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Réactions à l'article

La théorie de la gestion de la jalousie

Jalousie

Personne n'est immunisé contre la jalousie. Cela serait comme être insensible à la faim ou la colère. Certains peuvent être plus naturellement jaloux que d'autres, mais tout le monde peut se sentir jaloux. La jalousie, comme la peur ou la colère, n'est qu'un sentiment.

Mais la jalousie n'est pas vraiment une réponse à la vision de votre partenaire avec quelqu'un d'autre, en tout cas pas directement. Elle en dit plus sur votre propre sécurité ou insécurité qu'elle n'en dit sur les actes de votre partenaire.

La jalousie est p…

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Siestacorta

le jeudi 07 juillet 2011 à 16h44

Rho, ça c'est du bon, merci pour la trad'...

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bohwaz

le jeudi 07 juillet 2011 à 18h34

Merci ^^

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LuLutine

le jeudi 07 juillet 2011 à 18h57

Bohwaz : c'est "de rien" qu'il faut dire :)

En tout cas (+) (+) (+) pour toutes les traductions, c'est surtout toi qui les as faites non ?

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bohwaz

le vendredi 08 juillet 2011 à 00h19

Oui en grande partie, mais je suis aidé sur les détails ;-)

Pour revenir au sujet de l'article, en lisant ces derniers jours le blog Poly4mour je me rends compte que ça coïncide pas mal :

Nicolas
Il y a une jalousie puissante quand il s’agit du nouveau partenaire alors qu’elle est inexistante (ou négligeable à côté) lorsque cela concerne le partenaire habituel.

Charlotte
L’autre chose est cette sensation que Julia et Nicolas ont tellement de choses en commun que moi je n’ai pas avec lui. Le temps qu’il décide de passer avec elle, c’est un temps qu’il a choisi de ne pas passer avec moi. Si il couche avec elle, c’est que c’est elle qu’il désire là et pas moi.

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(compte clôturé)

le samedi 09 juillet 2011 à 07h59

Merci pour l'article bohwaz, ça ne doit pas être facile à traduire !

Concernant l'article en lui meme, je ne suis pas d'accord sur tout. Déjà pour moi l'empirisme n'a rien à faire dans les sentiments, mais carrément rien, c'est même plutôt dangereux. Je crois plutôt en l'empathie. C'est seulement en se transposant à la place de l'autre que l'on peut éviter les erreurs et avoir une bonne "gestion" de la jalousie. La bonne vieille idée de possession de l'autre est également absente, pourtant l'être humain est clairement un animal possesseur (ma bagnole, mon chien, ma femme, mon smartphone....), et ce n'est pas le marketing qui nous prouvera le contraire aujourd'hui.

Je pense que cette phrase mériterait d'être allégée (ou plus clair) :

bohwaz
Ceci dit, comprendre que la jalousie n'est qu'un avertissement qu'il y a un vrai problème et non de la "simple" jalousie qui n'en est pas un peut se révéler être une tâche plutôt ardue.

J'espère que cette remarque ne te fâchera pas, je peux éventuellement filer un coup de main si besoin :)

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Popol (invité)

le samedi 09 juillet 2011 à 10h23

Dans mon couple de base, lors d'un moment de crise j'ai manifesté fermement que je ne voulais pas que l'autre relation soit évoquée, car c'était raconté avec un luxe de détails que je trouvais malsain de poser entre nous, et qui m'évoquaient plutôt quelque chose de l'ordre de la vantardise,ou alors, d'un désir de transparence assez puéril. Oui, je trouve que la discrétion est une forme de respect et de maturité, et que le discours d'en face n'avait rien à voir avec la franchise, l'honnêteté ou le fait d'assumer à deux l'entente polyamoureuse: moi, ça me suffit de savoir qu'il y a quelqu'un d'autre, è basta; pour le reste, c'est à l'autre de creuser à son tour pourquoi il a tant besoin d'étaler complaisamment des choses intimes et qui ne me regardent pas.

