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Aimer un histrionique

Romantisme
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Livia

le jeudi 10 août 2017 à 15h37

Bonjour,
Je souhaiterais vous faire part d'un lourd vécu dans une de mes relations poly (de 3 ans) avec un homme histrionique.
Épuisée, usée et complètement désorientée, je parviens tant bien que mal à couper définitivement les ponts avec lui. Non sans heurts bien évidemment.

Ce n'est pas la personne avec qui je vis, pour autant cette relation a toujours été très importante dans ma vie... un peu trop même je pense... car aujourd'hui, j'en sors vraiment crâmée.

Ce sont des personnalités extrêmement déconcertantes et déroutantes mais malgré tout attachantes, laissant derrière elles comme un sentiment de ne pas vraiment les connaître ni de savoir ce qu'elles souhaitent dans leur vie, tant il est quasiment impossible d'en obtenir la réponse lorsqu'on le leur demande, car faire des choix dans la vie, c'est pour elles renoncer et perdre.

Assoiffées de sociabilité et d'amour voir même plutôt d'admiration extérieure, ce sont des personnes qui ne se sentent exister qu'au travers le regard et l'approbation des autres.
Au début, vous incarnez cet idéal et représentez "tout" pour elles, ce qui est d'ailleurs est extrêmement perturbant et ce, d'autant plus lorsque l'on est pas hyper fan de l'idéalisation. Puis au fur et à mesure que la relation s'installe, une certaine lassitude les guète. Il leur faut de nouveau se prouver à l'extérieur qu'elles sont supers, séduisantes, génialement drôles.
Bref, difficile là-dedans d'approfondir quoique ce soit ensemble car tout finit par tourner autour d'elles-mêmes.

Leur mantras : "je suis altruiste car j'aime être au centre des connexions humaines, je suis donc forcément quelqu'un de bien et d'aimable".
La réalité : un besoin constant d'être mis en scène avec son public. Et pas n'importe quel public : un public de fans qui les adorent.

Cet homme avec qui j'ai tenté par tous les moyens d'avancer, de construire une relation forte basée (en tout cas pour ma part) sur une certaine réciprocité, dont j'ai tenté de calmer ses angoisses existentielles en lui apprenant à s'aimer, et à qui j'ai tenter de montrer que la vie n'a pas besoin d'être un tourbillon incessant de stimulations en tout genre, m'a littéralement vidée et empoisonnée ma joie de vivre.

J'aimerais de toutes mes forces parvenir à m'en détacher complètement pour enfin retrouver mes repères et mon équilibre mais je lutte et j'en souffre beaucoup.

Est-ce que parmi vous, certain(es) ont déjà croisé la route de ce type de personnage ?
Si oui, comment vous-en êtes-vous sorti ?

Je vous remercie beaucoup par avance pour vos témoignages.

À vous lire...

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Shortbus

le jeudi 10 août 2017 à 17h10

Bonjour Livia,
Tu as déjà réussi à prendre du recul sur cette relation pour l'analyser. Ça me semble être un bon point et je crois que tu peux continuer sur cette voie. Pour t'y aider, je pense que tu peux écouter par exemple ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=kbBG4ml9mxI
ou encore ceci :
https://www.youtube.com/watch?v=ALc_Ze7d6Og&list=P...
Qu'en dis-tu ?

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Livia

le jeudi 10 août 2017 à 17h46

Merci beaucoup Shortbus pour les liens :)
Je vais m'empresser de regarder cela. En parallèle, je visionne et lis pas mal de choses autour des relations toxiques car, au final, c'est bien de cela dont il s'agit.

Pour info, lorsque lors d'un de mes posts précédents je parlais "d'évolution d'une relation primaire en relation secondaire", il s'agissait en fait de lui car je comprenais déjà à l'époque que rien de constructif ni de positif ne pourrait malheureusement en sortir.

Le polyamour n'a au final je le crois, été qu'une sorte de tentative "désespérée" de maintenir un semblant de quelque chose qui s'avère en réalité, terriblement toxique et nocif.

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Juliejonquille

le jeudi 10 août 2017 à 18h12

Je comprends ce que tu as vécu : il y a des personnalités passionnantes mais qui sont toxiques à haute dose. Peut être qu'on peut plus les apprécier à plus faibles doses et en relation poly ?

