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Marc_assin

le jeudi 29 juin 2017 à 09h20

Bonjour à tous,
J'ai besoin de conseils et d'avis sur ma situation.
Je viens de prendre conscience que je suis certainement poly-amoureux...
J'ai 32 ans, et depuis mon adolescence, je suis attiré par des filles alors que je suis en couple. A chaque fois, j'ai avorté ce sentiment et coupé les ponts.
En couple exclusif avec ma femme depuis plus de 10 ans, donc marié, et papa depuis 2 ans, comme dans tout couple, nous avons des hauts et des bas, mais dans l'ensemble, nous vivons une belle histoire d'amour, et aujourd'hui, ma principale préoccupation est de rendre femme et mon enfant heureux.
Sauf qu'à côté de cela, il y a sa sœur, un peu plus jeune qu'elle, mais avec qui je m'entends très bien, et qui a beaucoup de similitudes avec ma femme, autant dans sa manière d'être, que dans sa façon de penser. Beaucoup de choses que j'aime chez ma femme, chez la femme en général.

Au premier abord, j'aurai pensé au classique "coup de cœur pour la sœur", mais en prenant beaucoup de recul, ces derniers mois, ce n'est pas le cas.
C'est donc sa soeur qui a provoqué le déclic, depuis toujours j'ai l'impression de pouvoir aimer plusieurs personnes en même temps et de manière similaire, mais comme ce n'est pas dans les moeurs de la société, j'ai toujours tenté de restreindre ce sentiment.

J'avais déjà entendu parlé du polyamour mais je n'y ai pas prêté attention tout de suite.
Aujourd'hui voici ma situation, et le problème pour lequel j'ai besoin d'avis extérieurs mais de personnes qui le vivent :

Donc j'éprouve de l'affection pour ma belle soeur, que je nommerai pas amour parce que bride ce sentiment au quotidien.
J'ai envie de passer du temps avec elle, de la protéger, de la rassurer et de l'aimer, seulement, ma femme et elle sont fusionnelles, et surtout, elles sont conditionnées à croire que l'amour ne peut être qu'unique, ne doit être qu'unique, qu'aimer d'amour ne peut être possible qu'envers une seule personne, c'est une sorte de blocage psychologique hérité des moeurs de la société, qu'elles s'empêchent de contredire, d'ailleurs, je ne suis pas certains qu'elles se soient un jour posé la question d'une autre réalité...

Ma femme, telle que je la connait, ne supporterai pas que j'évoque le polyamour, elle pensera plus que c'est tromper, et que quelque chose ne va pas dans notre couple, alors que la seule chose qui ne va pas c'est ma façon de penser... et d'aimer.
Ma belle soeur est en couple également, depuis plusieurs années et sans vouloir dénigrer son couple, je constate, en silence, que son couple n'est pas viable, ils ne sont pas fait pour être ensemble, ils sont complètement différents, et leur quotidien est un constant rapport de force et de concession à faire...

Je sais donc pertinemment que leur couple est voué à l'échec, que même si il y a de l'amour entre eux, c'est surtout par habitude, par peur d'être seul ou du changement qu'ils sont ensembles, et le pire c'est qu'ils ne s'en rendent pas compte...
Bref, j'ai mal de voir qu'elle pourrait être tellement plus heureuse... Mais je ne peux rien y faire.
Je sais aussi qu'elle m'apprécie beaucoup. Il y a de cela plus d'un an, il s'est passé quelque chose qui a accéléré mes sentiments pour elle, des moments de complicités qui se sont multipliés sur quelques semaines.
Puis un jour j'ai voulu en avoir le cœur net, et l'ayant prise en aparté, je lui ai dit que j'avais décelé des sentiments envers moi, que je n'étais pas sûr mais que différentes situations me le laissait penser.
Elle est restée muette face à mes propos et jamais elle ne m'a confirmé ou infirmé cela, comme un blocage de sa part.

