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Pensées confuses concernant le polyamour

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Siestacorta

le mardi 20 mars 2018 à 01h18

Stitche
Il m'a aussi dit que la différence entre femme et homme pour lui, c'est qu'il n'était pas bisexuel lui, pas attirer par les hommes. La différence avec les femmes c'est qu'il peut partager ça avec moi.

Au resto, si tu n'as pas la même chose dans l'assiette que lui, ça l'empêche de manger ?
S'il ne peut pas faire les mêmes études ou le même métier que toi, alors tu ne pourrais pas choisir ce que tu fais de tes journées ?
Si une femme t'attire mais ne l'attire pas lui, c'est moins grave parce que bon, une chatte c'est une chatte, du moment qu'il a accès à la tienne et à quelques autres, c'est cool, mais une bite en plus, houlala, le démon a passé le seuil du domicile, tous aux abris ?
Un jour, tu auras peut-être un enfant.
Ca n'aura de sens pour lui que s'il tombe aussi enceinte ?

Je pousse l'idée jusqu'à l'absurde... mais en gros, le fait qu'une expérience soit partageable ou non n'en fait pas sa valeur ni son potentiel dangereux.
Encore une fois, c'est la confiance mutuelle, le fait d'aimer quelqu'un comme personne libre de ses choix, qui compte.
Après, je le répète, peut-être que ce mode de vie ne serait pas bon pour lui... Il ne s'agit ni de lui imposer ni de le "convertir". Mais faut pas qu'il cherche à donner un air de logique à des arguments qui relèvent essentiellement de la sensibilité personnelle, une fois dépouillés de leur phallocentrisme.

Il peut très légitimement te dire ne pas être capable de te suivre pour ce que tu aimerais faire d'une partie de ta vie.
Comme je te le dis plus haut dans le fil, la responsabilité assez lourde de choisir entre une vie affective poly et une relation en particulier avec quelqu'un de plus restrictif peut te revenir en dernière instance.
Il a parfaitement la possibilité de te laisser face au choix "le polyamour ou moi"... à vous de voir s'il mérite d'être encore compris plus tard, après n'avoir lui pas su te comprendre.

Le manque de compromis sur des demandes importantes peut amener, plus ou moins vite, à un retour de balancier ; donc vos décisions, si cette question est bien importante pour toi, ne devraient pas (à mon avis...) être prises "pour avoir la paix", mais bien en conscience.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Caoline

le mardi 20 mars 2018 à 12h31

alinea7 et Minora, vous souhaiteriez vivre 24h/24 ou si vous ne pouvez travailler avec votre amoureux.se, 24 moins temps de travail et transport ?

Ce n'est pas un jugement, j'ai été comme ça et j’ai même été ravie quand on a travaillé ensembles et que c'était vraiment quasiment du 24h/24. C'est d'ailleurs peut-être ça qui m'a permis de vivre mes autres envies, avant il me manquait trop pour que j'imagine prendre de notre temps commun (car les enfants avaient besoin d'un de nous 2) pour passer du temps avec quelqu'un d'autre.

Est-ce que vous ne pourriez accepter que votre amoureux.se fasse un sport ou une activité artistique sans vous quelques heures par semaine et un week-end de temps en temps ? Si c'est le cas alors je pense que le problème est autre que le désir de passer le maximum de temps ensemble.

Ayant troqué progressivement cette dépendance affective que j'avais pour une proximité affective, nous sommes toujours un couple très fusionnel, je dois bien avouer que je suis bien mieux dans ma peau, dans ma vie maintenant. Je pense que la dépendance affective apporte bien plus de douleurs, de frustration que d'épanouissement. Mon compagnon lui n'a jamais été dans cette dépendance et il apprécie même des moments de solitude. C'est ce qui lui a permis de ressentir tout ce dont a parlé artichaut dans les avantages du polyamour. Mais même sans ses bonnes prédispositions, je trouve que sa liste c'est un peu un "comment on peut prendre les choses du bon coté", je n'aurais peut-être pas su le voir ainsi quand j'étais dans la dépendance affective, mais je pense que maintenant si mon compagnon avait une autre amoureuse, je pourrais vraiment prendre les choses comme il les a dites.

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Minora

le mardi 20 mars 2018 à 20h36

Je n'ai jamais dit que je ne pouvais pas vivre sans mon amoureux. C'est à ça que je souscris.

alinea7

Et encore une fois je suis peut-être bizarre mais si mon partenaire devient plus affectueux parce qu'il a quelqu'un d'autre, je vais pas me dire qu'il m'aime plus, je vais me dire qu'il est plus heureux. Ce qui est très bien pour lui dans l'absolu, et ce totalement indépendamment de moi ou nous. Mais si c'est lié au fait de me voir moins, et d'avoir une autre amoureuse, je vais avoir du mal à y lire que notre relation se porte bien. Parce que, dit autrement, moins il me voit mieux il se porte, plus il la voit, mieux il se porte aussi. Donc, c'est bien pour lui, de là à me faire s

Je ne vis pas avec mon amoureux et je n'en ai pas du tout envie. Le chacun chez soi nous convient parfaitement et à tous les 2. J'aime avoir ma vie de mon côté, avec mes enfants, avec mes amis, mes moments à moi toute seule aussi. Lui a un très grand besoin de moment pour lui, nous ne nous voyons qu'une soirée/nuit par semaine et le week-end. Nous partons en week-end et en vacances ensemble. Et ça me convient parfaitement.

