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Revers de la compersion

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Caoline

le mercredi 29 avril 2020 à 10h52

Bonjour,

Je subis actuellement, et c'est loin d'être la première fois, ce que je pense être le revers de la compersion naturelle de mon compagnon historique voir de mes deux compagnons en fait.
Le confinement fait que je n'ai pas vu mon deuxième amoureux depuis plus de 7 semaines. Mon minimum dans une relation forte est de se voir toutes les 2 semaines sauf rares exceptions. Quand il était parti 3 semaines en décembre c'était déjà bien difficile pour moi et à son retour j'avais dit que je ne voulais plus jamais être séparée de lui aussi longtemps. Vous imaginez bien que malgré sa grande présence à distance, je déprime totalement au point d'en avoir des répercussions physiques préoccupantes. Ma chérie me manque aussi mais de façon moins impactante.
Beaucoup de gens, surtout les non polys se disent que j'ai quand même de la chance, que j'ai un de mes amoureux pour me faire des câlins, me soutenir... et bien non pas du tout. Enfin je dors contre lui, si je lui réclame de me prendre dans ses bras il le fait mais sans aucun enthousiasme, je ne ressens plus aucun désir chez lui, plus aucun élan vers moi. Et le connaissant bien, puisqu'on a presque 29 ans de vie commune, je sais pourquoi, il déprime aussi car c'est une éponge à mes émotions. Ce n'est pas qu'il m'en veut d'être triste à cause du manque des autres, c'est pareil quel que soit la cause de mon mal être, c'est juste qu'il ne supporte pas de me voir triste et ce, de façon aussi intense qu'il est heureux quand je suis heureuse.
Dans le sens positif c'est génial à vivre mais dans le sens négatif c'est doublement difficile. En effet non seulement il n'est pas capable de m'apporter du réconfort, ça à la limite on pourrait se dire que ce n'est pas forcément à lui de le faire, mais en plus il rajoute à mon mal être la culpabilité que lui n'aille pas bien à cause de moi. C'est très lourd sur les épaules d'une hypersensible et hyperémotive. Ah oui au cas où vous penseriez que la solution est de ne pas lui montrer mon mal être, je ne suis pas équipée de l'option "cacher mes ressentis".
Voilà, je partage tout ça déjà car ça me fait toujours du bien d'écrire mon ressenti, pour voir si d'autres vivent ce genre de situations et on ne sait jamais, si quelqu'un avait des pistes, ça serait génial. Celle de lui en parler, je le fais, et à chaud et à froid même hors période de mal être... mais il s'exprime peu à froid et à chaud comme ce matin c’est mutisme complet quel que soit ce que j'exprime, ma question...

Bonne journée, plein de courage pour celles et ceux que le confinement impacte difficilement dans leurs amours ou autre.

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Mark

le mercredi 29 avril 2020 à 11h11

Caoline
Beaucoup de gens, surtout les non polys se disent que j'ai quand même de la chance, que j'ai un de mes amoureux pour me faire des câlins, me soutenir... et bien non pas du tout.

Pour quelqu'un plus ouvert à la pluralité des relations, c'est évident qu'une relation n'en remplace pas une autre.

La question que tu poses est du comment éviter de trop faire peser le manque sur ses autres relations? Je dis trop dans le sens ou ne rien faire paraître de ses ressentis me semble utopique.

Si je devais résumer, ton questionnement est de l'ordre du comment équilibrer ses besoins en communication? Ce qui me ramène à ce que j'avais posté ailleurs: https://youtu.be/kB_pM_jHKKg Une piste de réflexion?

Pensées chaleureuses à tous, confiné.es séparé.es... les retrouvailles n'en seront que plus délicieuses.

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Caoline

le mercredi 29 avril 2020 à 11h20

Mark
La question que tu poses est du comment éviter de trop faire peser le manque sur ses autres relations? Je dis trop dans le sens ou ne rien faire paraître de ses ressentis me semble utopique.

Non ce n'est pas du tout la problématique que j'aborde ici comme je l'ai écrit ce comportement de mon compagnon n'est pas lié à la raison de mon mal être.

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alinea7

le mercredi 29 avril 2020 à 14h46

Je compatis au manque de tes proches.

La tristesse, ça peut être plus facile si on se dit ensemble : c'est dur en ce moment, pour tous les deux. Le partage de la tristesse, sans forcément s'y complaire mais comme un constat, faute de pouvoir se tirer vers le haut l'un l'autre comme en temps normal.