Ben la réaction d'en face a été de me demander si c'était la jalousie qui me tenait. Alors là, pour faire écho à l'idée de creuser pourquoi on est jaloux, si c'était à présent que ça se passait, je lui demanderais de s'interroger honnêtement au sujet de sa projection mentale. Car je trouve que quelque part, la personne partenaire jalouse, au-delà de l'inconfort de ce sentiment pour elle-même et pour la relation, envoie un message assez flatteur à son partenaire, finalement. Et ma douce moitié d'âme, je pense qu'elle était dans un mood vaniteux - ça l'aurait flattée, si javais été dans la jalousie. Donc le problème n'était pas la jalousie ni "chez moi", mais un besoin de se rassurer de sa part, sur ce que ce sentiment aurait été comme preuve de mon attachement aux yeux de l'autre ET de son idée à elle du polyamour assumé à deux. En tous cas, après ça, c'était déjà clair qu'on avait à s'ajuster sur ce que c'est, "tenir l'autre au courant".

Bon,maintenant je reprends une phrase de l'article, que je trouve à côté de la plaque sur ce pont précis:

Faites en sorte que votre partenaire se sente spécial, désiré, et aimé, et votre partenaire ne se sentira ni menacé ni effrayé.

C'est contradictoire: si le travail pour comprendre ce que cache la jalousie relève de l'individu jaloux, et relève d'une construction mentale à décortiquer, c'est très "sauveteur" (cf le triangle de Karpman) de se poser en personne qui peut faire en sorte que son partenaire se sente spécial, désiré, et aimé". Et si sa peur, sa colère, bref, ce qu'il y a sous sa jalousie relève de l''irrationnel, je n'ai aucun pouvoir sur son sentiment d’être menacé ou son effroi. Tout ce que je peux faire, c'est accepter de l'écouter et de l’accompagner.

Dernier point:,en reprenant ce que dit sarou:

"Déjà pour moi l'empirisme n'a rien à faire dans les sentiments, mais carrément rien, c'est même plutôt dangereux. Je crois plutôt en l'empathie. C'est seulement en se transposant à la place de l'autre que l'on peut éviter les erreurs et avoir une bonne "gestion" de la jalousie."

L'empirisme sert à se souvenir comment on a géré la crise, et ce qui a marché ou a fait merder les choses encore plus. Je sais pas comment tu comprends ce mot, sarou, mais pour moi il désigne la méthode "essai/erreur, et je continue en tenant compte de cet élargissement continuel d'expérience". Ce qui n'empêche absolument pas de pratiquer l'empathie, mais sans se la péter: les erreurs, on en évite de plus en plus avec l'expérience, mais on en commet parfois d'autres à la place, et la gestion de la jalousie n'empêche jamais la jalousie de risquer le bout de son nez, c'est une zone de fragilité. Bonne gestion, mauvaise gestion... je préfère "gestion" tout court, c'est plus réaliste; car un objectif inatteignable, c'est une mise en échec programmée.

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(compte clôturé)

le samedi 09 juillet 2011 à 15h41

Popol
L'empirisme sert à se souvenir comment on a géré la crise, et ce qui a marché ou a fait merder les choses encore plus. Je sais pas comment tu comprends ce mot, sarou, mais pour moi il désigne la méthode "essai/erreur, et je continue en tenant compte de cet élargissement continuel d'expérience". Ce qui n'empêche absolument pas de pratiquer l'empathie, mais sans se la péter : les erreurs, on en évite de plus en plus avec l'expérience, mais on en commet parfois d'autres à la place, et la gestion de la jalousie n'empêche jamais la jalousie de risquer le bout de son nez, c'est une zone de fragilité. Bonne gestion, mauvaise gestion... je préfère "gestion" tout court, c'est plus réaliste; car un objectif inatteignable, c'est une mise en échec programmée.

Je suis tout à fait d'accord avec ta definition de l'empirisme et c'est tout à fait celle que je conçois. Bon, attention, je n'ai aucune culture philosophique, du coup j'interprète peut être ce mot d'une façon réductrice.
La où je suis moins d'accord, c'est le domaine d'application.
Un gosse joue avec de la cire de bougie, ça brûle, il enregistre l'info et fera gaffe la prochaine fois. On est bien dans de l'éducation par l'expérience.
Si je joue avec mes serveurs, que je fais des tests, au felling (parce que je suis à l'aise et que je considère que c'est mon domaine d'expertise) :que ça marche ou ne marche pas j'apprends de la même façon.

