Participation aux discussions
Discussion : Perdu
Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?
Aki
le vendredi 27 février 2026 à 03h04
Ah oui, je n'avais pas pensé à cet aspect en lien avec la parentalité (un non-sujet pour moi). Tu penses qu'il existe une forme d'encouragement dans ce domaine ?
Tu as raison, souvent on ne change pas pour plaire aux autres mais pour avoir de meilleurs relations. Ce qu'on change peut ne pas plaire à tout le monde, et il faut l'affronter malgré tout.
Je ne peux qu'imaginer combien ça doit être dur de voir que les hommes (qu'on aime) ne changent pas, ou si peu, ou si lentement, etc. Il y a une tribune de l'ONU sur le sujet : Le silence des hommes doit cesser.
Pourrais-tu détailler un peu plus ces choses qui te semblent importantes ?
C'est vrai ce que tu dis sur "la profondeur et la joie qui se vit entre femmes". J'avais vu passer un article qui décrivait combien beaucoup d'hommes n'avaient en fait pas d'amis sincères et souvent quasiment personne à qui se confier (à part leur compagne, généralement). Sur un réseau social, un homme avait publié une photo d'un homme abattu en train de marché seul sur un chemin, la légende était "Plus on est vrai, plus on est seul". Et ça m'avait interpellé qu'on puisse avoir cette vision pessimiste (et "masculine") des rapports humains.
Dans les rapports entre femmes (même s'il peut exister une méfiance et une "concurrence" féroce, parfois) je remarque, comme tu le soulignes, qu'il y a de belles solidarités. C'est d'ailleurs pour ça que c'est beaucoup plus agréable (et donc efficace) de travailler avec des femmes (personnellement). Il reste difficile de faire confiance aux hommes, dans le milieu professionnel comme ailleurs.
Nous avons beaucoup à apprendre de la façon dont les femmes se considèrent et interagissent entre elles.
Discussion : Corps médical
Aki
le vendredi 27 février 2026 à 02h33
May
Le fait que des personnes dont le métier est de savoir ce qui est bon pour ma santé considèrent que cette relation est néfaste à cette dernière est difficile à vivre.
Et oui, c'est dur.
Il y a un rapport d'autorité qui peut rendre la relation compliquée, surtout si la personne ne part que de ses propres préjugés et se trouve être ignorante de ce que l'ont vit (ce qui est parfois difficile à admettre pour certains professionnels !).
Parler de polyamour à un psychologue monogame, c'est comme parler de végétalisme à un médecin carniste ou parler d'homosexualité à un sexologue hétéro : au mieux, il aura du mal à réellement comprendre toutes les implications de la chose (même avec une formation, même en ayant lu des études et des bouquins sur le sujet), au pire il tirera des conclusions biaisées et trop souvent sans autre fondement que ses croyances.
Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?
Aki
le mercredi 25 février 2026 à 15h36
J'entends tout à fait vos points de vue : ça semble être une charge énorme que de relationner avec un homme ordinaire. Certains se plaignent aussi de leurs relations avec leurs potes. Et c'est pour ça que beaucoup de ceux "en déconstruction" préfèrent avoir des amies.
Pourquoi si peu d'hommes refusent de s'y mettre, ou abandonnent rapidement ?
Je me demande si c'est entendable que ceux qui rejettent (autant que possible) le patriarcat, qui cherchent à devenir de meilleures personnes, à se déconstruire, à devenir féministes, etc ... se prennent souvent des bâtons de tous les côtés :
- des masculinistes, qui les considèrent comme des traîtres, comme des lopettes, des sous-hommes, etc
- des hommes ordinaires, qui les écoutent mais les méprisent aussi, parfois
- des hommes militants vraiment déconstruits (labellisés "alliés féministes"), pour qui ils ne sont pas assez "purs"
- des femmes patriarcales, pour qui ils n'incarnent pas assez la masculinité, ne sont pas "assez virils"
- des femmes ordinaires, qui se méfient souvent d'eux (à raison)
- des féministes radicales, pour qui ils sont fatalement suspects et plaintifs. #ouinouin
Bref, tout ça pour dire qu'il n'y a, factuellement, aucun avantage personnel à se lancer dans une telle démarche pour un homme.
Il n'y a aucun encouragement, et plus souvent des reproches de toutes parts. Se remettre en question est donc beaucoup plus coûteux, socialement, que de rester dans cette éducation patriarcale pourrie.
Voilà, AMHA, pourquoi - au delà de la résistance de la majorité des hommes - les choses ne bougent pas.
En fait, c'est un peu la même chose que quand tu deviens végane : tu chemines vers des valeurs, vers une attitude respectueuse et une vision idéale du monde, mais au final, tu subies des contraintes et la majorité des gens te méprisent (voir t'agressent verbalement). C'est pour ça que la plupart abandonnent.
Les hommes déconstruits sont des "flexitariens / végétariens relationnels" : ils refusent les violences les plus extrêmes, mais ça les arrange encore bien d'exploiter l'autre.
Pour finir, un petit rapport Ifop sur le sujet.
Discussion : Comment approcher le polyamour avec une collègue de travail ?
