, des violences similaires à l'homophobie ? C'est là, qu'il y a peut-être lieu de se rendre compte que ce mode de relation est mieux accepté que les relations LGBTQI+.

Je ne m'explique cette différence que parce que, dans leur cas, il y a une dimension identitaire plus forte. Le fait qu'il puisse s'agir de relations consenties entre deux personnes n'a pas suffit à la reconnaissance de la légitimité de leurs relations. C'est leur identité qui a été attaquée, leur genre : une femme ne va pas avec une femme ; un homme ne va pas avec un homme ; etc. C'est leur identité de genre qui a été prétexte à nier la validité de leur consentement, leur liberté d'aimer.

Pour ce qui est de déconstruire une pensée binaire, la non-exclusivité se prête mieux que le polyamour qui oppose l'un et le multiple : le mono et le poly. Même si relation libre est un pléonasme du point de vue du consentement, elle rappelle ce principe de la liberté d'aimer, du consentement. Ouvrir ou fermer sa relation à une autre relation, se prête de manière adéquate au choix entre une logique exclusive ou non-exclusive. Il reste cependant à chaque fois une connotation péjorative des relations exclusives : non-libre, non-ouverte, fermée. Et la non-exclusivité se définit par une négation de l'autre, tout comme l'athéisme se définit par la négation de toute forme de théisme. Ce n'est pas se définir, mais se définir contre l'autre, par défaut : "Je ne suis pas comme ..." Ce qui ne réponds pas à la question : "Je suis ..."

Finalement, ce qui fait société, c'est le respect, le respect de la liberté, ici, la liberté d'aimer, du consentement. Ce qui fait société, c'est ce que chaque personne est prêt à consentir. Est-ce à dire que les relations dites adultères manquent de respect ? En soi, entre les amants, le consentement est respecté. Ni l'un, ni l'autre n'a forcé l'autre. Il n'y a pas viol. Il a fallu du temps, pour admettre que les relations LGBTQI étaient tout aussi légitimes, ne violaient pas une quelconque loi de la nature, que leur consentement libre prime dessus. Mais, ici, c'est une autre composante du consentement qui est en jeu, ce n'est pas le consentement libre, mais le consentement éclairé. Et celui-ci ne peut pas se penser à partir de son opposé, le viol, ... même si la découverte d'une relation implique souvent le sentiment d'une intimité violée ou volée. Cependant il n’y a aucune atteinte faite directement au droit de disposer librement de son corps comme dans le viol. Il ne s’agit pas de son corps, mais de ce que l’autre fait de son corps en dehors de soi.

La question est là, sur le consentement éclairé, sans réponse claire dans une société qui s'en sort déjà difficilement avec le consentement libre.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Siestacorta

le mercredi 01 mai 2019 à 11h45

un marqueur : on lit(entend) souvent des gens qui le cachent, évitent d'en parler. Et, marqueur prime : on les comprend.

- en parler au boulot, comme n'importe qui parle de son couple, c'est un enjeu sur l'image de soi qu'on va donner.

- en faveur de la reconnaissance : trouver le mot dans la presse est facile.
en défaveur : ça peut ne pas durer, la représentation est souvent biaisée, et faut surtout pas lire la section commentaires si on prend le sujet à cœur (ceci-dit, même sur des sujets complètement pas du tout polémiques, la section commentaires... donc bon).

- reconnaissance faible : peu de personnalités reconnues revendiquent leur non-exclusivité. Et ne mettent pas le mot polyamour dessus, quand leur mode de vie est pourtant notoirement pas mono.
La presse a peut-être pas encore capté que "il me trompe" fera pas moins vendre que "j'aime pas son métamour, il lui fait faire des conneries et puis il est plus jeune"

- pas de festival culturel poly (ça tient qu'à nous), alors que (merci Artichaut pour le travail documentaliste) il ya maintenant un corpus d’œuvres, essais et fictions qui abordent le sujet.

- pas ou peu de stats. Même si on est que 0,1 % de la population, j'aimerais bien être au courant.

- la Loi n'envisage pas spécifiquement le cas, même dans le cadre d'union libre ou de pacs. C'est pas interdit (donc c'est autorisé), mais rien n'est prêt pour que ce soit praticable (parentalité, héritages, à l’hôpital face à des maladies ou des accidents graves...)