Là on parle de rapports humain, c'est autrement plus délicat et pour moi les sentiments ne se jouent pas aux jets de dés, (sauf peut être dans Donjon & Dragon :-) ) on ne peut pas se permettre de tatonner, suivre le vent. Nos capacités cognitives - même si elles sont loin d'éviter de faire des erreurs, je ne le nie pas, loin de là ! - peuvent quand même être salutaire dans nos relations humaines. L'empathie, qui est relativement exacerbée chez moi (et c'est pas facile tous les jours), m'a permis d'éviter quelques crises dans mon couple, notamment de jalousie.

Concernant le debut de ton post, j'imagine que la notion de transparence a laquelle tu fais allusions depends forcément du niveau d'information que tu souhaites recevoir (et, dans l'autre sens, que tu es prêt à donner) ou arrive à supporter.
Sans faire dans le nombrilisme (d'un autre côté j'essaye de parler de ce que je connais) ma compagne ne tiens pas à avoir de details sur ma relation, tandis que moi j'apprécie assez qu'elle me parle de la sienne :-)

Je ne comprends pas trop l'idée de vantardise de ton post, dans mon esprit cela s'illustre par une bande de (vrais) mecs, qui se la raconte dans les vestiaires d'un gymnase ;-)

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Popol (invité)

le samedi 09 juillet 2011 à 16h00

La où je suis moins d'accord, c'est le domaine d'application. Un gosse joue avec de la cire de bougie, ça brûle, il enregistre l'info et fera gaffe la prochaine fois. On est bien dans de l'éducation par l'expérience. Si je joue avec mes serveurs, que je fais des tests, au felling (parce que je suis à l'aise et que je considère que c'est mon domaine d'expertise) :que ça marche ou ne marche pas j'apprends de la même façon. Là on parle de rapports humain, c'est autrement plus délicat et pour moi les sentiments ne se jouent pas aux jets de dés, (sauf peut être dans Donjon & Dragon :-) ) on ne peut pas se permettre de tatonner, suivre le vent.

Se permettre... c'est plutôt le contraire, il s'agit de se donner les moyens de devenir subtil et capable d'encaisser. Mais t’as pas plus le choix que le reste des gens, tu es humain, et c’est humain d’être maladroit et d’apprendre à l’être moins, c’est un apprentissage de toute la vie, manipuler une bougie ou gérer une crise entre personnes. Le gamin qui se brûle avec de la cire ancre une expérience en lui-même, pour éviter la douleur par la suite. Je ne vois aucune différence entre ça, et apprendre à se parler, pour qu'une crise devienne productive.

Concernant le debut de ton post, j'imagine que la notion de transparence a laquelle tu fais allusions depends forcément du niveau d'information que tu souhaites recevoir (et, dans l'autre sens, que tu es prêt à donner) ou arrive à supporter. Sans faire dans le nombrilisme (d'un autre côté j'essaye de parler de ce que je connais) ma compagne ne tiens pas à avoir de details sur ma relation, tandis que moi j'apprécie assez qu'elle me parle de la sienne :-)

C’est bien là l’embêtant de la chose : ma douce moitié prend ma réserve sur le sujet pour du désengagement général de la relation, du coup. La projection mentale dépasse largement le sujet de départ :-(

Je ne comprends pas trop l'idée de vantardise de ton post, dans mon esprit cela s'illustre par une bande de (vrais) mecs, qui se la raconte dans les vestiaires d'un gymnase

Tout-à-fait compatible avec ce que j’ai observé : la vantardise est un moyen de faire remonter son estime de soi à-travers l’estime des autres… Et parfois, le polyamour peut être porteur d'une recherche de gloriole personnelle.

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(compte clôturé)

le samedi 09 juillet 2011 à 17h54

Popol
Je ne vois aucune différence entre ça, et apprendre à se parler, pour qu'une crise devienne productive.

