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Dire à l'"autre" à quel moment on voit une autre personne ?

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Siestacorta

le vendredi 25 avril 2014 à 22h05

Inventer un vocabulaire pour décrire quelque chose qui existe, mais dont personne ne parle, je comprend... Mais se choisir le sens de mot déjà existants, c'est manquer l'occasion de nommer exactement les choses, passer à côté du spécifique.
Je dis pas que tu ne ressens rien qui te soit spécifique... je dis que pour décrire ce que tu ressens, et parler ce que d'autres ressentent, c'est mieux de pas avoir un sens qui va pour moi, un sens qui va pour toi, qui change selon de qui on parle.

Si je te dis j'aime bien tes chaussures mais j'aime pas les miennes, alors que c'est le même modèle de chaussures ça va apporter de la confusion. Autant dire "j'ai les mêmes chaussures mais elle me font mal".
Ben c'est pareil avec responsabilité ou liberté, si je dis "être responsable dans cette situation c'est faire ça pour toi, et pour moi, dans la même situation, ce sera faire totalement l'inverse", ça peut aussi prêter à confusion.

Pour la liberté... ma liberté individuelle et la tienne se manifesteront bien sûr pas de la même manière. Mais dans les deux cas, il s'agit de pouvoir faire des choix, indépendamment des options qu'on a chacun.
Si je te dis que ma liberté individuelle c'est de taper sur mes amoureux, et que s'il y a une contrainte à ne pas le faire, c'est que le lien est à mettre en cause : est-ce que c'est parce que c'est pas le bon sens de liberté, ou est-ce qu'il y a des contraintes dans la vie en société qui ont quelque chose de bon pour la plupart des gens ? Est-ce que le sens de "liberté individuelle" va changer selon les gens, ou est-ce nos situations personnelles qui sont différentes et restent à décrire avec des termes précis ?

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le vendredi 25 avril 2014 à 22h33

Grosso modo...
Je trouverais plus logique de dire "je ne prends pas mes responsabilités de la même manière que toi" plutôt que "la responsabilité c'est pas important, moi les gens qui m'aiment et qui ont besoin de moi je les soutiens comme je peux mais j'appelle pas ça me comporter avec responsabilité".
Non ?

Alors chacun est bien libre de dire ce qu'il veut, de penser à sa manière. Mais si on veut échanger nos pensées, autant que ce soit pas chacun dans sa langue - contentons nous d'être précis sur ce qu'on décrit.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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le samedi 26 avril 2014 à 13h26

Ce que l'on dit est TOUJOURS notre reflet et ne PEUT PAS être celui du voisin.

Il va falloir que je recommence à chaque post de dire que mes propos n'engagent que moi blablabla...

Je pense avoir été assez précise, je n'ai donc rien à ajouter.

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(compte clôturé)

le samedi 26 avril 2014 à 13h29

Ah oui, aussi, pour Julie, si tu veux en savoir plus sur les particularités de chacun-e, il suffit de cliquer sur le pseudo et découvrir le petit résumé décrivant un peu la personne en question.

Aussi, si tu veux ME comprendre, je t'invite à rechercher sur internet la chanson de Julien Clerc (qui date de 1976, je crois, mais à l'époque le polyamour n'était pas vraiment connu) "j'ai le coeur trop grand pour moi". Les paroles me correspondent tellement bien...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le samedi 26 avril 2014 à 14h42

gcd68
Ce que l'on dit est TOUJOURS notre reflet et ne PEUT PAS être celui du voisin.

Beh oui. Je te parle du sens des mots qui ne change pas selon le locuteur, pas du sens de tes propos qui est celui que tu donnes toi.
Nos propos n'engagent que nous, évidemment, les mots ne changent pas de sens en fonction des propos, aussi : ce ne sont pas nos mots, ce sont ceux du langage qu'on a en commun.

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Lili-Lutine

le samedi 26 avril 2014 à 15h36

gcd68: "Ce que l'on dit est TOUJOURS notre reflet et ne PEUT PAS être celui du voisin."

Siestacorta
Beh oui. Je te parle du sens des mots qui ne change pas selon le locuteur, pas du sens de tes propos qui est celui que tu donnes toi.

