Responsabilité affective - Polyamour.info

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Responsabilité affective

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 01h46

Je serais curieux de savoir ce que vous pensez de ce texte :
Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente, par Solène Hasse (26/11/2011).

Voici deux extraits (mais je vous suggère plutôt d'aller lire le texte en entier).

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Extrait 1 :
«  …finalement on parle assez peu de responsabilité affective. Ce qui, à mon sens, est une preuve de l’aspect libéral de la plupart des réflexions autour du relationnisme. En clair, ce sont les belles gosses et les petits mignons qui s’étalent et qui étendent leur terrain de chasse, en se préservant quand même un stock pour la saison suivante. Ca fait que les autres, les moches, les seulEs, les pas baisables et/ou les exotiséEs, plutôt que de s’extraire du bordel et/ou de s’organiser ensemble, attendent patiemment leur tour pour figurer sur le tableau de chasse des quelques non-exclusiFVEs libéréEs notoires. Au final, la non-exclusivité et ses multiples variantes a pour effet d’agrandir le vivier de quelques unEs parmi les meilleurEs et d’exclure définitivement les autres.

La relation, en tant que ressource, est épuisable et finie (ne serait-ce que pour des raisons matérielles de temps). On ne peut mathématiquement pas multiplier les relations sans que cela n’affecte l’accès que d’autres personnes auront aux relations. Et comme pour le capitalisme, les plus riches s’enrichissent toujours, et les plus pauvres s’appauvrissent toujours… Celleux qui ont du capital social et qui baisent auront encore plus de capital social et de baise, et celleux qui n’en ont pas en auront encore moins. »

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Extrait 2 :
« Et la plupart du temps, même principe qu’avec les mecs dans les relations hétérosexuelles, c’est la personne qui a le plus de “liberté” et de reconnaissance sociale extérieure (= dans des relations autres que la relation en question) qui prend le moins en charge la relation. Et c’est la personne qui a le moins de ressources relationnelles/affectives qui se retrouve à prendre en charge la communication, l’attention, l’écoute, puisque c’est pour elle que la relation aura le plus d’importance. Et dans chaque relation, cette inégalité existe, même si elle peut être plus ou moins importante.

Mais c’est trop facile de faire porter la responsabilité de la relation à la personne qui en est la plus dépendante (celle qui a le moins de “capital social”, ou de “possibilités relationnelles”). Genre : “Ah mais moi j’y peux rien si tu es hyper attentionnée et que tu me soutiens, je n’ai rien demandé à personne, alors n’attend pas que je fasse pareil pour toi…”. De fait, certaines personnes vont prendre en charge la gestion de la relation, et touTEs les protagonistes vont bénéficier de cette prise en charge. »

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Caoline

le vendredi 26 janvier 2018 à 08h13

Il y aurait des points à développer, ça peut donner lieu à discussion intéressantes mais de mon point de vue, ce qui est dit sur les belles gosses et petits mignons est faux. Le sujet a été évoqué récemment suite à la présence d'un serial posteur attaquant le polyamour notamment sur ce point.
Il me semble qu'il s'agit là d'un texte d'une personne manquant énormément d'estime d'elle même, vivant dans la peur du manque, le syndrome de pénurie, probablement due à des carences dans l'enfance, je ne dis pas que c'est de sa faute.
Le déséquilibre d'investissement est courant mais je pense qu e s'il est important et récurent, il est symptomatique d'un mauvais choix de partenaire, du à cette peur de ne trouver personne, à cette envie d'être avec des personnes charismatiques, belles...

Sur ce pas le temps de développer plus, je prépare mon week-end :-)

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Siestacorta

le vendredi 26 janvier 2018 à 09h04

Je pars une semaine loin des connexions faciles.
Le grelot... je suis déjà tombé dessus, mais ça remonte à quand ?

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Heika

le vendredi 26 janvier 2018 à 12h18

Pour ma part je trouve la question de la responsabilité affective intéressante. Ça fait d'ailleurs un peu écho au fil d'a coté sur l'individualisme vs l'altruisme, je suppose que c'est volontaire ;)

On y retrouve cette critique du "chacun est responsable de ses émotions" compris par beaucoup comme un "chacun sa merde" plutôt que comme un "c'est pas parce qu'on est pas responsable qu'on doit s'en foutre". Je ne suis pas responsable du gamin qui vient de se vautrer devant moi en trottinette, ça m’empêche pas d'aller l'aider.
Apres on on peut pas s'occuper de toute la misère du monde, mais pour ma part j’estime que s'occuper un minimum des gens avec qui on entretient des relations, surtout de ce niveau d'intimité c'est un peu la base, qu'on soit responsable ou non de leurs émotions. Et d'autant plus quand il se trouve qu'on est le "déclencheur" de l'émotion. Même sans en être coupable/responsable, ça nous implique dans le processus, qu'on le veuille ou non.