Mon mari est l'opposé total de ton ami mais il a aussi une faille narcissique : au lieu de chercher l'approbation et l'admiration de l'extérieur, il vit isolé dans ses rêves de grandeur.

C'est des gens plein de qualités (et qui en debut de relation sont souvent charmants) et qu'on voudrait aider mais attention... C'est le piège surtout s'ils ne veulent/peuvent pas vraiment changer : on perd son temps et son énergie.

Soit on les aime comme ils sont en faisant très attention à poser des limites et se protéger soit on part très loin en courant.

Et la dernière solution est souvent la meilleure quand on sent que l'autre dévore notre énergie et notre joie de vivre.

Est ce que tu as déjà entendu parler des pervers narcissiques ?

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Livia

le jeudi 10 août 2017 à 20h13

Merci JulieJonquille pour ton témoignage et tes lumières :)

Je me suis en effet penchée sur la question du pervers narcissique le concernant mais il s'avère que bien qu'il y ait pas mal de points communs entre les 2, notamment au sujet de ce besoin d'être constamment aimé et rassuré sur ce qu'il est et ce qu'il vaut au travers le regard des autres, l'histrionique marque sa différence dans le fait qu'il n'a absolument aucunement l'intention de nuire. Au contraire, ce sont des gens qui ne veulent pas faire de mal aux autres ou les manipuler dans l'espoir de les réduire.

Leur seul objectif est certes, d'être toujours le centre du monde pour se rassurer uniquement de ce qu'ils sont au travers l'image (de préférence positive) et la valeur que peut leur renvoyer telle ou telle personne. C'est un besoin maladif que du coup, ils interprètent à mal comme de l'altruisme en s'illusionnant qu'être à la recherche des autres et etre au centre des connexions humaines, leur vaut d'être une personne désintéressée ne cherchant qu'à faire le bien autour d'elle.
Alors qu'il n'en est rien : ils n'aspirent qu'à vampiriser l'attention, l'amour, l'énergie de celui ou celle qui tombera dans le piège, pour se rassurer qu'ils ont bien cette valeur en question.

Au fond, il y a qch de terriblement triste là-dedans. C'est une personne qui en souffre car pour atteindre son objectif, elle ne cesse alors de changer continuellement de masques afin de s'adapter à son interlocuteur et lui plaire.
Et ce cinoche est une véritable drogue, sans laquelle il ne se sent plus exister.
Le pire étant qu'il ne sait finalement pas qui il est et ce qu'il veut.

C'est quelqu'un qui est "zèbre" ou HPI. Alors forcément, tout n'est pas simple pour lui en ce monde et ce, depuis bien trop longtemps. Je soupçonnerais même un léger syndrome d'Asperger derrière tout cela, tant son manque d'empathie est parfois troublant.

Bref, ce n'est pas évident et en effet, le polyamour est ou était une alternative afin de vivre ce que nous pouvions vivre sans cultiver d'espoirs quant à des projets de vie plus engageants pour lesquels je ne le sens de toute manière pas disponible ou fiable : sa quête de lui-même étant trop prépondérante aujourd'hui, je pense que l'on allait direct dans le mur.
En revanche la transition "primaire à secondaire" est dure car je pense que le deuil d'un certains nombres d'aspirations est loin d'être fait, de son côté comme du mien.

J'ai coupé les ponts depuis.... seulement quelques jours. Besoin urgent de me retrouver et de me requinquer car je suis complètement en vrac.

Je lui ai dit lors de nos derniers échanges qu'il était urgent qu'il apprenne à s'aimer et à faire la paix avec lui-même. Qu'il prenne le temps d'enfin savoir et assumer ce qui compte vraiment dans sa vie et celle à venir.

Il voit une psy (de par mon initiative mais je n'ai rien forcé, juste proposé et orienté). Pour autant, il m'a dit que les sujets tournaient essentiellement autour du professionnel, vaste sujet d'obsession pour lui.

D'où mon ras-le-bol, la saturation et mon besoin de finalement fuir peut-être...

