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L'important

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bonheur

le dimanche 18 novembre 2018 à 12h23

Je me permets ce rappel

/definition/

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Juliette45

le dimanche 18 novembre 2018 à 18h43

Pour moi, c'était clair mais merci de le rappeler car en lisant certains messages, je m'étais demandé si la question de la transparence pour chacun des partenaires était évidente pour tout le monde.
Si non, j'avais lu cet article il y a un an à peu près et j'avais été heureuse de voir qu'il existait des mots pour décrire ce que je ressentais et avais envie de vivre. Cela m'a beaucoup aidé à avancer sur ce chemin. Je me suis rendue compte aussi que tous les questionnements soulevés, nous nous les étions posés. Cela a confirmé que j'étais sur la bonne voie, celle qui me convient, et que je ne devenais pas folle ou tout au moins complètement déviante...

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bonheur

le dimanche 18 novembre 2018 à 20h21

Juliette45
Pour moi, c'était clair mais merci de le rappeler car en lisant certains messages, je m'étais demandé si la question de la transparence pour chacun des partenaires était évidente pour tout le monde.

Bonjour Juliette45. Non, ce rappel ne t'était pas "destiné" et oui, moi aussi j'ai lu des messages dans lesquels la notion de transparence n'était pas pour chacun des partenaires une évidence... faisant alors sortir du polyamour.

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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IrisBubulle

le dimanche 18 novembre 2018 à 22h14

Je crois que c'est un rappel qui était nécessaire <3

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Tempete

le lundi 19 novembre 2018 à 10h35

Merci bonheur pour ce rappel. Je suis nouvelle sur ce forum et j’ai passé une semaine à décortiquer les messages échangés (ceux qui me parlaient le plus évidemment), à intégrer les concepts autour des amours plurielles, et évidemment je ne peux qu’adhérer à la transparence, l’honnêteté, la franchise et la communication dans un couple. Le respect des libertés m’est important mais j’y mets néanmoins des limites, qui peut-être se modifieront dans le temps. J’y travaille.
Mais comme toujours entre théorie et pratique, il y a un fossé... Mon histoire je l’ai racontée ici , je ne vais pas la répéter, juste pour résumer : je suis en couple depuis 13 ans, nous ne vivons pas ensemble, nous avons deux petits garçons (3 ans et 6 mois). Mon conjoint me parle beaucoup de son désir de liberté (amicale, sentimentale, sexuelle) et de transparence dans notre couple. Il a une relation avec une femme depuis 9 mois, qu’il voit quelques fois par mois. Il souhaite que nous puissions envisager notre vie en tant que deux polyamoureux ou polyacceptants, car il ne se voit pas vivre autrement et il ne veut plus me mentir. Il me veut dans sa vie, toujours, mais il veut aussi pouvoir expérimenter les rencontres que la vie sème sur notre chemin (en l’occurence et maintenant : cette nouvelle relation).

Pour m’aider dans ma réflexion et mon évolution, j’aimerais vraiment avoir des témoignages de personnes qui sont passées de mono à poly-acceptant/-amoureux. Comment avez-vous fait ? Du fait de tout se dire, on doit donc supporter la réalité de la non-exclusivité.... Y a-t-il eu de la casse ? Comment avez-vous surmonté la jalousie ?
Et le plus important (si cela vous est arrivé) : comment avez-vous surmonté la blessure de la tromperie (il a commencé à la fréquenter et à passer des nuits avec elle alors que j’étais enceinte, et est partie la rejoindre deux jours en vacances alors que je luis avais dit que s’il partait pour retrouver qq’un ça me ferait souffrir...)

Par avance merci de votre aide, et désolée si mon post vous semble décalé par rapport à l’initiative initiale de bonheur.

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bonheur

le lundi 19 novembre 2018 à 11h15

Je suis heureuse que mon initiative soit appréciée.