Aujourd'hui, j'aime ma femme plus que tout et j'ai envie de pouvoir aimer sa sœur.
Dois-je vivre cela en silence, dois-je faire naître doucement la possibilité d'un polyamour et tenter insuffler l'idée que c'est quelque chose qui pourrait renforcer notre couple ?
Car aujourd'hui, si je voulais vivre en harmonie, il faudrait que je franchisse 3 obstacles :
- Le dire à ma femme et lui prouver que ce n'est pas une mauvaise chose pour notre couple
- Conquérir ma belle sœur
- Que ma femme accepte l'idée que je puisse aimer sa soeur

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Profil

gdf

le jeudi 29 juin 2017 à 10h21

Hello, bienvenu sur le forum

En général, quand on veut aborder le polyamour avec son conjoint, je crois qu'il faut séparer le concept et la mise en application.
L'expérience montre que mettre le sujet sur la table est souvent conflictuel. Quand en plus il y a quelqu'un de précis en jeu, c'est pire. Si en plus c'est quelqu'un de connu, c'est encore pire.
Donc, d'abord, parle du concept. Si elle est fermée sur le sujet, pas la peine d'aller plus loin (et à toi de voir si tu préfères laisser tomber le polyamour ou laisser tomber ton épouse....).
Si elle est ouverte sur le sujet, alors il sera temps de discuter sur la mise en application, mais ne saute pas les étapes.

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Wrudryis (invité)

le jeudi 29 juin 2017 à 10h41

1. La Femme (Fâme) ça n'existe pas. C'est des conneries de chanson de Sardou.

2. Est-il nécessaire de rabaisser les liaisons amoureuses des personnes pour qui on éprouve de l'attirance afin de «  mieux » justifier l'envie d'une relation avec celles-ci ? Rajouter des relations, ce n'est pas tenter de faire mieux que les autres pour prendre leur place (et éventuellement accumuler les relations de son propre côté). C'est rajouter une forme de diversité et/ou répondre à différents besoins : les siens et ceux des autres.

3. Pourquoi tentes-tu une approche vers la sœur de ton amoureuse en lui parlant de ses sentiments supposés plutôt qu'en lui parlant des tiens ? Parle lui de toi, plutôt que de faire des projections. Elle te répondra ensuite en ce qui la concerne si elle le juge opportun.

4. Une personne ne se conquière pas. Sauf dans une relation inégalitaire de type maître-esclave par exemple. Mais du coup je ne suis pas certain : est-ce ce que tu cherches ?

6. Je ne suis pas Brigitte Lahaye.

Ya d'autres trucs qui me travaillent dans ton message, mais bon… je vais peut-être m'arrêter là pour le moment.

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Marc_assin

le jeudi 29 juin 2017 à 10h44

Merci pour ces conseils.
Effectivement, ma situation est complexe et je n'ai pas intégré la mise en application.
Si je n'avais pas posté ici, je pense que j'aurai fait les choses à l'envers :
Évoquer la situation à ma belle-sœur, et voir en fonction... Car ce n'est pas comme-ci je cherchais l'amour ailleurs, c'est, au jour d'aujourd'hui, la seule personne que je serai capable d'aimer en dehors de ma femme. Je n'ai d'attirance pour personne d'autre, et ce, depuis des années.

Je pense donc suivre tes conseils et aborder la situation par sous-endendu, en glissant quelques mots à ce propos, étalé sur le temps.
Même si, connaissant ma femme, jamais elle me dira d'elle même que c'est viable comme situation de manière générale.

J'ai un mini espoir, car même en rigolant, la "private joke" à répétition entre elle et ses sœurs, c'est l'expression : "Tant que ça reste en famille".
Mais bon c'était sur des petites provocations entre elles, vis à vis de nous, les beaux-frères.

Et si malgré tout, je sens une réticence, je préfère ne pas mettre en danger notre couple ou blesser inutilement ma femme.

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Profil

Marc_assin

le jeudi 29 juin 2017 à 10h58

1. La Femme (Fâme) ça n'existe pas. C'est des conneries de chanson de Sardou.
Je ne comprends pas ta remarque.

2. Est-il nécessaire de rabaisser les liaisons amoureuses des personnes pour qui on éprouve de l'attirance afin de «   mieux » justifier l'envie d'une relation avec celles-ci ? Rajouter des relations, ce n'est pas tenter de faire mieux que les autres pour prendre leur place (et éventuellement accumuler les relations de son propre côté). C'est rajouter une forme de diversité et/ou répondre à différents besoins : les siens et ceux des autres.

Loin de rabaisser ses liaisons, je constate juste la réalité, et je n'interviens pas, je garde cela pour moi.
Je ne justifie pas une envie par cette constatation, cette pensée de pouvoir la rendre heureuse s'est imposée d'elle-même car si je me projetais dans son couple, mes choix auraient été différent de son petit ami qui fait passer ses besoins et envies avant le bonheur de ma belle-soeur, mais cela est une autre histoire... Mon but ce n'est pas d'interférer dans son couple, mais plutôt de lui offrir ce que je peux lui offrir. Et si je sais que je l'aime, c'est aussi parce que je ressens ce besoin de la voir heureuse, plus heureuse qu'elle ne semble l'être.