Nos propos n'engagent que nous, évidemment, les mots ne changent pas de sens en fonction des propos, aussi : ce ne sont pas nos mots, ce sont ceux du langage qu'on a en commun.

C’est juste dommage gcd68 de nier ou de refuser l’existence des nuances et des complexités à l’intérieur et à l’extérieur de chaque mot de notre langage, ou pire encore d’enfermer les mots dans une seule définition, c’est rétrécir notre langage à bien peu d’émotions … moi j’ai besoin des émotions pour bien vivre, et donc pour écrire.

Pour moi la magie des mots de notre langage commun, de toutes leurs expressions et de tous leurs usages fait chanter ma vie de toutes les couleurs !

Tout prend alors plus de sens, je sais plus exactement ce que je vis, ça grandit mon âme, ça élargit même mon cœur, comme si une lumière supplémentaire éclairait ma vie, c’est du plus, et pour moi le meilleur !

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le samedi 26 avril 2014 à 16h02

Lili-Lutine

C’est juste dommage de nier ou de refuser l’existence des nuances et des complexités à l’intérieur et à l’extérieur de chaque mot de notre langage, ou pire encore d’enfermer les mots dans une seule définition, c’est rétrécir notre langage à bien peu d’émotions …

Mais j'adhwore les nuances, la complexité, les synonymes... Je m'en sers souvent (je crois), de cette richesse de la langue, et je ne réduis pas les mots à une seule définition.
Je me trompe peut-être, mais les fois où gcd écrit "je n'aime pas parler de responsabilité", c'est plutôt là que je sens que beaucoup du sens du mots sont écartées, en faveur d'une définition personnelle.
Ce qui me pose plus de problèmes, c'est ni l'invention de mots, ni le fait de tendre vers un de leur sens réel, c'est de dire "moi je donne ce sens-là que vous autres ne donnez pas"... C'est là où j'ai l'impression qu'on rate une partie de l'intérêt de la complexité et du spécifique, où il y a comme un différenciation qui assume pas à fond : "je parle avec votre langage, mais moi c'est différent". Si c'est différent, autant le dire bien ! Je sais que gcd écrit, lit beaucoup. Je pense vraiment que plutôt que de dire "pour moi ce mot a ce sens particulier même si c'est pas comme ça qu'on l'emploie en général", il serait intéressant de trouver les mots qui parlent mieux et plus directement de son particulier.

Au lieu de dire "je ne suis pas dans la responsabilité parce que je définis pas responsabilité comme ça", on peut dire "ma façon d'agir est sans doute responsable selon vous [et gcd l'est], mais je parle aussi d'un ressenti et d'autre valeurs qui me sont aussi chères". Ca empêche pas le mot responsabilité d'avoir le sens que les autres lui donnent, et ça parle bien de la situation réelle.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Lili-Lutine

le samedi 26 avril 2014 à 16h07

Siestacorta
Mais j'adhwore les nuances, la complexité, les synonymes... Je m'en sers souvent (je crois), de cette richesse de la langue, et je ne réduis pas les mots à une seule définition.

Je me trompe peut-être, mais les fois où gcd écrit "je n'aime pas parler de responsabilité", c'est plutôt là que je sens que beaucoup du sens du mots sont écartées, en faveur d'une définition personnelle.

Ce qui me pose plus de problèmes, c'est ni l'invention de mots, ni le fait de tendre vers un de leur sens réel, c'est de dire "moi je donne ce sens-là que vous autres ne donnez pas"... C'est là où j'ai l'impression qu'on rate une partie de l'intérêt de la complexité et du spécifique, où il y a comme un différenciation qui assume pas à fond : "je parle avec votre langage, mais moi c'est différent". Si c'est différent, autant le dire bien ! Je sais que gcd écrit, lit beaucoup. Je pense vraiment que plutôt que de dire "pour moi ce mot a ce sens particulier même si c'est pas comme ça qu'on l'emploie en général", il serait intéressant de trouver les mots qui parlent mieux et plus directement de son particulier.

Au lieu de dire "je ne suis pas dans la responsabilité parce que je définis pas responsabilité comme ça", on peut dire "ma façon d'agir est sans doute responsable selon vous [et gcd l'est], mais je parle aussi d'un ressenti et d'autre valeurs qui me sont aussi chères". Ca empêche pas le mot responsabilité d'avoir le sens que les autres lui donnent, et ça parle bien de la situation réelle.


