Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Aimer un histrionique

#
Profil

Cookiemonster

le mercredi 29 mai 2019 à 17h56

Merci à Aina pour sa contribution très riche et qui m'a beaucoup apportée. Bienveillance et temps de recentrage sont certainement les notions que j'ai le plus appréciées. Je vis avec une personnalité à tendance histrionique depuis 30 ans et après une psychothérapie (je suis une résiliante tardive), je commence seulement à percevoir le type de relation que je dois avoir avec lui si je ne veux pas perdre toute mon énergie : temps pour soi, univers à soi, variation de la distance avec lui.
C'est effectivement un véritable sport pour l'instant avec beaucoup de disputes, mais j'ai compris que plus je serai stable, plus il me sera aisé de "danser" avec lui.
J'espère aller vers du positif avec cet homme qui m'a beaucoup apporté intellectuellement et qui a toujours été un agréable compagnon dans la vie quotidienne.
Je commence l’aikido en septembre :-) !!!
Pour réagir à Blouise, je pense que l'important pour les enfants est la bienveillance du père. Peu importe la personnalité, les enfants savent très bien adulte se situer face à ce type de personnalité. Ils ont nécessairement plus de distance, qui les protège, que le conjoint. Les miens ne s'en sortent pas trop mal pour l'instant, mais il est vrai que je ne suis pas entrée en conflit avec mon compagnon à ce sujet.
Bon courage !

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

#
Profil

benoit7

le mercredi 24 juillet 2019 à 21h09

Bonjour

Nouveau venu sur ce site, je découvre le polyamour via une relation platonique que j'ai vécue ces derniers mois, et qui m'a fortement déstabilisé car je ne comprenais pas ce qu'il se passait en moi, ni ce que voulait réellement cette personne. Pour autant, je l'ai beaucoup aimée, et je dirais qu'il en reste encore quelque chose, même si la distance est actuellement de mise. J'ai lu les termes de "vidé", "vampirisé" ici ou sur des articles consacré à l'histrionisme, et j'avoue que c'est exactement cela : je me suis épuisé, suis devenu dingue par moments, je ne me reconnaissais plus dans mes réactions, moi qui suis d'un naturel pondéré, calme et réfléchi (j'ai 41 ans). Mais j'aime aussi comprendre ce qu'il se passe, et j'ai donc fait énormément de recherches, qui m'ont amené sur des articles traitant de l'histrionisme. Ce fut une révélation, autant qu'un soulagement.

Je suis pacsé depuis 5 ans avec une femme, qui n'est pas la maman de mes deux enfants (avec laquelle j'ai conservé d'excellents liens au final, celle-ci connaissant et fréquentant même mon amie actuelle à l'occasion). Concernant le bouleversement concerné, tout commence il y a quelques mois. Je travaille dans un univers professionnel plutôt masculin, de taille modeste (nous sommes une vingtaine dans cette entreprise), assez hiérarchisé (je me situe dans le 1/3 supérieur avec une bonne ancienneté) et arrive une nouvelle venue. Nous l'appellerons Aurore, elle est de près de 20 ans ma cadette, est aussi pacsée par ailleurs, bien que son ami ne soit pas souvent présent (à cette époque tout du moins, c'est moins le cas à présent). Au départ, elle m'apparaît plutôt anodine, je suis plutôt distant, comme à l'accoutumée chez moi. Elle me semble néanmoins fragile, peu confiante en elle (d'ailleurs elle ne cesse de le répéter) à un point parfois invalidant. Elle parle également avant de réfléchir, accumulant ainsi les bévues, stimulant ainsi l'hilarité (gentille) de nos collègues, ce qui la gêne, mais sans plus (je comprendrai plus tard pourquoi). Puis, au gré des missions qui me sont confiées, je suis amené à discuter de manière plus privée avec elle, et elle me raconte sa vie, son enfance, ses accès soudains de colère, sa violence, ses conflits avec son ami, ses angoisses, parfois la larme à l'oeil. Effectivement, tout ceci n'a pas l'air rose, il y a manifestement de gros conflits psychiques, et je suis touché. Sans être complètement naïf sur l'authenticité de tout ce qui a été relaté (car je m'intéresse beaucoup à la psychologie et à nos fonctionnements psychiques), le discours m'apparaît malgré tout cohérent et je ne décèle pas de faille mythomaniaque ou autres affabulations manifestes. Parallèlement, elle me sollicite de plus en plus par SMS avec de délicates attentions, auxquelles je ne suis pas insensible. Je suis touché au point que je lui adresse un premier email où je lui exprime mon ressenti sur sa vie, que je tente de cerner grossièrement au vu de mes connaissances sur le psychisme, et je l'encourage à aller de l'avant en lui écrivant qu'elle a tout pour réussir, etc etc... histoire de rehausser son estime d'elle-même. L'impact de cet email sera énorme (ce qui me surprendra à ce point), Aurore me répétant le lire régulièrement, en avoir pleuré, l'avoir montré à sa mère, et même à son conjoint.