Mais ce que dit alinea7 c'est autre chose. Et c'est souvent l'argument que je lis ici pour "convaincre" un mono "si une relation supplémentaire rend ton amoureux heureux et que tu en profites quand il est avec toi alors c'est tout bénef pour toi!". Sauf que si mon amoureux devient du jour au lendemain plus guilleret et agréable, certes c'est sympa mais si c'est "juste" parce qu'il tombe amoureux d'une autre et pas parce que il se souvient pourquoi il est tombé amoureux de moi... je ne vais pas bien le vivre.
Mon amoureux cloisonne tellement que je n'ai aucune idée s'il voit d'autres femmes mais tous mes sens sont en éveil dès que je sens une variation de son comportement, je ne peux pas m'empêcher de me demander si c'est lié à la fatigue, la simple bonne humeur, une contrariété professionnelle ou une rencontre avec une autre femme...

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Minora

le mardi 20 mars 2018 à 20h38

Et c'est essentiellement perturbant en fait.

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Minora

le mardi 20 mars 2018 à 20h40

Et travailler avec mon amoureux, mono ou poly, non merci! :)

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Caoline

le mardi 20 mars 2018 à 21h20

Oups désolée Mirona, je n'avais pas fait attention au fait que tu avais cité cette partie.
De mon point de vue si il cloisonne au point que tu ne sais pas si il a quelqu'un d'autre ou pas pour moi ce n'est pas du polyamour, c'est de la non exclusivité consentie, voir même plutôt subie d'après ce que tu dis.
Autant je me sens prête à ce que mon compagnon ai une autre relation, autant je ne supporterai pas d'avoir des doutes.

Je peux comprendre que ce soit perturbant que l'autre soit plus heureux quand il a une autre relation. Cependant pour l'avoir vécu plusieurs fois, je peux t'assurer que ça n'a jamais été seulement lié à l'autre. Ça change ma dynamique de vie, je me sens vraiment équilibrée. Je ne serais pas heureuse si j'avais une relation uniquement avec le deuxième. C'est vraiment la complémentarité, l'équilibre que cela me permet qui m'épanouit. Ça me fait vraiment à chaque fois aimer plus intensément mon compagnon, pas par le fait que je le vois moins du tout, par le fait que je le trouve génial d'accepter et même de se réjouir pour moi.

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alinea7

le mardi 20 mars 2018 à 21h33

Je veux pas monopoliser le fil de discussion sur ma problématique, je voulais juste souligner d'y aller avec des pincettes en matière de présenter les avantages du polyamour. Mais puisque j'ai reçu une réponse je vais répondre, en espérant encore que ça puisse être utile un jour à quelqu'un d'autre que moi.

artichaut
Et aussi le côté, est-ce la bonne stratégie de citer ça pour le convaincre de devenir poly, me gêne un peu. Le but n'étant pas nécessairement de le convaincre, mais d'essayer de donner des éléments de ce que c'est qu'être poly. Et on parle pas si souvent des avantages (égoïste ou pas) que ça induit.

Je suis d'accord et donc justement, c'est très délicat de bien formuler les choses pour ne pas sembler chercher à convaincre dans cette démarche de présenter les avantages du polyamour. Est-ce même vraiment possible/crédible quand on est aussi la personne qui demande à faire cette ouverture. :-/

Caoline
alinea7 et Minora, vous souhaiteriez vivre 24h/24 ou si vous ne pouvez travailler avec votre amoureux.se, 24 moins temps de travail et transport ?

Ce n'est pas un jugement, j'ai été comme ça et j’ai même été ravie quand on a travaillé ensembles et que c'était vraiment quasiment du 24h/24. C'est d'ailleurs peut-être ça qui m'a permis de vivre mes autres envies, avant il me manquait trop pour que j'imagine prendre de notre temps commun (car les enfants avaient besoin d'un de nous 2) pour passer du temps avec quelqu'un d'autre.

Est-ce que vous ne pourriez accepter que votre amoureux.se fasse un sport ou une activité artistique sans vous quelques heures par semaine et un week-end de temps en temps ? Si c'est le cas alors je pense que le problème est autre que le désir de passer le maximum de temps ensemble.