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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artichaut

le mercredi 01 mai 2019 à 12h12

Merci @Siestacorta de répondre à la question de départ (c'est pas un reproche pour les autres, moi aussi, je dévie souvent dans les fils), mais oui ma question était bien autour des marqueurs.

Siestacorta
- pas de festival culturel poly (ça tient qu'à nous),

J'y ai déja pensé en effet. Et ça me plairait de participer à organiser ça.
Si y'a d'autres personnes motivées, qu'elle se signalent !

Siestacorta
- pas ou peu de stats. Même si on est que 0,1 % de la population, j'aimerais bien être au courant.

Là aussi ça me plairait beaucoup d'avoir des infos.
Sur certains forums ils font des sondages (c'est intégré a l'interface du site : tu peux proposer un sondage comme une discussion, pas ici). C'est pas des stats globales, ça donne +une idée des personnes les +actives sur le forum que même de la communauté francophone, mais c'est déjà intéressant.
Peut-être qu'on pourrait utiliser framasoft et ramener les infos ici (de lancement de sondages puis des résultats).
Y'a aussi réguliérement des étudiant·e·s en socio qui nous proposent des formulaires avec des questions, mais on ne voit jamais la couleur des résultats ici.

Siestacorta
- la Loi n'envisage pas spécifiquement le cas, même dans le cadre d'union libre ou de pacs. C'est pas interdit (donc c'est autorisé), mais rien n'est prêt pour que ce soit praticable (parentalité, héritages, à l’hôpital face à des maladies ou des accidents graves...)

Et mariage à plus de deux, pour le coup totalement interdit. Non intégré à la loi du mariage pour tous (sic).

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artichaut

le mercredi 01 mai 2019 à 12h17

Siestacorta
(merci Artichaut pour le travail documentaliste)

…et merci pour les encouragements.
Si @LuLutine est (ou fût jadis) l'archiviste du forum, je tends à en devenir un documentaliste, en effet.

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artichaut

le mercredi 01 mai 2019 à 12h21

artichaut
Je ne suis pas certain de comment titrer ce fil (et du coup je ne sais si d'autres fils du forum abordent déjà ce sujet)…

J'ai trouvé le bon mot clef (pour faire une recherche dans la base de données du forum) concernant le sujet de ce fil : c'était société !

Et du coup j'ai trouvé ce fil où j'aurais tout aussi bien pu poster mon message initial : Polyamour et société : où en sommes-nous à votre avis ?.

Et tant que j'y suis, j'ai trouvé aussi ces autres fils, pas trop trop loin du sujet :
- Comment faire avancer les mentalités de notre société sur le polyamour ?
- Les amours plurielles, une crue fertilisante de la société ?
- N'ajoutons pas nos idées reçues aux cadenas de la société.

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PolyMel

le mercredi 01 mai 2019 à 13h57

Siestacorta
- en parler au boulot, comme n'importe qui parle de son couple, c'est un enjeu sur l'image de soi qu'on va donner.

- reconnaissance faible : peu de personnalités reconnues revendiquent leur non-exclusivité. Et ne mettent pas le mot polyamour dessus, quand leur mode de vie est pourtant notoirement pas mono. La presse a peut-être pas encore capté que "il me trompe" fera pas moins vendre que "j'aime pas son métamour, il lui fait faire des conneries et puis il est plus jeune"

- pas de festival culturel poly (ça tient qu'à nous), alors que (merci Artichaut pour le travail documentaliste) il ya maintenant un corpus d’œuvres, essais et fictions qui abordent le sujet.

- pas ou peu de stats. Même si on est que 0,1 % de la population, j'aimerais bien être au courant.

- la Loi n'envisage pas spécifiquement le cas, même dans le cadre d'union libre ou de pacs. C'est pas interdit (donc c'est autorisé), mais rien n'est prêt pour que ce soit praticable (parentalité, héritages, à l’hôpital face à des maladies ou des accidents graves...)

Complètement d’accord sur ces points avec toi!!
Quand un(e) partenaire trompe son/sa conjoint(e) depuis des années avec le même homme/la même femme... je doute qu’il n’y ait pas la notion de polyamour... mais effectivement pour la presse peut être moins vendeur, moins accrocheur de dire «  il est polyamoureux » que dire «  il a trompé sa femme! ».
Il y a sans doute la notion aussi de «  reproche ». Venir dire de quelqu’un qu’il a trompé c’est pointer un doigt accusateur, chaque personne sait ce que c’est...
Venir dire «  il est polyamoureux » ouvrirait un réel questionnement... l’objectif et l’atteinte des personnes visées Sont donc complètement différents... et par là le jugement serait peut être moins négatif sur le terme polyamour que tromperie... le mot amour étant plus doux...
On ne pourrait pas aboutir sur les mêmes résultats sur la société c’est certain...

