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Poly célibataire

Engagement
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lovelorn (invité)

le samedi 04 mai 2013 à 21h22

Bonjour,

Depuis quelques années je me ressens comme "poly", mais n'ai jamais expérimenté en pratique (sauf une brève fois)... et pour cause : ma vie sentimentale est assez limitée.

J'ai des relation passagères mais ça ne va jamais très loin.
Quand je parle de polyamour, ça casse. La plupart ne veulent même pas en discuter (et de toute évidence ne voient pas de quoi il s'agit réellement).
Le peu qui restent deviennent (ou restent) distants après m'avoir rangé dans la catégorie "plan cul", ce qui me lasse assez vite.

Je commence a en avoir marre de la solitude, meme si je l'apprécie aussi.
Depuis que je me déclare comme poly... je manque d'amour !! et ça ne s'arrange pas avec les années je crois :-/

J'ai l'impression d'être dans une impasse :-(
Parfois j'ai envie de laisser tomber toute vie sentimentale, c'est d'ailleurs ce que j'ai fait pendant quelque temps, mais j'ai aussi des besoins affectifs.

Il y a cette évidence chez beaucoup : exclusivité=relation sérieuse, non-exclusivité=sexe détaché. C'est binaire. Peut-etre que vous voyez de quoi je veux parler.

Quelquefois j'envisage de "redevenir mono". Peut être qu'une relation amoureuse, c'est mieux que zéro. Ou peut etre que ce serait pire, à cause de la pression "tu es tout pour moi".
Si ça s'trouve, je ne suis que poly théorique?

Bref, je ne sais plus quoi faire ni comment prendre les choses.

Je me demande s'il y a d'autres personnes ici dans cette situation, ou qui l'ont été.
Qu'avez vous ressenti? Comment êtes vous arrivé-e éventuellement à qqch de plus constructif?

Merci pour vos points de vues ou éclairages autres-qu'en-noir! (ou pas, d'ailleurs!)

L.

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lovelorn (invité)

le samedi 04 mai 2013 à 21h32

...Bon ben, du coup, le menu sur la droite m'a proposé ce fil :
/discussion/-xZ-/Polyamour-sans-couple-sans-relati...

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Nanou-monogame

le samedi 04 mai 2013 à 22h21

déjà vis ce que tu as vivre avec ton amoureuse/x actuel et si un jour tu es amené a tomber "in love" également de quelqu'un d'autre alors tu aviseras. Pourquoi penses tu de suite que tu vas finir seule?
J'imagine que c'est déjà arrivé qu'un poly rencontre 2 personnes à une intervalle reduite entre les 2 mais bon déjà concentre toi sur une personne, si une autre vient s'ajouter alors tant mieux non?

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(compte clôturé)

le samedi 04 mai 2013 à 23h36

Ben... vu ici, tu presentes le truc comme si tu annoncais "JE suis polyamoureux donc j'irais voir ailleurs, et c'est pas negociable".

Ca passerait peut-etre mieux si tu n'en faisais pas une de tes caracteristiques intrinseque, mais comme un type de relation possible, negociable, dont ton/ta parternaire beneficierait aussi (voir en premier).

Perso, j'me ressens ni "poly" ni "mono". Je tente de voir avec mes partenaires quel type de relation repond a nos besoins reciproques.
Et c'est ouvert a evolution. Dans les deux sens, a ce sujet comme a d'autres.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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LuLutine

le dimanche 05 mai 2013 à 00h06

Comme le dit Benjamin, peut-être qu'annoncer le truc moins frontalement (si c'est ce que tu fais), ça passerait mieux.

Bon, moi je ne suis pas très forte pour ça, surtout que je me suis toujours retrouvée - depuis que je suis poly - dans des situations où j'avais déjà au moins une autre relation, c'était donc du concret, et il m'a semblé cohérent d'être plutôt frontale du coup...

Mais avec certain amis, j'ai été beaucoup moins directe.
Je saisissais des occasions, dans le genre :
Une amie : "Hé, ton copain a passé la soirée à draguer cette fille."
Moi : "Et alors ? Il fait bien ce qu'il veut !"
L'amie : "....."