L'honnêteté, le "minimum" de transparence, est un choix comme un autre. Juste, sans cela, on ne parle pas de polyamour, car ce n'en n'est pas.

Il existe un autre site très intéressant : amours.pl/
Toutefois, celui-ci n'est plus en activité, ce que je regrette

@Tempete : un témoignage n'a pas valeur de vérité. C'est juste une réalité pour les personnes qui l'ont vécu.

Dans mon cas, il y a eu pour mon mari de la "casse", puisque c'est le terme qu'il a utilisé (il a dit que j'avais cassé quelque chose en lui d'irréparable). Ensuite il a fait le deuil du rêve de monogamie et j'ai été présente pour lui. En fait, c'est ce rêve qui s'était brisé, par son amour pour moi ni son envie de continuer notre chemin.

Le fait est, qu'il a développé naturellement de la compersion. Il considère qu'il m'aime pour me voir épanouie, et non malheureuse. Egalement, nous avons parlé de la pertinence d'un amour et de la pertinence d'un autre amour. Aimer est pour moi une émotion et toute émotion est légitime (y compris celle de ne pas arriver à être polyaccteptant, si celle-ci a lieu). Je veux dire par là, notre vie se déroule sur une échelle du temps. On ne dispose pas à la naissance d'un entourage à vie. Donc oui, on découvre de nouvelles personnes et parfois, l'une d'elle nous fait un effet (je l'appelle l'effet pouf, comme un ballon gonflable qui prend du volume soudainement). Pourquoi ? Je n'ai jamais eu de réponses à cette question. Le fait est que parfois, une personne en particulier (nous sommes tous unique) me fait cela.

Chez moi, puisque le témoignage m'est demandé, c'est principalement émotionnel et intérieur. Ensuite j'aime découvrir la personne et si cette personne et moi nous apprivoisons d'une belle façon (je tiens compte toujours de la situation initiale de cette personne et de son entourage), que l'on se rapproche agréablement, aussi d'une façon qui me convient, nous convient, alors je parle avec mon mari.

Dans mon cas, le jour où l'amour ressenti pour un ami (que j'avais pendant des mois vécu en "amitié" fausse) s'est révélée, suite à l'annonce imprécise que sa vie était peut-être en jeu, j'ai encaissé ce choc... d'être amoureuse de quelqu'un d'autre que mon mari. Puis j'ai mis quelques semaines à le digérer, oscillant entre la joie que ça m'apportait et l'incompréhension de ma situation. Et puis, j'ai écrit un mail à cet homme et déposé un courrier sur la table à mon mari. Ce fut le début de seconde vie et j'ai enfin compris qu'une vie, on n'en n'a qu'une... et que je voulais la vivre, en étant moi-même.

Voici un bref résumé. Je t'invite Tempete à lire l'ouvrage d'Hypatia From Space qui se nomme "compersion, transcender la jalousie dans le polyamour".

Personnellement, alors que je découvrais 4 ans après cet épisode de ma vie que je viens d'évoquer, le terme polyamour, je me suis trouvée dans le livre de Yves Alexandre Thalmann "vertus du polyamour, la magie des amours multiples". Associé aux deux autres livres du même auteur "les 10 plus gros mensonges sur l'amour et la vie de couple" ainsi que "garder intact le plaisir d'être ensemble - prévenir le désamour", on peut disposer de tous les atouts pour faire cette transition mono-poly.

Attention, cette transition demande une dynamique commune d'ouverture et de découverte, mais aucunement que les deux deviennent poly. Un couple mono-poly perdurera merveilleusement.

La jalousie, en résumé, avec mon mari, nous avons découvert que c'était un fait qui avait pour cause la peur de l'abandon. Juste après la cassure du rêve de monogamie, ça peut être difficilement supportable. On a à peine fini de digérer une étape que l'on se retrouve confronté à une autre.