Apres concernant l'article en lui-même, j'ai un peu plus de mal avec le ton qui oscille (de mon ressenti) entre le larmoyant et le hargneux. J'ai vraiment du mal avec la complainte sur les "belles gosses et les mignons". Je ne nie pas la réalité du ressenti de l'auteur à ce sujet, mais peut-être est-ce plus le symptôme des cercles qu'elle fréquente qui sont plus dans la consommation narcissique de l'autre et la superficialité des relations que d'une tendance générale de relations non exclusives.
Quitte a enfoncer des portes ouvertes, j'ai quand même l'impression qu'au contraire la non exclusivité permet justement de se débarrasser de l’espèce d'impératif de trouver le "meilleur" partenaire. On peut en avoir plusieurs, pourquoi délaisser celui qui était bien sous prétexte qu'il y en a un mieux à coté ? On peut avoir les deux !

En tout cas pour mon témoignage perso qui n'a donc aucune valeur statistique ou générale, mon épouse est "jeune (un tout petit plus âgée que moi certes) et jolie", je suis moi-même pas spécialement moche et avec une bonne situation pro/etc, et pourtant j'ai "choisis" (ça m'est tombé dessus plutôt mais l'amour a ses raisons...) pour amoureuse une femme de presque 10 ans de plus que moi, mère de trois enfants et de plus de 110 kg. Si je l'avais rencontré en étant célibataire et elle aussi, avec pour projet de me marier en mode mono, d'avoir des enfants, etc, aussi cynique et triste que ça puisse paraître, j'aurais sans doute passé mon tour (je me laisse le bénéfice du toute par sympathie pour moi-même sans trop y croire ^^'). Tout simplement parce qu'il y aurait eu "mieux" à coté, avec un "meilleur potentiel" ou je sais quel autre argument.

Oui je suis conscient que ce discours est horrible et terriblement cynique et froid, calculateur, presque mécanique, mais ne soyons pas hypocrites. C'est, au moins inconsciemment, comme ça qu'on fonctionne tous quand on doit faire un choix définitif et exclusif pour quoi que soit, même quand il s'agit de personnes.

De mon ressenti, la non-exclusivité permet justement de sortir de ce mode de raisonnement. Ceux qui s'en servent uniquement de prétexte pour faire de la "polygamie en série" plutôt que de la "monogamie en série" n'ont, à mon avis qui n'engage que moi, rien compris au message du polyamour et de la non-exclusivité. Et du coup dans ce cas, effectivement, ça les pousse surement a se concentrer sur "les meilleurs" vu qu'ils sont dans une logique de "consommation frénétique" plutôt que de "développement durable". Mais je le redis, c'est pas un problème de non-exclusivité, c'est un problème d'individualisme trop poussé.

Bref, je me retrouve a avoir écrit un pavé a moitié dépourvu de fil conducteur, j’espère que j'ai pas raconté trop de bêtises ni blessé personne.

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 13h08

Caoline
Il y aurait des points à développer, ça peut donner lieu à discussion intéressantes mais de mon point de vue, ce qui est dit sur les belles gosses et petits mignons est faux. Le sujet a été évoqué récemment suite à la présence d'un serial posteur attaquant le polyamour notamment sur ce point.

A mon sens ce n'est pas que ce point soit faux, mais qu'il est détourné par un certain nombre de mecs-cis-hétéro, qui se servent de cet argument pour se plaindre contre un supposé privilège féminin en la matière, alors que ceux-là même refusent généralement de prendre en compte leur propre privilège masculin (sans même parler des autres).

Ce que pointe le texte, serait plutôt des privilèges culturels, de classe, validistes, etc…

Les belles gosses et les petits mignons sont blancs, neurotypiques, valides, correspondent aux normes de beauté du milieu dans lequel elles évoluent, s'expriment avec aisance, sont à l'aise avec leur sexualité et les relations en général, etc (et cela est bien plus décisif que d'être homme ou femme… même si ce n'est pas du tout propos du texte).

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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dragonphoenix