Ok, alors je ne discerne peut être pas bien le sens de l'empirisme. Pour moi c'est une méthode, tu prends du bleu et du jaune, pour voir, sans réelle réflexion, ohhh ça fait du vert ; du bleu du jaune et du rouge, beuhh ça fait de la bouillasse.

L'autre méthode serait de s'appuyer sur les couleurs primaires et réflechir deux minutes.
Mais bon, je n'ai pas envie de pourrir le fil (ni de manger du wikipedia, trop claqué de ma semaine) et je vois bien ce que tu veux dire. Typiquement le genre de discussion que je préfère avoir autour d'une bière ;-)

Edit : En y repensant, je pense que l'empirisme contient une grande part de hasard, de chance ou de malchance, c'est peut être ça qui ne colle pas.

Popol
Tout-à-fait compatible avec ce que j’ai observé : la vantardise est un moyen de faire remonter son estime de soi à-travers l’estime des autres… Et parfois, le polyamour peut être porteur d'une recherche de gloriole personnelle.

Hum, pourquoi pas, je n'imaginais pas ça sous cet angle...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Popol (invité)

le samedi 09 juillet 2011 à 18h03

Pluralité des angles du polyamour... :-)

Pour la bière, j'ai un faible pour la Pilsner 5 décis, au sirop de framboise, agréable de goût et avec effet planant.

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(compte clôturé)

le samedi 09 juillet 2011 à 18h22

Héhéhé, je ne connais pas, perso j'aime bien quelques Trappistes, comme la Chimay :-)
A l'occaz alors !

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Popol (invité)

le samedi 09 juillet 2011 à 18h34

Ouaip!

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MENELE

le samedi 16 juillet 2011 à 19h30

Belle article , je cherchais des réponse à ce sujet et ......j'ai trouvé , merci .

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Ilis

le jeudi 21 juin 2012 à 16h17

La jalousie je la connais.. perso j'ai l'impression d'en sortir jamais. non, je ne suis pas heureuse quand l'autre drague sous mon nez une autre. j'ai pas d'empathie pour le bonheur d'autrui. je ne suis pas autrui pour être heureux à sa place. je veux bien être à la place de l'autre mais jamais je crois je n'y arriverais. je tourne en rond avec ça..l'amour est une crevure.. c'est jolie dans la pratique, super pour ceux qui y arrive..mais moi je suis inapte.

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Profil

LuLutine

le vendredi 22 juin 2012 à 13h27

Moi je ne me réjouis pas systématiquement pour les autres mais la plupart du temps, au pire je me fiche de ce qu'ils font...

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oO0

le samedi 23 juin 2012 à 02h31

La jalousie, je la connais sans la connaître. Donc je suis très mal placé pour parler du fait d'en souffrir, même si j'en ai souffert indirectement.

Cependant, quand je lis tes propos, je constate de la peur de ne pas en sortir, de continuer à en souffrir et, c'est de là, je pense que vient ce que tu appelles ton inaptitude à l'empathie. La peur et la souffrance diminuent l'empathie de n'importe quelle personne. (Mon exemple favori, c'est celui de l'absurdité de demander à une personne qui a une fracture ouverte de faire preuve d'empathie. Dans le cas de la souffrance physique, c'est souvent évident, mais dans le cas de la souffrance psychique, c'est plus souvent culpabilisant pour la personne en souffrance.) Bref, s'il y a culpabilité de te sentir "inapte" à l'empathie, cette culpabilité t'empêche probablement de sortir du cercle de la jalousie.

Pourquoi n'y a-t-il pas à culpabiliser d'éprouver de la jalousie ? (Mon point de vue est, ici, celui d'une personne qui a plus souffert indirectement de la jalousie.)

(1) Aucune personne ne choisit ce qu'elle éprouve. Éprouver de la jalousie n'est pas un choix, il n'y a que la manière de vivre avec la jalousie qui peut résulter d'un choix et donc, impliquer une responsabilité personnelle.