Ayant troqué progressivement cette dépendance affective que j'avais pour une proximité affective, nous sommes toujours un couple très fusionnel, je dois bien avouer que je suis bien mieux dans ma peau, dans ma vie maintenant. Je pense que la dépendance affective apporte bien plus de douleurs, de frustration que d'épanouissement. Mon compagnon lui n'a jamais été dans cette dépendance et il apprécie même des moments de solitude. C'est ce qui lui a permis de ressentir tout ce dont a parlé artichaut dans les avantages du polyamour. Mais même sans ses bonnes prédispositions, je trouve que sa liste c'est un peu un "comment on peut prendre les choses du bon coté", je n'aurais peut-être pas su le voir ainsi quand j'étais dans la dépendance affective, mais je pense que maintenant si mon compagnon avait une autre amoureuse, je pourrais vraiment prendre les choses comme il les a dites.

Je suis d'accord et c'est même à te lire que je vois que j'ai fait un bout de chemin.
Je pense que je suis sortie de la dépendance affective. Parfois même, ça me fait douter de l'amour que j'ai, une drogue donne de tellement plus fortes sensations. :-) Et je reconnais que j'ai l'impression de me retrouver, de m'autoriser à vivre pour moi.
Mais toutes les personnes exclusives ne sont pas dépendantes affectives...même sans être dépendant, une relation amoureuse n'est pas un sport ou un weekend entre amis. Comme je suis une amoureuse, c'est dans le domaine amoureux que se joue encore la sensation de délaissement.
Attention, encore une fois, il ne s'agit pas de forcer qui que ce soit à rester avec moi parce que j'en ai envie, simplement d'être triste de l'éloignement. Pour faire simple, j'avais vu cette vidéo sur la dépendance affective.
Pour moi (à nuancer, je commence à voir les choses très différemment), la personne aimée qui va chercher de l'amour ailleurs, c'est mon propre besoin d'amour qui est amené à être moins nourri, mathématiquement, par l'absence plus fréquente et par le fait que l'autre est maintenant préoccupé par une autre relation (surtout si elle est récente). Donc dans ce cas là je suis triste, un peu comme si on s'était séparés à temps partiel. Sans doute parce que moins d'amour de sa part c'est moins d'amour reçu pour moi. Mais la vidéo m'a fait réaliser que je pourrais recevoir beaucoup plus d'amour, qu'effectivement le besoin d'amour est infini. Qu'il ne se limite pas du tout à mon partenaire.
Si j'ai eu du mal à lâcher cette idée de source unique d'affection, c'est que d'une manière générale c'est compliqué pour moi de m'épanouir dans les relations sociales. C'est rare que je m'entende bien avec quelqu'un, encore plus que ça soit vraiment profond. Finalement, je ne me fais pas confiance pour arriver à me faire aimer, et un tiens vaut mieux que deux tu l'auras.
Donc je continue mon travail sur moi pour m'ouvrir à l'amour d'une manière générale, pas juste au travers de mon couple principal.

Aussi, la différence avec toi Caoline c'est que mon conjoint n'est vraiment pas du type fusionnel. C'est d'autant plus compliqué pour moi dans ce contexte de me rassurer et même parfois de me sentir aimée. Heureusement que je ne le considère plus comme ma seule source possible d'amour !! ;-)
Je crois vraiment qu'une personne exclusive à qui on arrive à faire sentir qu'elle compte vraiment, à rassurer, peut accepter de voir moins l'être aimé, au profit d'une autre relation. Toute la difficulté est de trouver ce qui va rassurer la personne. Et pour ça le mieux c'est de demander. Le fait est que c'est seulement depuis que cette question des relations multiples a surgi que je me suis vraiment posé la question de savoir ce qui me fait sentir aimée, concrètement.
Et ça peut être une piste pour toi du coup, Stitche.

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Caoline

le mercredi 21 mars 2018 à 18h13

J'espère que Stitche ne nous en voudra pas en effet de squatter le sujet qu'elle a créé mais personellement je trouve intéressant de rebondir sur ce qui nous interpelle et parfois ça peut finalement être plus utile que les réponses directes même pour la personne qui a lancé le sujet.

L'effet concret ne devrait être que sur le temps, car lui ne se multiplie pas, les journées ne font que 24 h :-( Cependant il est aussi parfois possible pour la personne poly de réduire d'autres activités personnelles pour que la nouvelle relation ne prenne pas ou le moins possible sur le temps intime avec la/les relations déjà existantes. Mais le temps en moins il est le même que ce soit si notre amoureux.se a une autre relation ou une autre activité solitaire vraiment.

Qu'on puisse ressentir les choses différemment je ne le nie pas mais même si notre amoureux.se peut nous aider à l'améliorer en nous rassurant... nous sommes les plus à même de travailler dessus.