Merci encore à vous tous pour votre soutien et vos conseils :)

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Rosie

le mercredi 12 septembre 2018 à 12h01

Bonjour,
Moi aussi je suis tombée sur un histrionique... jusqu'ici je ne connaissais même pas l'existence de ce type de personnalité... mais là je découvre...:-( c'est vraiment pas drôle à vivre...:-( :-( :-( :-(
Est-ce que d'autres personnes connaissent des histrioniques?

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GRANITA1 (invité)

le vendredi 21 septembre 2018 à 23h35

Si on parle TROUBLES DE LA PERSONNALITÉ, j’ai eu une relation pendant plus de 4 ans avec un (je pense fortement), borderline ou trouble de la personnalité limite autrement nommé. Ça se rapproche un peu du trouble de la personnalité histrionique.
La difficulté est que je travaille avec lui et que c’est un éternel recommencement.... pas de demande précise car ne sait pas ce qu’il veut, qui il est, ce qu’il vaut... phase narcissique (toute puissance, il bringue, dort peu, stmbke euphorique...) puis phase dépressive (fatigue, absence de motivation, idées noires...) et on redémarre en phase maniaque ...,
Passage d’un coup de cœur à une histoire d’un soir à une histoire de plusieurs mois...
Ne dit rien, agresse, ment...
BREF : STOP à ces relations trop compliquées !
L’Amour doit être simple et naturel, couler comme une source calme.
Pas un ouragan dans une tempête à haute mer, sinon c’est l’enfer et ça ne sert à personne !

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Lola17

le lundi 12 novembre 2018 à 17h08

Je confirme... J'ai eu une relation de plusieurs années avec une nana d'où je suis sortie avec l'impression d'être passée dans le tambour d'une machine à laver. Suis-moi, je te fuis... et inversement.

Il y a un roman là-dessus, sur l'euphorie, la confusion, puis la désillusion totale face à ces personnes totalement fantasques et inauthentiques :

https://www.amazon.fr/Amours-vagues-Anne-S%C3%89RA...

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Aina

le jeudi 15 novembre 2018 à 15h15

Je vis avec un histrion. Et mon père en est un. Merci pour la description!
As-tu compris les mécanismes mis en place qui ont détruit ta joie de vivre et aspiré ta vitalité ?
Pour ma part, c’est la compréhension très fine de tous ces mécanismes qui font que je peux vivre à ses côtés en profitant de toute la beauté que ces personnalités peuvent offrir sans être vampirisée.
Il faut dire que j’ai été à bonne école depuis l’enfance...
Je ne dis pas que je passe dans son tourbillon sans vaciller mais je sais être spectatrice de ce qui se joue et suis passée maître dans l’art de la contre-manipulation :-)
Je pratique l’aikido de l’esprit :-) (utiliser le coup de «  l’adversaire » plutôt que le contrer). C’est comme une danse. Et c’est très beau je trouve. Je ne me sens ni supérieure ni inférieure, et chaque nouvelle pièce de théâtre fait davantage maturer mon corps émotionnel, ce dont je le remercie.
J’apprends à voir en moi tout ce que son comportement me montre comme ds un miroir grossissant, et cherche à le modifier (en moi).
Pour le moment je vois une évolution bénéfique des deux côtés. Si un jour il n’y a plus d’évolution, je partirai. C’est LA grande révolution pour moi : je me sens capable de quitter, de perdre. Dans mes deux précédentes relations (13 ans avec un bipolaire et 7 ans avec je ne sais pas quelle étiquette lui donner mais d’empathie point!), j’étais en telle dépendance affective que l’emprise sur moi était ahurissante. Il m’a fallu aller très loin dans l’effondrement de ma force vitale pour avoir finalement le courage de m’extraire... instinct de survie...
Voilà, je ne sais pas ce qui t’empêche aujourd’hui d’evoluer ds cette relation ou de t’en extraire, mais si tu m’expliques un peu concrètement ce qu’il se passe, je ferai de mon mieux pour t’apporter ce que je peux t’apporter.
Prends régulièrement des temps de centrage où tu n’es pas avec lui. Il est indispensable de trouver ton énergie ailleurs que ds la relation quelle qu’elle soit (amoureuse/conflictuelle, c’est pareil)
Je te souhaite tout le courage et la perspicacité nécessaire pour retrouver ta joie de vivre! Fais briller ta lumière !