Quant à la culpabilité, il n'y en a que lorsque il y a des actes en infraction au sens de la loi, soit qui portent atteinte au bien être d'une personne. (Par exemple, atteinte à la vie privée, comme espionner.) Il faut, ici, distinguer la culpabilité psychologique de la culpabilité juridique, soit la peur de faire du tort et faire du tort. Souffrir peut conduire à oublier la peur de faire du tort, d'où la nécessité de faire attention aux actes dont la jalousie peut-être le motif, soit se montrer vigilant sur ce qu'il est possible de croire que la jalousie pousse à faire. La plupart des personnes qui souffrent de la jalousie y résiste et, tout ce que je peux leur souhaiter, c'est d'en prendre conscience car la jalousie met souvent à mal l'estime de soi et, pourtant, y résister est estimable.

Ilis, lorsque tu écris souffrir de la jalousie, tu souffres probablement autant d'en souffrir que d'en faire souffrir. Souffrir de faire souffrir, c'est de l'empathie. (Pas de l'empathie pour le bonheur d'une personne avec une autre personne que toi, certes, mais cela reste de l'empathie. Ne t'arrêter que là où tu te sens incapable d'empathie ne peut que nuire à ton estime personnelle et en prendre conscience là où tu en es capable, bénéfique.)

(2) Exister, c'est s'éprouver, ce qui signifie jouir autant que souffrir. Or souffrir peut occasionner le sentiment d'avoir commis une faute, soit un sentiment de culpabilité psychologique alors que la souffrance est avant tout le fait de l'existence. Ajouter la souffrance de cette dernière à la première ne peut, ici, que refermer le cercle de la jalousie et le rendre plus étouffant.

La culpabilité psychologique d'avoir commis une faute à l'origine de sa souffrance est destructrice pour la confiance et l'estime de soi. Cette peur peut être aussi la peur de faire souffrir et de se faire souffrir et, passée l'intensité qui intime une juste prudence, elles sont destructrices lorsqu'elles conduisent à prendre peur de soi. Et lorsque la confiance en soi et l'estime de soi sont ainsi mises à mal, c'est alors qu'il semble impossible de s'en sortir. À la souffrance de la jalousie et de la culpabilité, il faut ainsi ajouter celle de la peur. La peur fait partie de chaque personne et elle peut faire souffrir : vivre dans la peur fait souffrir, notamment d'un sentiment d'insécurité. Reste que, apprivoisée, la peur peut également procurer un sentiment de sécurité lorsque elle devient une aptitude à la prudence pour soi et pour l'autre. Avoir peur de (se) faire mal peut signifier la prudence.

Sinon, s'il est possible d'éprouver la culpabilité psychologique d'avoir commis une faut à l'origine de sa souffrance, cela vient du fait que le plus souvent, la souffrance réclame un coupable alors que le seul fait d'exister et, par là-même de s'éprouver, suffit à pouvoir souffrir. C'est là que la culpabilité psychologique d'avoir commis une faute à l'origine de sa souffrance peut apparaître absurde. Cet amalgame peut également perdre de son sens dès lors qu'il opère moins facilement avec la souffrance physique car la souffrance physique intègre plus facilement l'accident comme cause de souffrance. Il est cependant plus difficile de concevoir les accidents de la vie qui peuvent conduire à une souffrance psychique que pour la souffrance physique, c'est pourquoi l'amalgame - une souffrance, un coupable - opère plus facilement pour la souffrance psychique.

Le simple fait de croire être la personne coupable de sa propre souffrance peut être l'un de ces accidents.

Il est juste de se sentir responsable de sa souffrance, mais cette responsabilité ne signifie pas de la culpabilité, mais la nécessité de répondre aux questions que posent cette souffrance. Chaque personne apprend plus de ses souffrances que de ses joies parce que, au contraire de la joie, la souffrance rend l'apprentissage nécessaire.

Confondre responsabilité et culpabilité peut être un autre accident.

Je n'ai, ici, donné que des accidents purement psychologique, mais quiproquos, malentendus et évènements peuvent constituer parmi d'autres, d'autres facteurs d'accidents de la vie.