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Caoline

le mercredi 01 mai 2019 à 14h16

PolyMel

Quand un(e) partenaire trompe son/sa conjoint(e) depuis des années avec le même homme/la même femme... je doute qu’il n’y ait pas la notion de polyamour... mais effectivement pour la presse peut être moins vendeur, moins accrocheur de dire «   il est polyamoureux » que dire «   il a trompé sa femme! ».

Ben heureusement que la presse ne fait pas ça, plus ou moins vendeur je m'en moque mais je vais finir par ne plus oser dire que je suis polyamoureuse vu le glissement de plus en plus fréquent adultère = polyamour. Bon en fait j'utilise rarement le terme, je dis plutôt que j'ai plusieurs relations intimes, mais les gens me répondent souvent "ah tu es polyamoureuse" je vais devoir demander ce qu'ils entendent par là.
Pour revenir au sujet si j'ai une vision plus positive que les autres c’est probablement parce que je n'ai aucun problème à parler avec qui que ce soit du fait que je suis poly et j'ai un entourage tellement alternatif et majoritairement bienveillant que je n'ai jamais eu de retour négatif.
Mais c'est clair qu'au niveau législation c'est encore totalement ignoré, je me souviens avoir dit à un ami gay au moment du mariage pour tous "bon maintenant on milite pour pouvoir se marier plusieurs fois" mais en fait je ne pourrais pas militer pour une institution que je désapprouve, tout en étant mariée depuis 25 ans, pour une histoire de nom...

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oO0

le mercredi 01 mai 2019 à 18h53

oO0
Le jour où ce sera ça (sur l'information des adolescents dans leur éducation à leur vie relationnelle et affective) :

Les relations multiples entre féminisme et polyamour

Tout ceci implique néanmoins que l’exclusivité sexuelle-romantique cesse d’être, comme c’est encore le cas dans la plupart des milieux sociaux, la seule option envisageable. Que chaque personne puisse faire un choix informé et enthousiaste en faveur de l’exclusivité ou de la non-exclusivité (en fonction de son histoire, de ses désirs et attentes, en même temps que de ceux de sa ou ses partenaires potentielles).
/-gp-/Les-relations-multiples-entre-feminismes-et-... (Voir conclusion, dernier paragraphe.)

Un programme d'éducation à la vie relationnelle et affective qui informe sur la possibilité de choix du polyamour dès l'adolescence me semble un marqueur de la reconnaissance du polyamour dans la société.

Qui, ici, n'a pas rêvé d'être informé.e de ce choix plus tôt, mais aussi que les autres autour de soi en soient aussi informé.e.s, de partager avec eux une même information ?

Après, si ce marqueur est loin d'être atteint, je ne pense pas que c'est du fait de la société, mais simplement que dans les faits, une telle information ne se justifierait pas comme c'est par contre le cas pour l'homosexualité pour les raisons que j'ai évoquées.

Sinon, mis à part ces raisons, je pense avoir indiqué avec l'éducation un marqueur de la reconnaissance du polyamour dans la société.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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Siestacorta

le mercredi 01 mai 2019 à 19h22

En relisant mes marqueurs, je vois que je met sans doute dans le même panier "reconnaissance" et "normalisation".
J'ai pas de problème moral avec ça, je m'identifie pas à toutes forces à mon côté poly pour me sentir particulier, mais c'est peut-être un biais...

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Caoline

le mercredi 01 mai 2019 à 21h46

oO0
Un programme d'éducation à la vie relationnelle et affective qui informe sur la possibilité de choix du polyamour dès l'adolescence me semble un marqueur de la reconnaissance du polyamour dans la société.

Qui, ici, n'a pas rêvé d'être informé.e de ce choix plus tôt, mais aussi que les autres autour de soi en soient aussi informé.e.s, de partager avec eux une même information ?

