Polyamour.info

artichaut

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Rennes (France)

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Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir

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artichaut

le mercredi 31 décembre 2025 à 07h23

Comment on se désaliène de tout ça ?
Je ne sais pas. Mais dans un 1er temps je dirais :
- quitter l'amour-amoureux pour l'amitié
- quiter la sexualité pour la tendresse

défocaliser de la RAS
refocaliser sur des interactions moins egocentrées, moins pathologiques

ça ne veut pas dire ne plu jamais vivre d'émotion ou de coprs intense.
mais ça veut dire déplacer le curseur. et l'ordre des priorités.
redescendre d'un cran.
ralentir.

arrêter de sauter dans le vide, à la moindre occasion d'amour et de sexe.
arrêter de penser notre vie à l'aune de ces validations.
arrêter de chercher sans cesse à créer de telles occasions et arrêter d'activer le mode frustration quand ça ne fonctionne pas ou plu.

prendre du temps pour soi.
réinventer d'autres façon d'interagir à+que1.
que se passe t-il quand on ne cherche pas en permamence à se faire valider ?
que se passe t-il quand on arrête de mettre la pression : à l'autre, aux autres, à soi-même ?

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Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir

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artichaut

le mercredi 31 décembre 2025 à 07h04

Petite réflexion du matin sur les injonctions genrées. Et qui vient nourrir/prolonger le texte ci-dessus.

En tant qu'homme (personne construite socialement comme homme) on vit une injonction au sexe, à la sexualité. faire le 1er pas. multiplier les conquètes. Pécho. surtout : pénétrer. et on est validé à l'aune de ce qu'on réussira ou pas sur ce plan. marqueur de la virilité si l'en est.
…et une des grosses conséquences, c'est qu'on pense les interactions/relations comme des conquêtes et l'autre comme un territoire (sexuel) à conquérir.
une autre grosse conséquence c'est qu'on galère beaucoup avec le consentement (le sien, celui de l'autre).

J'ai le sentiment qu'en tant que femme (personne construite socialement comme femme), on vit une injonction a l'amour-amoureux.
et si l'on considère que l'amour-amoureux est une pathologie miroir, que penser d'une telle injonction quand on sait par ailleurs que vivre dans ce monde en tant que femme, c'est subir dès le +jeune âge des assauts répétées de dévalorisation. être moquée, diminuée et sans cesse rabaissée à son genre, considéré comme faible, inférieur, etc. (même si culturellement ça bouge un peu, avec le féminisme mainstream).
D'un côté tout est fait pour que je n'ai pas confiance en moi (si le manque de confiance en soi n'est pas une caractéristique féminine en soi, il est clairement sur-représenté dans le genre féminin). De l'autre je subis une injonction m'incitant à rechercher un amour que je croit dirigé vers l'autre mais qui est en réalité un amour dirigé vers moi, comme une infinie et perpétuelle aliénation de moi-même.

En quelque sorte l'injonction "féminine" à l'amour-amoureux (hétéro mais pas que) est le pendant le l'injonction "masculine" à la sexualité (hétéro mais pas que).
ces deux injonctions nous incitent à se mettre la pression à soi-même et à mettre la pression à l'autre.
et ont des conséquences désastreuses dans nos interactions et nos liens affectifs. notamment en matière de consentement sexuel et de consentement relationnel.


Et je me dis que la recherche de la sexualité est aussi un genre de pathologie miroir.
Dans les deux cas (sexualité ou amour-amoureux) il s'agit de rechercher quelque chose qui flatte notre ego, qui nous valide. notamment dans nos construction genrées, mais pas que.

Ainsi la RAS (relation sexuelle et amoureuse) serait une double pathologie miroir. s'activant +particulièrement dans le registre amoureux ou sexuel selon notre genre, mais s'activant aussi dans l'autre.
Ce qui produit un sacré package explosif, qui à la fois nous sur-valide socialement (la valeur 'en couple' en rajoutant encore une couche), à la fois nous aliène totalement et nous empêche de comprendre les mécanismes en jeu, à la fois est une fabrique à quiproquo et malentendus générant d'infinis conflits à venir.