En résumé, il s'agit de laisser entendre au départ que tu es ouvert d'esprit, que tu apprécies les gens libérés, ou ce genre de choses. Au fur et à mesure, si tu vois que ça ne choque pas la personne avec qui tu es en relation, tu peux évoquer des situations de plus en plus "dérangeantes", par exemple lui demander si telle ou telle autre personne lui plaît...etc.
Juste une idée.

En bref, tu agis comme un poly, mais sans faire un discours de présentation "Bonjour, je suis poly".

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maripoza

le lundi 06 mai 2013 à 14h25

Et bien Lovelorn, je comprend bien ton désarroi. Je n'y suis pas confrontée mais l'un de mes amoureux y est confronté et il dit aussi ne pas savoir comment l'aborder.
Je suis d'accord avec Lulutine sur la caractère non frontal de l’annonce par contre je ne pense pas qu'il faille laissé traîner en longueur non plus, car l'autre se sent trahi. Il va de soi pour un grand nombre de personne que lorsque l'on à une relation même légère, elle est exclusive. Alors comment négocier le virage, pour amener l'autre à entrevoir cette possibilité ?
Pour moi certainement en créant du lien, en écoutant ton cœur, ça fait un peu gnangnan dit comme ça :-), mais pour moi c'est vrai.
Laisse cette histoire mono, poly de côté un instant et vis, fait des rencontres, et si la connexion s'établit avec l'autre que la discussion s'ouvre, alors oriente la sur la liberté, la liberté d'être, d'entreprendre, que personne n'appartient à personne, tâte le terrain quoi ... et tu verras vite si l'autre en face est réceptif, si tu sens qu'il l'est pas alors c'est toi qui fera un choix et qui dira à l'autre:
moi je ne suis pas exclusif et même si notre relation m'est importante rester fidèle à mes convictions ne pas me trahir et ne pas te trahir est important pour moi et je préfère interrompre notre relation,
ou au contraire
je ne suis pas exclusif mais pour le moment je veux bien mettre cela de côté car notre relation m'est plus importante pour le moment je ne sais pas combien de temps mais je te préviendrai si je ne peux plus le vivre, je ne te trahirai pas ça fait parti de mes convictions.

ça aura le mérite d'éviter que tu subisses les situations.

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Apsophos

le lundi 06 mai 2013 à 18h00

Si tu essayes de "redevenir mono" comme tu dis, tu risques juste de rencontrer quelqu'un, te dire que pour cette personne tu pourrais être exclusif, ne pas y arriver et au final lui faire autant mal qu'à toi.

Alors vas-y fonce !

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tsampa

le mardi 07 mai 2013 à 00h28

Je suis un peu dans ta situation, et je comprends que ce soit dur parfois. Mais mon conseil serait de ne pas abandonner tes désirs, tes choix et ce qui fait partie de ta personnalité pour l'affection dont tu as besoin pour l'instant. Je l'ai fait dans le passé, ça a été un echec total, sans parler de la mauvaise conscience que tu vas traîner tout le temps.

J'apporte mon +1 aux autres commentaires sur la façon d'en discuter. Vas-y doucement, parle du fait que tu es capable d'aimer plus d'une personne à la fois, du fait que tu n'es pas ou très peu jaloux, pas ou peu possessif, etc. Sortir directement le terme technique "polyamoureux", ça peut refroidir, alors que tu peux exprimer tes envies et tes choix autrement et de manière plus claire pour quelqu'un qui n'a pas forcément entendu le terme avant.

Ensuite, tu peux aussi envisager de chercher dans d'autres cercles. Les gens ouverts à ce genre de relations sont proportionnellement moins nombreux, mais il y en a quand même beaucoup en valeur absolue. Je vais prendre un exemple caricatural, mais dans un groupe de manifestants anti-mariage-gay, tu trouveras moins de gens ouverts à ça que dans un groupe de hippies modernes (j'ai des amis dans les deux ;-) )
Il y aussi le site de rencontre, et après tout pourquoi pas. Il fera une partie du tri pour toi. Il y a à chaque fois une bonne dose de stéréotypes à casser, c'est pour ça qu'il faut s'armer de patience, de courage, et y aller doucement.