Apparemment ce que tu ressens rejaillit sur lui car il est sensible à comment tu te sens.
Mais il reste un individu, avec ses ressentis propres et ses sources de joie directe indépendamment des tiennes.

Donc tu as des moyens d'action directs et indirects : cultiver ta joie, ou la sienne pour qu'il puisse accueillir ta tristesse.
Certes, plus facile à dire qu'à faire... c'est long.
Je compatis.

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cactus

le mercredi 29 avril 2020 à 15h37

Bonjour @Caoline,

Je compatis aussi... à partir du 11 mai, je vais peut-être pouvoir revoir un de mes amours - il sera temps, on ne s'est pas vus depuis... je sais plus! - mais mon amoureux qui est loin, lui, je crois qu'il va se passer au moins 5 mois entre notre dernière retrouvaille et la prochaine... :-/

Si j'essaie de synthétiser :

- tu souffres de la séparation physique d'avec tes amoureux.se
- comme tu n'es pas bien, ton compagnon en souffre aussi car il ressent ta souffrance/ton mal-être
- et la solution ne passe pas par le fait de "faire bonne figure", ce que je comprends car je suis moi aussi assez incapable de cacher mes états d'âmes, les peines et angoisses comme les joies. En général, faut que ça sorte.

Pas trop de solutions.... mis à part comprendre et analyser tes ressentis, ce qui te permettra peut-être de trouver tes propres clés et ressources internes pour aller mieux et cultiver ta joie comme l'évoque @alinea7.

Désolée pour le côté très "analytique" de ma réponse hein, et bien joli, mais pas facile on est d'accord.
Peut-être encore une occasion de travailler sur soi je dirais, comme les amours plurielles nous en offrent en permanence....
Enfin, si ça te fait du bien d'en parler, c'est déjà ça.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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Caoline

le mercredi 29 avril 2020 à 19h53

Merci @alinea7 et @cactus.

Très bonne analyse @cactus

Oui la seule chose que je puisse faire c'est m'occuper de moi.
Par contre malheureusement non, j'ai l'impression qu'il n'a pas de sources de joies propres sauf peut-être nos enfants et encore et c'est ça que je trouve lourd, en fait il faudrait peut-être qu'il devienne polyactif !

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artichaut

le jeudi 30 avril 2020 à 00h15

Merci @Caoline pour ce post sur cet aspect de la compersion dont on parle peu.

D'abord je dirais que ça fait un peu "problème de riche".
- Alors déjà certains monos dirais en effet, comme pour les ruptures, que "c'est pas grave", ou "de quoi te plains-tu ?" puisque tu as un autre amoureux. Certes ce n'est pas entendable quand c'est un mono qui le dit, mais je pense qu'il y a un peu de vrai quand même. Ce n'est pas "pas grave" certes, mais tout de même +facile, malgré le revers de la compersion, que pour quelqu'un·e qui n'a personne d'autre. T'as +de relations, donc t'as aussi +de soucis avec : problème de riche.
- Ensuite je dirais que c'est la même chose au niveau émotionnel. Ces relations habituellement te comble, tu y investis beaucoup et elles t'apportent beaucoup, donc quand elles ne sont pas là le manque est +fort. Là encore, t'as +d'émotions, donc aussi t'as +d'émotions négatives : problème de riche.

Je ne dis pas ça pour dire que tu ne devrais pas te plaindre, mais pour relativiser le problème —malgré la souffrance bien réelle—. Des fois relativiser ça aide (moi ça m'aide en tout cas).

Et je ne dis pas non plus qu'il faudrait devenir "pauvre" (ne plu avoir de relations, ne plu ressentir d'émotions). C'est un peu ce que nous dicte la société monogame : contentes-toi de peu, et verrouille bien tout ça, tu souffriras moins.
Peut-être qu'on ne sait plu accueillir la souffrance comme faisant partie d'un tout.


Après si on creuse un peu j'y vois plusieurs choses.

1. Le problème majeur semble être le manque. Si tu résout le manque, tu résout le reste. Donc une des question principale pourrait-être : comment résoudre ce manque ?
Et la première chose qui me vient à l'esprit c'est : eh bien voyez-vous ! Ce n'est pas comme si on était en guerre, ou dans l'impossibilité matérielle de circuler.
J'ai l'impression que parfois on oublie d'envisager sérieusement les solutions les +simples, ou qu'on les balaye un peu trop vite du revers de la main.
Et si vous faites le choix de ne pas vous voir, il y a possiblement plein de choses à inventer pour pallier au manque. Cf les posts ou discussions sur les relations à distance.