le vendredi 26 janvier 2018 à 13h24

Pour être tout à fait honnête, je n'ai qu'une expérience très partielle des relations polyamoureuses, dans le sens où je me sens polyamoureuse depuis très longtemps (sans connaitre le mot), mais où je ne le vis que depuis quelques années, et encore dans des conditions plus que discutables jusqu'à très récemment, où je me suis séparée de mon époux qui était la personne qui posait problème.
Je ne suis donc peut-être pas la personne la mieux placée pour parler des relations polyamoureuses, mais j'ai quand même envie d'aborder mon ressenti.
Tout d'abord, premier point, le fait de ne pas se sentir responsable des sentiments des autres. Comme dit précédemment, et très justement, par Heika, ce n'est pas parce qu'on n'est pas "responsable" qu'on s'en désintéresse. Personnellement, je me sens très concernée par les sentiments et ressentis des personnes que je fréquente, qu'ils soient en lien avec moi ou pas, que ces personnes sont des relations amoureuses, amicales, sexuelles, pro même. Je ne serais peut-être pas disposée à jouer les psys pour chacun.e d'entre elleux, mais en tout cas je ne vais pas ignorer ou rejeter quelqu'un qui souffre, sauf si son comportement est obsessionnelle vis-à-vis de moi (par ex., suite à une rupture, je pense qu'il faut savoir couper les ponts dans certaines situations). Les choses sont claires dans le cadre de mes relations affectives intimes : je ne tolèrerai pas de crise de jalousie/possessivité, mais je suis tout à fait ouverte à la discussion s'il s'agit d'exprimer son mal-être. On peut tout à fait me dire "je suis jaloux.se", mais pas me faire une crise. Et de manière plus générale, on peut tout à fait me parler de ses sentiments du moment, y compris s'il concerne une autre relation. Le simple fait de dire "chacun sa merde" me parait juste totalement hallucinant : si tu tiens à la personne, ce qui lui arrive a de l'importance pour toi. Si tu en as rien à foutre, c'est que tu as aussi rien à foutre de la personne.
Concernant le côté élitiste et capitaliste des relations décrites dans ce texte, où l'autrice dit que seuls les plus beaux ou les "meilleurs partis" trouvent et que les autres restent sur la touche, là encore, pas du tout d'accord. Tout comme Heika, je pense au contraire qu'on a forcément tendance à être beaucoup plus sélectif quand on se lance dans une relation monogame (même si la notion de bon parti est très variable, puisque je me suis mis en couple monogame avec mon ex alors que ce n'était pas un super canon, qu'il était au chômage, et franchement pas doué pour aborder les femmes ^^). A titre personnel, je vis actuellement deux relations parallèles, et si je devais avoir une relation monogame, et bien, je ne serais avec aucun des deux ! ^^ L'un, parce qu'il est déjà en couple, et que même s'il était prêt à quitter sa copine pour moi, je ne me sentirais pas d'avoir une relation monogame avec lui (ne serait-ce qu'à cause de ses appétits sexuels clairement impossibles à satisfaire pour moi ^^) ; et l'autre, parce que la cohabitation serait ingérable, nous sommes beaucoup trop différents dans nos modes de vie, nos centres d'intérêts, nos loisirs, nos convictions même. Donc au final, j'ai actuellement deux relations que je n'aurais pas dans une version monogame.
Enfin, concernant la notion d'engagement dans la relation qui, selon l'autrice, serait lié au manque de ressources affectives autres, mon vécu personnel est là encore en total désaccord avec ses propos.Si on suit son raisonnement, dans le cadre de mes deux relations actuelles, je devrais avoir un investissement affectif énorme dans la première relation (première au sens chronologique), celle avec l'homme qui est en couple, puisque lui a de nombreuses autres ressources affectives, bien plus que moi. Et à l'inverse, dans la deuxième relation, ce devrait être lui qui a le plus d'investissement, puisqu'il n'a aucune autre relation intime, et pas des masses non plus de relations amicales. Et pourtant, c'est clairement dans cette deuxième relation que je m'investis le plus actuellement, et je dirais que notre investissement à tous les deux est assez similaire. Et cela pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le soi-disant manque de ressources affectives de l'un ou de l'autre, ni même avec le fait que j'ai plus d'affection pour l'un que pour l'autre (les deux relations ne sont absolument pas comparables), mais pour des raisons purement pragmatiques : la disponibilité et la situation géographique.

Après, peut-être que certains ont ce type de fonctionnement, avec une consommation très capitaliste de relations intimes, mais pour moi ce ne sont pas des relations polyamoureuses/polyaffectives, mais plutôt du libertinage très fortement teinté de domjuanisme (quelque soit le genre de la personne concernée). Celleux qui veulent baiser sont peut-être dans une recherche élitiste, mais je ne pense pas que ça puisse s'appliquer à des personnes qui cherchent à créer des relations.

