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"Je t'aime"

Politique
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(compte clôturé)

le mardi 24 novembre 2015 à 23h27

Bonsoir,
Après avoir passé pas mal de temps, un peu épisodiquement mais depuis des mois, à lire ce forum, et d'autres choses sur le sujet, après m'être aventuré, égaré, enthousiasmé, embourbé, dans des expérimentations plus ou moins brouillonnes, j'en suis venu à essayer de formuler aujourd'hui ce qui me semble être une manière qui me convient d'envisager "l'amour". Je me permets de vous le soumettre. Ce sera au mieux une modeste contribution à une communauté qui a beaucoup nourri ma réflexion (et j'en profite pour vous remercier!), et au pire une redondance superflue ressassant des choses maintes fois lues et mieux dites. Quoiqu'il en soit, vos retours m'intéresseront.

(Je l'ai mis sous "politique", parce qu'il me semble, encore plus par les temps qui courent, que l'amour, poly ou non, est une question éminemment politique. Mais s'il faut le classer ailleurs, je m'en remets aux gardiens de ce lieu!)

Et si « je t'aime » pouvait ne signifier « rien d'autre » que : « Je t'ouvre mon coeur, j'ai envie que tu sois dans ma vie, d'une manière ou d'une autre, je me réjouis que tu y sois et j'en suis heureux-se, et je souhaite être accueilli dans ton coeur, et dans ta vie, d'une manière ou d'une autre. Je souhaite te chérir et me laisser chérir par toi. Là, au présent. Et si ça dépasse juste ce présent, je souhaite prendre soin de toi quand il me semblera que tu en as besoin, ou que tu le demandes, et je souhaite pouvoir compter sur toi de même (tout en sachant l'un et l'autre qu'il y a des moments, pour toutes sortes de raisons qu'il n'est même pas nécessaire de commenter, où il nous est moins, voire pas du tout, possible, d'être là – un peu comme si mon père est mourant, je ne vais pas pouvoir être à côté de mon fils qui doit soudainement se faire opérer d'une appendicite, ou si je suis en voilier avec une amie en Patagonie, je ne vais pas pouvoir soutenir cette autre amie que son mec a brusquement larguée, ou si c'est le soir de la première du spectacle où mon fils joue le rôle principal, je ne vais pas venir à cette fête costumée sur le thème « sexualité transgressive » où tu me demandes de t'accompagner – et où j'adorerais pourtant aller faire des trucs transgressifs avec toi!. »

Et il peut y avoir des moments où on est plus distants, silencieux, voire même absents. Et peut-être même que ça ne dure pas longtemps ; même pas au-delà de cette nuit (mais cette nuit, « je t'aime »). Et de toute façon, ça peut se terminer, définitivement ou momentanément, mais sans en faire un drame (toujours en s'aimant, d'une certaine manière – c'est pour ça qu'en fait je crois que ça ne se termine jamais).

Tout ça sans qu'il y ait quelque chose comme « LE couple ».

Il y a des personnes – des amant-e-s, des amour-e-s, des ami-e-s. L'amour, c'est prendre soin de personnes, pas de relations !

Et il peut y avoir OU NON de la sexualité, ou de la sensualité – n'importe où entre juste se prendre dans les bras mutuellement et explorer une sexualité débridée qui ne serait racontable à personne. Il peut y avoir des moments où il y a de la sexualité, et d'autres pas. Des moments où c'est juste une balade en forêt en se tenant par la main, et d'autres où c'est aller dans un club libertin et trouver du plaisir à voir l'autre faire l'amour avec une, ou deux, ou trois, ou plus, autres personnes! Tout ça dans le respect des désirs (qui changent) et des limites (qui changent) de chacun-e. Mais ça peut aussi être le simple plaisir de partager un moment à naviguer, ou visiter une expo, ou s'asseoir dans l'herbe et se raconter – sans même se toucher.

Et pourtant on peut se dire « je t'aime ». En y étant entièrement engagé et totalement dégagé. Disponible (pas « à disposition » - la disponibilité est un état intérieur…).