Par la suite, dans nos échanges, écrits surtout, elle me dit plein de belles choses, qu'elle a tout de suite noté en me voyant qu'elle s'entendrait "bien avec moi", que je "compte beaucoup" pour elle, qu'elle "tient énormément" à moi, que je suis la seule personne de notre boulot à qui elle "dit tout", voire qu'elle a "tout le temps envie d'être avec" moi. Je la sens néanmoins troublée quand elle me voit, n'osant parfois me regarder, me cherchant, voire me provoquant (comme elle provoque les autres, ceci dit, c'est un trait de personnalité que je note),... avant de me fuir. Une espèce de valse se met en place, qui commence à me déstabiliser, avec des phases alternantes de séduction, qui m'attirent vers elle, puis de rejets soudains que je ne comprends pas. Cela génère des malentendus entre nous, que je veux à tout prix dissiper rapidement (c'est moins son cas), et je force des entrevues - difficiles à obtenir parfois - qui les dissipent en effet instantanément. Ces moments de réconciliation m'apparaissent comme des moment des plénitudes, d'apaisement ; chez elle aussi m'assure-t-elle.

Comme je suis mauvais acteur et que je n'arrive pas à dissimuler les choses, mon amie voit que quelque chose ne va pas. Je lui explique donc, en craquant quelque peu (je suis quelqu'un de sensible et émotif, et j'assume parfaitement ce que je considère comme des qualités). Elle est plutôt ouverte d'esprit (mais pas sur le polyamour), mais ne comprend pas cette attirance. Je m'agace à essayer de lui expliquer quelque chose que je ne comprends moi-même pas (et ce d'autant plus que ce que je découvre aujourd'hui sur le polyamour m'apparaissait encore à l'époque comme une déviance inacceptable socialement, bien que j'étais intimement convaincu du contraire). Des disputes éclatent, de plus en plus fréquentes, de plus en plus intenses, au point que mon amie part vivre parfois ailleurs. Cela ne me dérange pas, car je lui fais comprendre que, même si ma relation avec Aurore est platonique, je veux aussi la voir elle quand je le veux. Du coup, nos entrevues deviennent plus fréquentes avec Aurore, et nous allons de temps à autre courir ensemble, boire un verre. Nos corps s'effleureront même, mais sans aller plus loin. Ces entrevues restent malgré tout rares, car nous (et surtout Aurore) ne veut surtout pas que cela se sache dans le milieu professionnel, ni auprès de son ami bien sûr (bien qu'elle m'assurait avoir dit à celui-ci qu'elle s'entendait très bien avec moi et que nous avions quelques activités, ce qui ne semblait pas le déranger outre mesure). Aurore est également très inquiète au sujet de mon amie que je délaisse forcément un peu (sans culpabilité excessive de ma part, curieusement j'ai envie de dire), et elle le vit parfois très mal car elle a déjà pu discuter avec elle. Je comprendrai plus tard d'où vient cette angoisse. Elle se sert de cet alibi - entre autre - pour limiter par moment nos activités communes, ce que j'ai du mal à admettre, car je considère que c'est mon seul problème. Parallèlement, je n'ai évidemment pas laissé tomber mon amie, que je vois très régulièrement, avec des hauts et des bas, mais nous continuons à discuter beaucoup.

Puis arrive une période, il y a quelques semaines, où le pavé est jeté dans la mare : à notre boulot, il se dit qu'il "se passe quelque chose" entre Aurore et moi. Chez elle, c'est immédiatement la panique. Compte tenu des circonstances de cette révélation, vague au possible, je recommande de prendre les devants en cas de questionnement direct, d'assumer que oui, nous nous voyons effectivement en dehors du boulot, que nous conversons, courons ensemble, que nos conjoints respectifs sont même au courant, oui, et alors ? Je vois bien qu'elle a du mal à être rassurée, mais me promet quand même à demi-mot que la stratégie est bonne. Ce qui m'inquiète en revanche profondément, moi, c'est que cet épisode nous éloigne l'un de l'autre, que nous ne partagions plus d'activités ensemble. Aurore m'assure que ça ne sera pas le cas, que nous continuerons comme avant. Mais comme je le craignais, il n'en sera rien. Je tenterai bien encore à quelques occasions de proposer des sorties, en vain. Jusqu'à ce jour où j'ai reçu comme réponse à une proposition de sortie un message cinglant et profondément vulgaire, lequel m'a résonné de longues semaines en têtes pendant que je décidais d'arrêter de relancer quelqu'un qui, manifestement, ne m'aimait pas telle qu'elle le disait pourtant.