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 13h30

Heika
la non exclusivité permet justement de se débarrasser de l’espèce d'impératif de trouver le "meilleur" partenaire (…) c'est pas un problème de non-exclusivité, c'est un problème d'individualisme trop poussé

bien sûr que la problématique des belles gosses et les petits mignons n'est pas strictement réservé au polyamour, et peut-être que le polyamour permet de diminuer cela

mais ce qui m'intéresse dans ce texte, fut-il hargneux et larmoyant, c'est qu'il se place (pour le début du texte) du point de vue de la personne qui ne trouve pas, et que ça permet permet de réfléchir d'une manière différente

Par exemple la réflexion

La relation, en tant que ressource, est épuisable et finie (ne serait-ce que pour des raisons matérielles de temps). On ne peut mathématiquement pas multiplier les relations sans que cela n’affecte l’accès que d’autres personnes auront aux relations.

me semble intéressante à se poser en tant que poly, …non pour le plaisir de culpabiliser, mais pour avoir conscience de ce qui se joue à différent niveaux

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bidibidibidi

le vendredi 26 janvier 2018 à 13h46

Perso, quand je lis l'article, j'entends :
- J'attends des gens un investissement total, surtout des petits mignons/belles gosses que j'ai réussi à mettre dans mon lit.
- J'en fais tout plein pour mes partenaires parce que je peux pas me passer d'eux, alors qu'avoir des relations sentimentales devrait m'être dû.

Dans une relation, s'il y a différent dans le degré d'implication souhaité, soit celui qui veut le niveau d'implication le plus élevé accepte de réduire ses exigences, soit on passe à autre chose.
Si tu as la chance d'avoir mis dans ton lit une personne possédant un capital de séduction très supérieur au tien, demande toi quelle en est la raison. Et le fait que tu entretiennes la relation a peut-être fortement à voir avec la chose.
Si tu trouves qu'une relation est déséquilibrée en terme d'investissement et si ça ne te plaît pas, tu es libre de partir. Si tu restes parce que la personne a un capital de séduction plus élevé que toi, tu devrais peut-être te poser des questions quant à tes processus internes plutôt que de lui envoyer la chose à la tronche.

En gros, rien de nouveau sous le soleil.

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Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 14h08


Avec “faire d’avantage” comme synonyme de “non-exclusivité, polyamour et autres trucs du genre” et “de manière durable” comme synonyme de “vague réflexion sur le consentement”. Et en général, ça s’arrête là.

Ce qui me chagrine, dans toute cette histoire, c’est que finalement on parle assez peu de responsabilité affective. Ce qui, à mon sens, est une preuve de l’aspect libéral de la plupart des réflexions autour du relationnisme. En clair, ce sont les belles gosses et les petits mignons qui s’étalent et qui étendent leur terrain de chasse, en se préservant quand même un stock pour la saison suivante.

Bon, je fais un arrêt sur le tout début du texte car même si je suppose que l'auteure affine son propos par la suite j'ai tendance à penser que les premiers sont "ceux qui viennent du coeur", ceux à partir desquels on doit comprendre la suite.

Bah, suis-je un gros naïf ou tout cela est-il horriblement pessimiste et réducteur ? Je veux dire, pour avoir animé quelques cafés-débats ( et pour avoir un peu consulté ce forum ), j'ai pas vraiment l'impression que le monde polyamoureux ( il est vrai que son article ratisse plus large ) soit principalement constitué de personnes qui se contentent d'une vague réflexion sur le consentement, se fichent de la responsabilité affective et ne pensent qu'à étendre leur terrain de chasse ...

Voilà, c'est ça quand même la grille de lecture à partir de laquelle l'auteure pense son sujet, et je ne suis déjà pas d'accord. Ça commence mal.

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Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 14h23

C'est très socio-militant tout ça, avec en arrière-fond, j'ai l'impression, un désir de cadre pour rassurer des peurs intérieures, et un sentiment d'infériorité-supériorité basée sur la figure de celui qui donne trop et ceux qui profitent ( avec l'idée que si je donne trop j'ai bien le droit à un cadre contractuel qui m'assure que l'autre fasse un minimum en compensation ).

Je suis très embêté. C'est pas du tout ma vision de la vie amoureuse. Quand à l'idée de couple, je m'en fous un peu. Je veux dire : le couple comme structure d'organisation de la vie sociale ( construction de la famille etc. ). Le couple comme modèle social devrait être réduit au minimum : partage des biens, soutien financier, responsabilité parentale etc.

Mais là j'ai le sentiment qu'on mélange un peu tout. Que l'auteure demande à la société la construction de contrats relationnels types pour rassurer ses peurs personnelles.

Je comprends ça, hein ! C'est quelque chose qu'il faut entendre ! Mais quand on normalise des attitudes affectives pour répondre à des inquiétudes personnelles, ça ne produit jamais rien de bon sur le long terme.

Bon, je dis ça peut-être parce que je suis une sorte d'anarchiste relationnel et tout ça. Peut-être que je ne comprends pas l'importance sociale de toute cela, c'est fort probable. Simplement, je ne me reconnais pas du tout dans ce texte, il ne me parle pas à moi.

S'il parle à d'autre, tant mieux. Tout ce que je souhaite c'est que l'on ne projette pas cette vision ( et encore moins qu'on l'institutionnalise ) sur ceux qui ne se sentent pas concernés. Malheureusement c'est toujours ce qui arrive quand un modèle social est "normalisé", quel qu'il soit.