Bon courage, sincèrement. Il y a des hauts et des bas, ne l'oublie pas quand tu te sens trop seul.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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oO0

le mardi 07 mai 2013 à 21h21

Je suis dans la même situation, paradoxalement, depuis que j'ai découvert la topique du "polyamour". Je ne considère d'ailleurs pas le terme comme technique, vu que je le trouve techniquement très mal construit, mais - immense mérite - c'est le terme qui centralise le mieux le sujet dont il est question.

Sinon, je prends le parti d'accepter le fait de rester libre au sens le plus commun du terme, seul, comme une forme d'ironie comique : je voulais être libres dans mes relations, je suis libre de chez libre - j'en ris d'ailleurs volontiers avec une ex devenue bonne amie. Puis, j'ai pris le parti d'en rire avec plus d'intelligence, le fait de rester seul n'est ni plus, ni moins que le fait d'une réalité qui, bien qu'a priori désagréable, mérite de se réjouir : la liberté de chacun, chacune d'aimer comme bon lui semble et qui bon lui semble. Ce que je veux dire, c'est que dans le fait de rester seul je retrouve avec joie la liberté des personnes qui m'ont plu ces dernières années même si cette liberté ne va pas en ma faveur et je n'ai aucune envie de m'en sentir victime. Il y a eu rencontres, certaines plus riches que d'autres, et finalement, ce qui importe le plus, c'est que peut importe ce qui se passe, pourvu que cela se passe bien et je pense que les choix qui m'ont laissé seul ont été fait pour le mieux.

Bref, je peux me sentir seul, mais cette solitude résulte des meilleurs choix possibles dans les rencontres que j'ai faites, reste la rencontre de la réalité et de la liberté de personnes qui n'en perdent pas moins leur charme. (Le meilleur choix n'exclut nullement des erreurs ou des torts de ma part, voire, parfois les justifie comme meilleur choix.)

Je ne me sens ainsi plus victime d'une culture où l'exclusivité est le choix d'une majorité de personnes, je le vis au contraire comme l'expression de la réalité du consentement d'une majorité de personnes. Il m'arrive ainsi souvent de m'étonner que telle ou telle préfère le choix de la non-exclusivité à ma grande surprise pour voir poindre - avec amusement - cette autre réalité où c'est rare de plaire à une personne qui peut plaire à soi. C'est comme pour l'homosexualité ou l'hétérosexualité, le fait de partager une même orientation ne signifie pas une attraction et il en va de même pour le fait de partager les mêmes dispositions relationnelles, exclusives ou non. En fait, j'ai juste l'impression que le fait que je suis seul est le résultat d'une réalité complexe qui est celle du consentement dans le développement des rencontres. Bref, cela me semble le résultat d'une réalité saine - bien que j'en trouve la culture insuffisante - et j'ai plus de doute dans ma capacité de me réjouir de la réalité que dans les possibilités de la réalité.
_______________

En deux petites phrases chocs (et foireuses)
Ne pas être aimé, rester seul, est une manifestation saine de la liberté de l'autre d'aimer... ou pas. Comme toute manifestation saine de la liberté, elle mériterait davantage de réjouissance.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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(compte clôturé)

le lundi 04 août 2014 à 21h25

Coucou, je voulais réagir simplement en disant que je suis aussi dans la même situation (poly et célibataire). Pour moi la solution de ne pas l'assumer frontalement pose problème, car pour ma part elle a eut pour résultat de me placer dans des relations monogames qui ne me correspondaient pas (et à force de tenter on s'use vite sentimentalement). Je ne pense donc pas que la "dissimulation préventive" serve à quelque chose, car il ne fait que créer une situation de mal être dans une relation monogame qui même si techniquement n'a pas besoin d'être polyamoureuse, garde une philosophie des relations amoureuses contradictoires. Enfin cacher le fait d'être poly expose d'autant plus à un rappel plus ou moins violent à la norme monogame. Bon courage pour l'assumer pour les prochaines relations si cela se passe mal. Certes l'annonce est difficile car être polyamoureux est encore lourd de sous entendu et de préjugé, mais dans un début de relation fait avec bienveillance et respect je pense pas que se soit si dur à faire.