On croit chercher le bonheur (amoureux et/ou sexuel) quant en réalité on cherche juste à flatter notre ego et à se faire valider.

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Discussion : Une réflexion un peu perso sur les sex dolls et le polyamour

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artichaut

le dimanche 28 décembre 2025 à 19h48

Aki
Qu'en pensez-vous ?

tu fais bien ce que tu veux tant que c'est bien pour toi…

chacun·e pallie comme iel peut/veut au manque de tendresse de ce monde…

un ersatz restera un ersatz

certain·es se contentent d'une couverture lestée pour le sentiment d'être contenu·e

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Discussion : Ma femme en aime un autre après 19 ans passées ensemble.

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artichaut

le dimanche 28 décembre 2025 à 13h25

Bienvenu ici @Perdu63

Perdu63
je n'ai toujours connu qu'elle.
(…)
car oui je n'ai connu aucune autre relation

pardon, mais…
je trouve ça dingue de pouvoir écrire ça

on surfocalise tellement nos histoires (amoureuses si c'est bien de ça qu'il sagit, et/ou sexuelles) qu'on en oublie tout le reste :
les ami·es, la famille, les "potes", les "collègues", et jusqu'à la relation à soi-même

c'est quoi une relation ?
c'est quoi connaître quelqu'un ?

donner tant d'importance, —de suprématie même— à une seule relation, donner tant de pouvoir (sur soi) à une seule personne
on s'auto-enferme, et on s'en rend compte malheureusement trop tard.

Ma femme en aime un autre après 19 ans passées ensemble.

re-pardon
mais j'aurais presque envie de dire : il était temps !!
c'est fou le temps qu'il faut pour retrouver un peu de liberté, un peu d'amour de soi

et je te souhaite de découvrir que tu aimes déjà beaucoup d'autres gens, et que beaucoup d'autres gens t'aiment (et je ne parle pas de sexe)

je sais bien que tu n'en es probablement et actuellement pas capable.
mais j'aurais envie de t'inviter à ouvrir les yeux sur d'autres façon de voir le monde…

Perdu63
Je ne m'imagine pas avoir envie/besoin de créer une relation de mon côté.

il ne s'agit pas forcément de créer "une autre relation"
mais plutôt de revaloriser les relations que tu as déjà
avec ton entourage
et avec toi-même

car je ne peux pas croire que tu n'ai pas d'autres relations dans ta vie
à commencer par la relation à toi-même
qui si elle s'est noyée, diluée peut-être dans la relation à ta femme
c'est qu'il est grand'temps de la remettre au centre

ce que probablement tu n'aimes pas voir dans ce qui vous arrive
ce n'est pas tant que ta femme en aime un autre
mais c'est l'image que ça te renvoie de toi-même

ce n'est pas ta femme le problème —le sujet devrais-je dire— c'est toi
(ce n'est un 'problème' que si tu n'en fait pas un sujet)

le sujet c'est toi
qu'est tu devenu depuis 19 ans ?
qu'as-tu vécu ou non vécu ?
qu'as-tu mis de côté ?
à quoi as-tu renoncé et pourquoi ?
qu'est-ce qui à tes yeux accrédites que tu a de la valeur ?
qu'est-ce qui te définis ?
que tu veux faire tu de ta vie ou que veux-tu vivre avant de mourir ?
etc.

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Discussion : L'amour-amoureux, cette pathologie miroir

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artichaut

le samedi 27 décembre 2025 à 14h44

[avertissement : ce qui va suivre est une proposition théorique sans récit personnel. je sais que certain·es aime ça, et d'autres non (ou moins).
j'envisage d'en écrire le pendant : le récit personnel de mon rapport à l'amour-amoureux (qui sans doute viendrais expliciter comment j'en arrive là). pour l'instant il n'est pas écrit, mais je le mentionnerais ici, si ça advient et chacun·e pourra alors lire ce qu'iel préfère.]