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 23h36

…pour le côté "socio-militant" ou ratissant plus large que le milieu polypoly (cafés, forum & co), c'est sans doute lié au contexte dans lequel évolue l'auteure, mais ça me semble possible de ne pas se focaliser là-dessus

sinon…

bidibidibidi
Si tu as la chance d'avoir mis dans ton lit une personne possédant un capital de séduction très supérieur au tien, demande toi quelle en est la raison. Et le fait que tu entretiennes la relation a peut-être fortement à voir avec la chose.
Si tu trouves qu'une relation est déséquilibrée en terme d'investissement et si ça ne te plaît pas, tu es libre de partir.

Camille_B
Tout ce que je souhaite c'est que l'on ne projette pas cette vision ( et encore moins qu'on l'institutionnalise ) sur ceux qui ne se sentent pas concernés.

J'avoue que je vous trouve un peu rudes
Ça sonne un peu je trouve comme
- tu devrais t'estimer heureuse d'être avec une personne riche, tu va pas en plus demander à ce que la relation soit équitable
ou
- déja moi je galère, je vais pas en plus aller me préoccuper des personnes qui galèrent plus que moi

Bref comme une acceptation fataliste des inégalités de ce monde, et la volonté de ne rien en changer.

Au contraire, j'ai l'impression que ce texte ouvre des perspectives, pour mieux se comprendre et réfléchir ensemble à élaborer des chemins vers plus de solidarité et moins de gueguerres socialo-relationelle, où chacun.e tente à qui mieux mieux de se placer et tirer son épingle du jeu.

Il me semble que ce texte, ne se contente pas comme certains sur ce forum, de se plaindre et taper sur plus faible/opprimé que soi, mais plutôt s'attache à décrire des mécanismes, pointe des privilèges et propose des débuts de solutions. Solutions au reste, pour une bonne part, déja mises en oeuvre dans le milieu polypoly.

Mais alors qu'est-ce qui gratouille pour provoquer un tel rejet ? Est-ce le fait de critiquer les relations non-exclusives ? Ou de vouloir remettre en cause les privilèges du capital séduction ? (N'aurions nous pas alors, nous aussi, quelque chose à perdre dans l'histoire ?)

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 23h36

Ça me semble rejoindre un autre texte (de Brigitte Vasallo) :

…les personnes qui ont le plus de succès, socialement parlant, s’unissent aux personnes qui ont également le plus de succès, beauté sur beauté, glamour sur glamour. L’attraction, le capital érotique, est contextuel. (…) Quand le polyamour ou les autres types de relations à visée non-monogame oublient de questionner la base même des désirs et la base même de la monogamie, avec leurs points et bonus par conquête sur le schéma pyramidal d’accès aux corps que le marché impose comme désirables pour la majorité, mais accessibles à une minorité. (…) Rompre avec la monogamie n’est pas pour celles qui s’en vont avec la première personne disponible, ni pour les personnes normales, ni pour les personnes cools des salons, (…) C’est la rupture des fracassées, des loosers, de celles qui évitent les franges (…) pour toutes celles qui ne savent pas quoi faire de leur corps ni de leurs vies, parce que nous savons ce que cela veut dire être seules et ce que veut vraiment dire avoir été abandonnées (…) C’est uniquement à partir de là, de la blessure, que nous pouvons construire autre chose.

Non ?
Ça vous parle pas du tout ?

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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artichaut

le vendredi 26 janvier 2018 à 23h48

En gros ça voudrais dire inverser la donne : non pas que le polyamour permette aussi (par charité ?) aux personnes "moches", "grosses", "non-blanches", neuro-atypiques, non-valides, etc d'avoir des relations, mais que à condition d'avoir la volonté de travailler à questionner le capital relationnel, le polyamour puisse être pensé du point de vue de ces personnes là.

Un peu comme Virginie Despentes (Dans King Kong Théorie) qui « écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. »

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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Camille_B

le samedi 27 janvier 2018 à 03h04

ATTENTION : j'ai écris ce texte très tardivement, et mon cerveau est fatigué. Il est impossible que je raconte de grosses bêtises, que ce que je dis ne soit pas clair du tout ( c'est même certains ), et que j'exprime très mal le fond de ma pensée. Le sujet étant sensible, avant de tirer de mes propos des choses que je n'ai pas voulues dire et qui vous paraîtraient affreuses, ayez cela en tête et demandez-moi d'abord si j'ai voulu dire telle ou telle chose plutôt que de partir du principe que je les pensent. Car, de fait, dans ce texte je ne parle pas de mes idées, j'exprime ce que j'ai compris des idées de Solène Hasse, essaye de me mettre à sa place, de prendre son point de vue et d'en tirer des conclusions.