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Ronan (invité)

le lundi 26 novembre 2018 à 21h26

J'ai eu aussi affaire a une histrionique.
On en tombe facilement amoureux et on mets un temps fou a les oublier...
Mais c'est la meilleure solution, malgré ce jeu du "chaud et froid" qu'elle se fait un malin plaisir à jouer après la rupture.
Mais ne rien regretter, et passer à autre chose est la solution.
En prenant le recul nécessaire, on se rend compte qu'il aurait été inconscient de vouloir fonder une famille avec cette personne. Que mes potentiels futurs enfants est à subir la névrose d'une mère histrionique me confirme le bien fondé qu'il n'a rien a espérer.

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artichaut

le lundi 26 novembre 2018 à 23h37

hum, je ne sais pas très bien ce qu'est un.e histrionique, mais je me demande si ce fil n'est pas en train de devenir un défouloir pour neurotypiques ?

catégoriser ainsi des personnes, et dire que la seule solution est de les quitter me semble un tout petit peu trashos

je ne dis pas que ce n'est pas parfois le cas dans la vie, mais de là à en faire une généralisation sur une catégorisation, ça fait un peu peur

bref, une relation toxique, ça se stoppe, oui (pour soi-même en premier lieu), mais de là à généraliser…

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Aina

le mardi 27 novembre 2018 à 10h09

Quitter qd ça nous détruit, oui sans doute, mais toutes ces personnalités vivent en nous selon moi.
Et l’évolution est possible. J’en suis sûre. Possible ne veut pas dire jouer la sauveuse/le sauveur à tout prix. Je trouve d’ailleurs que les situations polyamoureuses aident bcp à voir toutes ces sous-personnalités qui agissent à l’interieur de nous.
Perso c’est aujourd’hui l’opportunité pour moi de résoudre mon œdipe non résolu à l’âge où il aurait dû l’être. Casser le conditionnement m’a permis de rendre perméables certaines structures psychiques mises en place dans l’enfance pour me protéger et du coup elles se délitent tranquillement (ou violemment ça dépend) et laissent émerger des parties enfouies de moi-même qui correspondent assez bien à ces descriptions névrotiques de personnes «  toxiques »!
Catégoriser pour juger l’autre - ou pire - le condamner, ne m’intéresse pas, mais catégoriser pour comprendre quelles parties de moi j’ai enfermées dans des bunkers psychiques, ça m’aide à accueillir toutes les parties de mon être. Nommer pour pouvoir les appeler par leur nom et les accueillir.

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IrisBubulle

le mardi 27 novembre 2018 à 23h45

artichaut
hum, je ne sais pas très bien ce qu'est un.e histrionique, mais je me demande si ce fil n'est pas en train de devenir un défouloir pour neurotypiques ?

catégoriser ainsi des personnes, et dire que la seule solution est de les quitter me semble un tout petit peu trashos

je ne dis pas que ce n'est pas parfois le cas dans la vie, mais de là à en faire une généralisation sur une catégorisation, ça fait un peu peur

bref, une relation toxique, ça se stoppe, oui (pour soi-même en premier lieu), mais de là à généraliser…

Je crois que tu m'as ôté les mots de la bouche.

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artichaut

le mercredi 28 novembre 2018 à 08h47

…et merci Aina de reproblématiser du point de vue des personnes concernées
(non pas concernées par le fait de fréquenter/quitter telle catégorie de personne, mais bien concernées par le fait d'être une personne, possédant certaines de ces caractéristiques communes)

Intéressant cette idée de "sous-personnalités" (malgré le "sous" qui fait péjoratif), même si j'ai l'impression que ce n'est pas la personnalité (dans son ensemble) qui est contenue en nous, mais nous qui serions construit avec une partie de ces différents archétypes.

Et en effet ce ne sont pas des personnalités étiquettables, ce sont des approximations servant à (essayer de) comprendre, non à stigmatiser, qu'il faut prendre avec beaucoup de pincettes

Personne n'est histrionique en soi. Personne n'est que histrionique. Il y a juste des personnes, qui, entre autre choses, possèdent certaines des caratéristiques que l'on met derrière le mot "histrionique".