2. L'autre problème, et c'est celui que tu soulève avec ton post, c'est celui de l'empathie (compersion) de ton compagnon historique pour ta tristesse, qui donc double ta peine. Là il me semble qu'il y a un truc à travailler entre vous deux. Tu dis qu'il s'exprime peu à froid et pas du tout à chaud. C'est en effet compliqué en ce cas de prendre soin de l'autre, et ça révèle peut-être chez lui une incapacité/difficulté à prendre soin de toi quand tu vis des moments difficiles. Ce n'est pas lui qui souffre le+, donc tu pourrais légitimement attendre de lui qu'il soit pour toi réconfort et soutien et non pas miroir-de-tristesse. S'il le souhaite, il a peut-être à travailler là-dessus. Et si comme pour beaucoup de mecs, les mots ne sont pas son fort, il y a peut-être plein d'autres choses non-verbales qu'il peut faire pour t'apporter réconfort. Quant-à-toi, ce n'est clairement pas à toi de gérer sa tristesse (sinon oui c'est double peine, à l'instar de la "double journée de travail" qui incombe a de nombreuses femmes), mais sans doute que tu as des choses à travailler aussi, pour apprendre à mieux gérer le manque (cf point 1), pour apprendre à prendre soin de toi même (puisque ton compagnon n'y suffit pas), pour ne pas favoriser la culpabilité (ce n'est pas de ta faute si ton compagnon souffre, ce n'est pas à cause de toi qu'il ne va pas bien mais à cause de la situation), pour ne pas te rajouter la charge émotionnelle et relationnelle de devoir faire en sorte que ton compagnon ne soit pas triste, pour aller vers une guérison de tes blessures (tant il est vrai que le manque, comme la jalousie est une émotion, et donc comme telle reliée à nos blessures de vie).

Je n'ai pas de solution à te proposer, encore moins toute-faite ou à court terme, sinon comme ça a déjà été dit de chercher et activer tes sources de joies propres. Je ne peux pas du tout croire que vous n'en ayez pas, l'un et l'autre.
Les enfants c'est encore du relationnel, donc encore (malgré tout le bonheur que ça peut être) une forme d'évitement, à être capable de se procurer soi-même du bonheur (à court, moyen et long terme).

Se donner du bonheur, se procurer de la joie, ça peut être des choses très simples et très instantanées, comme des choses +complexes et projetés sur du +long terme.
Par exemple (mais ce ne sont que des exemples) pour ma part, me préparer un bon repas pour-moi-tout-seul ou faire un mini-bilan de ma vie, sont des choses qui me recentre donc m'apporte de la joie. C'est à chacun·e de chercher qu'elles sont ces choses (minuscules ou immenses) et c'est aussi la quête d'une vie, mais une quête tout aussi passionnante que celle du polyamour. Je dirais même une des quêtes du polyamour, trouver l'amour de soi. Et l'un des rôles de l'amour (poly ou non) me semble être de s'entraider mutuellement à chérir et entreprendre cette quête… pour chacune des personnes concernées.


J'ai le sentiment que là où d'autres galèrent avec la jalousie, toi tu galère avec le manque. Mais que foncièrement ce n'est pas très différent (la possessivité en moins) : faire dépendre des seul·e·s autres notre capacité à être heureu·x·se.

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Caoline

le jeudi 30 avril 2020 à 03h06

Merci infiniment @artichaut pour ce long message.

Et la première chose qui me vient à l'esprit c'est : eh bien voyez-vous !

C'est ce que j'ai fini par vouloir "imposer", d'autant qu'il a eu le virus donc qu'il a d'énormes chances d'être immunisé donc que notre rencontre ne soit pas vecteur de contamination. Et ca aura signifié, pas été la cause, de la fin de notre relation dont la raison est d'après lui un désordre psychique le faisant detruire toutes ses relations. S'en suit donc une souffrance démultipliée avec la même conséquence sur mn compagnon historique. Je vais vraiment essayer de soigner ce manque en moi et mes propres trouvles psychiques pour ne plus jamais vivre ces relations dévastatrices car il est évident que je suis attirée par les hommes ayant des troubles psychiques ce qui rend les relations non viable.