Message modifié par son auteur il y a quelques instants.

tout d'accord avec toi (+)

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Tcheloviekskinoapparatom

le samedi 26 avril 2014 à 16h19

Pour revenir plus précisément à la question de Julie il me semble important pour répondre à la question de savoir si elle voit/voyait son premier amoureux plus ou moins tous les jours ou pas. Si le nouvel amour perturbe un rythme plus ou moins quotidien c'est différent de si son arrivée ne change en soi rien à un rythme moins fréquent. Dans le premier cas il y a des questions à la fois psychologiques de changement de ryhtme, et pratiques (organisation), en plus des questions de gestion de jalousie. Dans le second cas c'est "juste" une question de gestion de jalousie.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 26 avril 2014 à 21h12

La question de Julie est peut être : est ce que je désire une relation principale et une relation secondaire ou deux relations de même organisation ? Ma définition personnelle de la relation secondaire n'étant pas celle du commun, je laisse le commun l'expliquer. Ainsi, je ne perturberais pas le langage usuel ici. Inutile donc que j'exprime ma conception de la dépendance et des attentes relationnelles en dehors du couple.

Si Julie veut des précisions de ma part, elle le fera en message privé (mp), comme une grande fille qu'elle est.

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Siestacorta

le dimanche 27 avril 2014 à 02h08

Alors, Julie...

Relation primaire, relation secondaire.
Peu de poly se reconnaissent spontanément dans cette terminologie, mais beaucoup vivent ce à quoi elle correspond.

- une relation qui se confond avec la structure de notre vie et de l'avenir (l'époux, parent des enfants, celui qui est là depuis longtemps et avec qui on a des projets, celui qu'on suivrait s'il déménageait loin),
- et une (ou plus) qui fait que cette même vie ne serait pas intéressante sans elle.

Beaucoup de poly ont du mal à dire "secondaire", parce que ça leur sonne comme si ils disaient "dispensable". Alors que, si on est poly, c'est bien que cette relation et la (les) personne que ça concerne est essentielle.

Selon les situations, très variées, il peut y avoir des différences sur ce qu'on partage en pratique avec telle relation et pas telle autre, ou sur ce qu'on ressent, mais c'est généralement des nuances difficiles à décrire.
Tout le monde préfèrera dire "je l'aime" - peut-être histoire de pas trop regarder sous les jupes des sentiments, pas trop détailler comment c'est fait de peur d'y perdre de la magie.

Quand je me retrouve dans cette situation, bien que dire à quelqu'un "tu es une partenaire secondaire" me ferait mal à la bouche, je pense qu'il est honnête de lui dire que sa place n'est pas / a peu de chance de devenir la même que celle de l'autre partenaire. Ca fait partie de l'honnêteté que j'essaie de pratiquer...

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 27 avril 2014 à 02h13

gcd68
Inutile donc que j'exprime ma conception de la dépendance et des attentes relationnelles en dehors du couple.

Arf, dommage, car ce sont pourtant des sujets extrêmement intéressants !

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bodhicitta

le dimanche 27 avril 2014 à 10h31

Siestacorta
Quand je me retrouve dans cette situation, bien que dire à quelqu'un "tu es une partenaire secondaire" me ferait mal à la bouche, je pense qu'il est honnête de lui dire que sa place n'est pas / a peu de chance de devenir la même que celle de l'autre partenaire. Ca fait partie de l'honnêteté que j'essaie de pratiquer...

hum! pour éviter que ça me fasse mal à la bouche aussi, j'évite de dire "toi t'es un secondaire" mais j'insiste sur le fait que chaque relations sont uniques, incomparables, que je ne construit pas les mémes choses, et que les évolutions sont uniques aussi.
Je pense que ça valorise le coté "relation joyau unique" et minimise les souffrances que peuvent provoquer la comparaison

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(compte clôturé)

le dimanche 27 avril 2014 à 10h49

Je vous laisse l'honneur de vos déclarations et qui vous correspondent.