ça fait un moment que je tente —nottament sur ce forum— de modéliser quelque chose autour de l'amour-amoureux ("romantisme" comme disent certain·es à partir d'un dispensable et anachronique angliscisme). quelque chose que je ressens et que je ne parviens pas toujours à exprimer avec les mots justes. quelque chose en tout cas qui me fait m'en méfier depuis longtemps (même si les raisons et ma défiance ont beaucoup évoluées au cours du temps).

en réalité je ne suis pas certain si je vais parler de l'amour-amoureux dans toute sa palette, ou simplement de la NRE, cette intensité particulière lié aux débuts des rencontres amoureuses. mais même si ce n'est que cette dernière, ça me semble faire sens, car j'ai l'impression qu'en tant que génèse de la suite, elle est cause de beaucoup de malentendus, d'invisibilisations des enjeux réels, et des emballement/déconvenues à venir… et qu'elle structure de fait l'amour-amoureux, elle en est son essence, son carburant, et son modèle idéalisé.

qu'est-ce qui différencie l'amour (que l'on trouve notamment en amitié et en parentalité) de l'amour-amoureux ? chacun·e à ses réponses : le fait qu'il y ai du sexe, une intensité particulière, un désir de fusion, une envie irrépréssible de tout le temps être avec l'autre, les papillons dans le ventre…

beaucoup —même parmis les+ critiques de la monogamie— disent aimer ça. aimer les jeux de séduction qui y mène. aimer le shoot d'ocytocine, le regain de confiance en soi, le bienfait au moral, le boost d'ego, etc.
"tomber amoureux/amoureuse" est comme accomplir une mue, renaître à soi-même, retrouver de la joie de vivre, de l'envie d'entreprendre, de l'ouverture au monde.

Mon hypothèse, — que l'on trouve certes de ci, de là, dans des livres de psychologie, ou des réflexions de personnes concernées… mais à mon sens jamais assez approfondis — est que l'amour-amoureux ne serait rien d'autre qu'une pathologie miroir (ou une pathologie du miroir, un genre de pathologie narcissique).

Qu'est-ce que j'entends par là ?
Que ce qu'on nomme amour-amoureux est un amour que l'on croit dirigé vers l'autre mais qui est en réalité un amour dirigé vers soi (et qui à en définitive bien peu à voir avec l'autre). est une tentative inconsciente voire desepérée de s'aimer soi à travers l'autre. tentative innassumée et innasummable car non comprise comme telle.

Certain·es diront peut-être que je réinvente l'eau chaude, que j'énonce des évidences, des banalités. Mais c'est peut-être car on s'arrête là et qu'on ne prend pas la peine d'en tirer les conclusions qui à mon sens s'imposent.

Pouquoi faire ce constat ? à quoi ça sert ? qu'est-ce que ça apporte ?

J'ai le sentiment que ça apporte de la compréhension des enjeux, des mécansimes et de la clarté sur nos difficultés ou nos échecs.

les papillons dans le ventre
ça se passe dans notre bide, dans notre corps
ça devrait être un énorme indice que ça nous concerne nous, et que ça n'a rien à voir avec l'autre !

la jalousie
si l'on est dans la croyance que l'autre (et pas seulement l'image qu'on se fait de l'autre) fabrique cet amour-amoureux en nous, et tout ce qu'on peut constater comme "effet positifs" sur nous-même (notre corps, notre mental), alors tout d'un coup l'idée que l'autre puisse disparaître, même momentanément (soupçon réel ou fantasmé d'infidélité conjugale, peur d'être remplacé·e) devient absolument inentendable, et on peut effectivement avoir l'impression que le sol s'effondre sous nos pieds.
c'est comme si on te donne un talisman en te disant "tiens ta joie de vivre est contenue là-dedans" et qu'à un moment on te l'enlève. tu ne peux que t'effondrer.

