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Mouvements au sein du polycule (rupture, hiérarchisation, etc)

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fyckie

le lundi 11 février 2019 à 10h16

Bonjour à tous !

il y a un sujet que je n'ai pas encore vu abordé, et qui m'interroge : c'est celui des mouvements/changements au sein des relations. J'aimerais bien savoir si certains d'entre vous ont des vécus à ce sujet, ou des réflexions.
que se passe-t-il en cas de rupture ? avec une relation secondaire ? qu'es-t-ce qui peut amener cette rupture ? (vu que plus de la moitié des séparations est dûe à une infidelité, ça donne aux relations poly une sacrée longévité théorique)
en cas de relation primaire et relations secondaires, est-ce déjà arrivé qu'une relation secondaire devienne primaire ? Si oui, est-ce forcément avec la rupture de la relation primaire précédente ? Comment les parties vivent la chose ?

bref j'aimerais beaucoup avoir vos témoignagnes/réflxions sur les "mouvements" au sein des polycules :)

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 10h42

il peut y avoir inversion primaire/secondaire sans qu'il y ai rupture

il peut y avoir aussi dé-hiérarchisation, sans rupture (genre quand ceux qui habitaient ensemble et/ou n'utilisaient pas de capotes se mettent à déménager ou à désormais utiliser des capotes)

même, si tu t'en doutes, c'est pas si courant, et pas sans remous

par contre un truc dont on parle peu, et où les polys ont le désavantage c'est que parfois une rupture en entraîne une autre par effet domino, et ça c'est assez terrible…

bon, c'est aussi la contrepartie du fait qu'une nouvelle relation n'entraîne pas forcément rupture (comme chez les monos)
et parfois les autres relations (metamours) au contraire peuvent aider à éviter la rupture

et je ne parle pas du seul "lot de consolation" (« je perds une relation, mais ouf j'en ai une autre ») qui au demeurant est assez peu efficient (une rupture, c'est une rupture), mais bien de solidarité entre metamours (solidarité pouvant d'ailleurs entraîner, aussi bien des ruptures à effet domino que des non-ruptures)

c'est peut-être aussi par peur de cet effet domino, que certains polys cloisonnent leur relations

moi perso, je vois +d'avantages à la solidarité entre metamours que d'inconvénients, et je préfère de toute façon la solidarité au cloisonnement

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 11h01

Concernant ma relation primaire, puisque je hiérarchise, du fait de ma situation initiale mes relations.

J'ai rompu avec toutes mes autres relations pour des problèmes d'incompatibilités qui n'ont rien à voir avec l'exclusivité. Sauf peut-être une, qui ne pouvait se sentir bien à sa place, étant croyant. Il oscillait toujours entre "je veux y arriver" et "je resterai à ma place"... plusieurs années de communication (en interaction avec le Cantique des cantiques, par exemple ET un livre écrit par un prêtre sur l'amour...) n'y ont pas suffi.

Pour les autres, l'un voulait de moi l'exclusivité, que je divorce. Face à mon refus, il a continué avec moi, tout en se mariant avec une autre, me plaçant ainsi en situation de co-adultère. J'ai rompu.

Un autre ne m'aimait pas en fait, considérant que l'amour était un mythe. Egalement, il m'imposait à ma métamour qui n'était pas sécure du tout, même au bout de plus d'un an. Je pense qu'ils n'avaient pas de communication sur ce thème et qu'elle était au pied du mur à chaque fois, sans préavis. Il se disait poly.

Un autre, oscillait entre amour et amitié. Sa façon d'être parfois dans l'accueil et parfois dans le recul me mettait mal à l'aise. Au final, il a mis une métamour carrément devant moi, sans discussion préalable et en ma qualité d'hyper-sensible, j'en pris en pleine face son ressenti meurtri à elle. Il se disait poly.

Mon tout premier amour, ma juste tourné le dos lorsqu'il a compris la teneur de ma démarche : ne pas cacher notre lien. Après, je pense que même en caché, il m'aurait tourné le dos.

Pour un autre, ce fut un éloignement de sa part, alors que celui-ci avait mis plusieurs années à tomber sa carapace, il l'avait soudain reconstruite. La communication fut mauvaise trop longtemps. Au final, nous avons malgré tout communiquer pour rompre d'une façon ouverte et saine. Je l'en remercie vraiment (+) .

Pour mon dernier amour, ben il a tout simplement disparu, volatilisé. Plus de nouvelles du jour au lendemain sans rien laissé transparaitre. Je passe les détails, mais ce ne fut pas ma meilleure expérience de rupture.

En conclusion, je crois que la communication non saine et les incompatibilités sont autant à l'origine de rupture que l'exclusivité elle-même. Et avec moi, la sexualité n'a pas valeur de complications, puisque sans.