Une transition se fait dans le temps. Il ne faut pas s'en vouloir de ne pas tout intégrer d'un coup. Perso, même moi qui était dans la position du bonheur d'aimer au pluriel, je me suis sentie comme monstrueuse longtemps (ces 4 fameuses années).

C'est du travail et ce travail, n'est pas fini. Il ne finira jamais.

Un bref résumé de ce que je peux t'indiquer, Tempete. Par contre, je ne peux pas ressentir à ta place et encore moins te dire "comment faire". Il n'existe pas de baguette magique ni de recette miracle.

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Tempete

le lundi 19 novembre 2018 à 11h42

Merci de partager ton histoire avec moi @bonheur. Je suis bien d'accord avec toi, un témoignage n'est pas une vérité, mais lorsqu'on se sent perdu cela peut aiguiller.
A l'instar de ton mari, j'ai l'impression d'être en deuil de ce qu'était mon couple (deuil de la monogamie donc) et de faire face à des émotions douloureuses comme la peur de ne pas y arriver et la peur de l'abandon, c'est vrai.
Tu as bien raison d'insister sur le fait qu'une transition se fait dans le temps. Dans ma souffrance j'ai envie d'aller vite pour me reconstruire moi-même et renouveler mon couple. J'ai l'impression d'étouffer et d'avancer dans le noir... Patience, patience et travail....
Je vais lire, discuter, me faire du bien et avancer !
Avec l'accompagnement et le soutien de mon compagnon, j'espère que l'on réussira à créer de belles choses.

Ce forum est vraiment très précieux, c'est encourageant de constater qu'autour de nous, existent de belles histoires, de belles évolutions, de belles amours, et c'est rassurant que, comme tu le dis, un couple mono-poly peut perdurer merveilleusement.

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bonheur

le lundi 19 novembre 2018 à 13h01

Tempete
A l'instar de ton mari, j'ai l'impression d'être en deuil de ce qu'était mon couple (deuil de la monogamie donc) et de faire face à des émotions douloureuses comme la peur de ne pas y arriver et la peur de l'abandon, c'est vrai.

C'est douloureux. Il faut en passer par là. Déconstruire ET reconstruire. La déconstruction est l'étape la plus délicate, car elle fait appel aux émotions dites désagréables (mais utiles, et surtout à reconnaitre). La reconstruction demande de l'attention aussi, mais de la finesse, de la délicatesse, de se découvrir soi et de découvrir l'autre, les autres, sans stéréotype, donc avec cette dose d'aventure. C'est là que la compréhension différente s'impose, tout comme la bienveillance et la tolérance.

Tempete
Tu as bien raison d'insister sur le fait qu'une transition se fait dans le temps. Dans ma souffrance j'ai envie d'aller vite pour me reconstruire moi-même et renouveler mon couple. J'ai l'impression d'étouffer et d'avancer dans le noir... Patience, patience et travail....

Le temps, il est indispensable à l'assimilation, la digestion. Et puis, un changement brusque... ne serait pas sain. Il faut du temps en effet pour les étapes. Celles-ci ne sont pas toujours les mêmes. Il n'existe pas d'universalité.

Je me suis sentie monstre durant 4 ans. J'aurai plutôt dit que j'avançais dans un brouillard épais. Je ne peux dire pour mon mari, il exprime moins que moi. Personnellement, je dis que l'on a réinventer notre couple. Un renouvellement, tendrait trop à refaire (on renouvelle une ordonnance, par exemple). Il me parait essentiel d'être dans l'esprit d'invention, qui implique la nouveauté à créer. Tout comme un artiste a des "périodes", à vous d'inventer une nouvelle période. Moi j'aime parlé de "tranches de vie".