la sexualité
partager du bon sexe, nous fait du bien au corps et à l'âme. alors oui, vu comment on nous présente l'amour-amoureux, quand ça nous arrive de partager du bon sexe, on se croit facilement amoureux-amoureuse. et on peut facilement croire avoir besoin de l'autre pour maintenir cet état de félicité.

le manque, la dépendance
l'amour-amoureux fonctionne comme une drogue, normal qu'on devienne rapidement accroc et qu'on ai du mal à faire sans. mais on n'est pas accroc à l'autre, de même qu'on n'est pas accroc à son dealer, on est juste accroc à un produit (au sens de ce qui est produit par)

les exigences, les attentes
puisqu'il nous semble que l'autre peut produire de tels effets sur nous, on en veut toujours plus, comme avec notre dealer.
de surcroît on a le sentiment de donner (par exemple en disant "je t'aime") ou d'être (amoureux/amoureuse) et pas tant d'avoir, de recevoir.
c'est pourtant bien dans l'avoir, dans le recevoir (voir dans le donnant-donnant, pas toujours explicite, ni explicité) que se jouent les attentes.
regarder mieux la valeur de ce qu'on reçoit déjà (de soi à soi) dans ce lien fantasmé à l'image de l'autre, nous permettrait peut-être de nuancer nos exigences. ou du moins à mieux les expliciter. par exemple : c'est pas parce que je suis amoureux/amoureuse que j'ai des attentes, mais car je te donne que je veux recevoir.

l'aveuglement
on ne se rend pas compte qu'on s'aime d'abord soi à travers l'autre. on croit aimer l'autre.
- on croit vivre de l'amour, voire passer des contrats d'amour, alors que les dés sont faussés dès le départ
- on ne voit pas tout ce qu'on reçoit déjà, on pense que c'est juste "la magie de l'amour"
- on se croit légitime à exiger des choses sans voir le contre-sens que pourtant ça fabrique (si j'aime réellement l'autre, je ne veux rien d'autre de lui/elle que son bonheur)
- on est tellement ancré·e dans nos idées ou ressentis sur l'amour qu'il est très difficile d'envisager les choses autrement, on se fourvoie et on finit presque toujours dans le mur

Tout prend tout de même tout d'un coup beaucoup de clarté quand on regarde les choses sous cet angle. Y compris dans les remèdes.

remède à la Jalousie : prendre soin de soi, par soi-même. se donner de l'attention, etc.


J'y vois aussi un truc d'honnêteté, vis à vis de l'autre et vis à vis de soi-même.
Voir les endoits où réellement je suis en train d'aimer l'autre, de vouloir son bien, etc.
Et voir les endroits où sans m'en rendre compte, je suis juste en train de (chercher à) m'aimer moi-même.

Aparté : On pourrait être tenté ici de faire un parallèle entre l'amour-sentiment et aimer-verbe_d'action, et de hiérachiser en amour, l'action sur le sentiment, mais je ne m'y risquerais pas, car
- de même que dans le sentiment il peut y avoir amour sincère de l'autre (disons de type amour-amitié), ou amour de soi déguisé en amour de l'autre (l'amour-amoureux) ;
- de même dans l'action, dans le don-d'amour, le prendre_soin etc, il peut y avoir un don sincère et désintéressé (altruisme) ou un don utilitariste (d'auto-valorisation, ou de logique non explicite de donnant-donnant avec attente de retour sur investissement) pas forcément conscientisé.
Donc l'un comme l'autre —sentiment ou action— peuvent être ce qu'ils prétendent être, mais peuvent tout aussi bien être des leurres à soi-même et à l'autre, si l'on ne prend pas émminemment conscience de ce qu'ils sont (et si on ne les explicitent pas pour ce qu'ils sont).