Le problème de cet article, selon moi, c'est qu'il mélange des problèmes à différents niveaux pour aboutir et justifier une vision qui me semble caricaturale du monde poly et qui s'appuient, en arrière-plan, sur les problèmes personnels ( que je ne méprise pas ) de l'auteure.

Il y a trop de plans imbriqués les uns dans les autres.

Je note ceci tout d'abord :

- tu devrais t'estimer heureuse d'être avec une personne riche, tu va pas en plus demander à ce que la relation soit équitable
ou
- déja moi je galère, je vais pas en plus aller me préoccuper des personnes qui galèrent plus que moi

Je ne crois pas avoir dit aucune de ces deux choses ? Si ?

Pour revenir au sujet, ce qui me tracasse le plus c'est d'analyser en termes sociologiques des questions affectives. Oh, je sais, il y a une "sociologie" des affects. C'est pas le problème. Le problème, selon moi, c'est que lorsque l'on a dit qu'il y a des privilégiés en "capital séduction" on fait quoi ?

Non parce que on a la misère financière. Ok. Je suis pour un plafond en terme de salaire, et un reversement intégral des biens financiers au-delà d'un certains capital. Dans un monde idéal j'apprécierai un monde sans argent. Mais dans le monde tel qu'il est il faut trouver d'autres voies. Mais passons.

Il y a la misère sexuelle. Il y a eu des propositions de lois à ce sujet il me semble. Ok, j'entends que l'on puisse former des professionnels dans ce domaine pour les gens qui en on besoin. Je suis pas certains d'être entièrement d'accord avec le principe ( pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la "morale" ), mais n'étant pas un spécialiste du sujet je laisse ceux qui connaissent cela mieux que moi le soin de prendre les bonnes décisions. Il faut savoir reconnaître ses incompétences.

Mais allons-y, parlons de "misère affective", de "déficit en capital séduction", ok ... On fait quoi là ? On met en place des lois pour interdire aux gens jugés beaux et séduisants de ne pas choisir que des gens beaux et séduisants ? On oblige ces derniers à passer un peu de leur "temps affectif", d'offrir leur "capital" à ceux qui en on moins ? On forme des professionnels de l'affect ?

Je veux dire : pourquoi pas ! Au japon on peut se payer des amis pour une soirée, ou un "amoureux" pour une journée, voire faire un mariage avec soi-même, et il y a de la demande. Vraiment, pourquoi pas. Encore une fois, je ne suis pas sûr que ces solutions soient vraiment bonnes, mais j'accepte d'entendre que je suis incompétent dans le domaine et tout ça.

Mais à part ça, ça se gère comment les "inégalités affectives" quand le discours s'installe immédiatement sur le plan sociologique avec en grille de lecture la lutte des classes entre les favorisés et les défavorisés ?

Parce que de moins de vue la meilleure manière de "lutter" contre cela c'est de revaloriser les personnes "en marge". Mais ça n'est pas du tout l'angle d'attaque de cet article ( ce qui ne signifie pas que l'auteure soit contre l'idée de valoriser les personnes en marge du "marché de la séduction" -- c'est pas moi qui le dit hein, je ne fais que continuer dans le registre du capital qui n'est pas le mien ).

Grosso modo l'article pose deux grandes catégories d'individus : ceux qui ont un capital séduction élevé et les autres. Les premiers s'accaparant tous les "biens" en ce domaine. Conclusion tous les polytrucs sont perçus comme des moyens, pour ceux qui sont favorisés, d'accaparer encore plus de "biens".

Non seulement cette grille de lecture me semble outrageusement réductrice. Mais en plus elle me semble, quand bien même on accepterait le point de vue, assez fausse.

La monogamie ne laisse pas plus de "marchandise" à disposition. J'aurai même tendance à penser que c'est l'inverse.

Quand tu es marié monogame, tu peux bien passer 10% de ta vie avec ton conjoint, les 50% de temps que ce dernier pourrait disposer à passer avec quelqu'un d'autre n'est pas "disponible". Avec le polyamour si.

Quand à une personne qui aurait un capital séduction élevé et que l'on imagine entouré de centaines de priviligiés à son image, ben ... cette personne ne pourrait jamais s'accaparer à elle toute seule toutes ses "conquêtes", question de temps.

Mais tout cela est assez ridicule. Je veux dire ces "calculs d'apothicaires". Car même si l'auteure de l'article se défend d'en faire, c'est pourtant bien ce qui est en sous-texte. Et dans la vraie vie ça ne me semble pas tout à fait fonctionner comme cela.

Il y a un second problème : l'obsession pour les personnes ayant un "capital séduction élevé".

Je reprend les termes de l'auteure :

En clair, ce sont les belles gosses et les petits mignons qui s’étalent et qui étendent leur terrain de chasse, en se préservant quand même un stock pour la saison suivante. Ca fait que les autres, les moches, les seulEs, les pas baisables et/ou les exotiséEs, plutôt que de s’extraire du bordel et/ou de s’organiser ensemble, attendent patiemment leur tour pour figurer sur le tableau de chasse des quelques non-exclusiFVEs libéréEs notoires.

