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Discussion : Un nouveau un peu perdu ...
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 22h31
que Léopoldine ou bidibidibidi ai raison, c'est sûr il faut chercher un peu des deux côtés…
- il y a t-il un vrai engagement de ta part susceptible de faire durer une relation ?
- changes-tu au fil de la relation deviens-tu moins attentionné, etc ?
- tu dis "ne pas aimer le conflit" : prends-tu vraiment en compte tes partenaires (y compris dans leur changement d'état d'esprit) ? as-tu de l'empathie pour leur demandes ?
etc
inversement, rencontrer des polys, semble une bonne idée
…juste si ça recommence à l'identique (ce que je ne te souhaite pas du tout), là faudra vraiment te poser des questions…
Discussion : Filmographie sur le polyamour #1
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 13h45
Je me demandais, quand j'ajoute un film à la filmo, est-ce que vous voulez que je poste aussi ici (pour que vous soyiez tenu au courant des nouveautés) ?
Discussion : [Ne pas répondre à ce fil] Brouillon / Bac à sable BaS / Mise en forme / Tests en tous genres
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 13h32
L'amour-amoureux, cette pathologie miroir
[avertissement : ce qui va suivre est une proposition théorique sans récit personnel. je sais que certain·es aime ça, et d'autres non (ou moins).
j'envisage d'en écrire le pendant : le récit personnel de mon rapport à l'amour-amoureux (qui sans doute viendrais expliciter comment j'en arrive là). pour l'instant il n'est pas écrit, mais je le mentionnerais ici, si ça advient et chacun·e pourra alors lire ce qu'iel préfère.]
ça fait un moment que je tente —nottament sur ce forum— de modéliser quelque chose autour de l'amour-amoureux ("romantisme" comme disent certain·es à partir d'un dispensable et anachronique angliscisme). quelque chose que je ressens et que je ne parviens pas toujours à exprimer avec les mots justes. quelque chose en tout cas qui me fait m'en méfier depuis longtemps (même si les raisons ont évoluées au cours du temps).
en réalité je ne suis pas certain si je vais parler de l'amour-amoureux dans toute sa palette, ou simplement de la NRE, cette intensité particulière lié aux débuts des rencontres amoureuses, mais même si ce n'est que cette dernière, comme j'ai l'impression qu'en tant que génèse de la suite, elle est cause de beaucoup de malentendus, d'invibilisations des enjeux réels, et des emballement/déconvenues à venir… elle structure de fait l'amour-amoureux, elle en est son essence, son carburant, et son modèle idéalisé.
qu'est-ce qui différencie l'amour (que l'on trouve notamment en amitié et en parentalité) de l'amour-amoureux ? chacun·e à ses réponses : le fait qu'il y ai du sexe, une intensité particulière, un désir de fusion, une envie irrépréssible de tout le temps être avec l'autre, les papillons dans le ventre…
beaucoup —même parmis les+ critiques de la monogamie— disent aimer ça. aimer les jeux de séduction qui y mène. aimer le shoot d'ocytocine, le regain de confiance en soi, le bienfait au moral, etc.
"tomber amoureux/amoureuse" est comme accomplir une mue, renaître à soi-même, retrouver de la joie de vivre, de l'envie d'entreprendre, de l'ouverture au monde.
Mon hypothèse, — que l'on trouve certes de ci, de là, dans des livres de psychologie, ou des réflexions de personnes concernées… mais à mon sens jamais assez aproffondis — est que l'amour-amoureux ne serrait rien d'autre qu'une pathologie miroir (ou une pathologie du miroir, une pathologie narcissique).
Qu'est-ce que j'entends par là ?
Que ce qu'on nomme amour-amoureux est un amour que l'on croit dirigé vers l'autre mais qui est en réalité un amour dirigé vers soi (et qui à en définitive bien peu à voir avec l'autre). est une tentative inconsciente voire desepérée de s'aimer soi à travers l'autre. tentative innassumée et innasummable car non comprise comme telle.
Certain·es diront peut-être que je réinvente l'eau chause, que j'énonce des évidences, des banalités. Mais c'est peut-être car on s'arrête là et qu'on ne prend pas la peine d'en tirer les conclusions qui à mon sens s'imposent.