On peut s'écrire un mot, ou beaucoup de mots, chaque jour, ou se voir chaque semaine, ou s'écrire quand on en a envie, s'appeler ou pas, se revoir tous les trois mois, tous les trois ans, même, pourquoi pas, sans se faire aucun signe dans l'intervalle, partir en vacances, ne se voir que pour des soirées. Ne plus se voir.

Et enfin ce « je t'aime » peut (mais ne doit pas nécessairement ! Pas de nouvelle morale!) être adressé à des personnes différentes, d'ailleurs de sexe différent – et pas successivement dans notre vie : aux mêmes moments (et d'ailleurs pourquoi pas littéralement : pourquoi trois personnes ensemble ne pourraient-elles pas se dire, chacune aux deux autres, « je t'aime » - et qu'il puisse, ou non, y avoir de la sexualité ou de la sensualité, on s'en fout!!). Ne serait-ce que parce que c'est absurde de penser, ou d'exiger, qu'une seule et même personne devrait partager avec toi tout ce que tu aimes (ou toi avec elle). Un ami avec qui tu aimes aller camper dans des coins perdus, et passer la soirée près du feu en jouant du tambour et en vous racontant vos voyages, n'a peut-être pas du tout envie de t'accompagner pour une nuit avec une copine qui aime qu'on soit trois dans son lit. Et tu n'aurais pas envie qu'il soit avec toi pour une soirée chez cet amoureux avec qui c'est si doux d'être juste les deux. Mais qui à son tour se fiche pas mal de venir avec toi écouter Patti Smith en concert à trois heures de route.

Personne n'a à se sentir lésé parce que celui ou celle qui me dit « je t'aime » le dit aussi à un, une ou des autres. Ou ne le dit pas, mais le dira peut-être. Parce que ce « je t'aime » n'a toute sa force que s'il est dit par un être indépendant, que j'accueille sans le limiter. Je n'ai pas besoin de l'emprisonner dans mes rêves. Parce que ma vie est pleine sans lui ou elle. Et que j'ai confiance que où qu'ille aille, quoi qu'ille fasse, et avec qui que ce soit, je peux compter sur lui/elle (ou pas, mais c'est pas si grave!). Et je sais qu'ille ne va pas m'enfermer. Et que si des sentiments de ce genre (ou d'autres, comme la jalousie…) devaient apparaître, on pourra apprendre à en parler, dans la plus grande bienveillance, pour traverser ces entraves qui ne sont pas des signes d'amour mais des restrictions de la vie.

C'est simple. Pas tellement de sérieux. Ou alors « le sérieux que met l'enfant à ses jeux ». Pas ces drames que nous en faisons à partir de nos peurs, de nos blessures, de nos angoisses de manque. Et pas non plus une chose tellement « importante », au point d'en faire la préoccupation centrale de la vie, dans une représentation étriquée (à la fois de l'amour et de la vie). Un jeu. A partager. Pas à limiter.

Et comme ça, il y aura toujours plus d'amour, partout. Et de joie. Et de liberté.

Impossible ? Mais là où nous sommes aujourd'hui, sur tous les plans, si nous nous en tenons au possible, nous sommes morts...

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luna_mi

le mardi 24 novembre 2015 à 23h36

Merci !

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lecilduloup (invité)

le mercredi 25 novembre 2015 à 00h31

waouuu, merci infiniment pour le partage de cette vision, cela me permet ici à l'instant de transformer mon état émotionnel triste purement élaboré par la vision étriqué de toute la signification que l'on donne à ce "je t'aime" de qq chose de lourd et pesant à qq chose de plus léger sans être forcément éphémère. La loi du conditionnement toujours pareil nous enferme dans nos souffrances et nos peurs, savoir les regarder permet leur dissolution de façon quasi instantanée. C'est ce qu'il vient de se produire à la lecture de cette discussion.
Merci je t'aime !

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Celeste (invité)

le mercredi 25 novembre 2015 à 01h31

C'est très beau ce "je t'aime", il ne peut avoir de vérité que dans l'instant, et oui, ce n'est pas une prison...
Te lire me fais du bien.

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Livia

le mercredi 25 novembre 2015 à 09h47

Cela fait tellement de bien à lire... Merci pour ce billet plein d'amour et de bon sens ! Bravo !