Manifestement on parle de beauté physique, ou j'ai rien compris.

Donc le sujet c'est : les "gens beaux" couchent avec les "gens beaux" et ils ne restent rien aux "moches".

Oui c'est caricatural, non ça n'est pas moi qui caricature.

Y'a pas un truc qui vous frappe dans ce paragraphe que j'ai cité ? L'attente pour figurer sur le tableau de chasse.

Les "moches" attendent. Ils attendent quoi ? Que les gens beaux soient libres ( ce qui serait encore moins le cas avec les polytrucs ).

Bah j'ai envie de répondre : ils attendent quoi pour sortir entre eux ?

Vous allez me dire : c'est dégueulasse de dire ça etc.

Sauf que ça n'est pas mon propos. Je ne fais que tirer les conclusions des propos mêmes, ou de ce que j'en ai compris, de l'auteure de cet article, à partir des catégories qu'elle pose elle-même.

Ma vision des choses est tout autre, elle n'a rien de sociologique et n'a strictement rien à voir avec l'ensemble de ce qui est dit dans ce papier. C'est ce que je disais dans mes précédents messages : je ne me reconnais pas là-dedans.

Mais si on s'en tient à cette grille de lecture on aboutit à se problème : pourquoi ne pas laisser les "p'tits mignons" entre eux ?

Sauf que depuis le début on parle en terme de capital de séduction. Et donc, deux personnes qui ont un capital "bas" en ce domaine, seront des pauvres, et deux personnes qui ont un capital "haut", seront des riches. Et il faut, dans une logique égalitaire appliqué aux monde affectif, que les choses s'équilibre. Il faut donc trouver des moyens, au minimum, de ne pas aggraver cette inégalité. C'est, il me semble, le propos d'une partie de cet article.

Pour moi le problème n'a rien à voir avec le polyamour. Il a à voir avec les représentations que nous nous faisons de ce qui est séduisant ou pas et qui est souvent assez caricatural ( argent, beauté physique normée etc. ). C'est là-dessus qu'il faut travailler, pas sur le polyamour qui ne me semble ni aggraver ni améliorer la situation sur ce point.

Bon, il est tard, je vais arrêter là. Je ne sais même plus où je veux aller avec tout ça ^^

Il y a des trucs intéressants dans l'article, mais il mélange beaucoup de choses, et tout ce que je voulais à la base c'était signaler mon désaccord sur la manière dont était critiqués les polytrucs. C'est pour cette raison que je ne suis pas revenus sur les questions de gestion de la relation dont elle parle après et qui concerne aussi bien des couples monos que polys en vérité.

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bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 15h52

Ce texte date de 2011. Une année importante pour moi qui vivait en situation de polyamour, sans savoir que ça existait. Cette année là, j'ai mis une soupape à mon vécu. J'ai libéré en apprenant n'être pas seule à avoir des émotions et en même temps des émotions. L'extraterrestre trouvait une planète où l'air devenait respirable, enfin !

Depuis, je suis une autre. La responsabilité j'espère que je l'ai toujours assumée, sauf que j'ignore comment les amoureux avec lesquels j'étais en relation l'ont ressenti. Je suis certainement pas aussi parfaite que cela, mais je souhaite avoir fait et accompli sur ce point.

On m'a parlé il y a quelques jours d'écoute attentive. Ai-je assurée à ce niveau-là ? J'ai fait de mon mieux !

Je crois que l'investissement est là : faire de son mieux, un maximum viable suivant ses capacités personnelles.

Ce que je peux indiquer, c'est qu'il faut décupler l'investissement personnel à chaque relation. Et oui, le facteur temps compte. Aménager sa vie en fonction, j'ai déjà entendu cela, dans le discours de certains poly. C'est ce que j'ai fait également. Je m'accorde du temps pour le côté relationnel, y compris en dehors de mes relations amoureuses ou amicales. J'ai "rétrogradé" dans ma vie professionnelle afin de retrouver un contact humain direct, plutôt que celui d'un bureau avec isolement. Le plus marrant, c'est que j'ai connu ma première situation poly lors d'une formation professionnelle pour devenir "super manager" (hihihi !!!)