Ilis, visiblement, tu rejettes la faute de ta souffrance sur l'amour, ce qui signifie que tu ne cherches pas de coupables, que tu ne veux culpabiliser personne de ta souffrance. Si c'est le cas, te le reconnaître ne peux qu'être bénéfique pour ton estime personnelle. Par ailleurs, trouver la juste distance avec ta peur de souffrir, de faire souffrir et de te faire souffrir en amour peut t'aider autant à retrouver confiance en toi qu'à te sentir en sécurité, capable de te protéger et de protéger.

Pour rappel, je n'ai que peu d'expérience directe de la jalousie. J'ajouterai simplement que ce que j'écris vient simplement d'un questionnement personnel où, dans une relation, lorsque l'autre personne venait à souffrir de la jalousie, je ne voulais pas qu'elle souffre en plus d'en culpabiliser.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Ilis

le lundi 25 juin 2012 à 09h36

LuLutine
Moi je ne me réjouis pas systématiquement pour les autres mais la plupart du temps, au pire je me fiche de ce qu'ils font...

Moi aussi je me fiche de ce qu'ils font. mais je crois que je ne sais pas ce que c'est vraiment l'empathie ou la compersion.

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Ilis

le lundi 25 juin 2012 à 09h41

RIP
La jalousie, je la connais sans la connaître. Donc je suis très mal placé pour parler du fait d'en souffrir, même si j'en ai souffert indirectement.

Cependant, quand je lis tes propos, je constate de la peur de ne pas en sortir, de continuer à en souffrir et, c'est de là, je pense que vient ce que tu appelles ton inaptitude à l'empathie. La peur et la souffrance diminuent l'empathie de n'importe quelle personne. (Mon exemple favori, c'est celui de l'absurdité de demander à une personne qui a une fracture ouverte de faire preuve d'empathie. Dans le cas de la souffrance physique, c'est souvent évident, mais dans le cas de la souffrance psychique, c'est plus souvent culpabilisant pour la personne en souffrance.) Bref, s'il y a culpabilité de te sentir "inapte" à l'empathie, cette culpabilité t'empêche probablement de sortir du cercle de la jalousie.

Pour rappel, je n'ai que peu d'expérience directe de la jalousie. J'ajouterai simplement que ce que j'écris vient simplement d'un questionnement personnel où, dans une relation, lorsque l'autre personne venait à souffrir de la jalousie, je ne voulais pas qu'elle souffre en plus d'en culpabiliser.

Message modifié par son auteur il y a 2 jours.

Ce n'est pas la peur d'en sortir, c'est la démission , l'envie de démissionner du monde des relations humaines tellement j'en souffre. Je n'ai aucune culpabilité à ne pas ressentir de l'empathie;

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oO0

le mardi 26 juin 2012 à 02h26

Salut Ilis,

je suis content de me tromper, mais cette envie de démissionner des relations humaines est inquiétante. J'ai connu, je n'ai pas eu d'autres choix que de revoir mes attentes relationnelles à la baisse, ce qui m'a permis d'apprécier mieux les relations que j'avais, toutes relations humaines confondues. Même si rares sont celles qui correspondent à mes attentes, elles n'en ont pas moins de la valeur.

Je n'ai pas mis pour autant mes attentes de côté, mais je n'attend plus que le monde des relations humaines satisfasse mes attentes pour les apprécier. Quand il m'arrive encore de vouloir démissionner, même si je n'ai plus la force d'y vivre, je ne m'y force pas, je tente de reprendre des forces dans mon passé, là où ce monde me parle encore.

J'ignore si cela peut t'aider comme cela m'aide, j'en doute, non pas que je te crois incapable, mais chaque personne trouve son équilibre affectif d'une manière propre. Les moments de crises peuvent être l'occasion d'en prendre conscience.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le mardi 26 juin 2012 à 14h48

RIP
Même si rares sont [les relations] qui correspondent à mes attentes, [...]

Je crois que c'est la même chose pour tout le monde...dès qu'on a des attentes, on peut être sûr que certaines ne seront pas comblées.

Alors il faut sans cesse reconsidérer ce qu'on veut...c'est un travail de tous les instants sans lequel aucune relation ne tient, amha.

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