3. Pourquoi tentes-tu une approche vers la sœur de ton amoureuse en lui parlant de ses sentiments supposés plutôt qu'en lui parlant des tiens ? Parle lui de toi, plutôt que de faire des projections. Elle te répondra ensuite en ce qui la concerne si elle le juge opportun.

Réflexe réptilien ? En fait je n'en sais rien, je n'ai pas réfléchi plus que cela lorsque je l'ai fait, c'est juste comme ça que tout cela a été abordé, et à cette époque, je n'avais pas envisagé être amoureux d'elle, au mieux, être attiré par elle, et toujours à cette époque, je voulais juste savoir ce qui se c'était passé lors de ces moments de complicité, pourquoi et comment envisager nos prochaines rencontres car cela commençait à nous éloigner, paradoxalement.


4. Une personne ne se conquière pas. Sauf dans une relation inégalitaire de type maître-esclave par exemple. Mais du coup je ne suis pas certain : est-ce ce que tu cherches ?

j'ai utilisé ce mot pour synthétiser le fait que je souhaitais initier quelque chose avec ma belle-soeur
Je ne cherche pas à la conquérir, mais à clarifier mes sentiments envers elle, et éventuellement qu'elle clarifie les siens envers moi. oui j'aimerai que ça se passe comme je le souhaite, et non, je n'interviendrai pas plus qu'à constater la situation. Je ne chercherai pas plus à forcer les choses et à la concquérir.

6. Je ne suis pas Brigitte Lahaye.
Ca tombe bien, moi non plus.

Ya d'autres trucs qui me travaillent dans ton message, mais bon… je vais peut-être m'arrêter là pour le moment.

Moi aussi, il y a des choses qui me travaillent, et c'est pour cela que j'ai posté ce message, pour justement avoir un regard extérieur, plus neutre.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Camille_B

le jeudi 29 juin 2017 à 12h48

Le polyamour c'est quelque chose qu'il n'est pas franchement aisé à mettre sur le tapis, faire comprendre, faire accepter.

Même quand il est accepté, même quand c'est ok intellectuellement parlant, il n'est pas rare qu'aux niveaux des émotions cela puisse être violent au début et pendant une longue période ( mais pas toujours ).

Si la personne que tu aimes est la soeur de ta femme, sincèrement, je n'ai qu'un conseil à te donner : laisse tomber.

1. On ne peut pas faire comme si la jalousie n'existait pas. Et elle risque d'être extraordinairement violente entre ces deux soeurs.

2. Si ça ne marche pas ça n'est pas que ton couple que tu risques de foutre en l'air, mais toute la famille de ton épouse car ...

3. Si le polyamour est encore difficilement accepté, je peux t'assurer que votre "trouple" sera encore plus mal en étant constitué de deux soeurs !

Je ne dis pas ça souvent mais franchement, laisse tomber, tu vas vers de gros problèmes si tu persistes dans cette idée.

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Siestacorta

le jeudi 29 juin 2017 à 12h54

Bonjour,

Marc_assin
[un obstacle pour que cette relation commence]
- Que ma femme accepte l'idée que je puisse aimer sa soeur

Hm.
Je n'ai pas de jugement moral sur ce point. Ou plutôt si, j'en ai un, la norme sociale ne se déconstruit pas comme ça à volonté, mais si je travaille un peu dessus, je vais dire que je n'ai pas de jugement éthique sur ce point.

Mais même ainsi, il est bien sûr loin d'être indifférent.
Dans l'essentiel de ton message, tu parles de tes réactions par rapport à ta belle-sœur, mais c'est raconté comme si c'était une femme comme une autre. C'est vrai pour toi, ça ne l'est a priori pas pour ton épouse.