Bon si je dis que dans mes relations secondaires je désire réduire au maximum les attentes et les dépendances mais que je m'implique réellement dans le lien lui-même, ça va encore en faire bondir certain-es. Perso, j'ai évolué en ce sens pour deux raisons. D'abord parce que ma situation personnelle le permet et parce que je le vis bien ainsi. L'important étant à mes yeux le lien en lui-même et ce qu'il apporte. Je ne cherche pas à m'intégrer dans leurs vies, sauf si j'y suis invitée et suivant les modalités de l'invitation.

J'ai récemment été obligée de définir un cadre afin de bien vivre mes relations secondaires et surtout que tout soit clair, enfin au maximum.

Par contre, je met une nuance entre avoir un lien affectif important et vivre avec la personne. On peut s'aimer sans arriver à se supporter au quotidien. J'ai la chance d'avoir une relation principale très complète avec un lien affectif fort, une belle sexualité, et un compagnon de vie hors paire. Je ne me verrai pas vivre avec quelqu'un d'autre, sauf très ponctuellement (aller manger chez l'un ou l'autre par exemple). Aussi, j'ai aménager une chambre vacante désormais pour recevoir (éloignement géographique). Mais tout cela reste du ponctuel. Chacun le sait et chacun l'accepte apparemment plutôt bien.

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(compte clôturé)

le dimanche 27 avril 2014 à 10h52

Siestacorta
Arf, dommage, car ce sont pourtant des sujets extrêmement intéressants !

Oh que oui ! Ce sont même je dirais des sujets de base. Sauf que là encore, même en expliquant (voir plus haut), je serais certainement de nouveau incomprise. Ne pas s'initier dans la vie de l'autre (ou très peu) n'indique pas que l'on n'aime pas l'autre. Mais bon, c'est encore une idée bizarre à la gcd, alors...

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(compte clôturé)

le dimanche 27 avril 2014 à 10h55

Siestacorta
Quand je me retrouve dans cette situation, bien que dire à quelqu'un "tu es une partenaire secondaire" me ferait mal à la bouche, je pense qu'il est honnête de lui dire que sa place n'est pas / a peu de chance de devenir la même que celle de l'autre partenaire. Ca fait partie de l'honnêteté que j'essaie de pratiquer...

(+)

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(compte clôturé)

le dimanche 27 avril 2014 à 10h58

Siestacorta
Beaucoup de poly ont du mal à dire "secondaire", parce que ça leur sonne comme si ils disaient "dispensable". Alors que, si on est poly, c'est bien que cette relation et la (les) personne que ça concerne est essentielle.

Toutes les relations seraient dispensables en elle-même, je crois. Personne n'est irremplaçable. Pour ma part, perdre ma relation primaire (décès, divorce, etc... je ne suis pas Madame Soleil) serait pénible mais je crois que me connaissant aujourd'hui, j'évoluerai dans ce cas de figure seule et mes relations secondaires resteraient comme elles sont.

D'une certaine manière, elles sont dispensables mais l'amour qu'elles m'apportent toutes m'est indispensable.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Lili-Lutine

le dimanche 27 avril 2014 à 13h26

Aucune de mes relations n’est interchangeable. Toutes sont importantes en étant pourtant très différentes et en interférant avec moi ou avec mes autres relations d’une façon unique et très particulière, propre à chacune.

À ceux qui m’en font la demande j’ai choisi très vite d’expliquer la nature de mes relations en parlant principalement de leur historique, je dis par exemple que celle-ci est ma relation historique la plus ancienne, ou celle-là la plus récente, ou bien qu’elle est ma première ou ma seconde relation historique.

Je dis aussi avec qui je partage un quotidien matériel et sous quelle forme, avec qui j’ai des enfants, je parle de l’organisation temporelle du moment dans et avec chacune de mes relations etc …

En ce qui concerne mes sentiments, ceux amoureux ou ceux affectifs, et bien là aucun classement de valeur ou de préférence ne se pose jamais pour moi.

Je confie, si besoin, et seulement à des personnes avec qui j’ai une relation de confiance, tout ce qui m’anime dans celle-là ou me touche dans celle-ci, comment je me sens là à cet instant précis où je lui parle, ce que je ressens au fond de moi quand mon cœur bat comme ci ou comme ça avec l’une ou l’autre de mes relations, mais toujours en précisant, et fermement si besoin, à mon interlocuteur que jamais, oh non jamais, je ne pourrais définir aujourd’hui comment je vivrai ma relation demain !