Nous en étions là, à nous côtoyer depuis au boulot, dans une relation malgré tout "normale" entre collègues, sans plus. Intérieurement pour moi, ce fut compliqué, car je ne comprenais rien au fonctionnement de cette personne. Je ne savais pas ce qu'elle voulait de moi, ce qu'elle attendait. Pour l'avoir questionnée plusieurs fois à ce sujet, elle non plus, d'ailleurs. Mais elle refusait systématiquement un travail d'introspection, ne "voulait pas" savoir pourquoi nous nous étions rapprochés, pourquoi elle alternait des phases euphoriques avec des phases d'isolement à allure dépressive (terme dont elle se qualifiait elle-même). Je notais de temps à autres des rapprochements avec d'autres, rapprochements souvent critiqués ensuite, manifestement déçus.

Puis, il y a quelques jours, en faisant de nouvelles recherches sur les personnes qui ont un besoin constant d'être aimées, je clique sur un lien concernant l'histrionisme. Et là, ce fut LA révélation : tout concordait avec l'ensemble des traits de personnalité que j'avais pu noter chez Aurore, alors que c'est précisément ce qui me déroutait chez elle : elle réunissait en une seule personne des traits de personnalité qui me semblaient incompatibles. C'est bien simple, le DSM-IV, qui évoque les troubles de la personnalité histrionique, considère qu'il est effectif quand il est représenté par au moins cinq des neuf manifestations suivantes. Eh bien là, on les retrouve tous !

- le sujet est mal à l'aise dans des situations où il n'est pas le centre de l'attention d'autrui ; elle fait tout pour attirer l'attention sur elle (remarqué par d'autres collègues), et ça me rappelait cette série des années 90 "le Miel et les Abeilles". Quand elle n'arrive pas à capter l'attention, que d'autres parlent entre eux, elle essaie de nouveau, par diverses provocations parfois (langage vulgaire, notamment). Quand vraiment ça ne fonctionne pas ou qu'elle se fait rembarrer, elle s'en va ailleurs, comme si elle faisait la tête.

- l'interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté, ou d'attitude provocante ; je crois en avoir suffisamment parlé ci-dessus, et les exemples sont nombreux avec d'autres collègues, masculins comme féminin (la séduction est cependant différente, elle attribue à ses collègues féminins le rôle de "maman" quand celle-ci est plus âgée, à défaut de "soeur")

- la satisfaction immédiate de ses besoins, par autrui, est une préoccupation constante pour elle ; il est manifeste que lorsqu'elle fréquente quelqu'un, elle y trouve intérêt pour elle, et uniquement pour elle ; preuve en est, quand l'autre ne lui apporte plus cette valorisation immédiate, il devient inutile, et elle le fuit donc. J'en ai fait l'amère expérience. Elle est en outre littéralement obsédée par le regard d'autrui, ne veut pas déplaire, et apparaît extrêmement déçue à la simple idée de devoir déplaire (alors qu'évidemment, c'est un processus banal de décevoir parfois les gens). Elle me l'a répété plein de fois, et j'avoue avoir tout fait pour atténuer cette obsession. En vain.

- son expression émotionnelle est superficielle et instable ; elle n'arrive que difficilement à parler de ses émotions. D'ailleurs elle ne veut pas savoir ce qu'il se passe en elle, elle le refoule systématiquement. Evidemment, ça ressort plus violemment ensuite encore, d'où une grande labilité émotionnelle provoquée parfois par un événement totalement anodin ou une intuition, au besoin décorrélée de la réalité.