Aki
le mercredi 25 février 2026 à 14h52
Merci pour ces précisions.
Finalement, ta problématique est la même que pour toute personne qui est intéressée par une autre personne, mis à part que :
- tu es en couple marié
- vous êtes collègues de travail
Une fois que tu as bien pris conscience des risques inhérents au fait de travailler dans la même boîte, il te suffit d'être clair avec ta collègue et que l'un de vous fasse un pas vers l'autre. Personnellement, j'aurais tendance - dans cette situation - à rester distant et à laisser l'autre venir. Mais tu peux aussi lui en parler clairement, au besoin en utilisant cet outil par exemple.
Voici deux petits articles qui pourraient aussi t'intéresser :
Discussion : [Drôme] Café poly à Die
Discussion : Comment approcher le polyamour avec une collègue de travail ?
Aki
le lundi 23 février 2026 à 02h30
Salut,
petites questions :
- Ton épouse est "ok" pour quoi ?
- Qu'aimerais-tu vivre avec ta collègue ?
- Ta collègue sait-elle que vous êtes mariés ?
- A-t-elle elle-même des relations sexo-affectives ? Est-elle pacsée, mariée, etc ?
Il me semble qu'avant d'engager quoi que se soit, avoir les réponses à ces questions permettrait de t'assurer que tout est clair entre vous (et d'éventuelles autres personnes).
Discussion : Ma nouvelle compagne pratique l'échangisme depuis des années.
Aki
le lundi 23 février 2026 à 02h22
Peut-être que tu pourrais trouver des conseils plus adaptés sur un espace dédié à l'échangisme (plutôt qu'au polyamour) ?
Discussion : Quel type ou degré de relation avec les hommes cis je peux envisager sans nuire à mon féminisme ?
Aki
le lundi 23 février 2026 à 02h08
artichaut
On me prend souvent pour un mec déconstruit, mais j'ai appris par l'expérience que je finis toujours par décevoir. Ce n'est pas que de ma faute, mais aussi des personnes qui placent de faux espoirs en moi.
Ou des espoirs réels, mais irréalistes ?
Forcément, si ces personnes attendent que tu ais les mêmes capacités relationnelles / communicationnelles qu'une femme moyenne, elles ne peuvent qu'être déçues. En tant qu'homme, on peut faire tous les efforts que l'on veut, on se traînera toujours 10, 20, 30 ans ou plus d'éducation et d'expérience "masculine" dans une société patriarcale. Et ça ne peut que décevoir certaines femmes hétéras qui, dans le pire des cas, nous percevrons comme "irrécupérables" ; parce que ça n'est jamais assez.
Dans mon milieu social, certaines femmes (rares) finissent par avoir un mépris viscéral envers les hommes, les ignorant généralement. Soit elles se mettent en couple avec des femmes (et ont d'autres problèmes relationnels), soit elles restent volontairement célibataires, entretiennent leurs amitiés féminines ou vivent plutôt isolées.
D'autres (la majorité) s'obstinent à rechercher la compagnie des hommes malgré leurs innombrables défauts, testant les uns les autres, en espérant tomber, un jour, sur quelqu'un de satisfaisant.
J'ai l'impression que pour avoir des relations (hétéro), il est nécessaire d'être conscient-e des problèmes spécifiques de l'autre, de ses limites, des défauts de son éducation, de ses expériences (en fonction de son genre), et d'accepter que ça ne peut pas être parfait, qu'on sera fatalement déçu-e si nos exigences dépassent les capacités de la personne à s'améliorer.
Discussion : Relation hiérarchique, dépression et nouvelles relations
Aki
le mercredi 18 février 2026 à 15h48
Avez-vous discuter de vos limites, au préalable, concernant le nombre de partenaires, l'intégration de nouvelles relations dans un contexte émotionnel difficile pour un-e des partenaires, etc ?
Intégrer des personnes monogames à un polycule est souvent casse-gueule (de ma maigre expérience) et tu as bien raison de t'en méfier. Les difficultés potentielles de leur relation (le "mono-poly drama") risquent de t'impacter, c'est sûr.
Pam
j’aimerai juste qu’il mette une limite au service de mon état de santé en disant à cette personne : « aujourd’hui Pam ne va pas bien et commencer quelque chose génère une insécurité qu’elle n’a pas la capacité de gérer pour le moment, je vais mettre une limite relationnel entre nous le temps qu’elle aille mieux pour que ça puisse aller à son rythme ».
Qu'est-ce qui t'empêche de le faire si tu t'en sens légitime et que ça te semble prioritaire ?
Lui en as-tu touché un mot déjà ?
Discussion : [Docu] Les ruses du désir, docu de Gérard Miller, 2011
Aki
le dimanche 08 février 2026 à 12h01
Concernant Beigbeder, un rapide tour sur Wikipedia donne ça :
WIKIPEDIA
En 2013, il est signataire du « manifeste des 343 salauds » paru dans le mensuel Causeur, qui défend le droit d'aller « aux putes », s'opposant ainsi à la proposition de loi pour la pénalisation des clients de la prostitution.En janvier 2014, le site de l'association de critique des médias Acrimed publie un article critiquant le magazine Lui, dont il est le directeur de publication depuis 2013, lui reprochant notamment son antiféminisme « branché ».