Par contre lire que l'amoureux.se initiale recevrait moins d'amour ça ne correspond pas du tout à mon vécu et à celui des témoignages que j'ai pu lire. L'amour ça ne se divise pas, ça se multiplie dans une relation polyamoureuse. Comme quand on a plusieurs enfants, si on aime moins le premier lorsqu’on en a un deuxième, c'est qu'il y a un problème, il me semble. L'amour c'est dépendant de la relation, certaines circonstances de cette relation le font augmenter, d'autre diminuer mais il ne me semble pas dépendre de celui qu'on donne à une autre personne, ou alors comme circonstance favorable. Dans mon cas et je l'ai lu souvent, le fait que mon compagnon accepte mon polyamour m'a fait voir encore mieux pourquoi je l'aimais et à fait encore grandir l'amour que j'ai pour lui. Et ça se reproduit à chaque nouvelle relation, et aussi pour d'autres raison bien sûr, toutes les augmentations ne sont pas liées au polyamour, par contre mon polyamour n'a jamais été une cause de diminution de l'amour que l'on a l'un pour l'autre.

Je trouve très intéressante ta dernière partie alinea7, elle montre un beau cheminement à l'écoute de toi même. Je te souhaite qu'il se poursuive et qu'il te permette de te sentir mieux. Qui sait, un jour tu te diras peut-être "merci le polyamour d'avoir tout remis en question, de m'avoir fait réfléchir, cheminé et donc indirectement permis un meilleur épanouissement."

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Stitche

le mercredi 21 mars 2018 à 18h13

Merci à tous pour vos réponses!

Oui je traverse une période avec pas mal de changements entre opération et polyamour. L'opération (c'était la mâchoire) était de toute façon une bonne chose mais c'est sur que c'est fatiguant.

artichaut, si j'ai déjà eu des relations seules avec des filles lesbiennes, il était au courant et ça ne l'a pas déranger. Il me dit que c'est quelque chose qu'il ne peut pas m'apporter comme je l'ai dit auparavant. Au tout début, je lui avait dit que c'était des relations uniquement sexuelle que je cherchais. Je me cherchais, je découvrais ma bisexualité. C'est après que j'ai eu envie de relation plus poussé, lorsque j'ai rencontré une fille avec qui je m'entendais bien et mon copain aussi par la même occasion. Je pense qu'à ce moment la, si on en avait parlé tous les trois, nous aurions pu peut être tenter quelque chose à trois. La question n'a pas été posée et ça ne s'est pas fait.

Je sais qu'il peut y avoir une relation autre que sexuelle avec un garçon, moi ça me plairais si je devais sortir avec un autre garçon et qu'ils s'entendent bien et qu'on passe du temps tous ensemble. Comme j'aime passé du temps avec les filles qu'il m'arrive de moi et de discuter, d'aller boire des verres, bref avoir une relation autre que "plan cul".

Je ne pense pas que ça soit le fait que ça aille à l'encontre de la société qui le bloque, après tout il est ouvert à ce que j'ai des relations avec des femmes, et serait près à être polyamoureux dans un trouple.

Il sait que je l'aime pour ce qu'il est je pense, je lui ai dit que je ne voulais pas qu'il change pour me plaire. Je lui ai dit que c'était vraiment une relation en plus que je désirais c'est ça qui le bloque. Je pense que comme vous disiez, tout le monde ne peut pas être polyamoureux je pense que c'est son cas. Pour l'instant c'était une annonce qui l'a vraiment perturbé il faut le temps de digérer.

Après je comprend aussi le fait qu'il veuillent le partager avec moi, j'aime aussi pouvoir partager mes relations avec lui. Mais j'aimerais faire la même chose avec les hommes.

Oui il y a aussi le fait que ça soit un ex, qu'il y ai eu des mensonges. Tout ça fait que la pilule a du mal à passer et ne passera peut etre pas. Je me sent pourtant épanoui dans ma relation avec mon amoureux c'est vraiment une relation multiple que j'imaginais dans ma tête.

Après si je devais faire un choix, je choisirais ma situation actuelle. J'ai la chance d'avoir trouvé un compagnon avec qui je parle ouvertement et avec qui je me sent épanouie. Et si l'idée ne passe pas nous en rediscuterons à chaque fois et peut etre qu'un jour, soit ça passera, soit on se mettra d'accord.

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artichaut

le mercredi 21 mars 2018 à 22h30

Je trouve ce fil passionnant, même si comme dit Caoline on le détourne partiellement de son sujet d'origine.

Et ta conclusion actuelle Stitche est tout à ton honneur, et la preuve si besoin, que poly, ne rime pas forcément, avec imposer à l'autre son point de vue, ni que la personne la plus mono doivent forcément céder à la personne la plus poly.

J'ai envie de rebondir sur ce qu'on dit les autres.
Même si globalement je partage plutôt le point de vue de Caoline, je trouve les interventions d'alinea7 et Minora très constructives (et ravi de voir qu'il y a des monos sur le forum !)

Je trouve très intéressant que Minora ne vive pas avec son amoureux et que Caoline soit dans un couple très fusionnel. On est bien loin des clichés poly/mono !