Enfin en tant qu'homme hétéro, cacher le fait que je sois poly me fait craindre de renforcer une domination intime/sentimentale sur ma partenaire. Je ne saurais pas l'expliquer clairement mais en tant que féministe je tiens aussi à être vigilant sur ce point.

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Cogito

le lundi 04 mai 2020 à 17h30

Bonjour à tous.
Je me permet de déterrer ce fil pour vous exposer ma situation de personne qui se découvre avec une tendance polyamoureuse et qui ne se trouve pas même dans un couple mono.
Comment suis-je convaincu d'être polyamoureux, plutôt que mono en série ?
Tout simplement parce que je ressens des sentiments romantiques ou des attirances physiques pour plusieurs femmes en même temps. De même, au cours de ma vie, j'ai appris à ne pas être jaloux et même à éprouver de la compersion (même si c'est ici que j'ai appris ce mot). Ce fut là ma première leçon que d'accepter que celle pour qui j'ai des sentiments puisse aimer quelqu'un d'autre et en être heureuse.
En somme, je n'ai fait que m'appliquer ce que je permettais à celles que j'aime.
Je ne sais pas ce cela est la bonne définition de la polyamorie, vu qu'aucun de ces sentiments ne sont réciproques de la part des personnes concernées. Tout du moins, pas assez pour que nous puissions envisager une relation plus qu'un sentiment fraternel un peu plus poussé qu'une simple amitié. Donc, je ne peux pas parler à proprement dit de vécu polyamoureux pour l'instant même si je peux penser que c'est la façon qui me conviendrait de vivre.
C'est d'ailleurs pour bien déterminer si mon état d'esprit de laisser libre les personnes que j'aime que je poste aussi ici.
Mais, maintenant (pour revenir au sujet du fil) si je veux conserver mon intégrité et le choix à une (ou plusieurs) future(s) relation(s), je me dois de ne pas laisser espérer que je puisse donner une exclusivité relationnelle. Ce ne serait pas honnête de ma part et il est pour moi important que pour qu'une relation soit vraie, elle doit avant tout concerner au moins deux personnes qui sont honnêtes entre elles, mais aussi avec elles-même. J'ai l'impression que cela restreint drastiquement le champ de recherche. De plus,avec le célibat, j'ai pris goût à une certaine indépendance personnelle et au delà, la conviction que je ne peux à moi seul faire le bonheur de quelqu'un.
Donc, si j'ai encore une question après cet exposé, c'est de savoir si certains d'entre vous sont passé par cette phase et comment ils la vivent ou l'ont vécu.

Merci à vous.

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bonheur

le lundi 04 mai 2020 à 20h39

Très jeune, j'ai eu une période de célibat. Affectivement, j'étais quelque peu échaudée et avait peu envie de sérieux. Par contre, mon expérience de l'époque, est revenu instinctivement lorsque je me suis posée la question de la sexualité alternative. Impossible pour moi. La ou les raison-s, j'ignore. Toutefois, ça me met en colère que l'on veuille de moi du sexe, si j'ai déjà eu un partenaire dans les heures ou mêmes les jours avant. Curieusement, avec la même personne je n'est pas de blocage. Je n'ai jamais eu d'explications de ce phénomène.

Je m'imagine beaucoup. J'ai un imaginaire débordant. Et finalement, à chaque fois que je me situe en situation de célibat, je m'imagine dans de nombreux bras câlins mais jamais dans une sexualité plurielles (alternative). Donc, voici la seule réponse actuelle que je puisse formuler. J'ai conscience d'être particulière.