Et j'insiste, c'est moins une question d'éthique que de passif. C'est déjà tout un travail, les questions d'intimité et de vie privée avec des gens qu'on ne connait pas. Il y a une construction, un dialogue (et souvent du non-dit). Avec des gens qui ont déjà un passé commun, on va sciemment sur un terrain encore plus sensible.
Une démarche comme celle-ci impacterait le lien entre les deux sœurs. C'est pas seulement un obstacle dans ce que peut entendre ta femme et sur comment la rassurer/persuader, c'est que la moindre difficulté sera pas seulement une difficulté entre amoureux, mais aussi une difficulté en famille.
C'est peut-être ça aussi qu'a fait un "blocage" quand tu as explicité les moments de complicité : tu as transformé des trucs légers qui pouvaient rester dans le non-dit en quelque chose qui prend pour elle le sens de "cet homme me demande d'avancer sur un terrain où je trahirais mon compagnon, ma soeur, et où je l'aiderais à trahir ma sœur". Que tu aies l'intention d'être transparent et non-exclusif n'est pas le cœur du truc à ce moment, puisque de toute façon on part du cadre monogame. Et que sa façon de gérer son éventuelle attirance à elle (en ne faisant rien, ou en commençant une réflexion sur son couple sans que tu sois envisagé pour la suite, parmi les possibilités) peut aussi bien être un "bon" blocage pour elle.

Et je parle même pas du compagnon de ta belle-sœur, qui va pas juste accepter de bon cœur le rôle du méchant obstacle dans cette histoire alors que pour lui ce sera toi le perturbateur (indépendamment de ses difficultés de couple).

Une autre façon de se faire une idée de "pourquoi avec les proches ça fait monter beaucoup plus les enjeux", c'est de penser à "moi et mon meilleur ami sommes amoureux de la même fille, et elle choisit mon meilleur ami". Ou en version poly, "moi et mon meilleur ami sortons avec la même fille, puis elle me quitte moi mais pas lui".
L'impact est pas le même que si on avait pas antérieurement une relation avec le troisième.

Donc, sur ce point : je ne vous connais pas personnellement, toi et les deux sœurs, mais, selon ma sensibilité et avec ce que tu écris, ça me semble plutôt moins viable que d'autres histoires.

(tout cela est dit à partir d'éléments partiels, et n'est que mon opinion partiale, personne n'a à te dire quoi faire, il s'agit juste de se donner une chance de développer ses idées).

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Profil

Siestacorta

le jeudi 29 juin 2017 à 12h59

Marc_assin
1. La Femme (Fâme) ça n'existe pas. C'est des conneries de chanson de Sardou.

Je ne comprends pas ta remarque.

Je peux dire avec 95 % de certitude que ça répond à

Marc_assin
Beaucoup de choses que j'aime chez ma femme, chez la femme en général.

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Marc_assin

le jeudi 29 juin 2017 à 15h11

@Camille_B
Merci de ton retour, bref, concis et direct. Je n'envisageai pas la problématique sous l'angle de la fratrie qui se déchire, et cela me fait réellement réfléchir.
Bien que la place entre les deux sœurs soit impossible à prendre, je pense que si cela devait mal tourner, c'est directement moi qui serait éjecté, mais en effet, j'imagine que ça pourrait être différent et détruire leur relation.

@Siestacorta
Merci aussi pour tes explications plus détaillées.
Concernant Sardou, je pense comprendre que cela a un rapport avec mes propos concernant "la femme", mais pour le coup, je ne connais pas la référence qui me permettrai de comprendre ce 1er point. J'hésite entre le second degré et une référence à un texte que je ne connais pas, voire un peu des deux...

Vos interventions m'ont convaincu sur le fait que je m'engage sur un terrain glissant, avec très peu de chance de vivre sereinement mes sentiments.

De part cette situation complexe, où j'aime ma femme plus que tout, où je découvre que ce n'est pas anormal d'éprouver des sentiments pour une autre personne, et où cette autre personne fait parti de mon quotidien : On se voit plusieurs fois par semaine, on part parfois en week-end, en vacances ensemble, et cette personne fait preuve d'un instinct quasi-maternel pour mon enfant, au point que j'ai l'impression qu'elle joue le rôle de mère quand ma femme n'est pas présente, je suis coincé avec des sentiments amoureux pour une personne qui en a peut-être pour moi (ou pas). avec comme solutions :

- d'intégrer dans l'équation le polyamour, faire comprendre à ma femme que je l'aime et que si j'ai des sentiments pour sa soeur, ce sont des sentiments qui n'empiètent pas sur ce que je ressens pour elle.

- de le cacher à ma femme et si c'était réciproque, de vivre quelque chose de caché avec ma belle-soeur, mais cette solution a d'emblée été écartée car j'aime trop ma femme pour la tromper et lui cacher une relation,

- de ne rien dire et de m'éloigner de ma belle-soeur : Ce que j'ai fait ces derniers temps, sans succès car elle était malheureuse et moi aussi. Car il est impossible de ne pas se croiser au moins une fois par semaine...

- d'être naturel avec ma belle soeur, mais cela implique qu'elle puisse voir que j'ai des sentiments pour elle.