Beigbeder a souvent côtoyé Matzneff*. Dans une émission de 1995, les deux hommes, accompagnés de Thierry Ardisson, plaisantent sur les « filles de 12 ans et demi » avec qui ils pourraient avoir envie de passer la nuit.
Je ne sais pas si c'est un vrai numéro de Valeurs Actuelles (ou une blague) mais je suis tombé sur ça :
Sauvons l'homme blanc hétérosexuel de 50 ans : pourquoi il faut soutenir Frederic Beigbeder, écrivain, face à l'offensive "woke" qui veut le censurer
*Pour rappel : Gabriel Matzneff est un pédocriminel et touriste sexuel notoire dont les oeuvres littéraires (certaines décrivant sa vie intime avec des mineur-es) ont été encensées depuis des décennies. Beigbeder a été membre du jury qui lui a décerné le prix Renaudot en 2013.
Voilà voilà ...
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
Aki
le samedi 07 février 2026 à 21h39
C'est qu'en parlant de "récupération outrancière du polyamour" [par le capitalisme], ça présuppose un plan, une intention malfaisante, donc des personnes derrière. J'ai du mal a le voir comme une entité désincarnée (ou même comme un comportement).
Quand quelqu'un est violent, par exemple, je ne vois pas trop comment considérer que ça ne serait pas les actes délibérés d'une personne précise mais juste "la violence" qui s'exprime. Les idées ne flottent pas dans l'air, ce sont des humains qui les mettent en pratique.
Je ne sais pas si mon incompréhension est claire.
Message modifié par son auteur il y a un mois.
Discussion : [Lexique] Polymonogamie ou Poly-Monogamie
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Aki
le mardi 03 février 2026 à 15h23
Hm, je vois l'idée, mais est-ce qu'on relationne de la même manière dans la France du XXIème siècle que dans l'Italie du XVIIème ou dans l'Angleterre du XIXème ?
Peut-on réellement faire des généralités aussi simplistes, quant aux lieux, aux époques, aux contextes sociaux-économiques, etc ?
Certes, il y a eu le romantisme en Europe de l'ouest au XIXème ; mais quid du reste du monde ? Comment la monogamie a-t-elle évolué en Chine, au Congo, au Pérou, etc ? Bref, qui est ce "on" ?
Discussion : [Presse] Polyamour vu dans la presse (fil général)
Aki
le mardi 03 février 2026 à 15h05
Paul-Eaglott
Un documentaire sur Arte.tv
Ca reste très généraliste mais il y a des intervenant-es de qualité. Ce docu permet à quelqu'un qui n'y connaît rien d'effleurer le sujet (origine du patriarcat, mariage, etc), et c'est déjà beaucoup !
Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
Aki
le lundi 02 février 2026 à 12h54
Difficile de faire des généralités sur des milliards de relations différentes avec des gens différents, dans des contextes culturels, avec des éducations, des traumas, des expériences différentes. Ca me semble vraiment casse-gueule. =S
Discussion : Libertinage/ culpabilité
Aki
le lundi 02 février 2026 à 12h49
Veux-tu continuer à avoir ces expériences malgré tout ?
Est-ce que ça poserait problème à ton mari aujourd'hui ou serait-il d'accord ?
Le cas échéant, pourquoi te sentir coupable de faire quelque chose qui ne dérange personne ?
Discussion : [Podcast] Pourquoi la tendresse devrait-elle rester enfermée dans le cadre de nos relations romantiques ?
Discussion : Amours compersives, amitiés compersives, ou la compersion comme modalité interactionnelle
Aki
le vendredi 30 janvier 2026 à 11h44
Ouep, peut-être qu'on peut arrêter de mettre des étiquettes aux personnes avec qui nous interagissons (de plein de manières différentes). Le mot "ami-e" est assez neutre, en effet, pour désigner des personnes importantes dans nos vies.
Cela dit, par exemple, j'ai eu une relation très compliquée avec une femme qui était perdue par cette désignation "d'amie" (nous dormions ensemble et avions des rapports sexuels parfois), elle n'était pas à l'aise avec cette étiquette trop "neutre".
Plus récemment, une personne (plutôt bi-flexi-monogame) avec qui j'ai une relation romantique m'a demandé si nous étions "ami-es" et je sens qu'elle veut mettre le mot "couple" sur notre relation. Ca vient bousculer un peu ma volonté de sortir de la différenciation. J'aimerais plutôt définir notre relation point par point, aspect par aspect, et ne pas résumer tout ça à un concept (ou stéréotype grossier).
Discussion : Dis...c'est quoi l'amour ?
Aki
le mardi 27 janvier 2026 à 16h15
Artichaut
Le capitalisme est né au XVIIe-XVIIIe siècle comme la monogamie, telle qu'on la connaît, telle qu'on la pratique aujourd'hui.
Euh, qu'est-ce que la monogamie "telle qu'on la connaît", svp ?