- le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l'attention ; elle voue un culte à l'apparence physique, fait beaucoup de sport. Elle présente en outre des troubles de l'alimentation de type boulimique et/ou anorexique. Evidemment, elle trouve que ses collègues féminins sont mieux loties qu'elle physiquement, ce qui est peu objectif, et en décalage une nouvelle fois avec la réalité. Elle évoque souvent la "bobologie", ou des incidents (chutes) quand elle va courir (presque à chaque fois, du type "j'ai failli m'évanouir en tombant, j'aurais pu rester là des heures,...") pour, là encore, attirer l'attention et provoquer la compassion. Sur ce point, elle me rappelle d'ailleurs ma fille de 9 ans qui essaie d'attirer l'attention sur elle de cette manière, comme beaucoup d'enfants. Par contre, on ne retrouve pas d'excentricité vestimentaire ou de maquillage extrême, c'est quelqu'un de plutôt discret sur ce point, contrairement à ce que l'on retrouve souvent dans les descriptions ; il faut dire, elle répète souvent ne pas aimer les gens, ce qui dénote un côté asocial.

- la manière de parler est trop subjective et pauvre en détails ; on retrouve très souvent dans son discours un manque d'objectivité, une rationalité négligée, un décalage dans l'analyse des situations, décorrélé de la réalité ou de ce qui a le plus de chance de survenir à court terme. Le risque de survenue d'un événement défavorable est très largement exagéré ; là encore, l'analyse n'est pas rationnelle mais basée sur une intuition qui fait, chez la personne, force probante. J'ai noté également un vocabulaire effectivement très pauvre.

- il y a une dramatisation (théâtralisme, exagération du pathos) et une exagération de l'expression émotionnelle ; avec le recul, c'est ce qui m'a le plus rapidement frappé, et je lui ai d'ailleurs fait savoir au bout d'un moment : n'exagères-tu pas tout ce qui t'arrive ? N'y accordes-tu pas trop d'importance ? Pourquoi relever tous ces événements, certes "négatifs", mais sans grande importance pour certains ? Tout événement, même le plus anodin, est raconté, mis en scène. Le chien qui se barre de chez elle ? "J'en avais les larmes aux yeux" me dit-elle... Mais cette émotion exagérée arrivait très souvent. Je ne compte plus les "j'en ai pleuré"... Ca rejoint aussi la bobologie fréquente, les difficultés rencontrées en faisant ci ou ça. Bref, il arrive toujours quelque chose dans la vie d'Aurore, et l'événement le plus anecdotique est mis en scène pour provoquer la compassion de l'autre. Au bout d'un moment, ça devient lassant. Et elle n'apprécie d'ailleurs pas que je lui fasse cette remarque.

- le sujet fait preuve de suggestibilité : il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances ; tant qu'il y a flatterie et feedback de l'autre au charme déployé, la "magie" opère. Elle est donc très versatile dans ses relations, se braquant facilement pour un oui ou un non (la plupart du temps, sans savoir pourquoi d'ailleurs, selon ses propres termes !), et se dirigeant alors vers les personnes réceptives sur l'instant à ses méthodes. Pour peu qu'on lui ait parfois dit des choses sur moi, elle les a crues à priori réelles, sans autre vérification ; elle prend alors ses distances.

- le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu'elles ne le sont en réalité ; c'est le seul point que je n'ai pas encore vérifié complètement, mais me concernant, il apparaît maintenant très probable qu'elle n'a jamais été attachée à moi comme elle a pu me le dire. Ceci explique alors facilement les "un pas en arrière, deux pas en avant" qu'elle a maintes et maintes fois opéré avec moi.

Je suis sorti de cette relation littéralement vidé, vexé, marqué. Je n'y comprenais rien. Tout est beaucoup plus clair pour moi maintenant. Il y a encore d'autres éléments concernant Aurore, que je n'ai pas évoqués ici (notamment concernant sa famille, ou un épisode traumatique survenu à l'adolescence qui a, je pense, été théâtralisé également), qui corroborent ce genre de trouble chez elle.
Quelque part je suis rassuré. Rassuré pour moi, car je ne suis pas "fou", je n'ai pas perdu sans raison le contrôle sur moi par moment. J'ai simplement été une victime réceptive aux charmes déployés par cette personne. Rassuré pour elle, également : elle subit elle-même ce trouble, elle en est d'ailleurs malheureuse globalement (elle le dit). Elle est toujours profondément affectée de décevoir autrui, mais c'est pourtant une issue quasi-systématique de l'histrionique, car les autres finissent par se lasser de ce yoyo intempestif. Ces mécanismes psychiques sont évidemment inconscients chez Aurore, et elle n'arrive pas à s'en défaire, s'étant construite psychiquement ainsi. J'ai donc un regain de compassion envers elle, et je me dis que je dois partager avec elle mes découvertes. Bien sûr, je dois prendre des gants, et elle ne sera sans doute pas réceptive immédiatement à une telle analyse.