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bodhicitta

le lundi 04 mai 2020 à 22h01

Quand à moi le célibat ça fait 9 mois... Ça ne m'était jamais vraiment arrivé depuis+de 10 ans... Mais là ça risque de durer, suites aux circonstances de la vie, (4 gamins en "jeux") après 3 semaines de rencontres, besoin de déménager, donc dans mon village...
Résultats, là j'suis en pause, c'est pas demain qu'un mec me touchera! (Si j'avais eu la force de rester dans le mode poly ça m'aurait sûrement préservé)
Le mode célibat ne te protège en rien, si ce n'est que de vivre de nouvelles expériences, faire des rencontres "profondes"
Mon cas perso, est perso, faut pas oublier !

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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LibreAVous

le lundi 04 mai 2020 à 22h16

Même chose pour ma part, des relations rendues mono de fait par l'absence de 2e rencontre simultanée (et de longs célibats contraints entre deux) qui ne m'ont pas vraiment laissé l'occasion d'expérimenter un polyamour effectif.
En effet, je cherche encore "où sont les poly.e.s" :-D donc je dirais que tout en continuant à chercher, je me suis résolu à mentir par omission lorsqu'une relation mono se présente, et tenter de l'amener à son rythme à s'ouvrir à cette idée. Et quand ça coince, eh ben, rebelote.

Cogito
au delà, la conviction que je ne peux à moi seul faire le bonheur de quelqu'un.

Je tiens à dire que je ne suis pas d'accord : ça dépend du quelqu'un en question et pas de toi !
Cette personne peut très bien se satisfaire de votre relation, que toi tu en aies besoin d'autres, et que ça convienne à tout le monde.

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Mark

le lundi 04 mai 2020 à 23h36

LibreAVous
En effet, je cherche encore "où sont les poly.e.s" :-D donc je dirais que tout en continuant à chercher, je me suis résolu à mentir par omission lorsqu'une relation mono se présente, et tenter de l'amener à son rythme à s'ouvrir à cette idée. Et quand ça coince, eh ben, rebelote.

Arf. Imagines toi découvrir l'inverse dans une relation naissante dans laquelle tu as envie de t'investir parce que tu veux y croire? Tu réagirais comment?
edit: Je t'invites à parcourir les -nombreuses- discussions des personnes qui apprennent la non-monogamie de leur partenaire. Ça te donnera une idée de l'impact que cela peut avoir.

Message modifié par son auteur il y a un mois.

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bonheur

le mardi 05 mai 2020 à 10h50

Chacun-e est libre, mais que de soi !

Le fait de se définir comme poly, implique que par nature on s'engage sur une volonté intrinsèquement profonde d'honnêteté, sincérité, franchise et au maximum de transparence.

Pour moi, une personne poly s'auto-suffirait. Le célibat peut donc se vivre aisément. Le manque de l'autre conditionne déjà un effet de dépendance. Ne faudrait-il pas trouver un équilibre entre auto-suffisance et affection d'autrui ? Laisser venir à soi et exprimer. Si autrui ne conçoit pas le polyamour, alors il y aura de toute façon des incompatibilités qui se révèleront douloureuses. Je préfère pour ma part, exprimer assez tôt ma situation de non célibataire (je n'y peux rien, si notre duo marche ainsi sur la durée. C'est un fait, voilà tout) et ne pas laisser s'illusionner autrui.

Mais oui, dire après coup, peut aussi se faire. Moi j'aimerais pas que l'on me fasse cela.

Je connais des personnes qui au contraire préfère ne pas savoir. C'est incompréhensible pour moi, tout comme mon besoin de transparence doit l'être pour ces personnes.

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Profil

LibreAVous

le mardi 05 mai 2020 à 16h38

Mark
Arf. Imagines toi découvrir l'inverse dans une relation naissante dans laquelle tu as envie de t'investir parce que tu veux y croire? Tu réagirais comment?