Je peux dire ce à quoi j’aspire, et même parler de mon rêve d’amour absolu, ou celui d’éternité amoureuse … mais en sachant bien moi ce que je dis là, et en précisant bien à mon interlocuteur ce que j’entends moi là !

Toutes mes relations sont libres d’aller et venir sentimentalement, c’est justement parce que nous avons libéré ensemble et chacun le verbe aimer que cela se peut, c’est une liberté tranquille et sûre que d’aimer sans pression, sans condition, sans obligation et en échappant à la performance !

C’est là et précisément là que j'ai découvert la clef de cette sécurité dont j’ai tant besoin !

Je sais vraiment et en conscience ce que je vis au présent avec chacun de mes amoureux.
Parce qu’on en parle beaucoup, que je m’occupe de ce présent avec eux à chaque seconde et que je traverse avec eux et leurs autres relations toutes nos difficultés.
Comme je cultive avec sérieux et avec rigueur l’amour en moi et celui à leur offrir.

C’est ma méthode à moa pour fabriquer de l’amour qui va pouvoir circuler avec sa plus belle liberté d’expression en chacun de nous, avec l’autre, autour et au travers de toutes nos autres relations :-D

Je peux m’endormir tranquille chaque soir parce que mon demain sera ensoleillé grâce à la belle lumière de mon présent .

Bon c’est du boulot, et c’est même courageux souvent l’amour, faut pas être fainéant pour vivre en bel amoureux !

Et franchement pour moi il n’y a que cela qui m’intéresse : réussir à mettre l’amour au centre de ma vie <3

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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Siestacorta

le dimanche 27 avril 2014 à 14h21

gcd68
Toutes les relations seraient dispensables en elle-même, je crois. Personne n'est irremplaçable.

Ou tous ceux qu'on aime le sont...
Je peux vivre sans eux, mais ça pourrait me faire très mal. Peut-être pas me détruire, mais vivre bien plus malheureux qu'avec eux.
J'y survis, je peux vivre comme ça.
Je vis comme ça : pas dans la même maison que ma fille, et mes relations amoureuses ne se sont jamais transformées en foyer.
Je n'ai pas fait ça, pourtant, je désire tisser des liens amoureux forts, et j'en dépend, même si en pratique je fais tout pour que ce soit le plus minimum possible, j'en dépend fortement.

Je ne peux pas faire que ressentir ces liens, ils participent à ce que je deviens. En échange, je participe à ce que deviennent les personnes à l'autre bout. Je tisse et protège le lien, que ce soit en faisant gaffe à ce que je fais comme en répondant, dans la mesure de mes moyens, à ce qu'on me demande.

Si je ne faisais que laisser les liens se tisser et se détacher, si je ne prenais pas en charge l'importance qu'ils ont pour moi, je la laisserai sur les épaules des autres et ne ferait que prendre aux autres, prendre leur propre besoin de lien et ce qu'ils me donnent pour le maintenir.

Je crois que dans ta vie, tu ne fais pas que prendre, gcd... et tu peux appeler ça affectivité, c'est quelque chose que tu construits aussi avec ceux avec qui tu es en relation. Tu le fais parce que tu le veux, mais aussi parce que c'est indispensable. Parce qu'avec ces personnes avec qui il y a de l'amour, tu ne souhaites ni quitter, ni être quittée. Alors tu ne fais pas que ressentir, tu fais avec, tu prends la responsabilité (héoui) de tenir compte du lien que ceux qui t'aiment tissent avec toi.

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(compte clôturé)

le dimanche 27 avril 2014 à 14h29

Siestacorta
Je ne peux pas faire que ressentir ces liens, ils participent à ce que je deviens. En échange, je participe à ce que deviennent les personnes à l'autre bout

Oui, il y a une interaction, c'est évident. Et je dis souvent "merci" pour ce que l'on m'apporte (j'inclus dans ce terme les réflexions qu'ils m'apportent et leurs visions de moi, qui m'aide évidemment à évoluer).

Je pense aussi que j'interagis sur eux, de la même manière, c'est évident aussi. Je reçois aussi des "merci".

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