Et c'est à chacun.e de se définir comme tel (comme tu dis "Nommer pour pouvoir les appeler par leur nom et les accueillir.") ou, si on valide cette pratique, à un professionnel de poser un diagnostique (à condition que ce professionnel ne se contente pas d'étiquetter).

Sinon c'est juste de la stigmatisation.

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bidibidibidi

le mercredi 28 novembre 2018 à 09h43

En général, les professionnels n'étiquettent pas. Par exemple, on parle de trouble du spectre autistique, et pas directement d'autiste. Et pour définir que quelqu'un souffre d'un trouble du spectre autistique, il faut qu'il ait un certain nombre de critères sans nécessairement tous les avoir.

Sinon, histrionique, c'est le mot officiel pour désigner un hystérique (qui n'est plus un terme officiel du fait de sa racine sexiste).

Cette discussion me rappelle le concept de pervers narcissique. Quand le concept est apparu, tout le monde est devenu pervers narcissique. C'était un peu la cause de divorce numéro 1 : Mon mari/ma femme est un(e) pervers(e) narcissique. Au final, même en m'étant renseigné un minimum, je n'arrive toujours pas à comprendre ce qu'est ce concept, et mon impression est que c'est un joyeux fourre-tout à problèmes de couples.

Donc, un peu de wikipedia :

"Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association américaine de psychiatrie (AAP), le trouble de la personnalité histrionique est un mode généralisé de réponse émotionnelle excessive en quête d'attention, représenté par au moins cinq des neuf manifestations suivantes :

Le sujet est mal à l'aise dans des situations où il n'est pas le centre de l'attention d'autrui ;
L'interaction avec autrui est souvent caractérisée par un comportement de séduction inadapté, ou d'attitude provocante ;
La satisfaction immédiate de ses besoins, par autrui, est une préoccupation constante pour elle;
Son expression émotionnelle est superficielle et instable ;
Le sujet utilise régulièrement son aspect physique pour attirer l'attention ;
La manière de parler est trop subjective et pauvre en détails ;
Il y a une dramatisation (théâtralisme, exagération du pathos) et une exagération de l'expression émotionnelle ;
Le sujet fait preuve de suggestibilité : il est facilement influencé par les autres ou par les circonstances ;
Le sujet a tendance à considérer que ses relations sont plus intimes qu'elles ne le sont en réalité."

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Aina

le mercredi 28 novembre 2018 à 13h21

Que me demandes-tu de reproblematiser, artichaut?
Excuse-moi je ne comprends pas ce que tu veux dire...

«   Intéressant cette idée de "sous-personnalités" (malgré le "sous" qui fait péjoratif), même si j'ai l'impression que ce n'est pas la personnalité (dans son ensemble) qui est contenue en nous, mais nous qui serions construit avec une partie de ces différents archétypes. »

«  Sous » veut juste dire qu’elles sont sous-jacentes, derrière la personnalité «  affichée » et peut-être «  dominante » chez soi.

«   Et en effet ce ne sont pas des personnalités étiquettables, ce sont des approximations servant à (essayer de) comprendre, non à stigmatiser, qu'il faut prendre avec beaucoup de pincettes

Personne n'est histrionique en soi. Personne n'est que histrionique. Il y a juste des personnes, qui, entre autre choses, possèdent certaines des caratéristiques que l'on met derrière le mot "histrionique". »

Complètement d’accord avec toi.

«  Et c'est à chacun.e de se définir comme tel (comme tu dis "Nommer pour pouvoir les appeler par leur nom et les accueillir.") ou, si on valide cette pratique, à un professionnel de poser un diagnostique (à condition que ce professionnel ne se contente pas d'étiquetter).

Sinon c'est juste de la stigmatisation. »

Là par contre je ne crois pas qu’une personne puisse se définir comme telle. Pas tant qu’elle est dans un fonctionnement inconscient en tout cas. Il s’agit d’une faille narcissique importante, et nous sommes là dans des structures inconscientes donc par définition qui ne peuvent pas (encore) être conscientisées.
Loin de moi l’idee de stigmatiser qui que ce soit. Je ne crois pas aux «  personnes » toxiques, tout au plus à une relation qui peut l’être. Et dans «  relation» il y a au moins deux personnes.
J’utilise simplement ce genre de «  diagnostic » pour identifier des fonctionnements (chez l’autre ET chez moi!). Ça m’aide à comprendre et à être dans l’empathie sans entrer dans une relation qui puisse être toxique pour moi. Je vis avec un homme qui remplit très bien la définition de Wikipedia, même si je nuancerais beaucoup de choses, notamment le côté «  superficiel » de ses émotions, c’est beaucoup plus complexe que ça. Et j’aime cet homme de tout mon cœur et sa personnalité atypique m’apporte beaucoup de bonheur. Je l’aime comme ça.