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LeCielEstBleu (invité)

le mercredi 25 novembre 2015 à 14h28

En allemand, on dirait "Du sprichst mir aus dem Herzen", tu parles depuis mon coeur, tu parles comme si tu étais à la place de mon coeur... Bref, tu dis tout ce que je ressens - mais mieux que je ne saurais le dire ! Ton message est un manifeste...

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ScottBuckley

le mercredi 25 novembre 2015 à 14h42

Bonjour!

Connaissez-vous la vidéo de Solange te Parle , qui parle si justement de : ' dire je t'aime ' ? je vous la recommande chaudement (+) !

solangeteparle.com/tag/je-taime/

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bonheur

le mercredi 25 novembre 2015 à 15h26

Je ne suis pas persuadée d'adhérer à tout ce discours (post initial). Non pas qu'il ne soit pas intéressant ou pas pertinent, bien au contraire. Il correspond certainement à une grande partie des membres inscrits.

Ici, "l'histoire" commence avec "je t'aime"... Pour moi l'histoire commence bien avant. Et parfois même ce fameux "je t'aime" ne sera jamais prononcé. Les émotions, initiées par un chamboulement, des perturbations intérieures, aura déjà fait son oeuvre. Donc, oui, c'est une question de personnes, et non de relation... Ceci permet juste l'amour intérieur et parfois, il est préférable que celui-ci ne soit pas partagé du tout.

A titre individuelle, je suis aussi peu enclin aux faits d'aimer tout en délaissant. Si j'aime, dans le cadre d'un échange, je m'intéresse, je prend soin, etc... alors quelqu'un qui n'en n'a rien à foutre de moi durant des plombes, et qui d'un seul coup, se rappelle que j'existe... j'envoie chier sans concession. Cela ne m'empêchera pas de reconnaitre cette personne comme quelqu'un qui a suscité en moi toutes ces belles choses, voir avec qui j'ai partagé de magnifiques moments. Dans ce cas, ce n'est pas l'amour que je renie, c'est l'individu et son comportement. L'amour, il demeure en moi. Je le préserve comme un bien précieux.

Perso, l'amour sans attente et sans dépendance, n'a pas sa place. Le simple fait d'aimer, implique que je désire apprivoiser cette personne (attention, je dis pas domestiquer ou dompter et encore moins posséder) et que celle-ci m'apprivoise. Pour ce faire, il faut du temps, de l'attention, de la considération, de la constance, de la volonté, de la présence, de la vérité, de la gentillesse, de la simplicité, la liberté personnelle, de l'échange (y compris implicite, un sourire, un regard, etc), et surtout de l'authenticité. Cela fait beaucoup d'ingrédients, et donc un plat complexe, d'autant qu'il faudra surveillé la cuisson (équilibre au sein et entre toutes les personnes que j'aime). L'amour débute toujours dans un espace d'allégresse et un vent de légèreté... mais c'est uniquement sur un temps long et sur le bonheur général que j'en retire, que je peux être vraiment heureuse et aimer, dans un second sens, celui d'un lien et d'un attachement réel, vrai, sincère, sans équivoque.

Désolée ScottBuckley, je n'ai pas eu encore le temps de visionner cette vidéo. J'attends justement une visite. Un homme que j'ai rencontré en 2006... retrouvé (milieu professionnel) en 2010 et depuis, une avancée sur du "libre" et "équilibré" et ....

Ah oui, aussi, je confirme, sans sexe, c'est super également... mais là tout le monde connait déjà mes convictions en la matière

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(compte clôturé)

le mercredi 25 novembre 2015 à 15h31

Hello,

joli texte.
personnellement, il ne me parle pas trop mais ça doit être son côté “anarchiste relationnel utopique” qui me laisse indifférent.
Je ne sais si tu as voulu placer le curseur sur la déclaration d’amour elle-même ou sur l’amour indépendamment de son dire.
Il me laisse circonspect car il cherche à écarter ou à étanchéifier peut être un peu facilement ce qui précisément communique en permanence avec l’amour ou le ressenti d’amour: c’est à dire la metacommunication , la relation, le couple.
J’entends que c’est une vision utopique centré sur la dimension ludique/fun de l’amour et que l’utopie se soucie rarement d’éthique, d’économie, de projet à long terme, d’enjeux de métacommunication, de répartition des tâches ménagères et educatives. OK
Mais l'éviction du réel est souvent pour pas dire toujours la condition de l’utopie (si Utopia était une île, ce n’est pas tout à fait par hasard), et à trop larguer les amarres elle glisse sur les tristes sires comme moi qui vivent dans le temps humain avec ses émotions comiques ou dramatiques, ses choix cornéliens, ses conflits éthiques ou pas et ses engagements.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 27 novembre 2015 à 12h52