Peut on parler d'implication, d'investissements ou tout simplement de vivre suivant ce qui convient personnellement. Après, si on chemine ainsi, et que l'on se retrouve avec une personne, comme c'est de nouveau (épisode 2, que je laisse mourir) le cas face à une personne qui n'est pas dispo en semaine (sauf pour un peu au téléphone le soir, et encore, pas toujours), qui est trop occupée les week-end... ben on se lasse. Il y a en effet une faible réciprocité. Aussi, quand la personne refait surface, évidemment on est heureux de l'attention qu'elle nous porte, mais doit-on accueillir celle-ci, peut-on accueillir celle-ci, sans aigreur ? Etre présent quand ça arrange, ou plutôt quand l'autre soudainement se rappelle que l'on existe ? Personnellement, ça me fait plus de mal qu'autre chose... alors je préfère rien du tout. Non que je cesse d'aimer, ce qui est ancré en moi demeure. Les souvenirs magnifiques aussi. Sauf qu'avoir l'impression d'être un "jouet" ou un "doudou" que l'on oubli au fond d'un placard et que l'on retrouve par hasard, c'est hyper désagréable.

Ca me rappelle un ancien fil de discussion : je t'aime... je te quitte... (qui est le titre d'un livre)

Message modifié par son auteur il y a 7 mois.

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bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 16h02

Concernant le côté, les beaux ont de l'amour et pas les moches, je suis dubitative. Je ne vois pas le rapport entre les deux. C'est sans doute parce que j'attache peu d'importance au physique. Un bel éclat dans un regard ou un beau sourire m'emballent beaucoup plus. Aussi, le rayonnement et ce que la personne dégage.

L'auteur a semble-t-il un différent avec les personnes tatouées, percings, dreads, et c'est curieux, parce que ces personnes sont chouettes (à mon sens) dans leur philosophie de vie. Peut être s'agit-il pour l'auteure d'un aperçu lié à une seule personne ou un petit groupe distinct de personnes. C'est un avis tout personnel.

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bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 16h05

Camille_B
Le problème de cet article, selon moi, c'est qu'il mélange des problèmes à différents niveaux pour aboutir et justifier une vision qui me semble caricaturale du monde poly et qui s'appuient, en arrière-plan, sur les problèmes personnels ( que je ne méprise pas ) de l'auteure.

Il y a trop de plans imbriqués les uns dans les autres.

Entièrement d'accord. Aussi, ce texte est issu, si j'ai bien compris d'un blog personnel. Il a donc une juste place, je pense.

Oui, ça amènerait à beaucoup de réflexions diverses.

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bonheur

le samedi 27 janvier 2018 à 16h15

J'ai pu constater que des personnes vivaient suivant leur émotionnel et d'autres suivant leur raison.

J'ai souvent entendu que l'on ne pouvait pas savoir ce qui nous convenait avant de l'avoir essayé et qu'en plus tout peut nous convenir si on en a envie. Je ne me sens pas en accord avec ça. Surtout si l'expérience en question nous fait du mal ou en fait à autrui. Tenter pour tenter, ça peut être destructeur. Ce n'est pas parce que l'intellect trouve cela génial que l'émotionnel le vivra bien.

Je sais que l'on n'a pas tous la même faculté à se projeter et pas tous la même capacité d'anticipation (je nomme par là le 6ème sens). Toutefois, ça permet d'être pleinement en accord avec soi-même. Il hic avec la perception qu'il y a un beug, c'est qu'on le ressent sans en définir la cause. Alors on ne s'écoute pas et on se jette à l'eau... pas toujours pour notre bien.

Trouver un équilibre entre sa perception, son émotion et la raison est difficile, mais je crois que c'est indispensable pour vivre heureux.

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bidibidibidi

le lundi 29 janvier 2018 à 10h54

@bonheur : tu sais que tu peux éditer tes messages ;)

Je rejoins complètement Camille.

@artichaut : Normalement, j'aurais pas un discours aussi rude. Mais pour moi, l'auteur a un sérieux problème qu'elle cache derrière un discours militant. Son manque d'estime d'elle générant insécurité dans ses relations, sa demande de réciprocité pour manipuler ses amants.
Une phrase comme : "J’estime que si je mets de l’énergie avec des personnes, il est “logique” que ces mêmes personnes mettent de l’énergie avec moi." What ??!!?? C'est elle qui choisit l'énergie que les autres doivent mettre dans une relation ?? Les gens ont leur libre arbitre madame !

Non, pour moi, cette personne est toxique. Si je faisais l'erreur de me retrouver en relation avec elle, dès que j'aurais commencé à entrevoir le chariot de merde qui vient avec la relation, j'aurais eu tôt fait de me barrer. C'est une psychanalyse qu'il lui faut.
Et ça n'a rien à voir avec mon honorable capital séduction (même si celui ci me permet certainement de prendre une décision pareille beaucoup plus vite et facilement).

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ReehaydFay (invité)

le lundi 29 janvier 2018 à 11h24

On peut surtout les modifier. Éditer, c'est un anglicisme. Une fois, ya un traducteur débutant qui a du se planter dans une traduction de logiciel, et tout le monde l'a suivi comme un mouton.

À moins que tu ne proposes vraiment à bonheur de faire publier ses messages sur le forum ‽

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