J'ai le sentiment, par cette tentative de modélisation, de ne faire qu'entr'ouvrir une porte qui récèle vraiment beaucoup, mais que pour la plupart —même chez les +déconstruits— on ne veut pas voir, ou en tout cas on ne veut pas fouiller trop loin.

J'ai le sentiment que pour embrasser la vastitude de l'étendue que ça ouvre, et les potentiels à plein de niveaux, ça demande d'accepter de prendre de la distance avec des certitudes ancrées en nous par quelques siècles (même si ce n'est que 3 ou 4) d'apologie amoureuse systèmique monogame. mais aussi de prendre de la distance avec ce que l'on pense être des réactions corporelles/émotionnelles nous appartenant, alors qu'elles sont tout autant socialement construites.

admettre que tomber amoureux/amoureuse est un fake… que l'on se ment à soi-même et à l'autre… et que l'on cherche en réalité à s'aimer soi, presqu'en utilisant l'autre… est un pas qui n'est pas facile à faire.

mais quel pas ! et quels horizons s'ouvrent alors !
ça donne presque un peu le vertige.
mais un vertige, putain d'enthousiasmant, je trouve.
et dont on a sans doute pas fini d'en mesurer les imbrications, les ramifications et les conséquences.

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 11h20

artichaut
refuser de voir le mur vers lequel inexorablement on va foncer.

C'est en ce sens là sans doute que l'amour-amoureux, la NRE en tout cas, est très capitaliste.
Ce qui compte c'est l'histoire qu'on se raconte, et les étincelles dans nos yeux.
C'est pas grave si on se mets des œillères, si on fonce tête baissée. On sait qu'on va se planter, mais on fonce quand même, on veut y croire. Moi aussi j'y ai droit. Et puis je kiffe cette adrénaline.
Les dégâts autour ou à venir ? Des dommages collatéraux inévitables.
Et quand on aura épuisé, anéantie cette planète Amour, c'est pas grave, on en trouvera une autre.

C'est peut-être pire en monogamie et en monogamie sérielle, mais ça me semble pas si différent en polyamour sauf que par la collision des planètes multiples, il y a encore+ de dommages collatéraux.

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h58

Et dans bien des cas « Dis moi que tu m'aimes » serait +honnête qu'un « Je t'aime » qui attend son « moi aussi ».

Et souvent entrer en relation amoureuse, avec des "je t'aime ", et tout le tintoin, c'est s'la raconter, c'est vouloir vivre comme dans un film, c'est refuser de voir le mur vers lequel inexorablement on va foncer.
Ça peut faire envie, ça peut faire des papillons dans le ventre, ça peut gonfler notre orgueil et notre confiance en nous… mais ce qui qui est fou je trouve, c'est à quel point ça peut nous rendre aveugle sur nous-même et sur l'autre, à quel point ça peut créer des attentes non dites, et parfois au final nous faire +de mal que de bien.

Dire « Je t'aime » au lieu d'assumer un « Je m'aime à travers toi » ou un « Dis moi que tu m'aimes », c'est comme ne pas se rendre vulnérable, surfer sur la vague de l'amour, sans aller dans la profondeur de nos manques affectifs. C'est croire à la "magie de l'amour" : c'est diiingue, j'ai rencontré quelqu'un, iel pense comme moi, on a tellement de points communs, c'est fou les coïncidences entre nous, iel m'aime et je l'aime, etc.

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Discussion : "Je t'aime"

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h53

J'ai dit ailleurs, par exemple ici, que :

artichaut
«  Je t'aime » est une information. Ce n'est ni un compliment, ni une promesse.

J'ai le sentiment que dans beaucoup de cas —typiquement avec l'amour dit amoureux— au lieu de dire «  Je t'aime », on pourrais dire plutôt :
« Je m'aime à travers toi »
Ça serait +honnête.
Et ça permettrais de mieux comprendre certaines évolutions (jalousie, manque, exigences…)

À une époque je disais «  Je nous aime » . Il y avait un truc +juste je trouve. Bien que pas encore tout à fait assez précis et honnête, je trouve.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h23

L'amour doit-il être réciproque entre deux personnes ?