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artichaut

le jeudi 30 avril 2020 à 11h20

Caoline
Et ca aura signifié, pas été la cause, de la fin de notre relation

Je ne suis pas sûr de comprendre. Tu parlais dans ton 1er post de "ne pas l'avoir vu depuis plus de 7 semaines", et là tu parle de fin de relation… Est-ce que la situation a engendré une fin de relation ?

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Caoline

le jeudi 30 avril 2020 à 11h44

artichaut
Je ne suis pas sûr de comprendre. Tu parlais dans ton 1er post de "ne pas l'avoir vu depuis plus de 7 semaines", et là tu parle de fin de relation… Est-ce que la situation a engendré une fin de relation ?

Honnêtement, je ne sais pas. Il dit que non, moi je suis quasi persuadée que si nous avions continué à nous voir régulièrement il ne serait pas parti en vrille. Il dit ne pas souffrir de ne pas qu'on se voit être bien seul mais il déprime tous les week-end et les fois où il m'a vue en cam il a pleuré. Il arrête la relation alors qu'il dit m'aimer, le montre de 1000 manières depuis 6 mois et avoir adoré tous nos moments ensembles.

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artichaut

le jeudi 30 avril 2020 à 12h11

Moi j'aurais tendance à penser que : de même qu'il n'est pas conseillé de prendre des décisions importantes en phase de NRE, de même il ne me semble pas judicieux de prendre certaines décisions en phase de confinement. L'une comme l'autre sont des situations exceptionnelles… et attendre de se revoir en vrai, me semble préférable…

Mais je ne suis pas dans vos vies. Donc mal placé pour dire ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire.

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Caoline

le jeudi 30 avril 2020 à 12h21

artichaut
Moi j'aurais tendance à penser que : de même qu'il n'est pas conseillé de prendre des décisions importantes en phase de NRE, de même il ne me semble pas judicieux de prendre certaines décisions en phase de confinement. L'une comme l'autre sont des situations exceptionnelles… et attendre de se revoir en vrai, me semble préférable…

Mais je ne suis pas dans vos vies. Donc mal placé pour dire ce qu'il faudrait faire ou ne pas faire.

C'est ce que je lui ai dit... mais il ne veut pas qu'on se voit rapidement et rester des semaines avec la souffrance du doute en plus de la souffrance du manque ne me semble pas possible.

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Caoline

le samedi 02 mai 2020 à 15h52

Nous avons pu rediscuter avec mon compagnon entre ce qu'il me dit et mon ressenti qui me montre que je suis aussi intensément empathique, nous sommes arrivés à la conclusion que c'est plus une incapacité à savoir quoi faire pour me soutenir ou une peur de mal faire de sa part qu'un excès de tristesse. Alors une fois de plus, car je sais que je l'ai déjà fait plusieurs fois, je lui ai donné des pistes comme simplement me caresser ou me prendre dans ses bras et ce matin quand il a osé le faire je l'ai chaleureusement remercié pour l'encourager à continuer.

Voilà, j'écris juste ça ici pour donner des pistes si un jour quelqu'un se trouve dans le même genre de situation.

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PointG

le dimanche 03 mai 2020 à 15h27

@Caoline bonjour

Si je comprends bien : tu es triste de ne plus voir ton amoureux (ce qui est compréhensible) mais ton compagnon capte ta souffrance, son empathie le rends triste pour toi et ça te fait culpabiliser, et tu lui demandes de te consoler de la tristesse que tu éprouves du fait du manque de ton amoureux.

Si c'est le cas, tu ne peux demander a ton compagnon de te consoler de l'absence d'un autre. Je pense que lorsque tu ressens de la tristesse a cause de l'absence de ton amoureux, tu devrais t'exiler dans une autre pièce pour ne pas imposer ta tristesse a ton compagnon. Et revenir vers lui lorsque tu vas mieux, pour que les câlins, les caresses qu'ils te donnent tu les perçoivent pour des gestes d'amour et de tendresse et non plus comme du réconfort manqué. Attention je ne dis pas que tu ne dois pas te cacher, et être triste dans le dos de ton compagnon, tu as le droit d'être triste, mais tu peux dire a ton compagnon, lui expliquer, que par moment ton amoureux te manque, que la tristesse que tu ressens n'est pas due a ton compagnon mais au manque, et qu'à certains moments, tu souhaites te recentrer sur toi même pour prendre seule en charge cette tristesse qui t'appartient.