Je trouve tes questionnements alinea7 passionnants. et j'admire ta capacité de remise en question

Il me semble que tu touche le noeud du problème :

alinea7
Je crois vraiment qu'une personne exclusive à qui on arrive à faire sentir qu'elle compte vraiment, à rassurer, peut accepter de voir moins l'être aimé, au profit d'une autre relation. Toute la difficulté est de trouver ce qui va rassurer la personne.

Et j'ai envie de citer les 5 langages de l’amour de Gary Chapman (que j'ai très récemment découvert grâce au livre Compersion d'Hypatia from space).
Voir par exemple ici : partie1, partie 2, partie 3.
Pour le dire vite, ça énonce que tout le monde ne parle pas le même langage amoureux, que beaucoup d'incompréhensions viennent de là et que pour être comblé/rassuré il nous faut des signaux dans notre langage amoureux à nous. Que nous devons donc faire un travail pour apprendre à connaître notre langage et celui de notre/nos partenaire/s.

alinea7
Le fait est que c'est seulement depuis que cette question des relations multiples a surgi que je me suis vraiment posé la question de savoir ce qui me fait sentir aimée, concrètement.

Question primordiale s'il en est !
Quel paradoxe d'être condamné à exiger que l'autre comble des besoins qu'on ne connaît même pas nous même !
Alors mieux vaut apprendre a se connaître soi-même, avant d'exiger des choses. Et oui, moi aussi c'est les relations multiples qui m'ont amené à cette question.
Et du coup non seulement on peut être poly ou mono, mais aussi c'est à mettre en dialogue avec nos besoins (habiter ou pas ensemble, relation fusionnelle ou non, etc)

Et c'est aussi le polyamour qui m'a permis de remettre en cause "l'idée de source unique d'affection".
J'ai le sentiment qu'on est quasi toutes et tous, vraiment des êtres handicapés affectivement, que la plupart du temps on y comprend rien, et qu'on tente de trouver des pis aller (le couple monogame comme rempart contre l'insécurité aussi bien que les amours multiples comme solution miracle et preuve de notre indépendance affective) et que le plus souvent on se plante, mais alors grave.

Et après tout mono, poly, qu'est-ce que ça peut faire, si on ne réussit pas a travailler sur notre confort affectif, individuellement ET collectivement.

alinea7
Comme je suis une amoureuse, c'est dans le domaine amoureux que se joue encore la sensation de délaissement.

Et du coup oui s'il y a sensation de délaissement, c'est bien là dessus en effet qu'il faut travailler, et cela peut tout aussi bien venir
- d'un problème personnel à résoudre (travailler notre confiance en nous, apprendre à ne pas avoir une source unique d'amour, etc)
- d'un amant trop peu présent (pas assez rassurant, empathique, amoureux, etc)
- d'un problème d'adéquation entre ce que nous offre notre/nos partenaire.s et ce dont nous avons besoin.
Et la fuite en avant dans les amours multiples, aussi bien que la politique de l'autruche monogame, peuvent ne jamais réussir à résoudre ce manque affectif patent, qui pour reprendre l'expression de Minora est "essentiellement perturbant en fait".

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Stitche

le jeudi 22 mars 2018 à 09h44

Toutes les réponses que vous m'avez apporté mon aidé à réfléchir et à connaitre différents points de vus et c'est très intéressant pour essayer de comprendre ce qu'il se passe dans ma tête.

Le fait d'avoir des avis poly m'aide moi, et le fait d'avoir des avis de mono m'aide à comprendre mon amoureux. J'ai lu pas mal de discussions aussi, j'en ai parlé et ça nous à permis de plus nous confier (enfin c'est mon ressentit) et ça c'est vraiment bien. Je resterais sur la discussion et je vous ferais part de mes évolutions de pensées! Merci beaucoup en tout cas pour votre aide à tous ! :)

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Stitche

le jeudi 22 mars 2018 à 09h47

Je vais aussi me pencher sur les livres et les films poly qui sont cités dans les discussions!

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Siestacorta

le jeudi 22 mars 2018 à 10h33

Minora
Sauf que si mon amoureux devient du jour au lendemain plus guilleret et agréable, certes c'est sympa mais si c'est "juste" parce qu'il tombe amoureux d'une autre et pas parce que il se souvient pourquoi il est tombé amoureux de moi... je ne vais pas bien le vivre.

Techniquement, une forme de joie du poly, c'est que les deux sentiments s'entre-potentialisent, en fait. L'amour vécu là-bas, c'est pas une énergie séparée inutilisable ailleurs, c'est une énergie qui se transmet dans la reste de la vie, et donc aussi dans l'amour d'une relation plus ancienne. Et on est pas seulement heureux d'une rencontre, mais heureux aussi de retrouver un.e autre aimé.e qui pourra aussi partager de la joie avec nous, par empathie idéalement, mais pourquoi pas aussi tout bêtement parce que puisque j'ai mon réservoir de bien-être rempli, je me retrouve aussi plus disponible, plus prêt à offrir mon meilleur à mon tour.