Découvrir que l'autre n'est pas ouverte à l'inclusivité ? La monogamie étant implicite dans toute rencontre, ça m'arrive (jusqu'ici) à chaque fois donc j'imagine assez bien !
Réaction simple : y croire ne suffit pas, je reste réaliste, ça coince et rebelote. :-(

bonheur
Pour moi, une personne poly s'auto-suffirait.
Ne faudrait-il pas trouver un équilibre entre auto-suffisance et affection d'autrui ?

Nous sommes une espèce instinctivement tribale, pas solitaire. Il arrive un moment où l'auto-suffisance ne suffit plus.
Sans rentrer dans les détails, j'ai fait à peu près le tour de ce que je voulais faire seul, les envies qui me restent demandent toutes du partage. Limite matérielle de l'auto-suffisance atteinte. C'est comme jouer à un jeu de société tout seul : ça ne marche pas vraiment.

bonheur
Mais oui, dire après coup, peut aussi se faire. Moi j'aimerais pas que l'on me fasse cela.

Pour préciser, c'est pas tant "après coup", mais plutôt "le plus rapidement possible tout en respectant les limites de l'autre pour ne pas briser prématurément la relation". Équilibre pas toujours facile à trouver, surtout au tout début...

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Profil

Mark

le mardi 05 mai 2020 à 18h05

@LibreAVous


Pour préciser, c'est pas tant "après coup", mais plutôt "le plus rapidement possible tout en respectant les limites de l'autre pour ne pas briser prématurément la relation". Équilibre pas toujours facile à trouver, surtout au tout début...

euh, ça n'a juste rien à voir avec ce que tu dis un peu plus haut? Ou tu expliques que tu en es à devoir mentir par omission et de tenter de ramener ta partenaire à partager tes besoins de liberté chemin faisant, là il s'agit de trouver le "bon moment" pour en parler. C'est pas une précision, ce n'est pas du tout le même débat.

Je veux bien discuter de la complexité du timing, qui à mon avis est un faux problème, mais je ne peux pas entendre le mensonge par omission pour éviter de louper un début de relation. Si tu dis que cela t'arrive à chaque fois jusqu'à présent, ne penses tu pas qu'il s'agit d'un problème de communication ou de besoin non respecté?

Pas d'accord non plus sur le fait la monogamie est implicite dans toute rencontre, dès lors que c'est clairement exprimé lors des discussions avant . cf supra. (si on veut bien partir du principe qu'un profil est lu ou que le sujet est évoqué préalablement.)

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Buddha (invité)

le mardi 05 mai 2020 à 18h23

Coucou.

C'est simple.

Restes toi même.

Ne fais pas à autrui ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasses.

Donc si tu juges qu'il est préférable que nous te disons quelle orientation de "vie-relation", qu'on te soit franc, et non pas attendre x mois, années pour te révéler la vérité.
Fais le, sois direct.

Comme tu le sentirais.

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Profil

LibreAVous

le mardi 05 mai 2020 à 19h25

@Mark : je t'accorde que je suis peut-être un peu trop orthodoxe du mot "mensonge". Pour moi (et d'autant plus quand c'est moi qui m'exprime, avec les autres je peux être plus souple), dès que je refoule quelque chose d'important qui voudrait sortir, je mens.

A titre de comparaison, autre sujet "délicat" : les enfants. Je ne veux pas en avoir et c'est non négociable. Donc lors d'un premier contact, je m'arrange toujours pour que le thème arrive rapidement sur le tapis, pour que celle qui vient pour trouver un papa puisse me lâcher le morceau tout de suite, ou au moins sache à quoi s'en tenir à l'avenir. Si elle a ça en tête, n'en dit rien et poursuit, pour moi il y a mensonge par omission...

@Buddha : rester moi-même en totalité, c'est justement ce qui ne me réussit pas. Et je pense que lovelorn qui a initié le sujet a[vait] exactement le même problème. Si on fait à autrui ce qu'on aimerait qu'on nous fasse, on fait peur.
Et pour être direct, j'ai pas compris ta plus grande phrase :-)

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