Avec vos interventions, je pense devoir écarter la première solution, il ne me reste qu'avoir un amour inconditionnel pour ma belle sœur...
Le quotidien va donc rester compliqué pour moi.

Je vais quand même répondre à ton intervention, Siestacorta

Dans le désordre, le compagnon de ma belle-sœur (malgré plusieurs années de vie commune) n'a pas eu de complexe à me dire qu'il vivait au jour le jour et que l'idée de se séparer d'elle ne perturberai pas son quotidien plus que cela (bon, je retranscris la partie brute sans m'attarder sur le contexte de la discussion qui était un engagement financier commun, pour lequel je lui avais demandé si il était sûr de vouloir s'engager dans un projet de ce type avec ma belle-soeur). J'aurai effectivement été le perturbateur, mais apparemment je n'aurai pas ruiné sa vie...

By the way, effectivement, même si c'est la soeur de ma femme, je ne la vois pas comme telle, je la vois elle comme une personne dans mon entourage, et c'est à cause de cela que j'ai pas cette "fibre" pour anticiper les problèmes liés à leurs affiliations.
D'emblée, j'ai positivé en me disant que puisqu'elles sont soeurs, puisqu'elles sont super proches, et que ma femme ne veut que le bonheur de ses soeurs, si je rends sa soeur heureuse , si je la rends heureuse elle aussi alors comment pourrait-elle m'en vouloir ?! Elle m'a déjà dit, et je le ressens chaque jour qu'à choisir, sa famille passerai toujours avant moi.

Je comprends ce que tu dis concernant ma façon d'aborder ses possibles attirances envers moi, son silence m'a d'ailleurs bien fait comprendre qu'elle n'allait pas initier une réflexion sur la situation, et même pire (ou plutôt un mal pour un bien), depuis notre discussion, elle s'est éloignée de moi, au moins pour ce qui est de la complicité. Je dis que c'est pour un bien car d'une part, cela évite les dérapages qui auraient pu être catastrophiques, et cela m'aide à ne pas me focaliser sur ces détails qui s'étaient multipliés.
Aujourd'hui, malgré le doute que j'ai pu avoir à l'époque, elle a réussi à me persuader que je ne l'intéressais pas. Pour le coup, je ne connaîtrai jamais son ressenti.

Ton exemple sur le couple avec le meilleur ami ne me convainc pas personnellement, non pas que ce soit dénué de sens, mais si j'étais celui quitté par la personne, le principal c'est qu'elle soit heureuse. Je n'ai pas mis trop l'accent dessus, mais ce qui me poussais à vouloir "officialiser" mes sentiments, c'est en grande partie le fait qu'au delà de mon amour, je veux voir ma belle sœur aussi heureuse et épanouie que ma femme. Car ce qui manque à ma belle-sœur c'est surtout la considération qu'elle n'a pas de son copain. Lorsque je vois qu'en situation similaire ma femme est heureuse parce que je fais en sorte d'accéder à ses envies pendant qu'elle bataille avec son petit ami, pour au final se voir refuser sa demande, je vois dans son regard qu'elle envie ma femme.
Elles sont similaires, mêmes modes de fonctionnement, mêmes pensées, mêmes goûts, et ce qui m'a rendu fou de ma femme est présent chez ma belle sœur... Je sais comment rendre ma femme heureuse, je le fait au quotidien, et de fait, je sais ce qui rendrait heureuse ma belle-sœur, et elle n'y a pas accès à cause d'une sorte d'égoïsme de la part de son copain...

Bref, si je savais ma belle-sœur heureuse, je pense que je vivrai mieux mes sentiments pour elle, car je n'aurai pas cette envie d'intervenir pour lui redonner le sourire dans certaines situations. Malheureusement, je me suis dit que je n'avais pas le droit d'interférer dans son couple si ce n'est pas elle qui entreprend de m'y intégrer.

Quelque soit vos opinions, merci d'être honnêtes dans vos propos, de m'éclairer quant à vos ressentis, même si vous n'aviez pas toutes les données. J'étais perdu avant de poster mon message, je ne suis pas encore sûr de ce qui pourrait être le moins pire, mais vous êtes déjà plusieurs personnes à me mettre en garde sur la situation, je prends donc en compte vos avis !

Message modifié par son auteur il y a 2 ans.