> En termes de libido, si j'ai une montée de désir, tu peux soit être ok pour lui faire rencontrer ton désir à toi, soit me dire "boarf, t'as qu'à aller te toucher tout seul, je me sens pas concerné.e" (ceci dit si t'as rien contre ma capacité d'autonomie libidinale, alors ce serait même pas nécessairement un reproche, mais une vraie proposition pratique ! Tu pourrais encore me retrouver de bonne humeur après coup et en bénéficier aussi : ya pas qu'une façon de transmettre du bien-être).

> On peut aussi comparer à la production d'électricité : afin d'augmenter l'énergie distribuable, certaines hydroliennes utilisent plusieurs bobines aimants et engrenages, pour qu'à partir d'un même mouvement on obtienne plus d'énergie électrique. Un circuit plus complexe, mais plus de forces après.

> Plus près de l'énergie émotionnelle : c'est comme, mettons, t'es heureux parce que t'as eu une augmentation, et que, sans lien de cause à effet, ton gamin à la maison t'a mis la table, fini ses devoirs, fait un super dessin qu'il est fier de te montrer. Ben les deux joies distinctes se fondent en une seule gratitude, que tu redistribueras à ton tour en joies pour ton entourage : c'est même plus de l'économie circulaire, c'est de la croissance exponentielle du potentiel de bien-être.

Je veux pas vendre de l'utopie à prix cassés, et encore moins en occultant le "vice inhérent" à la question de la non-exclusivité. On parle de vies amoureuses, et les emmerdes poly ont leur propre loi de Murphy, avec des réactions en chaîne et des contagions de stress.

Mais il s'agit pas de telle histoire coupée de telle autre, où "han, t'es content avec untel alors que ce qui a de la valeur, c'est quand t'es content grâce à moi d'abord". C'est pas ça qui se passe en pratique. On sort d'une économie affective de "pénurie des sources d'amour" où par peur du manque on restreint la circulation des joies, pour aller vers une économie d'abondance où une joie en entraîne d'autres dans son sillage. Pas abondance des relations nécessairement - mais de leurs effets par interactions.

La banalité du bon, que la métaphore du conte des chaudouxdoux permet de concevoir : plus on donne, plus on reçoit.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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artichaut

le jeudi 22 mars 2018 à 11h25

En tant que mono ou non-exclusif ou poly-débutant, on a souvent du mal à accepter que la tierce relation ai une influence (bonne ou mauvaise) sur notre relation "principale".

C'est même bien souvent un cas de principe. Notre relation est préexistante. Hors de question que le nouveau venu vienne chambouler ça.
Et on se met plein de barrière pour contrer cela.

À fortiori dans des idées relationnelles que l'on repousse, comme par ex les relations "homosexuelles" pour les mecs hétéro : accepter que l'autre ai une influence, serait symboliquement perçu comme accepter sa part d'homo/bi/sexualité. (et là, c'est socialement difficile, ça remet beaucoup de choses en question, à commencer par le caractère Unique de notre personnalité, où unique se confond avec "je me/te suffit", "je vaut pour tous les autres" …ou "ce qu'un mec peut t'apporter, je peux te l'apporter").

Et puis certain.e.s finissent par accepter celà, voire aimer celà, que toute relation (pas que amoureuse et sexuelle), tout événement nous change et influe sur les autres relations, que non seulement c'est pas grave, que même ça peut être joyeux, et que peut-être c'est ça qui fait de nous des êtres vivants.

C'est poreux les relations.

Ça veut pas dire que tout le monde doit vivre en harmonie et de manière fusionnelle ou partouzienne avec tous ses metamours. Mais penser le couple comme une chose poreuse, au même titre que les êtres sont poreux, ça renverse un peu la vision (amatonormative) habituelle.

Par contre je pense vraiment pas que ça puisse s'accepter (pour des relations amoureuses ou sexuelles) sans en avoir vécu des aspects positifs (et sans avoir rencontré au moins une fois un.e metamour et l'avoir trouvé sympa).

(donc c'est pas avec ça qu'on va "vendre" le polyamour, hein
…et tant mieux, tiens, qu'on le vende pas)
(c'est plutôt avec ça qu'on se soutient entre polys : toi aussi tu trouve ça génial ? ouais grave !)