L'amour ne doit rien.
L'amour est ou n'est pas.
Je peux aimer une ou mille personne à un instant T, et que ce soit tout autre à un instant T'.
« Je t'aime » est une information. Ce n'est ni un compliment, ni une promesse.
Je peux aimer une personne et que l'autre ne m'aime pas. Et inversement ne pas aimer une personne qui m'aime.

Si l'amour que je porte à quelqu'un dépend de l'amour que l'autre me porte, pour moi ce n'est pas de l'amour (de l'autre), mais la tentative de s'aimer soi à travers l'autre.
Est-ce que la tentative de l'amour, est de l'amour ? Perso je dirais que non. Mais ça peut sans doute être un chemin pour aller vers.
Enfin je dirais que la tentative de s'aimer soi à travers l'autre est quand même une forme d'amour (de soi), déguisée, travestie. En tout cas la volonté de s'aimer soi. Et un genre de démarche volontaire pour chercher à s'aimer soi. Mais ça n'a pas grand chose à voir à mon sens avec l'amour de l'autre. Qui pour moi ne peut être que désintéressé.

L'amour de l'autre, c'est à mon sens : aimer l'autre pour ce qu'il/elle est et vouloir son bonheur quelqu'il soit, avec et/ou sans nous.
Ce n'est pas aimer l'image que l'autre nous renvoie de nous-même. Ni aimer l'image que notre duo renvoie au monde.
L'amour n'a rien à voir avec le sexe (le sexe au contraire vient tout brouiller). Ni avec le sentiment amoureux (qui à mon sens est juste une pathologie miroir). Ni avec une quelconque forme de réciprocité.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 10h10

Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

D'après moi les sentiments ne sont jamais réciproques.
Et heureusement.

Des "sentiments réciproques" c'est juste un leurre. C'est croire que l'autre peut-être notre double. C'est avoir envie que l'autre soit notre miroir (et probablement compense notre manque de confiance en nous, et/ou détermine notre valeur).
Vouloir des "sentiments réciproques" c'est exiger avant de ressentir. C'est vouloir formater l'autre à notre image. Ou vouloir se formater à l'image, ou se définir à l'aune de l'image, que l'autre nous renvoie de nous-même.
C'est refuser l'inaliénable altérité.

J'ai des sentiments, personne au monde n'a les même que moi.

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Discussion : Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

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artichaut

le vendredi 26 décembre 2025 à 02h21

Valmon
Dans le polyamour, l'amour doit il être réciproque entre deux personnes ?

Quel rapport avec le polyamour ?
Est-ce que la question est : L'amour doit-il être réciproque entre deux personnes ?

Valmon
Les sentiments doivent-ils être réciproques ?

Est-ce que la question concerne les sentiments ou l'amour ? J'ai pas compris…

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Discussion : Polys renommé.e.s, personnalités célèbres, etc

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artichaut

le mercredi 10 décembre 2025 à 22h15

Ahès, serait —elle ou Dahut— fille du roi Gradlon, roi légendaire de Bretagne, dans la légende de la ville d'Ys.

Une complainte bretonne décrit ses moeurs :

Ahès la fille du Roi Gradlon,
Le feu de l'enfer en son cœur,
(…)

Fatiguée des reproches de son père,
Et pour quitter son regard,
A construit avec l'aide des mauvais esprits,
Un beau palais près des écluses.

Là, avec ses amoureux,
Il y a le soir des aubades,
Là, dans l'or et les perles,
Comme le soleil, Ahès rayonne.

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Discussion : Est ce qu’on peut ne jamais s’y faire ?

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artichaut

le lundi 01 décembre 2025 à 23h39

Perdu
j’aimerai essayer le mono-amour et voir si c’est plus simple pour nous 2 (pas que pour moi, l’objectif c’est pas que je gagne en serenite à son détriment). Ou trouver une autre solution ou on serait tous les 2 confortable 🤔

oui, c'est chouette de vouloir essayer des choses, où tu puisse te sentir mieux.