Ne pas perdre de vue l'impermanence de la vie. C'est essentiel pour percevoir un lendemain différent. Et puis, moi ce que je dis, c'est qu'il faut laisser son imaginaire divagué. Lui offrir la place qui lui revient, en sachant que ces films que l'on se fait intérieurement, n'existeront jamais. Parfois, la réalité surpasse l'imaginaire, parfois l'imaginaire permet de tenir bon, en attendant que la réalité existe. Il y a toujours un décalage entre notre imaginaire et la vie et celui-ci est à reconnaitre. Malgré tout, laissé place à la divagation, est important (enfin pour moi).

Tu te poses des questions. C'est naturel. Tu sais, on s'en est tous posé et pas qu'en matière de vie amoureuse. Déjà, si tu t'en poses, c'est que tu es en possibilité de percevoir un autre horizon. Le questionnement sert à cela et non à trouver obligatoirement des réponses précises. Une personne qui ne se pose pas de question se bouche l'horizon, puisqu'elle connait les réponses. J'encourage donc cette attitude.

Aussi, tu t'apercevras un jour que les réponses seront venues d'elles-même, ou que certains questionnements, ben au final, à l'instant, on s'en fout. La réponse n'est plus importante. Le questionnement peut se "déplacer", également.

Souvent, lorsque l'on va à des rencontres poly, en solo ou lors d'évènements, on ressort avec encore plus de questions, ce qui parait énergivore. Il ne faut pas s'épuiser à chercher des réponses, celles-ci un jour s'imposeront d'elles-même. Je veux dire qu'un questionnement sans réponse n'est pas négatif, mais sain. Ne pas se perdre et s'épuiser. Souvent, plus on veut résoudre, moins on y arrive. En amour, il y a à vivre, et non à résoudre. En matière organisation de sa vie, oui, il y a à trouver.

Donc, oui, patience, travail... mais pas les travaux forcés.

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bonheur

le lundi 19 novembre 2018 à 13h07

Une question toute bête avec une réponse simple (je pense si vous communiquez). Ton compagnon, il a aimé avant de te connaitre ? Toi, tu as aimé avant de le connaitre ? En quoi, le fait qu'un amour soit simultané au vôtre est différent ? N'est-ce pas toujours de l'amour ? L'essentiel, non !

Bon en fait, il n'y a pas de réponses à me faire, juste une réflexion de plus et surtout ne t'épuise pas à y répondre :-)

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Tempete

le lundi 19 novembre 2018 à 14h53

"Il y a toujours un décalage entre notre imaginaire et la vie"
Ca me parle beaucoup, je suis très rêveuse et mes amis disent de moi que je m'accommode de la réalité...

J'ai beaucoup à retenir de ce que tu me dis, et notamment l'impermanence de la vie, se laisser à divaguer, se donner la possibilité d'être aventureuse, la vertu du questionnement (mais pas de la quête aux réponses à tout prix), et vivre. Je vais essayer d'arrêter de m'épuiser à chercher réponses à tout :-) et continuer dans ma démarche, ma remise en question, mon long chemin vers une vie amoureuse plus saine et plus légère... sans me sentir contrainte. C'est vrai qu'actuellement j'ai l'impression d'être au pied du mur, de ne pas avoir trop de choix... Mais j'ai envie d'être bien dans ma vie et de ré-inventer mon couple.
J'aimerais me sentir autant altruiste pour mon compagnon qu'il ne l'est pour moi, dans le sens où il a sincèrement envie que je sois heureuse dans ma vie (avec lui, avec d'autres, comme je l'entends). Une jour peut-être me réjouirais-je de son bonheur et de sa plénitude amoureuse, avec moi, avec une/des autre(s) personne(s).

"En quoi, le fait qu'un amour soit simultané au vôtre est différent ?"
J'y réponds quand même :-D Bon c'est classique, j'ai peur que cette nouvelle histoire (je n'arrive pas à la qualifier d'amour c'est encore trop dur...) ne prenne la place de notre histoire à nous.. de passer au second plan... Mais ça c'est un travail à faire sur moi, et j'y travaille :-)

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bonheur

le lundi 19 novembre 2018 à 16h12

Tempete
Bon c'est classique, j'ai peur que cette nouvelle histoire (je n'arrive pas à la qualifier d'amour c'est encore trop dur...) ne prenne la place de notre histoire à nous.. de passer au second plan... Mais ça c'est un travail à faire sur moi, et j'y travaille :-)

C'est classique, enfin assez classique oui !

Tu mélanges peut être, la place à l'intérieur de ce ballon gonflable qui a pris du volume ET le partage de temps. Sache que l'un est compressible, mais pas l'autre. Cette autre est dans son coeur et contre cela, ni lui, ni toi ne pouvez quelque chose. Le partage du temps, en effet est à discuter. Souvent se dernier s'installe de lui-même, parfois non. C'est là que la communication sert également. Psychologiquement, prépare toi si votre évolution permet le polyamour, d'entrevoir des modifications. Là encore, le brutal est mauvais, il faudra laisser le temps au temps.

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Tempete

le mercredi 21 novembre 2018 à 14h22

@bonheur " le brutal est mauvais, il faudra laisser le temps au temps"
--> complètement d'accord !

A ce propos, la règle de base que j'avais demandé de respecter à mon compagnon et que je croyais acceptée nous a valu d'âpres discussions et luttes verbales. Le fait que je ne consente pas à ce qu'il ait des relations sexuelles avec son amie (alors que je consens à ce qu'ils se voient) lui hérisse le poil. Il se sent atteint dans ses libertés, il voudrait une liberté totale et du coup ne pas me dire ce qu'il fait ou pas car il a bien entendu que je ne suis pas capable d'encaisser qu'il ait des relations intimes avec une autre actuellement.
De mon côté, je veux repartir sur des bases saines et que l'on soient transparents. Mais j'ai besoin de digérer tout ça avant de prendre une quelconque décision quant à la tournure de notre couple.
Alors, et je sais que personne ne peut me donner LA vérité mais je souhaite juste confronter quelques avis, quelle serait la base la plus pertinente dans l'état actuel de notre couple (ou de tout couple en ébauche d'une mutation mono->poly)?
Je propose transparence et une seule contrainte qui ne tolère pas le sexe en dehors de notre couple pour l'instant (c'est vraiment un garde-fou pour moi).
Il propose de partir directement sur des bases de non-exclusivité et liberté totale (puisque "il faut bien se lancer et tester pour savoir si ça convient ou pas"), alors que je ne suis même pas en mesure d'accepter puisque je n'y ai pas suffisamment réfléchi et je ne sais pas ce que je peux/veux tolérer. J'aimerais digérer, faire partir ma douleur, et reprendre consistance avant d'y réfléchir sérieusement.
Vos avis ?

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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Caoline

le mercredi 21 novembre 2018 à 14h33

Bonjour Tempete,

J'ai pour ma part besoin de transparence dans mes relations, j’exècre le mensonge, les cachoteries... Mais ta limite me semble tellement intenable qu'elle me semble être une incitation au mensonge.
Imagines tu pouvoir ne pas partager d'intimité avec quelqu'un que tu aimes, parce que quelqu'un d'autre te l'interdit ? Moi non. La première fois que je suis parti rejoindre mon deuxième amoureux pour un week-end, j'ai dit à mon compagnon que j'avais besoin pour y aller qu'il accepte qu'il puisse se passer n'importe quoi entre nous. Il a accepté, de toute façon il a toujours considéré que personne n'a le droit de restreindre la liberté d'une autre personne. Finalement il n'était pas prêt à bien le vivre, je l'ai compris à mon retour mais ça tombe bien, nous n'avions pas eu de relations sexuelles.

Bon cheminement.

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Tempete

le mercredi 21 novembre 2018 à 14h43

@Caoline
Mais si je ne suis pas capable d'accepter pour l'instant car c'est trop douloureux et ça pollue ma réflexion ? Je dois accepter à contre-coeur et souffrir et stagner dans ma souffrance ?