Mais... pourquoi "réalistes" et "utopistes" devraient-ils s'exclure?? Ils sont même probablement nécessaires les uns aux autres, sous peine, pour les premiers, de n'être plus qu'inertie massive et morte et, pour les seconds, pure virtualité inconsistante. Pour moi, la démarcation ne passe pas par là. Elle se fait entre, disons, "vivre avec une idée" et "se soumettre à l'état de fait présent"; entre ceux qui interrogent ce qui est, à partir de la conscience que ça pourrait être autrement, et ceux qui prennent pour la réalité ce qu'ils croient être la réalité (pas des tristes sires, des paranoïaques). Et là, Bagheera, il me semble que nous sommes du même côté. Parce que s'il y a des "conflits éthiques ou pas", et toutes sortes d'autres choses que tu mentionnes, c'est bien parce qu'on reconnaît que la réalité n'a pas la massivité simple et sans failles qu'on voudrait tellement lui trouver, mais qu'elle est... problématique. Et du coup, évidemment que cette "réalité" peut être habitée de multiples manières. Le problème, ce ne sont pas les nomades ou les sédentaires, mais les propriétaires: ceux qui croient que le monde est fait de propriétés, et n'a pas à faire l'objet d'une construction collective. Et sans doute ne faut-il pas trop vite perdre de vue que "réalité" est un concept - osons-le: bourgeois - qui joue un rôle central dans le dispositif des rapports de domination. Et c'est là que se trouve pour moi sur le plan intellectuel et politique un puissant apport créatif de l'idée de polyamour, quelle que soit la façon dont on la décline: donner à penser que la "réalité" peut être autre que ce qu'on croit qu'elle est... Une "ligne de fuite" (qui fait fuir la vie comprimée dans nos représentations de la réalité) au sens de Deleuze: "Sur des lignes de fuite, il ne peut plus y avoir qu'une chose, l'expérimentation-vie. On ne sait jamais d'avance, parce qu'on n'a pas plus d'avenir que de passé."
Ensuite, je suis bien d'accord que le plus intéressant, et aussi le plus difficile - parce que simplement le plus vivant -, c'est justement la façon dont on le décline dans nos expérimentations, joyeusement multiples. Sans que ça implique que certaines d'entre elles soient déclassées en "fun et ludiques", alors que d'autres seraient disons non pas "tristes" mais "sérieuses". Elles sont toutes sérieusement fun et ludiques, tant qu'elles honorent le caractère (osons encore ça) sacré de l'amour et de la vie!

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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(compte clôturé)

le vendredi 27 novembre 2015 à 15h37

Hello
tu as raison, regarder un peu plus loin que le bout de son nez, ça peut pas faire de mal. Elle me plait bien la citation de Deleuze.
Je dois juste être en bascule du côté obscur en ce moment. Du coup je peine à voir les possibilités de réenchanter la vie tout de suite; et forcément ceux qui y arrivent m'agacent plus ou moins. Plus en fait...
Désolé.
Je vais aller boire un coup avec Baloo, ça ira mieux après:-D

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bonheur

le samedi 28 novembre 2015 à 10h06

Optimisme - positivité - aller de l'avant, etc... Encore une fois, il y a tellement d'ouvrages sur le développement personnel. Par contre, c'est nuancé par rapport à l'utopie et au "monde imaginaire", qui, à mes yeux, est pertinent, mais doit rester pour ce qu'il est : de l'imaginaire.

Il faut rêver, mais de là à croire et surtout à s'accrocher à ses rêves (et pire au point de désirer arriver à les vivre)...