"une autre solution ou on serait tous les 2 confortable" ça fait grave sens.
reste à inventer peut-être…

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Discussion : Est ce qu’on peut ne jamais s’y faire ?

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artichaut

le lundi 01 décembre 2025 à 17h29

quand il y a de la souffrance c'est qu'il faut arrêter, avant que ça n'aille trop loin. ou a minima changer radicalement des choses.

après la poly-acceptance, voici la poly-souffrance. quand est-ce qu'on arrête les dégâts ?

ta tête peut gagner, oui, mais à quel prix ?

quel est le bénéfice pour toi ?

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Discussion : Renoncements

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artichaut

le lundi 01 décembre 2025 à 16h51

JonathanS
j'aurais aimé avoir le retour d'éventuelle personne qui ont renoncé au polyamour par amour ou par pragmatisme.

j'ai renoncé au "polyamour" mais pas pour les même raisons que les tiennes. même si 'pragmatisme' pourrait à la limite convenir.

j'ai profondémment renoncé a l'amour monogame, or le "polyamour" a fini par m'apparaître comme une tentative d'élargir le concept de l'amour monogame, pour lui donner un peu d'air. mais ce 'un peu d'air' à la fois m'est apparu insuffisant (pour moi) et à la fois je constate qu'il prête à beaucoup de malentendus et cause beaucoup de dégâts.

j'essaie désormais de vivre les choses autrement. c'est pas facile, mais j'y arrive un peu.

en tout cas oui, un peu de pragmatisme, parfois ça fait pas de mal : tu ne peux pas vouloir vivre une chose est son contraire. et tu ne peux pas imposer à une personne de vivre ce qu'elle ne veut pas vivre. donc à un moment, il faut faire des choix.

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Discussion : Cherche témoignages positifs

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artichaut

le jeudi 27 novembre 2025 à 19h14

bonjour @Youpi3182,

la liberté amoureuse/sexuelle dans le couple, n'est ni postive ni négative. ça dépend ce que tu en fera (ce que vous en ferez).

comme tout projet affectif, c'est d'abord et avant tout casse-geule, mais c'est aussi le propre de la vie.

tout dépendra de la manière que tu auras de la vivre, de ce que tu voudra y mettre, de comment tu est prêt à t'impliquer réellement et à te remettre en question, etc.

ouvrir c'est toujours prendre des risques.

tu peux néanmoins consulter Les avis positifs sur le polyamour

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Discussion : J'ai juste besoin de partager ce moment compliqué

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artichaut

le mardi 25 novembre 2025 à 16h51

ah les joies de la monogamie et de ses petits arrangements !

le mensonge (par omission) a déjà commencé entre W et B
la trahison ne devrait plus trop tarder…
surtout au vu du cahier des charges

et si tu 'participes' il y a fort à parier que tu sera le bouc émissaire de la colère de B
alors qu'en l'état c'est clairement à W de faire ses choix et les assumer.

on a bon dos les "poly", à accepter de tels revirements de situation
et en même temps, je ne vois pas comment agir autrement

celle/celui qui met le+ pression gagne souvent en premier
mais à quoi bon, pour en arriver où ?
à mon sens, on a tout intérêt à s'éloigner des ces dynamiques
tant pis si on y perd quelques relations au passages
on reste dans notre cohérence
et on respecte les choix de l'autre
à lui d'assumer les conséquences de ses choix

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Discussion : Monogame marié en dilemme

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artichaut

le dimanche 23 novembre 2025 à 11h08

Roki
Je fais partie de ceux qui ne peuvent pas imaginer avoir plusieurs amoureux...

À te lire (pas juste cette phrase) j'ai l'impression que tu as besoin d'une personne qui t'aime pour t'aimer toi-même. une personne qui t'aime.
C'est un peu comme un miroir qui te permet de t'aimer. Là le miroir est brisé, et c'est insupportable.