Pouquoi faire ce constat ? à quoi ça sert ? qu'est-ce que ça apporte ?
J'ai le sentiment ue ça apporte de la compréhension des enjeux, des mécansimes et de la clarté sur nos difficultés ou nos échecs.
les papillons dans le ventre…
ça se passe dans notre bide, dans notre corps
ça devrait être un énorme indice que ça nous concerne nous, et que ça n'a rien à voir avec l'autre !
la jalousie
si l'on est dans la croyance que l'autre (et pas seulement l'image qu'on se fait de l'autre) fabrique cet amour-amoureux en nous, et tout ce qu'on peut constater comme "effet positifs" sur nous-même (notre corps, notre mental), alors tout d'un coup l'idée que l'autre puisse disparaître, même momentanément (soupçon réel ou fantasmé d'infidélité conjugale, peur d'être remplacé·e) devient absolument inentendable, et on peut effectivement avoir l'impression que le sol s'effondre sous nos pieds.
le manque, la dépendance
ça fonctionne comme une drogue, normal qu'on devienne rapidement accroc et qu'on ai du mal à faire sans. mais on n'est pas accroc à l'aure, de même qu'on n'est pas accroc à son dealer, on est juste accroc à un produit (au sens de ce qui est produit par)
les exigences, les attentes
puisque l'autre peut produire ceci, on en veut toujours plus, comme avec notre dealer.
de surcroît on a le sentiment de donner (par exemple en disant "je t'aime") ou d'être (amoureux/amoureuse) et pas tant d'avoir, de recevoir.
c'est pourtant bien dans l'avoir, dans le recevoir (voir dans le donnant-donnant, pas toujours explicite, ni explicité) que se jouent les attentes.
regarder mieux la valeur de ce qu'on reçoit déjà (de soi à soi) dans ce lien fantasmé à l'image de l'autre, nous permettrait peut-être de nuancer nos exigences.
l'aveuglement
on ne se rend pas compte qu'on s'aime d'abord soi à travers l'autre. on croit aimer l'autre. et on se croit légitime à exiger des choses en retour sans voir le contre-sens que pourtant ça fabrique (si j'aime réellement l'autre, je ne veux rien d'autre de lui/elle que son bonheur).
Tout prend tout de même tout d'un coup beaucoup de clarté quand on regarde les choses sous cet angle. Y compris dans les remèdes.
remède à la Jalousie : prendre soin de soi, par soi-même. se donner de l'attention, etc.
J'y vois aussi un truc d'honnêteté, vis à vis de l'autre et vis à vis de soi-même.
Voir les endoits où réellement je suis en train d'aimer l'autre, de vouloir son bien, etc.
Et voir les endroits où sans m'en rendre compte, je suis juste en train de (chercher à) m'aimer moi-même.
Aparté : On pourrait être tenté ici de faire un parallèle entre l'amour-sentiment et l'amour-verbe_d'action, et de hiérachiser l'action sur le sentiment, mais je ne m'y risquerais pas, car
- de même que dans le sentiment il peut y avoir amour sincère de l'autre (disons de type amour-amitié), ou amour de soi déguisé en amour de l'autre (l'amour-amoureux) ;
- de même dans l'action, dans le don-d'amour, le prendre_soin etc, il peut avoir un don sincère est désintéressé (altruisme) ou un don utilitariste (d'auto-valorisation, ou de logique non explicite de donnant-donnant avec attente de retour sur investissement) pas forcément conscientisé.
Donc l'un comme l'autre —sentiment ou action— peuvent être ce qu'ils prétendent être, mais peuvent tout aussi bien être des leurres à soi-même et à l'autre, si l'on ne prend pas émminemment conscience de ce qu'ils sont (et si on ne les explicitent pas pour ce qu'ils sont).
J'ai le sentiment, par cette tentative de modélisation, de ne faire qu'entr'ouvrir une porte qui récèle vraiment beaucoup, mais que pour la plupart —même chez les +déconstruits— on ne veut pas voir, ou en tout cas on ne veut pas fouiller trop loin.