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(compte clôturé)

le samedi 28 novembre 2015 à 11h43

Le "développement personnel" me laisse totalement indifférent. Inflation de l'ego. J'essaie pour ma part de pratiquer la "dissolution personnelle" (bon, ok, juste là, je suis en train de faire le contraire - ça doit être mon côté ludique/fun...). Je méprise l'optimisme et la positivité (tout autant que leurs opposés). Je n'ai pas toujours beaucoup de goût pour les nuances (mais d'autre fois au contraire, si). Je déteste tous les "il faut" et tout ce qui s'accroche. J'essaie de ne pas faire de mes "rêves" des objets de désir, des projets qui font obstacle, que la volonté met en travers de la route - la vie prend soin d'elle-même -, mais des bûches à mettre dans le feu. Et les discours des Schtroumpfs à lunettes m'agacent - mais c'est parce que j'en ai longtemps été un moi-même.
J'aime aimer, au fond, et créer, et vivre.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

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bonheur

le samedi 28 novembre 2015 à 12h07

C'est ça la diversité humaine. Là dessus, je crois que l'on peut être un p'"tit peu d'accord.

Autre chose, je déteste également les "il faut" et pour moi la vie prend soin d'elle-même, parce que je l'aide. Les rêves qui sont des bûches à mettre dans le feu... ben je crois qu'on est également d'accord là dessus. Nous le faisons juste chacun à notre manière.

L'un de mes affectifs me disait toujours qu'avec moi, "après la pluie, le soleil revenait toujours". J'adore cette phrase, et dans mes rêves, un paysage magnifique, avec un arc en ciel, prenait la place, une magnifique place. Encore aujourd'hui, ce paysage revient, et je retrouve le sourire. Disons, que c'est une bûche, qui se consume le temps nécessaire et qui ravive le feu de joie intérieur, lorsque je suis dans l'impossibilité de l'auto-alimenter. Mais je ne vis pas que de ce type de bûches.

Il me manque la peau bleue et le bonnet blanc, mais malgré mes lunettes, je n'ai pas la prétention de tout savoir (au cas où le Schtroumpf à lunette m'était destiné). Il n'existe aucune vérité, serait plutôt le reflet de mes pensées, à part bien sûr celle qui est pertinente pour soi, à un instant X

Moi aussi, aimer et vivre... faire de ma vie une ouverture... pour moi et pour mon entourage, celui qui a le désir de m'apprécier et de m'aimer, quelque soit la nature du lien.

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LuLutine

le mercredi 02 décembre 2015 à 12h27

Qi-do
Personne n'a à se sentir lésé parce que celui ou celle qui me dit « je t'aime » le dit aussi à un, une ou des autres. Ou ne le dit pas, mais le dira peut-être. Parce que ce « je t'aime » n'a toute sa force que s'il est dit par un être indépendant, que j'accueille sans le limiter. Je n'ai pas besoin de l'emprisonner dans mes rêves. Parce que ma vie est pleine sans lui ou elle.

Très bien dit !
Ca me parle.

Pour le reste, il y a des passages avec lesquels je me sens moins en accord. Parce qu'ils semblent (mais je comprends peut-être de travers) impliquer un souhait de réciprocité, ça devient quelque part un amour conditionnel et....mon amour n'est pas conditionnel.

Le fait de maintenir une relation est pour moi conditionnel : le respect et la bienveillance sont un minimum. Il y a des comptes à rendre, oui, même si on se dit "indépendant(e)s" ! (Et tu montres très bien cette indépendance, cette non-dépendance plutôt car en fait...dès qu'il y a relation - saine - on est interdépendant(e)s, d'une façon où d'une autre, de façon légère ou plus appuyée...)

Sans ces conditions minimales, pas de relation (ou alors, relation destructrice, mais pour ma part dès que je vois un comportement qui ne me respecte pas, je fuis et je coupe la relation - ce qui dans les faits est arrivé très peu souvent, car même lorsqu'ils font une bourde, la majorité des gens savent s'excuser plutôt que d'inventer des justifications fumeuses).

En revanche, l'absence de ces conditions ne m'empêche pas d'aimer.

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bonheur

le jeudi 03 décembre 2015 à 09h45

J'aurais tendance à être d'accord !

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