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Siestacorta

le jeudi 22 mars 2018 à 11h40

artichaut


Par contre je pense vraiment pas que ça puisse s'accepter (pour des relations amoureuses ou sexuelles) sans en avoir vécu des aspects positifs

Je crois comme toi...
C'est pour ça que j'ai tenté de donner plusieurs exemples qui sortent du registre strictement amoureux : pour aider à concevoir que, si dans d'autres domaines il peut y avoir des effets multiplicateurs ou potentialisateurs d'un premier mouvement bénéfique, on peut au moins théoriquement admettre que ça peut arriver aussi dans la vie sentimentale.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Minora

le jeudi 22 mars 2018 à 12h03

Mais je crois qu'on peut tout à fait l'admettre... théoriquement.
Vous savez le polyamour n'est pas une façon de vivre qui s'est imposée à moi parce que je vivais mes amours de cette façon là. Mais parce qu'à un moment j'ai rencontré quelqu'un qui les vivait comme ça. Il était déjà comme ça quand je l'ai rencontré (au moins déclarative ment parce que parfois je doute qu'il le soit réellement... en tout cas il s'imagine l'être et ce, très sincèrement), il me l'à annoncé très vite et que j'ai choisi (et ça c'est important pour moi) de continuer l'aventure avec lui en le sachant.
Je me suis beaucoup renseignee, pour savoir à quoi m'attendre un peu mais aussi par curiosité intellectuelle. Parce que sur le papier c'est convainquant (et même beau).
J'y ai beaucoup réfléchi, ça aura au moins eu ce mérite de me faire m'interroger sur mes valeurs (normées ou pas ), mes modes de fonctionnement (innés ou acquis)...
J'en suis arrivée à la conclusion que je ne fonctionnais pas comme ça mais que je pouvais tenter l'aventre avec quelqu'un qui fonctionne comme ça. Ça m'a permi de faire le point sur ce qui est important pour moi, ce qu fait sens et mes limites absolues. Je peux intellectuellement intégrer qu'il en aime une autre et que comme tout ce que l'on vit, cela agit sur tous les autres aspects de sa vie mais, en effet, je ne supporte pas du tout que ça puisse influer sur ma vie à moi et ma relation avec lui.
J'ai bien conscience que c'est particulièrement ardu pour lui et probablement un peu injuste et égoïste de ma part mais là est la limite au-delà de laquelle je commence à mal le vivre et où ça me rend malheureuse.
Lorsqu'on en a parlé sérieusement pour la toute première fois, il a été honnête sur comment il envisageait sa vie amoureuse mais je l'ai été également en lui expliquant que pour moi il était vital de ne jamais me sentir une parmi d'autres mais au contraire de sentir que j'etais pleinement importante et spéciale (unique ?) Pour lui.
Et c'est parce que je continue de me (re)sentir la seule, que notre histoire se construit depuis plus de 2 ans et demi (ça et aussi parce que nous ne vivons pas ensemble :) )

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Siestacorta

le jeudi 22 mars 2018 à 12h32

Minora

Lorsqu'on en a parlé sérieusement pour la toute première fois, il a été honnête sur comment il envisageait sa vie amoureuse mais je l'ai été également en lui expliquant que pour moi il était vital de ne jamais me sentir une parmi d'autres mais au contraire de sentir que j’étais pleinement importante et spéciale (unique ?) Pour lui.
Et c'est parce que je continue de me (re)sentir la seule, que notre histoire se construit depuis plus de 2 ans et demi (ça et aussi parce que nous ne vivons pas ensemble :) )

C'est sur cette question d'être unique, spécial, aimé pour cette raison, qu'il est difficile d'être persuasif ou persuadé, je comprend bien.
Distinguer le "être aimé - être l'unique aimé.e - être plus et mieux aimé.e que d'autres", ça saute pas aux yeux, puisqu'on parle de qualité de sentiment, de communication, de confiance en l'autre et en soi pour croire ce qui est exprimé...
On est bien sûr unique de naissance (comme tout le monde :-) (ça me fait toujours marrer ce paradoxe)). Mais c'est dans nos attachements, leur force et leur assurance, qu'on en retire la sensation. On veut pas être interchangeable donc abandonnable (pour repasser par un des thèmes du fil, "mais t'as pas besoin q'un autre te donne ce que je peux te donner moi !"), on veut être pour l'autre autre chose qu'un accessoire, on veut être reconnu et aimer tel qu'on est, super spécial de tout partout.
C'est bien humain, c'est tout à fait pragmatique, et en même temps moins problématique qu'on s'imagine (je m'inclue dans le "on", j'ai pas que des bons jours...)

Une image : les gens dans la foule des gens qu'on croise, c'est comme les vagues. Chaque vague et chaque visages sont rigoureusement uniques, pourront être l'objet d'un sentiment et d'un moment qu'il sera impossible de jamais retrouver à l'identique. Pourtant, chaque vague est faite de la même mer : son écume et sa forme sont une expression singulière de l'ensemble. Si on remarque que cette vague était belle et puissante, qu'elle nous a touché, on oubliera pas et on ne la retrouvera telle-quelle nulle part ailleurs, plus jamais ("cette façon que tu avais de te serrer - contre le revers de mon smoking blanc cassé - je ne pourrai l'oublier"). La vague serait rien sans la mer, mais la mer serait absolument chiante si toutes les vagues se ressemblaient, si on avait pas l'occasion de voir cette vague-là, de cette façon-là. Le grand mouvement d'ensemble qui relie toutes les vagues du monde existe, mais regarder et suivre une vague en particulier, c'est ce qui fait qu'on est capable de ressentir la mer, soi.
Donc si elle était pas spéciale, je vois même pas ce que je me serai emmerdé à venir sur une plage.
Allez.
J'te dis qu'elle est bonne.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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Minora