Je terminerai par revenir sur le sujet du forum, à savoir le polyamour. Depuis longtemps, je pense que je suis capable de vivre, mais également d'accepter chez ma partenaire, le polyamour. Je n'arrive pas à me contenter d'une seule relation en fait, et j'ai déjà eu des relations en dehors de mon couple, ce qui m'a valu jusque là à chaque fois une séparation. Avec le recul, ça n'est pas que je n'aime plus la personne avec qui je suis, mais elle ne me comble pas complètement, à un moment donné tout du moins. Mais mes partenaires n'ont jamais compris cela, y voyant uniquement une infidélité (moi aussi, du reste, ne connaissant alors pas cette notion de polyamour). Je crois que dans le cas de figure décrit ci-dessus avec Aurore, j'étais également dans ce cadre d'un amour complémentaire, car j'aime aussi profondément ma partenaire actuelle pour ce qu'elle est, et notamment nos discussions qui touchent à tous les sujets, et son ouverture d'esprit (sauf sur le polyamour, en tout cas pour l'instant).

Merci de m'avoir lu, ça m'a aussi fait du bien de rédiger tout cela, et n'hésitez pas bien sûr à y faire quelques remarques.

Benoit

Message modifié par son auteur il y a 4 mois.

#
Profil

artichaut

le vendredi 25 octobre 2019 à 13h35

Pour élargir les débats, je signales ces fils :
- NeuroAtypie ET Polyamorie
- Polyamoureux et surdoués?!
- TDA/H chez les adultes

#
Profil

Vercorsman

le jeudi 07 novembre 2019 à 20h55

Bonsoir,
Venant de découvrir votre discussion, je voulais apporter mon témoignage
Je viens de terminer une relation de 9 mois avec une ex compagne histrionique. Après 4mois idiliques, nous avons commencé à nous disputer, elle me quittait sans cesse, voulait que je vive chez elle mais me mettait dehors a la moindre dispute (souvent à cause de banalités). Cherchant sans cesse les limites. Elle travaillait en tant que secrétaire dans le domaine des services d'urgences. Elle flirtait sans cesse avec les hommes la côtoyant étant constamment dans la provocation notamment par des discussions vulgaires souvent portées sur le sex y compris sur FaceBook. Cette relation devenue épuisante car ne sachant pas jusqu'où se trouvait ses limites, elle criait au loup dès lors que je m'interrogeais. Personnalité contrôlante (blessure de trahison) je m'appercevais elle n'avait aucune confiance en moi alors qu'elle me soutenait le contraire, pire c'est justement ce qu'elle me reprochait qui lui permettait de péter les plombs régulièrement. Elle me mettais dehors puis me recontactait le lendemain. Au bout du 6èmeois j'ai fait un burnout. Mais elle se mettait à son tour en arrêt en prétextant qu'elle n'était pas bien et pour rester avec moi en permanence. Puis je m'appercevais qu'elle avait gardé un contact avec un ex connu quelques années auparavant. Il lui envoyait constamment des SMS pour la relancer, elle lui répondait toujours laissant une porte ouverte.

Fatigué de cette instabilité émotionnelle permanente, ou elle me quittait sans cesse pour le moindre prétexte (je n'avais pas répondu à une question d'un de ses SMS me demandant ce que j'avais fais durant un matin ou je ne travaillait pas), j'ai pris mes distances en récupérerant à son inssu mes affaires chez elle qu'elle ne voulait pas me rendre, elle m'a traité de tous les noms m'accusant de l'avoir abandonné d'avoir été inhumain.
Voilà une relation destructrice que je n'oublierais pas dans laquelle je me suis perdu croyant que ce qu'elle me promettait était sincère. Mais j'ai mis du temps (et avec l'aide extérieur d'un couple d'amis) à réaliser qu'elle n'était centrée que sur elle et que je remplissait son besoin d'être aimé et valoriser seulement. D'une relation où elle me m'idealisait je me suis retrouvé être la cible de sa colère et de sa vengeance comme si soudain elle avait endossé un masque de bourreau.
Ces personnes sont très attachantes car elle vous apportent tout ce dont vous avez besoin et vous disent qu'elles font tout cela pour vous. Ce qui crée une dépendance. À la longue il est très difficile de ne pas craquer. Ce qui va me sauver c'est qu'elle se tournera vite vers quelqu'un d'autre pour continuer à recevoir ce qu'elle a perdu dans notre relation.
Bonne soirée à toutes et tous, prenez soin de vous la vie est magnifique.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion