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Témoignage transition relation exclusive vers relation mono-poly sans souffrance

Témoignage
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Caoline

le samedi 17 février 2018 à 19h58

Je trouve que le plus intéressant aurait été que ce soit mon compagnon qui écrive ce témoignage mais il est dyslexique et déteste écrire. C'est pourquoi j'ai eu l'idée d'écrire pour lui en lui posant mais aussi en vous proposant de lui poser des questions.
Je commence par situer le contexte.
Nous nous sommes rencontré j'avais 15 ans, lui 25. Je ne faisais pas mon âge ni physiquement ni mentalement et si il a eu peur des conséquences, de me faire du mal... l'évidence du coup de foudre mutuel et la peur de me perdre l'a fait craquer. J'ai la chance d'avoir une mère très ouverte 15 jours après notre premier baiser, je passais mes week-ends chez lui. Un mois après je partais en classe de neige et j'embrassais un garçon de ma classe. Pour moi ce n'était pas vraiment un problème sauf qu'il ne savait pas. A la maternelle j'aimais déjà David et Rémi, comme amoureux, pourquoi ça ne reste pas aussi simple une fois adultes ? L'urgence était donc de lui téléphoner pour lui dire et vérifier son consentement. Malheureusement il m'a répondu "si ça s'arrête là, je peux te pardonner". Et comme je ne voulais pas le perdre, j'ai expliqué à Rémi, pas celui de la maternelle, que je ne voulais pas continuer.
S'en sont suivis 20 ans d'exclusivité physique et partage sentimental. Car des sentiments pour d'autres, j'en ai eu, je l'ai toujours dit à mon compagnon. Mais ne me sentant pas autorisée à les vivre, je ne l'ai jamais dit aux personnes concernées.

À suivre...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le samedi 17 février 2018 à 21h49

J'ai donc toujours été polyamoureuse dans l'âme, mais ce n'est pas uniquement à cause de l'à priori refus de mon compagnon que je suis restée exclusive 20 ans.
Déjà nous avons eu 5 enfants, et nous avons fait le choix d'être très disponibles pour eux petits. Je ne vois vraiment pas où j'aurais trouvé le temps pour une autre relation tant qu'il y avait un tout-petit, ce qui a duré 13 ans. Les années avant les enfants, nous étions inséparables. En fait à part la semaine de classe de neige au tout début, en dehors des heures de travail/études, nous étions toujours ensembles et très occupés.
D'autre part, j'avais pris beaucoup de poids et ne je pensais pas être désirable par quelqu'un d'autre, je pensais que lui, l'amour le rendait aveugle.
Et pour finir jusqu'à la période de transition de notre relation, je n'avais jamais eu de plaisir sexuel physique. J'aimais faire l'amour avec lui car c'était une fusion entre nous, mais je ne connaissais pas la jouissance et l'orgasme. Je me souviens que j'avais très peur de découvrir ça avec un autre, et que ça me perturbe beaucoup. Si j'y pensais pendant cette phase de transition, ça avait peut-être eu l'effet d'un blocage inconscient avant. Finalement, j'ai découvert la jouissance et l'orgasme avec lui avant d'avoir vécu une relation sexuelle avec un autre. Ça a été un immense soulagement. Ce n'est pas la transition de notre relation qui a permis cela, mais une psychothérapie et quelques séances avec une sexologue.

C : Te souviens tu de ce que tu as ressenti quand je t'ai appelé pour te dire que j'avais embrassé Rémi ?
L : Non
C'était il y a 27 ans...

C : Sais tu pourquoi à l'époque tu concevais une relation amoureuse comme forcément exclusive ?
L : Je ne comprenais pas comment on pouvait se partager, aimer plusieurs personnes en même temps... Je croyais que si tu voulais vivre une relation avec quelqu'un d'autre c'est que tu ne m'aimerai plus.

C : Que ressentais tu quand je te parlais de mon attirance et mes sentiments pour d'autres hommes ?
L : Je ne sais plus trop, rien de particulier.
Je me souviens qu'il m'incitait à ne pas leurs en parler mais j'ai l'impression surtout par peur qu'ils ne soient pas réceptifs et que je me sente rejetée.

C : As tu parfois ressenti de la jalousie ?
L : Non, parce que je sais que tu m'aimes, j'ai confiance en toi et si tu ne m'aimais plus je préfèrerai que tu partes et sois heureuse avec quelqu'un d'autre.
Je précise que jamais il ne m'a demandé ce que je faisais, avec qui, il faut dire que je lui ai toujours tout dit. Il m'a vu faire des câlins avec des amis, et des amies sans jamais craindre que ça aille plus loin ou mal le vivre.

C : Mais alors pourquoi ta limite était à l'époque que j'ai des relations sexuelles avec quelqu'un d'autre ?
L : Je pense, même si ce n'était pas vraiment conscient, que j'avais peur que tu prennes du plaisir avec un autre.

L'été 2010, j'ai eu un gros coup de cœur pour un ami dans une rencontre associative à laquelle nous participions en famille. Je savais parce qu'il ne s'en cachait pas qu'il vivait sur un mode "relations libres" en vivant seul. Je ne m'en suis pas vraiment rendue compte durant la rencontre c’est une fois repartis et donc séparée de lui que je me suis demandée ce qui m'arrivait. Le lendemain je regardais les trains pour aller le rejoindre, sans avoir conscience réellement de ce que je faisais car je n'aurais jamais laissé mon petit dernier et je n'allais pas non plus partir avec lui. J'ai tout dit à mon compagnon, j'ai tout écrit à cet ami, mes doutes, mon attirance, mon envie d'être avec lui... Il m'a répondu "je me sens à l'aise avec toi, et en lien direct, je veux dire, sans avoir de peur, justement pour ce qui est de prendre dans les bras, de se sentir calin... c'est trop agréable pour s'en priver ! et ce serait vraiment idiot... Je ne me sens pas amoureux, par contre, mais je ne suis pas sûr que ce soit très important (d'être ou non amoureux)...". Il était alors en Angleterre puis rentrait chez lui à des centaines de km de chez nous. Nous avions prévus, je crois même que c'est les hommes entre eux qui avaient convenus ça, d'aller passer quelques jours chez lui en octobre. Nous avions finalement trop de travail pour prendre des vacances à ce moment là et mon anniversaire étant fin septembre, j'ai demandé à mon compagnon de m'offrir mon billet de train pour aller rejoindre cet ami pour un week-end, mais seulement si il était capable de me donner carte blanche sur ce que je pourrais vivre avec lui. Et il l'a fait. Je suis donc partie avec mon petit dernier, confronter mon ressenti à la réalité car le temps passant tout était de plus en plus confus dans mon esprit. Nous avions eu de très beaux échanges écrits avec cet ami pour qui j'avais des sentiments très forts mais comment cela se concrétiserait il en sa présence, je n'en savais rien du tout.

La suite au prochain épisode car vous avez remarqué.. Ah mais non, vous ne savez pas que nous sommes amoureux depuis janvier 1991, donc ça ne faisait pas encore 20 ans...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le dimanche 18 février 2018 à 09h37

Durant ce petit séjour dans ce magnifique coin de nature, nous avons passé avec mon ami beaucoup de temps à discuter, fais des balades main dans la main et passer des heures dans les bras l'un de l'autre sous les étoiles... Nous étions je dirais juste à la limite entre l'amitié et la relation intime. En rentrant, en faisant le point avec moi même dans le train, je me suis dit que je l'aimais vraiment mais que je ne savais pas ce que j'étais prête à partager. Je n'étais pas vraiment frustrée que ça ne soit pas allé plus loin. Je me demandais surtout comment mon compagnon l'aurait vécu, j'avais besoin de le savoir alors j'ai prévu une petite stratégie. Après nos retrouvailles, alors que je m'étonnais qu'il ne me pose pas de questions, il répondait "je sais bien que tu vas me raconter". Eh oui il me connaît très bien. Alors j'ai commencé ma phrase "On a fait l'amour..." et je l'ai vu se décomposer, alors je l'ai vite terminée "mais on a pas eu de relations sexuelles" et il a retrouvé le sourire. Je n'ai pas été surprise. Il me semblait bien qu'il n'était pas prêt. Mon début de phrase n'était pas faux, pour moi ce que nous avions partagé était de l'amour, mais le sens courant de l'expression m'a permis de savoir où il en était. Je ne sais pas si il me l'aurait dit.

C : Qu'as-tu ressenti à ce moment là ?
L : Je me suis senti mal à l'aise, triste.

C : Pourquoi ?
L : Je ne sais plus.
À l'époque il n'avait pas pu mettre de mots sur son ressenti non plus. Moi je me suis vraiment dit : heureusement que nous ne sommes pas allés plus loin dans l'intimité.

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Caoline

le dimanche 18 février 2018 à 11h59

J'ai continué mes échanges mails avec Z. J'avoue ne plus trop me souvenir du contenu de nos échanges, je pense que c'était bien plus amical, militant, car nous soutenions la même cause, qu'intime. Par exemple, je crois ne lui avoir jamais dit que ce qui me faisait le plus rêver c'était de passer du temps, intime mais pas que, avec les 2 hommes que j'aimais. Car c'est bien vers ça que mes rêves les plus fous avaient évolués, même si j'avais aussi envie de temps avec chacun. J'ai commencé à lire des sites sur le libertinage et un témoignage de trouple qui m'a énormément touchée. Même si je savais bien que ça ne serait jamais vraiment le cas avec Z, il était bien trop indépendant pour ça, ça me faisait rêver.
Mon compagnon lui, je lui ai toujours tout dit, nous n'évoquions pas le sujet tous les jours mais peut-être 2 ou 3 fois par mois en moyenne, de façon plus ou moins brève ou approfondie. En théorie, il était évident pour lui qu'il ne pouvait m'empêcher de vivre mes envies, considérant que chacun doit toujours être libre de ses choix, mais dans la pratique il avait des peurs qu'il ne savait expliquer. Et moi, je ne voulais pas qu'il souffre, je préférais ne rien vivre de plus si il devait en souffrir. Je ne sais pas si j'aurais pu renoncer toute ma vie si il n'avait pas évolué ou si nous aurions fini par nous séparer, et je suis très heureuse de n'avoir jamais eu à me poser la question. Je sentais que tout doucement, ça faisait du chemin dans sa tête, dans son corps car j'ai l'impression que le blocage était surtout là. Ces discussions ont donc eu lieu entre octobre 2010 et avril 2011. Parallèlement, l'investissement que nous mettions depuis plus d'un an dans la recherche de l'épanouissement de notre sexualité portait ses fruits. Je ne vais pas entrer dans le détail de mon cheminement, car le problème était vraiment un blocage chez moi, mais fin 2010 début 2011, j'ai découvert l'orgasme, wahouuuu... cette démarche n'avait rien à voir avec mon envie de vivre vraiment de l'intimité avec quelqu'un d'autre puisqu'elle avait commencée bien avant. Mais quelque part elle allait dans le même sens, je m'autorisais enfin à penser à moi, j'osais prétendre au plaisir personnel direct au lieu de m'accomplir uniquement dans ce que je faisais pour les autres. Même si je ne regrette rien de ce coté là, je continue d'ailleurs à être active dans une association et à être très présente pour mes enfants, mais je m'autorise des moments d’égoïsme. Quoi que mes partenaires, amoureux ou amimoureux successifs en bénéficient aussi et la répercussion sur mon moral mon dynamisme profite à tout le monde... Je m'égare...

Pour la suite on va attendre qu'il rentre du bois en espérant qu'il sache expliquer son évolution. Merci à celui qui m'a écrit en perso pour me dire qu'il lisait et pense visiblement ne pas être le seul, mais n'ose pas interrompre le récit. J'espère qu'on arrivera à finir cette après midi comme ça vous pourrez vous lâcher sur les questions. Mais pour moi, pas de souci si elles arrivent en court. Il a bien du mal à mettre des mots sur son ressenti. Du coup, même sous forme d'interview ,il y a très peu de lui dans ce témoignage. Je le regrette autant que vous, car je suis persuadée que c’est lui le mieux placé pour pouvoir aider ceux qui se retrouvent confrontés au même genre de situation.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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bonheur

le dimanche 18 février 2018 à 12h07

Caoline
Mon début de phrase n'était pas faux, pour moi ce que nous avions partagé était de l'amour,

(+)

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Caoline

le dimanche 18 février 2018 à 15h14

C : Comment ont évoluées tes pensées, ton ressenti durant cette période ?
L : Je ne sais pas vraiment expliquer, ça a été très progressif, ton enthousiasme était contagieux, j'aimais l'idée que tu t'épanouisses.

C : Avant que je revois Z en mai, te sentais tu vraiment prêt à bien vivre ce que je pourrais partager avec lui ?
L : Oui, peut-être un peu d'appréhension mais plus de peur.

J'ai donc retrouvé Z pour des interventions militantes, nous avons dormis ensembles, presque nus. Nos câlins ont été de fait encore plus intimes, mais sans devenir sexuels. J'avais envie mais je n'osais pas. Je lui en voulais de ne pas prendre l'initiative. Le matin de son départ, sur le quai de la gare, je lui ai demandé pourquoi et il m'a répondu "j'ai trop peur de faire du mal à L, si vous deviez vous séparer par la suite, je m'en voudrais toujours." J'ai été très en colère, nous militions justement pour la liberté et la responsabilité individuelle, je lui ai dit qu'il avait décidé pour moi, pour ce qui me concernait, que c'était inadmissible.

En rentrant je me suis dit : si ce n'est pas lui ça sera quelqu'un d'autre, j'ai trop de choses à découvrir, trop d'envies. En arrivant j'ai demandé à mon L si je pouvais nous créer une fiche couple sur un site libertin en vue de rencontrer un autre homme pour un trio. Il a accepté. J'ai rapidement eu un très bon contact avec un homme, E, je me sentais très mal à l'aise avec le fait qu'il soit en couple et que sa femme ne soit pas au courant de sa recherche mais je pensais ne pas avoir vraiment le choix si je voulais rencontrer quelqu'un, je manquais encore beaucoup de confiance en moi. En plus il était vraiment très sympathique, nous sommes encore parfois en contact 7 ans plus tard. Finalement notre premier trio on l'a fait avec quelqu'un d'autre, un peu sur un coup de tête sans trop de discussions préalables. Je crois que c'était plus facile pour moi de faire un essai sans que les débuts de sentiments que je ressentais avec l'autre n'entrent en jeu. Pas envie que ça se passe mal pour mon Loup et de me sentir mal à l'aise. Avec ce quasi-inconnu quelque part il n'y avait aucun enjeu. Ça c'est bien passé, je sentais parfois mon Loup un peu mal à l'aise mais en sortant il m'a dit "c'était chouette, on recommence quand tu veux".

Pour la première rencontre avec E, j'ai demandé à mon L si je pouvais y aller sans lui. J'avais beaucoup plus de pression sur les épaules du fait de mes sentiments naissants. Cette rencontre fut très agréable et a confirmé une très belle complicité entre nous. Quelques jours plus tard, ma meilleure amie me parlait de lui alors que nous étions en voiture avec ma fille de 12 ans derrière. Je n'étais pas à l'aise, j'ai répondu sommairement et une fois arrivée j'ai parlé avec ma fille de ce qu'elle avait entendu et compris. Elle m'a dit "j'avais pas besoin d'entendre pour savoir que t'es amoureuse" à ma demande d'explications, elle a ajouté "tu es dans le même état que mon frère quand il est amoureux". J'ai éclaté de rire et je me suis dis que décidément, les enfants comprennent tout. Je précise que lors d'une semaine de vacances que nous nous étions offert pour nos 20 ans d'amour en janvier 2011, nous avions évoqué avec les enfants la possibilité d'aimer plusieurs personnes, d'autant plus facilement que l'été précédent, lors de la rencontre où j'ai fait la connaissance de Z, ils avaient pu être témoins des câlins et baisers plus qu'amicaux entre 3 personnes dont les parents d'amis à eux. Bon je digresse encore.

Avec mon L, j'ai continuer à tout partager sans entrer dans les détails sauf si il posait des questions. Nous avons rencontrés E ensembles, puis celui ci c'est fait piqué par sa femme... il a nié et s'est calmé un moment. J'ai bien trinqué mais au moins je me suis dit que je ne voulais plus de ça. Nous avons ensuite rencontré un autre homme pour une soirée en club, célibataire cette fois, et une relation intime s'est créée entre nous. Elle n'a pas duré très longtemps car humainement nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes, mais j'ai quand même passé quelques week-ends chez lui. Une chose m'a fait très plaisir, mon L a su me dire quand j'exagérais, quand c'était trop pour lui par un "eh pas tous les week-ends". Portée par mon enthousiasme et le fait que comme nous travaillons ensembles à cette époque, nous étions ensembles 5 jours par semaine, donc il ne me manquait pas, j'aurais en effet eu tendance à exagérer.

Tout ça a vraiment de mon point de vue renforcé notre amour, en tout cas celui que je ressentais pour lui. Je le trouve tellement merveilleux de pouvoir non seulement accepter ma liberté mais en plus se réjouir vraiment sincèrement pour moi, m'accompagner dans des cafés poly et limite faire plus de prosélytisme que moi...

Même si je ne peux nier que j'avais probablement besoin de ça à ce moment là pour me découvrir à travers mes rencontres avec d'autres, j'ai rapidement constaté que les rencontres via site libertin ce n'était pas vraiment pour moi. Je suis une grande sentimentale et la compatibilité humaine est pour moi bien plus importante que la compatibilité sexuelle. Même si mes rencontres ont toujours été après des échanges longs et profonds, dans une perspective de se revoir... et que ce fut plusieurs fois le cas, parfois avec des sentiments réciproques, finalement après avoir rencontré, sur un site libertin quand même, mon premier deuxième homme, j'ai bien compris que c'est ça qui m'épanouissait. Malgré quelques très belles relations de quelques mois, je n'ai pas encore trouvé l'homme à qui je conviens, qui me convient et qui accepte la situation qui est pourtant claire dès le premier contact. Mon L est vraiment d'un naturel compressif et empathique, donc il adore et se réjouit quand mon/mes autres relations m'épanouissent, et déteste et souffre quand j'en souffre.

Ce qui a permis que l'ouverture de notre couple se passe sans souffrance, c'est déjà son ouverture d'esprit, son coté profondément libertaire, en théorie, l'amour extrêmement intense qui nous lie, mais aussi le fait d'avoir pris le temps d'aller au rythme du plus lent comme on le lit souvent. Probablement aussi la communication, même si il parle peu, il écoute et moi je parle beaucoup, je fais des suppositions qu'il valide ou non, j'écoute ses yeux, ses silences, son corps... pour faire la différence entre un "oui Oui" et un "oui, bof non pas vraiment".

Je ne vais plus lui poser de questions aujourd’hui car nous avons été au bord de la dispute tant cet exercice est compliqué pour lui. Si vous avez des questions, j'essayerai d'y répondre ou je lui poserai un autre jour.

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Caoline

le dimanche 18 février 2018 à 17h23

Je suis allée me replonger dans les échanges avec Z, ça me provoque beaucoup d'émotions, du coup, je vais aller mettre sa phrase exacte là où je le cite.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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TrioBulle

le dimanche 18 février 2018 à 18h47

Bonjour Caoline,

Quelle histoire ! Effectivement, je pense que personne n'a osé t'interrompre dans ton récit très enrichissant.

J'ai vécu quelque chose d'approchant, en commençant par le libertinage, et j'ai rencontré mon deuxième homme très rapidement. Par contre, par rapport à toi, je ne m'étais jamais rendue compte que ça me manquait, que j'avais besoin, que je pouvais, aimer deux hommes ! Je suis beaucoup plus épanouie maintenant, avec mon mari d'un côté, mon amoureux de l'autre, parfois les deux ensemble, que quand j'avais une vie "mono".

Comme toi, nous sommes allés au rythme du plus lent. Par contre, mon mari maintenant ne se voit plus forcément mono et espère trouver une lutine...

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Caoline

le dimanche 18 février 2018 à 20h52

Mon L n'a pas du tout envie d'une relation intense comme moi mais il lui arrive de partager des moment d'une certaine intimité avec des amies et dans la philosophie, il se sent poly. On a vécu une courte mais intense expérience de trouple. C'était totalement inattendu puisqu'il ne se sentait pas et ne se sent toujours pas bi mais... la vie réserve souvent des surprises.
Mon titre c'était pour le début dont traite le récit.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le vendredi 16 mars 2018 à 13h47

Nous avons rediscuter avec mon L car je trouvais vraiment intéressant qu'il tente d'expliquer ce qui lui avait permis d'accepter.

Il dit déjà voir mon épanouissement rien que dans les échanges écrit que j'avais, le fait que je lui fasse toujours part de mes pensées, mes envies et de bien voir qu'il y avait toujours sa place, le fait qu'il ai eu le temps de "digérer" l'idée, le temps d'intégrer ce qui lui semblait acceptable en théorie mais difficile à accepter émotionnellement. Et puis surtout, car en fait il n'était pas tout à fait sûr de bien le vivre, le fait de voir les effets, sur moi, sur notre relation, puisque ça a encore renforcé notre amour, finalement c’est la concrétisation qui a été la plus rassurante.

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T42

le mercredi 22 mai 2019 à 19h37

Merci pour ce témoignage !

Quelle grandeur d'âme pour ton L ....

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