Il y a des milieux où c’est le cas, on en parle ouvertement entre adultes et avec les ados et les ados entre eux, et les enfants ont souvent croisés des exemples... Ça tient probablement à une ouverture sur beaucoup de sujets, une habitude d'être hors-normes et une plus forte proportion de polys que dans la société en générale même si on est encore très loin d'être en majorité.
En tout cas j'avais trouvé génial d'être sur un tchat avec majoritairement des ados/jeunes adultes et de voir l'une d'elle expliquer que elle souhaitait une relation exclusive mais qu'elle trouvait très important d'en parler en début de relation, que ça ne devait pas être tabou, qu'on ne devait pas partir du principe que si on ne dit rien c'est qu'on est exclusif... Je m'étais dit ce jour là que c'était génial la progression en une génération. J'ai compris plus tard en évoquant le sujet avec des amis pas de ce milieux là que ce n'était pas le cas pour tous les jeunes :-(

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oO0

le mercredi 01 mai 2019 à 22h53

Caoline
Il y a des milieux où c’est le cas, on en parle ouvertement entre adultes et avec les ados et les ados entre eux, et les enfants ont souvent croisés des exemples... Ça tient probablement à une ouverture sur beaucoup de sujets, une habitude d'être hors-normes et une plus forte proportion de polys que dans la société en générale même si on est encore très loin d'être en majorité.

Une telle éducation ne me semble pas impossible et j’imagine bien qu’elle a déjà lieu et donne lieu a de belles rencontres intergénérationnelles. Je trouve normal que des parents puissent dire à leur enfant :

« Tu peux aimer une fille ou un garçon, tu peux même en aimer plusieurs. (A condition que ce soit votre choix.) »

Une chose est le choix d’une telle éducation pour des parents. Une autre chose est le choix de société d’une telle éducation.

Le marqueur de reconnaissance maximum dans la société que je propose est un tel choix d’education, bref, qu’une majorité accepte de reconnaître que c’est un choix de vie possible pour leurs enfants, un choix suffisamment respectable pour que tout.e ado puisse en être informé.e comme s’il s’agissait d’un droit qui fait partie de sa liberté d'aimer.

Message modifié par son auteur il y a 3 mois.

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artichaut

le samedi 11 mai 2019 à 03h38

Siestacorta
- pas de festival culturel poly (ça tient qu'à nous),

En matière de festivals j'ai trouvé ça sur le forum :

• "Non-Monogamies and Contemporary Intimacies", Lisbonne, 25-27 Sept 2015.
> ça avait l'air très chouette

"Queer" et polyamour. Suisse, juin 2009
> deux conférences dans un festival Queer

Festival : "Le vent se lève à Job" à Toulouse, mai 2019
> café poly et café sexo pendant un festival d'édication populaire

Xplore Paris (sexualités créatives), août -septembre 2013.
> pas spécifiquement poly, mais pas trop loin non plus :

Xplore Paris
Xplore est un festival berlinois consacré aux sexualités créatives. BDSM, tantrisme, rituel et autres pratiques corporelles trouvent leur place à Berlin, chaque fin juillet. La première fois, c’était en 2004...
En 2013, Xplore s’installe pour la première fois à Paris du 30 août au 1er septembre 2013

1er festival "Au nom de l'Amour", août 2014 à St-Parthem en France.
> pas vraiment un "festival" :

Lysliane34
- Le contenu : ma proposition –née dès mon retour de la Grange, en août dernier- n'a d'autre ambition que de réunir des personnes toutes plus ou moins « hors des sentiers battus », ayant envie de partager quelques jours en toute simplicité…. et créativité, globalement dans le même esprit que celui de la Grange.
- ‘Le 1er festival de l'amour’ : un mot très ambitieux, qui me fait sourire aujourd’hui. Je vous invitais et vous invite toujours à être co-créateurs de ce festival ;

Poly festival à Lyon septembre-octobre 2013
> projet de festival annulé


Du coup des choses existent à l'étranger (comme le festival à Lisbonne) mais non francophone, semble t-il.

Et je repère 2 tendances :
- se greffer à un festival existant et proposer des temps courts (café poly, conférence…)
- faire un truc vraiment poly, mais qui tend à n'être "que" (sans connotation péjorative) une rencontre entre polys et pas vraiment un "Festival" (pas ouvert au "grand public" quoi)

Alors oui, peut-être que c'est dans ces deux tendances là qu'il faut continuer à explorer (en attendant de peut-être un jour organiser un "vrai" festival en France)…

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