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Tempete

le mercredi 21 novembre 2018 à 14h50

@Caoline
Merci de partager ton point de vue, c'est sûr que chacun a son ressenti.
Tu me demandes : "Imagines tu pouvoir ne pas partager d'intimité avec quelqu'un que tu aimes, parce que quelqu'un d'autre te l'interdit ? " Franchement, je ne pourrais pas coucher avec l'autre personne si je sais que ça fait souffrir mon compagnon. Je préfèrerais attendre qu'il soit en mesure d'accepter.

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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bonheur

le mercredi 21 novembre 2018 à 15h07

Mon opinion, comme mon témoignage, vont dans le sens de la polyaffectivité (relations amoureuses sans sexe). Evidemment, c'est en lien à moi et à mes propres limites et non en lien avec celles de mon mari. Toutefois, oui, je pense que si mon mari avait exiger de moi un amour sans sexe, je l'aurai (dans un premier temps en tout cas) accepter. Pour justement laisser avancer les choses. En soi, si vraiment ça avait été trop difficile pour moi, je pense que j'aurai quitté tout le monde, retrouvé mon entière liberté et redevenu célibataire. Ceci pour tout le monde soit heureux et que tout le monde retrouve sa "liberté".

Je fais prévaloir l'amour au sexe ET le sexe ne m'est pas indispensable (d'une manière générale) pour aimer et me sentir aimer. Je fais figure d'exception en la matière.

Personnellement, offrir comme première étape un amour sans sexe, je trouve cela important. Mais là, ce n'est que moi. Je comprend tout à fait ta démarche, Tempete.

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IrisBubulle

le mercredi 21 novembre 2018 à 19h51

De nouveau, le sexe c'est comme si c'était un truc "spécial", qui avait une valeur sacrée. Une "ultime barrière" pour certain.e.s. Je dirais que là dessus, comme à mon habitude, je rejoins Bonheur, je pense que amour n'est pas égale obligatoirement à sexe et l'inverse.

Personellement au début j'avais cette même idée que "yeeerk j'ai pas envie de laisser la personne que j'aime se livrer à une activité sexuelle, et tout ça avec quelqu'un.e que je ne connais pas". Je vais créer un nouveau sujet et mettre le lien de mon raisonnement qui m'a amené à changer d'avis.

EDIT:

/discussion/-bOQ-/Liberte-sexuel-de-mes-partenaire...

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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Tempete

le mercredi 21 novembre 2018 à 21h38

Tout ça donne matière à réfléchir.
Je conçois parfaitement que l'amitié peut être vue comme une forme d'amour, car c'est l'entente spéciale, le temps investi, les sentiments, la fidélité qui en font une relation forte et unique. Je crois d'ailleurs que je serais triste qu'un(e) très bon(ne) ami(e) avec le/la-quelle je partage une occupation exclusive (un truc à nous comme un jeu qu'on joue à deux) se mette à partager cette même occupation avec un(e) autre. De la même façon, j'aurais aimé penser que le sexe que je partage avec mon compagnon est notre petit truc à nous. En plus, pour moi cela implique une telle intimité, c'est se mettre à nu devant l'autre et donc offrir et recevoir la facette la plus intime de soi et de l'autre.
Je crois aussi que ce qui est le plus douloureux lorsqu'on envisage que son partenaire vit une relation intime avec quelqu'un d'autre, c'est la projection. Se questionner sur la façon dont il se comporte avec l'autre dans un tel moment où on ne réfléchit plus, on se laisse aller totalement. Est-ce la même façon qu'avec moi ? Est-il lui ou une autre facette de lui ? Comment me sentir encore unique à ses yeux et à son corps quand on fait l'amour alors que ce n'est plus notre truc à nous ?

Message modifié par son auteur il y a 11 mois.

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bonheur

le mercredi 21 novembre 2018 à 22h10

Je crois Tempete, que tu peux te reposer les mêmes questions que précédemment.