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artichaut

le dimanche 03 mai 2020 à 15h38

PointG
et tu lui demandes de te consoler de la tristesse

Je pense que tu as mal lu @PointG
@Caoline à écrit dès son 1er post :

Caoline
ça à la limite on pourrait se dire que ce n'est pas forcément à lui de le faire,

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Caoline

le dimanche 03 mai 2020 à 16h07

En effet, je ne lui demande pas de me consoler du manque de mon amoureux, j'aimerais juste qu'il n'ignore pas ma souffrance quelle qu'en soit la cause car c’est indépendant de la cause. Quoi que mes relations amoureuses sont probablement les seules choses qui me font souffrir vraiment mais disons que je peux être triste ou déçue ou en colère pour d'autres choses.
Et puis finalement comme écrit dans mon dernier message ce n'est pas un problème d'excès d'empathie, sinon je serais moi aussi en incapacité permanente de soutenir quelqu'un que j'aime, mais de se sentir impuissant, de ne pas savoir quoi faire et dans la peur de mal faire il préfère ne rien faire.

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PointG

le dimanche 03 mai 2020 à 16h31

@artichaut merci pour ces précisions

@Caoline tu lui demandes de ne pas ignorer ta souffrance soit mais dans ce cas là trouvez une façon de faire qui lui empêche de la ressentir. Je maintiens que tu t'isoles lorsque tu te sens mal et que tu lui demandes de respecter ton isolement en lui expliquant que ça n'est pas contre lui mais que tu en as besoin et que tu reveindras vers lui lorsque tu te sentiras mieux. Et dans ces moments là faire de la méditation par exemple peut être une bonne chose.

Tu dis ne pas lui demander de te consoler, cf ton dernier post, mais tu sembles lui reprocher de ne rien faire pour te consoler, cf ton dernier post toujours. Je trouve cela légèrement contradictoire. Et a sa place je préférerais ne rien faire que mal faire et surtout me sentir inutile et impuissant face a la situation.

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Caoline

le dimanche 03 mai 2020 à 19h17

@PointG
Je trouves tes injonctions totalement déplacées et je vais m'abstenir de te dire les impressions que ça me donne de toi car je serais très méchante.

Pour moi il est naturel qu'il y ai du soutien mutuel dans un couple, quel que soit l'origine du besoin, même si je n'attends pas tout le soutien dont je peux avoir besoin de mon compagnon, tout particulièrement concernant mes autres relations ,voir même le moins possible dans ce cas là. Mais l'indifférence totale à ma souffrance que je ne sais faire autrement que d'exprimer à certains moments, je la ressens comme une grande violence donc ça me semble pertinent d'y trouver des solutions car je sais bien que ce n'est pas son intention.

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PointG

le dimanche 03 mai 2020 à 19h31

@Caoline

Je ne voulais point avoir d'injonctions. J'essaye de comprendre ce qui se passe. Donc mea culpa si tu as perçu les choses de cette façon. Mais après libre a toi d'être méchante si cela peut te faire du bien

Tu parles de manquement de soutien de la part de ton compagnon suite a ta souffrance liée a l'absence de ton amoureux : quels sont donc les manquements de ton compagnon dans le soutien que tu attends ?

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Caoline

le dimanche 03 mai 2020 à 20h46

PointG
@Caoline

Je ne voulais point avoir d'injonctions. J'essaye de comprendre ce qui se passe. Donc mea culpa si tu as perçu les choses de cette façon. Mais après libre a toi d'être méchante si cela peut te faire du bien

Euh non, ça ne me fait jamais de bien de faire du mal. Je parles d'injonctions car tu me dis, fais ceci, fais cela.

PointG
Tu parles de manquement de soutien de la part de ton compagnon suite a ta souffrance liée a l'absence de ton amoureux : quels sont donc les manquements de ton compagnon dans le soutien que tu attends ?

Je n'utiliserai pas le mot manquement, et j'insiste, il ne s'agit pas spécifiquement de la souffrance liée à l'absence de mon autre amoureux, ou à la rupture avec celui ci plus précisément maintenant. D'ailleurs en général il ne sait pas pourquoi je pleure ou sanglote quand il reste impassible à faire ses sudokus, dormir ou faire semblant de dormir. Même si il s'en doute forcément dans les réactions très intenses puisqu'il n'y a que mes relations amoureuses qui peuvent me mettre dans cet état. Je peux en parler après mais quand les émotions sont à leur paroxysme j'en suis incapable.
Après notre énième discussion sur le sujet, quand il a mis sa main sur moi ou s'est collé contre moi, ça change tout je me sens bien moins mal et donc lui aussi puisque mon ressenti impacte sur lui.

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