le jeudi 22 mars 2018 à 12h44

Pour ce qui te concerne Stitche, en tant que mono hétéro autant, là encore je comprends bien et ton point de vue et ce que les poly du site te dise, autant si je me place du côté de ton amoureux, je crois que je serai beaucoup moins angoissée que mon amoureux ait une relation avec d'autres hommes qu'avec d'autres femmes... même si, une fois encore, intellectuellement je conçois que chacun est unique quelque soit son sexe. N'empêche, je suis plus stressée par une relation avec une autre femme.
Ah oui et puis, juste parce que je lis ça très souvent. Quand in a 2 enfants on n'aime pas l'un plus que l'autre et donc c'est pareil avec des amoureux... ben non, c'est pas pareil. Je suis incapable d'expliquer pourquoi cela dit. Sauf que moi j'ai deux enfants, que j'aime autant à défaut de pare il et si j'en avais eu 3, 4 ou 10 il est probable que ça aurait été encore le cas. Sauf que pour des amoureux pour moi c'est différent. D'autant qu'il y a quand même un aspect pas clair dans le discours polyamoureux.
Si le terme même est remis en cause c'est parce qi'il semble admis que différentes relations ne signifient pas nécessairement des relations amoureuses mais une myriade (t'as vu, je t'ai lu Siesta ;) )de relations d'ordres différents (avec ou sans amour, amitié, sexe...
Et ça, pour moi c'est intellectuellement ET psychologiquement beaucoup plus entendable/vivable que des relatons amoureuses, toutes sur le même plan, avec les mêmes caractéristiques.
Dans ce cadre de relation différentes je me sens moins en danger, parce que dans ce cadre là, j'ai une place claire.

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Siestacorta

le jeudi 22 mars 2018 à 12h45

Minora

Je me suis beaucoup renseignée, pour savoir à quoi m'attendre un peu mais aussi par curiosité intellectuelle. Parce que sur le papier c'est convainquant (et même beau).
J'y ai beaucoup réfléchi, ça aura au moins eu ce mérite de me faire m'interroger sur mes valeurs (normées ou pas ), mes modes de fonctionnement (innés ou acquis)...
J'en suis arrivée à la conclusion que je ne fonctionnais pas comme ça mais que je pouvais tenter l'aventure avec quelqu'un qui fonctionne comme ça.

Et du fond du cœur, merci de dire que ce genre de démarches peuvent se faire, et bravo d'avoir tenté de faire autre chose que ce qui jusqu'ici t'avais paru comme évident.

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Siestacorta

le jeudi 22 mars 2018 à 12h51

Minora

Si le terme même est remis en cause c'est parce qu'il semble admis que différentes relations ne signifient pas nécessairement des relations amoureuses mais une myriade (t'as vu, je t'ai lu Siesta ;) )de relations d'ordres différents (avec ou sans amour, amitié, sexe...)
Et ça, pour moi c'est intellectuellement ET psychologiquement beaucoup plus entendable/vivable que des relatons amoureuses, toutes sur le même plan, avec les mêmes caractéristiques.

C'est pour ça que je me tâte à écrire de plus en plus polyamours, au pluriel, et que d'autres gens parlent d'amours plurielles (ou pluriels, selon le goût à décortiquer les dicos) et que d'autres parlent de polyamorie (mais je trouve ça moins subversif, le suffixe me donne envie d'aller faire un tour de stress hypocondriaque sur doctissimo, et polyamoriste ça fait beaucoup plus prosélyte que polyamoureux).

Le pluriel permet de répondre à "comment vont tes amours" avec plus de nuance, de dire que "poly", c'est poly-relations et poly-formes de relation.
Et que y'en a marre de faire passer l'Hamour pour un truc standardisé.
Je veux dire, même pour les monos, ça pose un problème, que chacun puisse dire à d'autres gens "ça c'est pas vraiment de l'amour", parce que vous faites pas ci ou ça ou que ça ressemble pas assez à Disney ou à la playlist des radios commerciales.
C'est le mot amour qu'est à la base surchargé d'un faux consensus ; "polyamour" ne fait qu'hériter du problème.

Mais comme ya un léger risque d'incommunicabilité si on se met à parler chacun sa langue perso, on va tenter de jouer le plus possible sur la polysémie et la richesse lexicale pour se faire comprendre.
Les polyamours, eh voilà
(je sens que je vais pas être nombreux à tenter le coup, menfin je crois que ça sera compris quand même).

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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