Tu es unique ! Ton compagnon ne peut donc pas partager avec qui que ce soit d'autres ce qu'il partage avec toi. Tu auras beau, imaginer, projeter... (tiens l'imaginaire qui revient !)

La nudité, pour moi, n'a rien d'intime. Le contact des peaux, oui. Mais aucune peau ne se ressemble. D'ailleurs, notre peau n'est pas la même de notre naissance à notre mort.

Encore une fois, des trucs particuliers, il en partagé avant d'être avec toi et cela ne t'a jamais empêchée de le vivre avec lui (et des trucs particuliers, tu en as vécu avant lui, également).

On en revient à ce que ce soit la simultanéité qui provoque une impossibilité à se défaire de cette volonté d'exclusivité. Car quand c'est successivement, ça ne dérange pas.

Après, ayant moi-même cette incapacité de faire l'amour alternativement avec des partenaires différents d'une façon rapprochée, je peux comprendre. Pour moi, c'est je crois plus une question de ne pas servir à cela. J'aurai horreur de devenir l'instrument du soulagement sexuel à répétition. L'un... l'autre... l'un... l'autre... ça je ne peux pas. En aucun cas, je ne désire cela. Je ne suis ni un objet, ni un passe-temps. Dans ma relation principale, je sais que ce n'est pas cela. Ca fait la différence.

Autant je peux m'enrichir de l'amour et de la tendresse, autant le sexe pour le sexe ne m'enrichira pas. Je n'ai donc jamais forcé ma particularité. Je suis à prendre ainsi, d'autant que je n'impose rien en dehors de moi.

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Intermittent (invité)

le jeudi 22 novembre 2018 à 14h24

Citation :
"Moi non. La première fois que je suis parti rejoindre mon deuxième amoureux pour un week-end, j'ai dit à mon compagnon que j'avais besoin pour y aller qu'il accepte qu'il puisse se passer n'importe quoi entre nous. Il a accepté, de toute façon il a toujours considéré que personne n'a le droit de restreindre la liberté d'une autre personne. Finalement il n'était pas prêt à bien le vivre, je l'ai compris à mon retour mais ça tombe bien, nous n'avions pas eu de relations sexuelles. "

A moment où cette question a été posée, ton compagnon avait-il vraiment le choix de sa réponse ?

Dans cette situation,et dans beaucoup de cas que je lis ici, le/la "poly-acceptant(e)" qui est souvent dépendant affectif ne veut pas passer pour la personne obtus(e) qui "ne veut pas restreindre la liberté de l'autre".
Moi, j'y lis plutôt "qui n'avait pas trop le choix, en fait ...")

Il sait qu'un refus de sa part s'il n'entraine pas obligatoirement une séparation avec son/sa conjoint(e), va entrainer des conflits, incompréhensions, tensions dans son couple, dont il/elle sera la principale "victime".
Alors, on fait contre mauvaise fortune/bon cœur, on accepte un peu "à l'insu de son plein gré" en quelque sorte.

Et puis, contrecoup, on pète parfois les plombs ensuite .....

Je sais que ca existe, mais je ne crois guère au polyamour non réciproque.

Cela nécessite de la part de la personne qui n'est pas à l'origine de cette évolution, un désinvestissement au moins partiel du couple initial, ce qui est la plupart du temps très difficile, alors que cette situation aurait tendance au contraire à la renforcer dans son attachement (le fameux 'fuis moi, je te suis ...").

De plus le/la polyamoureux(se) initial, en raison de la situation de son conjoint(e), se sent quand même relativement en sécurité dans son couple.

Qu'on rajoute un(e) personne dans l'équation peut lui permet de ressentir ce que vis l'autre conjoint et ainsi rééquilibrer la relation.

Donc le libre arbitre pleinement consenti, dans le cas des poly-acceptants, je mets des réserves ...

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