Aimer plusieurs personnes te semble inconcevable pour toi-même (de même que pour l'autre).
Être aimé par plusieurs personnes te semble inconcevable pour toi-même (de même que pour l'autre).
Peut-être ce serait comme fragmenter ta personnalité, ne plu être un. unique et indivisible. et t'éparpiller en morceaux dans le monde ?

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Discussion : Monogame marié en dilemme

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artichaut

le dimanche 23 novembre 2025 à 10h58

Roki
pour moi le fait de flirter est déjà une trahison.. un coup de couteau en plein cœur.. (…)
je n'arriverai pas à supporter ne serait-ce que ce côté flirt, autre amour, (…)
c'est tellement horrible pour moi à imaginer,(…)
ce qu'elle me demande me brise de l'intérieur, une douleur incommensurable.. (…)
je ne le suis pas et ne veux pas le subir...

En soi tu as déjà toutes les réponses.
Il y a quelque chose en toi qui refuse, qui ne veut pas, qui ne peut pas.

Roki
Elle s'est fait un ami qui l'a emmené au resto ( j'étais au courant bien sûr ), complimenté et avec qui ils ont un peu flirté aujourd'hui.. on en a parlé directement. Le problème c'est qu'en rentrant elle rayonnait, elle était plus heureuse que d'habitude, elle m'a même montré directement beaucoup plus d'amour, elle était comme rechargée...

J'ai le sentiment que le problème c'est qu'elle soit heureuse sans toi.

Roki
Encore une fois je peux comprendre, mais comme je lui ait dit, au final c'est pas de moi qu'elle avait besoin da s sa vie, je peux pas la combler, je ne peux que la freiner et la rendre malheureuse...

Qu'elle puisse être heureuse sans toi, te fait ressentir qu'elle ne t'aimes pas ?
Et peut-être même tu aurais envie qu'elle l'assume et le dise ainsi : elle ne t'aime pas et ne t'as jamais aimé ?
Au moins ça serait clair. Tu pourrais acter la trahison.

Roki
un sentiment réservé à nous deux

Voilà la trahison.
Il y a avait une bulle, un contrat +ou- tacite.
Tu lui a livré ton coeur (tu t'es oublié au passage).
Et là tout à implosé.

Roki
Soit je ne l'accepte pas et je sais que je rendrais malheureuse ou au moins pas totalement heureuse la femme que je veux le plus voir heureuse, soit je me laisse mourir de l'intérieur de la voir s'épanouir dans les bras d'un autre que moi..

Aucune solution n'est satisfaisante. Tu n'as que des mauvaises solutions.
Pour l'aimer elle (la rendre pleinement heureuse), tu dois te désaimer toi (ne plus être aimé par elle, à qui tu as donné ton coeur). Ce qui est insupportable.
L'aimer vraiment revient à ne pas être aimé par elle, ce qui revient à cesser d'exister (à ses yeux, donc vis à vis de toi-même, donc au monde).

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Discussion : Lutter contre une IST : la gale

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artichaut

le mercredi 19 novembre 2025 à 15h57

merci pour ce récap' et partage d'expérience

j'ai beaucoup fréquenté de (mi)lieux où des épidémies de gale sont récurentes.
j'ai eu la chance de toujours passer au travers.
quelques règles d'higiène de base m'ont sans doute aidé.

Aki
- évitez de serrer la main aux inconnu-es qui se grattent manifestement beaucoup et/ou ont des lésions de grattage aux mains.

j'aurais dis "évitez les contacts physiques, a fortiori peau à peau" et pas seulement "évitez de serrer la main"

et j'aurais dit :
- prenez l'habitude de laver vos vêtements à 60°C (pas seulement ceux récupérés d'occasion), c'est valable pour d'autres parasites

tu pourrais aussi ajouter :
- utilisez votre propre serviette de toilette

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