(Désolée j’ai pas réussi à intégrer plusieurs citations du même message)

Message modifié par son auteur il y a 12 mois.

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artichaut

le mercredi 28 novembre 2018 à 22h25

Aina
Que me demandes-tu de reproblematiser, artichaut?

Rien du tout !
Je te disais juste merci.
(j'aurais du écrire "merci Aina d'avoir reproblématisé " et non "merci Aina de reproblématiser ", ça aurait été +clair !)

Aina
(Désolée j’ai pas réussi à intégrer plusieurs citations du même message)

Tu cliques sur "citation"
et tu mets ce que tu veux (en simple copié/collé) entre "blockquote" et "/blockquote"
(idem entre "cite" et "/cite")

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Anonyme YZ (invité)

le mercredi 06 février 2019 à 01h38

Bonsoir, je resterai en anonyme
Je suis atteinte d’un trouble de la personnalité histrionique, et j’ai pris beaucoup de temp à savoir que c’etait sa. Mais juste pour vous laisser un message et vous dire que tous le mondes et différents et réagi de manière différente surtout en amour, c’est Tellement plus compliqué qu’ont ne peux catégoriser des personnes comme sa. C’est évidemment pas facile de vivre avec une personne comme nous c’est difficile j’en suis consciente niveau caractère et manque de confiance en sois, de toujours vouloir le regard sur nous, mais il ne faut pas voir que le mauvais côté des choses, je pense que c’est la personne en elle même qui pose problème dans le couple et qui vous détruisent et non pas cette personnalité, car la il y’a aussi le caractère de la personne donc ne pensez pas que c’est juste à cause de cette personnalité et surtout ont en guérit.
Avec ou sans cette personnalité la personne au fond restera toujours pareils sachez-le.

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bidibidibidi

le mercredi 06 février 2019 à 16h31

Anonyme YZ
Avec ou sans cette personnalité la personne au fond restera toujours pareils sachez-le.

Désolé d'être un peu violent dans mon point de vue, mais ton trouble de la personnalité te définit en partie. Alors, je suis totalement d'accord pour dire qu'il ne te définit pas totalement, et qu'on ne peut te résumer à cette partie de ta personnalité, mais tu ne peux pas nier qu'il fait partie de toi et qu'entrer en relation intime avec toi implique de devoir l'accepter.

On a tous une seule personnalité, qu'on dévoile plus ou moins (en général plus dans les cas des relations intimes). Il n'existe pas de "personne au fond qui restera toujours pareil".

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blouise (invité)

le lundi 25 février 2019 à 03h12

J'ai vécu 16 ans avec un histrionique. Parfois amoureux, surtout très fuyant, à vouloir partir par monts et par vaux continuellement. Fuir son mal être sans cesse. Une course sans fin. Rechercher l'amour et l'admiration des autres sans que lui les aime vraiment, juste rechercher chez eux une belle image de sa personne.parler des gens comme si c'était de grands amis.... au fond personne ne le connaît vraiment. Et il ne construit aucune relation solide. Il fuit les gens qui voyaient clair dans son jeu et n'est proche que de gens qui l'admirent. J'ai articulé ma vie autour de ses problèmes de mal être. Je regrette profondément d'avoir choisi ce père pour mes enfants. Je suis séparée de lui depuis quelques mois, je me retrouve moi, la fille que j'étais. Il m'a totalement déséquilibrée, j'ai fini sous anti dépresseurs car totalement sous emprise, j'ai cru à un moment devenir folle. Il veut la garde alternée. Je sais que ce père est dangereux psychologiquement pour mes enfants. Je ne sais pas quoi faire.... Je l'ai choisi lui, comme père!!! Pourrais je avoir quelques conseils?

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