J'ai le sentiment que pour embrasser la vastitude de l'étendue que ça ouvre, et les potentiels à plein de niveau, ça demande d'accepter de prendre de la distance avec des certitudes ancrées en nous par quelques siècles (même si ce n'est que 3 ou 4) d'apologie amoureuse systèmique monogame. mais aussi de prendre de la distance avec ce que l'on pense être des réactions corporelles/émotionnelles nous appartenant, alors qu'elles sont tout autant socialement construites.
admettre que tomber amoureux/amoureuse est un fake… que l'on se ment à soi-même et à l'autre… et que l'on cherche en réalité à s'aimer soi, presqu'en utilisant l'autre… est un pas qui n'est pas facile à faire.
mais quel pas ! et quels horizons s'ouvrent alors !
ça donne presque un peu le vertige.
mais un vertige, putain d'enthousiasmant, je trouve.
et dont on a sans doute pas fini d'en mesurer les imbrications et les conséquences.
Discussion : [Ne pas répondre à ce fil] Brouillon / Bac à sable BaS / Mise en forme / Tests en tous genres
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 13h28
Il m'arrive de vouloir tester des choses (caractères, mise en forme) et je ne sais où le faire.
Je propose donc ce fil, pour nos tests en tout genres.
Ce qui est sur ce fil n'est pas de la discussion et n'a pas à avoir de suite logique.
Il n'est pas judicieux de répondre sur ce fil, où tout pourra être effacé sans préavis.
Pour éviter de faire remonter sans cesse ce fil, dès que vous y avez posté une fois, il vous suffit de modifier votre message, au lieu d'en créer un nouveau (le fil est modifié, mais ne remonte pas dans la liste des discussions).
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 12h41
Stitche
Il m'a aussi dit que la différence entre femme et homme pour lui, c'est qu'il n'était pas bisexuel lui, pas attirer par les hommes. La différence avec les femmes c'est qu'il peut partager ça avec moi.
Ben oui, avec une femme, il peut se dire, "elle finira aussi dans mon lit".
Il y-a-t-il eu des cas où t'as eu une relation avec une femme (par ex. une lesbienne, mais ça marche aussi avec une hétéro), que même ça puisse être intense, mais que cette femme, n'ai pas envie de partager ça avec ton amoureux ?
Comment réagirai-t-il si cela arrivais ?
Cela-dit, avec un homme, même sans être bi, on peut partager. Déjà parce que partager ça veut dire "répartir entre plusieurs personnes" (même si c'est pas forcément la bonne façon de voir le polyamour, car plus que partager, ça s'ajoute… bon sauf pour les disponibilité d'emploi du temps, là oui en général faut "partager"). Mais surtout parce que, il peut avoir une relation autre que sexuelle et amoureuse avec ce.s homme.s !! Combien de metamours hommes sont devenus amis. Aimer la même femme donne plein de points communs en vrai.
Après oui ça va à l'encontre totale de ce que la société nous dicte. Et je pense que pour l'instant, il n'envisage par l'existence de cet autre homme, comme autre chose qu'un inopportun. Ni pas beaucoup vis à vis de ce qu'il peut t'apporter à toi. Mais juste, semble t-il du bénéfice, qu'il pourrait en tirer lui. Si c'est le cas, c'est plutôt égoïste.
Cela dit même dans une perspective purement égoïste, le polyamour (et je parle pas de soi-même aller voir ailleurs, mais bien ici que l'autre le fasse) à du bon :
- ouf je ne suis plus obligé de combler tous ses désirs et lubies
- chouette je ne suis plus obligé de l'accompagner partout
- ouf, je suis rassuré qu'elle m'aime pour ce que je suis vraiment, et que même si elle a une histoire avec un autre gars, c'est pas ça qui va faire qu'elle me quittera
- chouette j'ai du temps pour moi
- dis donc c'est chouette de se parler autant
- j'ai l'impression qu'elle m'aime encore plus qu'avant
- elle est devenu vachement plus à l'écoute de mes besoins
- etc, etc
Mais tout ça, presque on ne peut pas s'en rendre compte, tant qu'on ne l'a pas vécu.
Bon courage pour ton opération.
Dis donc c'est une période forte en bouleversement de tous ordres, on dirais…
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le lundi 19 mars 2018 à 09h35
Même si ce n'est pas ce ton amoureux exprime, le fait que l'homme qui t'intéresse actuellement soit un ex rend la chose plus difficile à accepter pour ton amoureux (il était là avant lui !) et moins rassurante : revenir vers cet homme peut signifier (symboliquement) "je me suis trompée", et "notre histoire a été une erreur, et une parenthèse", "j'ai essayé avec toi, mais finalement, non je préfère mon ancien amant", etc (même s'il n'en est rien)…
…en tout cas, ça peut être ressenti (consciemment ou inconsciemment) comme ça.
Bref ça peut être encore plus dur à accepter que avec n'importe quel autre homme.
Concernant l'interdiction à fréquenter d'autres hommes, le lien donné par Siestacorta est limpide (merci siesta pour ce lien !).
Oui c'est une manière de dire "les femmes ça ne compte pas".
Et oui c'est hyper prétentieux (et viriliste-compétitif, et phallo-centré) de croire que tout ce que peut t'apporter un autre gars, et notamment sexuellement, LUI peut te l'apporter : ça va les chevilles ?! (j'ai été tenté de citer un autre organe, mais bon).
Il y a tellement de façon de pratiquer le sexe. …et tellement de complémentarité possible d'un partenaire à l'autre…
Et oui, accessoirement, c'est ultra monogame de penser qu'une personne peut TOUT apporter à une autre personne, ne serait-ce que dans un seul domaine.
Alors oui, pour pouvoir accepter ça, il va falloir qu'il descende de son piédestal. Ou qu'il trouve autre chose en guise de piédestal qu'un autre être humain, car là on a l'impression que son piédestal… c'est toi. Ça fait penser à ces statues d'homme musclé, le pied posé sur leur prise. JE suis le meilleur, car j'ai dompté une bête, elle m'appartient, et je suis le seul (homme) à pouvoir l'approcher. C'est quand même un peu écrasant d'avoir un pied posé (même avec amour) sur la tronche.
Et il y a d'autre manières de se sentir exister, que de s'approprier quelqu'un.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 11h57
Bizbille
"je commence une relation sans rien te dire, et maintenant que c'est bien commencé, que les sentiments sont bien là, bien forts, qu'on ne peut plus revenir en arrière sans que cela n'engendre de souffrance, on va te soutenir pour que tu finisses par accepter cet état de fait".
Toutes les histoires ne commencent, heureusement pas comme ça. Et oui, il peut y avoir de la malhonnêteté à agir volontairement caché puis mettre devant le fait accompli.
L'histoire de Caoline n'est pas comme ça, la mienne, et plein d'autres non plus.
(Même si ce que tu as vécu, est également beaucoup présent et raconté sur le forum)
Bizbille
finalement j'ai du mal à voir comment le "je fais" peut être tant discuté que ça.
C'est là, déja ou l'empathie, le "Je ne fais pas de chantage" de Bonheur ou le "chercher des solutions ensembles pour minimiser, soutenir" de Caoline prennent tout leur sens.
Bien sûr que le "je fais" (à partir du moment où l'on est en confiance que le "je suis" est respecté) peut-être discuté, ne serait-ce que dans sa lenteur, dans ses modalités, dans le fait de faire une pause, voire dans le fait de ne rien faire (même si à long terme c'est sans doute illusoire et se cacher la face, et ne pas pleinement respecter le "je suis").
Souvent discuter avec le/la metamour (si cela peut se faire dans l'écoute et la bienveillance mutuelle) peut être une façon d'envisager la complexité de la chose, et cesser de considérer des solutions toutes faites comme véritablement envisageables.
Alors il faut creuser. Et tester des choses. Et poser des limites (surtout au début). Et se questionner beaucoup sur ce qui pose réellement problème. Et prendre en compte ce qui pose réellement problème aux autres. Etc.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 10h34
Bizbille
j'ai l'impression, mais je peux me tromper, que ça revient au même qu'un "c'est comme ça", mais en enrobant le tout dans de la douceur pour que la pilule soit plus facile à avaler...
Je pense que là où il peut y avoir un "c'est comme ça", c'est : "c'est comme ça, je suis poly" ou "c'est comme ça j'aime (ou me sent attiré par) 2 personnes à la fois", etc.
Et pas envie que ce truc le soit nié, ou nécessairement considéré comme une passade, ou parce que c'était différent avant, qu'un retour en arrière soit considéré comme une évidence.
Ensuite il y a, que fait-on avec cette nouvelle donnée. Et il y a une différence entre "je suis" (qui peut être expliqué, mais n'a pas a être remis en cause) et "je fait" (qui peut être discuté).
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 02h48
Stitche
Il m'a aussi dit que ça aurait certainement différent si je ne lui avait pas caché les messages.
J'ai pas l'impression que tu lui ai caché grand chose… Tu va pas non plus lui faire lire toute ta boîte mail ! Tu as le droit d'avoir une intimité. (Le couple n'est pas la négation de l'intimité de chacun.e). Au contraire dès qu'une question s'est concrètement posée, tu lui en a parlé. Non ? (ou bien un truc m'a échappé ?)
Stitche
Je me demande si je devrait pas attendre quelque temps
Oui. La lenteur n'a jamais fait de mal. Bien au contraire. Ça permet à tout le monde de prendre du recul, de dédramatiser, de descendre de son petit nuage ou au contraire d'être plus sûre de ce qu'on ressent.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 02h39
Caoline
Là dessus justement non, je ne suis pas d'accord. Pas d'accord qu'il y ai un idéal, un horizon pour tout le monde quel qu'il soit. Et pas d'accord non plus pour faire des arrangements et appeler ça polyamour. C'est pas une honte que les relations ne soient pas polyamoureuses, elles sont ce qu'elles sont. Polyamour c’est pas un truc fourre tout qui veut juste dire relation non exclusive qui idéalement est "honnête, franche et assumée" mais si elle l'est pas on peut l'appeler comme ça quand même.
Ouh ça devient compliqué toutes ces discussions croisées !
Oui t'as raison, suis peut-être allé vite en besogne. Des petits arrangements éthiques… hum bof.
Je pensais surtout aux arrangements avec le fait que la personne soit mollement consentante (mais ok quand même) ou pleinement compersive.
Par contre un idéal, un horizon n'a pas besoin d'être identique pour tout le monde. (Bon faut croire que je m'exprime décidément très mal …ou trop incomplètement, dans chaque petit post, où je reprends pas les choses déja dites précédemment, et/ou qui me semble aller de soi)
Mais oui, je dois être trop théorique là. Et finalement, en entrant plus dans le détail, vous expliquez mieux les choses que moi.
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 02h25
Siestacorta
Heu, c'était clair dans le discours indirect libre que le "je" était le copain
ah pas tant clair :
le "et on sait ce que ça fait les mecs, moi je sais je... bon c'est pas pareil mais je sais" j'ai cru que c'était Siestacortale !
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 02h14
Bizbille
pour moi il était d'une nécessité quasiment vitale de porter un coup d'arrêt à cette situation qui tournait en rond
Peut-être que l'arrêt de la relation était un truc symbolique (ou pragmatique), et que la nécessité quasiment vitale était d'être comprise et prise en compte… ou comme dit Caoline : "que les autres en tiennent compte, soient attentifs, soutenant." ?
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 01h53
Stitche
Il m'a dit que ce qui le rendrais triste ce serais que j'ai des rapports sexuels avec d'autres garçons.
Oui, c'est fou cette charge affective qu'on peut mettre sur le sexe.
The truc, que si ça t'arrives (que ta copine ai des rapports sexuels avec d'autres garçons) tu dois te sentir diminué, triste etc et c'est toute ta conception du couple ou de l'amour qui est remise en cause.
Alors oui, il peut y avoir des choses à déconstruire pour ne plus ressentir ça. Et en vrai c'est passionnant et on a beaucoup beaucoup à apprendre sur soi-même à interroger cela (après c'est aussi tout un travail sur soi, qu'il faut avoir envie d'entreprendre).
Hypatia from space explique bien les choses.
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le dimanche 18 mars 2018 à 01h42
Siestacorta
Se rendre compte qu'on ne peut pas décider, qu'il y a quelqu'un d'encore inconnu qui influe, en plus un mec, et on sait ce que ça fait les mecs, moi je sais je... bon c'est pas pareil mais je sais.
des fois je me demande si je suis bien "normal"
moi si mon amoureuse à une relation avec un mec, plutôt je suis pas très peu jaloux, un mec "je sais ce que c'est", alors je me sens pas en concurence
par contre, si mon amoureuse à une relation avec une nana, ouhlala c'est bien plus compliqué, parce que là je sais que clairement je ne suis pas à la hauteur, que je ne peux pas lutter, et que en cas de compét', j'ai perdu d'avance
(bon tout ça c'est des fantasmes des projections de cis-sexistes que nous sommes, …comme si les choses était aussi simples, basiques et binaires… n'importe quoi vraiment)
Discussion : Consentement contre liberté
artichaut
le samedi 17 mars 2018 à 13h47
J'ai l'impression que ce fil partit sur une trame très théorique, en arrive à une trame très perso-pratique.
C'est pas un critique, ou un reproche. Même en l'occurrence je trouve ça bien.
Je me dis juste qu'il faut parfois essayer de dénouer les deux. Et que nos réponses/questionnements sont à entendre ou nuancer avec cette double articulation.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le samedi 17 mars 2018 à 13h38
Je dirais même plus. Parler de monogamie résiduelle c'est au contraire une manière de se dire : ouais on a beau avoir des idéaux, et vouloir tendre vers quelque chose, on est d'abord des êtres sociaux, et en cela on est pas des êtres parfaits. (on ne vient pas d'une autre planète, on est construit par ce monde dans lequel on vit, et on ne change pas si facilement, ni si radicalement qu'on le voudrais parfois)
Sans forcément remettre en cause l'horizon, et le chemin qui s'inspire de cet horizon, la monogamie résiduelle, "bonne" ou "mauvaise" d'ailleurs, nuance l'idéal, et devrait justement nous rendre plus tolérant.e aux divers petits arrangements relationnels, intellectuels ou éthiques avec le polyamour.
Le pluriel de Poly, est en soi, quelque chose qui écarte l'idée même de perfection ou de "y'a qu'une seule manière de faire". Non ?
Discussion : Pensées confuses concernant le polyamour
artichaut
le samedi 17 mars 2018 à 01h11
Bienvenue Stitche.
Oui il y a fort à parier que ce ne soit pas une passade, et que tu sois polyamoureuse dans l'âme. Mais l'avenir le dira.
Vous avez la chance, au vu de ce que tu décris, d'être vraiment amoureux, d'avoir de l'empathie l'un.e pour l'autre, d'être capable de discuter facilement des choses, d'avoir déja expérimenté bien plus que ce que la norme vous dicte. Ce sont des atouts magnifiques.
Si ton amoureux accepte que tu vois des filles mais pas des hommes, ce n'est sans doute pas seulement parce qu'une fille peut t'apporter quelque chose que lui non, et un homme le contraire. Mais aussi parce qu'avec un homme il se sent peut-être en concurence, en compétition, en comparaison et plus encore en insécurité.
Les hommes sont élevés avec ce sentiment de compétition, mais ce n'est pas une fatalité.
En vrai avant d'être des hommes et des femmes, on est des êtes singuliers, tous différents, et personne jamais (amis, amoureux… peu importe) ne t'apportera la même chose qu'une autre personne.
Et en premier lieu, s'il se sent en insécurité, tu te dois de le rassurer (oui tu l'aimes pour ce qu'il est, non tu ne va pas le quitter pour cet homme, non cet homme n'est pas mieux que lui, etc), et il se doit de trouver les manière de se rassurer lui-même (oui je suis un être unique, et elle m'aime pour ce que je suis, et non parce que je suis… un homme). T'interdire de voir d'autres hommes est UNE solution (la plus "facile" la plus évidente), mais il y en a peut-être d'autres ?
Stitche
J'aimerais lui poser ces questions directement, mais je sais que ça fait du mal à mon amoureux, et qu'il n'accepterais pas que je lui reparle.
Ça je trouve que c'est un peu trop injonctif. À mon sens ton amoureux n'a pas "le droit" de t'empêcher de lui reparler (ne serait-ce que par égard pour ce garçon qui ne comprendrais pas ton silence). Ou bien c'est qu'il (ton amoureux) n'a pas confiance en toi ?
Si vous êtes d'accord que ce ne serait QUE parler, où est le problème ?
Perso, je n'accepterais pas qui quiconque m'interdise de parler à quelqu'un. Mais bon, je ne suis pas à votre place.
Stitche
trois possibilité s'offrait à nous:
- Le fait de m’interdire de voir d'autres hommes et de peut être me rendre triste. - Le fait de me laisser faire mais que lui soit triste. - Le fait de se séparer, et que nous souffrions tous les deux
Moi j'en vois une 4ème :
- Le fait d'avancer ensemble vers le moins de tristesse possible (et de préférence le plus de joie possible !)
Donc définir ce qui cause le plus de tristesse et l'éliminer (par exemple se séparer), et chercher ensemble et lentement, à imaginer (inventer) comment modifier légérement le reste pour minimiser la tristesse.
Qu'est-ce qui le rendrait triste dans le fait de te laisser faire par exemple ?
Qu'est-ce qui au contraire le rassurerais ?
N'y a t-il pas des modalités qui pourrait rendre la chose envisageable ?
Réfléchissez ensemble. C'est à vous de trouver vos réponses.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le samedi 17 mars 2018 à 00h05
Siestacorta
A un moment, histoire de faire mon malin pour changer, j'avais parlé de "la part de monogamie résiduelle" dans certains rapports poly. :-D
Je serais même tenté de dire qu'il y a de la monogamie résiduelle (j'aime beaucoup l'idée et le nom !) dans Tout rapport poly.
On ne se détache pas si facilement, d'où l'on vient, ou de ce dans quoi l'on baigne, ou de ce dans quoi ceux qui nous ont façonné ont baignés avant nous.
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le vendredi 16 mars 2018 à 23h56
Bizbille
Difficile de décréter la réjouissance...
Ce n'est pas moi qui dirait le contraire…
essayer de tendre c'est se donner un horizon, non pas décréter les choses.
Essayer de tendre vers la réjouissance de chacune des parties, c'est (tenter de !) se placer dans une perspective moins égoïste, ne pas se contenter de constater ce qui est, mais chercher à inventer d'autres possibles.
Bizbille
Si c'est le deal de départ, et que la partie l'accepte, que ça lui convient, ce n'est donc pas à son détriment.
Mais ce n'est pas forcément le cas justement.
Et c'est là où la nuance entre "ça lui convient" et "il/elle se réjouit" fait sens.
C'est un peu la différence entre poly-acceptant et compersif.
(et la compersion ne se décrète pas plus que la réjouissance, bien sûr)
Discussion : Pourquoi le Polyamour ne marche pas – pour moi –
artichaut
le vendredi 16 mars 2018 à 23h32
SiestaCorta
Je suis pas sûr que l'égalitarisme relationnel soit nécessairement mieux traitant : ça peut aussi être une promesse trop forte pour ne pas décevoir...
Là encore, chacun peut choisir sa façon de faire selon ses besoins et la situation, je crois pas qu'on puisse être prescripteurs.
Certes, et tu as bien raison de le rappeler. Mais entre "relation principale et relations secondaires" et "égalitarisme relationnel" il y a aussi d'autres possibles.
Et ne pas prescrire, n'oblige pas non plus à taire les éventuels inconvénients (théoriques ou pratiques).
La modalité "relation principale et relations secondaires" peut être une manière de ne pas quitter les préceptes monogames (qui eux ne s'interdisent nullement de prescrire…).
Mais chacun fait bien comme il ou elle peut. Loin de moi l'idée de prétendre, qu'il n'y qu'une bonne manière de faire.