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Siestacorta

le jeudi 29 juin 2017 à 19h47

Bon, j'ai répondu beaucoup sur le fait que c'est sa sœur, mais à la base, parler de la non-exclusivité à partir d'une longue relation monogame où il n'y a pas eu, verbalement ou pratiquement, d'entrave à la norme monogame, c'est dès le départ compliqué. Nos seules bonnes intentions ne sont pas un argument suffisant, et peut-être même pas un argument tout court, pour entrainer ce changement... Faut que ce soit toutes les personnes concernées.
Cette difficulté là vient s'ajouter même quand on croit comprendre les gens...

Ca me titille un peu que dans tes réflexions, tu t'appuies sur le bien que tu ferais à l'autre en commençant une relation et changeant une autre, plutôt que sur ce que tu ressentirais comme satisfaction personnelle. Je peux me dire que c'est une façon de positiver, de pouvoir contredire une voix intérieure qui dirait "c'est moi qui suis en demande" ou "je fais pas ça que pour moi"; mais si c'est surtout ça que tu te dis, ça peut pas mal déformer ta propre perception des besoins de ta ou tes partenaires.

J'ai bien compris que tu as aussi une idée que "le principal c'est qu'elle soit heureuse"... Mais j'irai même au delà pour répondre, "le principal, c'est qu'elles fassent ce qu'elles veulent". Ca veut pas dire qu'il faut jamais rien proposer, mais disons que c'est pas sur nos qualités comparées par rapport à un autre (ou même par rapport à l'absence de relations) qui sont en cause, c'est juste l'envie... Bon, bref, ça n'a peut-être rien d'intéressant dans ta situation, mais j'avais cet écho là.

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Toinou

le vendredi 30 juin 2017 à 09h27

Je résumerais ma pensée par une mise en image :
tu me fais pensé à un gars qui viens de découvrir l'escalade. Il trouve ça cool et se dit que ce serait un bon sport. Ni une ni deux il se prépare à aller faire l'ascension de la belle falaise de 300 mètre à coté de chez lui.
C'est pas impossible, le gars pourrait bien y arriver, mais les probabilité qu'il se pète la tronche en bas sont quand même bien plus grande que ses chances de réussite. Et tout ce qu'il lui restera, s'il ne meurt pas de sa chute ce sont de lourde séquelles, des remords, des regrets et les reproches de ses proches d'avoir été aussi imprudent.

Voilà. A toi de voir si tu ne préfères pas plutôt commencer l'escalade par de l'escalade en salle et une fois à l'aise et bien préparer tenter l'escalade de ta falaise qui te donne tant envie.

C'était la minute métaphore sportive du matin. :-D

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Camille_B

le vendredi 30 juin 2017 à 13h04

J'aimerai ajouter que puisque tu es soucieux du bonheur de cette personne, tu peux également lui apporter ton soutien et ton aide dans ce qu'elle vit au quotidien avec son compagnon, sans pour autant chercher à avoir des relations sexuelles avec elle.

Une forte amitié c'est une belle chose aussi.

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bonheur

le vendredi 30 juin 2017 à 13h16

Je sais que tout le monde n'a pas la même optique que moi. Pourquoi toujours associer amour et sexe.

L'amour sans sexe existe et se vit très bien, sauf que ce n'est pas de l'amitié, c'est un ressenti amoureux, de l'émotion amoureuse, un sentiment amoureux. L'amitié c'est différent.

Je pense que si Marc Assin ressentait de l'amitié pour sa belle soeur, il ne serait jamais venu posté ici. Après, à lui de savoir s'il conçoit d'aimer pour lui-même et de garder ses sentiments intérieurement (le moins conflictuel) ou s'il ne peut faire autrement que de les faire sortir. D'ailleurs, il indique lui-même qu'il a eu un déclic... et de cela il peut ne pas en tenir compte.

C'est en tout cas ce que je comprend de cette histoire. Pour ce qui est des prises de décisions, seule la personne concernée doit agir. Garder à l'esprit qu'il n'y a pas souvent d'opportunité de retour en arrière. Une fois que c'est dit, c'est dit. Quant à prévoir les réactions des un-e-s et des autres (puisque clan familial) ? Il faut je pense tenir compte de la "loyauté dans le clan" et là, c'est une notion que je ne connais pas, je ne peux donc pas dire.

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Camille_B

le vendredi 30 juin 2017 à 13h48

Tu as raison de le préciser, mea culpa.

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bonheur

le vendredi 30 juin 2017 à 13h57

C'est normal que je l'indique, puisque je suis personnellement concernée. Après, comme je le dis, ce n'est que moi... et ce qui m'a paru sonné comme une évidence dans l'histoire que raconte Marc Assin.

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