Notre état intérieur également. J'ai connu un passage à vide de plus de 2 ans, dont je connais aujourd'hui l'origine. Il m'était difficile d'exprimer ma "bof attitude" alors que je n'avais pas de raison et d'explications. Aujourd'hui, tout va bien.

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 11h22

bonheur
il a continué avec moi, tout en se mariant avec une autre, me plaçant ainsi en situation de co-adultère. J'ai rompu.

Je ne connaissais pas ce terme de "co-adultère". Ça me plaît beaucoup. Genre si t'as une relation avec qq qui est adultère, toi aussi tu es co-responsable. Ça permet de ne pas se cacher la face.
(On pourrait dire aussi meta-adultère. Avant de connaître le mot metamour, avec une amie, on avait "inventé" le mot co-amoureux/co-amoureuse).

bonheur
Il m'était difficile d'exprimer ma "bof attitude"

C'est quoi ta "bof attitude" ?
C'est quand tu te dis "euh, non bof j'ai pas trop envie de cette relation" ?

bonheur
En conclusion, je crois que la communication non saine et les incompatibilités sont autant à l'origine de rupture que l'exclusivité elle-même.

C'est intéressant de lire des récits de ruptures, je trouve !
Et oui c'est avant tout la communication et la compatibilité qui font qu'il y a rupture ou non, et que celle-ci se passe bien ou non.

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 11h57

Oui, lorsque l'on a une relation avec une personne déjà engagée mais qui cache, je considère aujourd'hui que l'on est également responsable de la tromperie. On a sa part et il faut en avoir conscience. Il est facile de se tenir à "il fait ce qu'il veut de sa vie, moi j'assume ma part de mon côté". Je me suis retrouvée à recevoir l'appel téléphonique de cette femme (devinée comment elle a eu mon numéro) et là, j'ai bien compris à quel point j'étais impliquée. Au début elle voulait prendre l'ascendant et imposer un rdv. J'ai alors réagi je pense comme il le fallait, acceptant volontiers (alors que l'effet de surprise était présent et mon mal être, je ne vous raconte même pas), indiquant que pour moi, ce serait à 4, avec mon mari et le sien et d'une façon ouverte pour tout mettre à plat avec franchise. Bon, là, elle me répond que je ne dois pas mêler mon mari à ça, que je ne dois pas mettre mon couple en péril... évidemment, elle ne s'attendait à ce que je lui indique que mon mari, je ne lui cachais rien et blablabla. Cette femme est à l'image de son mari, me faisant promettre de ne jamais dire à ce dernier qu'elle m'avait appeler. Les deux font la paire. Son mari, je l'avais quitter définitivement deux mois auparavant, donc je n'allais pas reprendre contact de toute façon. Voilà pour le co-adultère, une responsabilité dont je trouve on se débarrasse trop facilement, car c'est dérangeant.

La bof attitude, c'est plus d'envie, laisser filer, rien n'est important, ne pas prendre le taureau par les cornes, ne pas aborder les sujets qui fâchent, ne pas avoir l'énergie, laisser couler... et le temps passe. Dans mon cas, ne pas faire ce petit rentre-dedans, qui permet de mettre les sujets sur la table et initier la discussion. J'en veux aujourd'hui beaucoup à mon ancien médecin, qui a très mal fait son travail. J'aurai dû changer de médecin bien avant. Ce n'était pas lié aux relations elles-mêmes, mais plus à mon état de santé. Après coup, j'ai pu lire en effet sur internet, d'autres témoignages de personnes qui indiquaient cet état et de professionnel de santé l'indiquer également. On n'est pas en dépression, mais dans une sorte de léthargie permanente qui empêche la réactivité nécessaire.

artichaut
Et oui c'est avant tout la communication et la compatibilité qui font qu'il y a rupture ou non, et que celle-ci se passe bien ou non.

Tout à fait, une rupture n'est pas négative en soi, si elle se passe bien. L'un de mes amours m'a envoyé une photo humoristique à cette occasion (mon avatar ici, depuis) avec ce mot "merci d'avoir traversé ma vie". Une rupture, devenue inévitable, devrait toujours être discuté et surtout non conflictuelle. Je lui avais renvoyé une photo humoristique avec comme légende, puisque nous étions souvent dans l'humour et le rire "Faire rire l'instant pour te rejoindre là où tu es". Ainsi, quand je regarde nos deux photos de ruptures, je souris toujours, parfois avec une petite larme de nostalgie, mais toujours en me disant que notre rupture fut aussi belle que notre histoire elle-même. C'est la seule relation pour laquelle, la boucle est bouclée. Et ça m'a fait du bien, enfin ça me fait du bien encore aujourd'hui.

Donc, oui, communiquer pour rompre, et au moins ne pas en vouloir à l'autre. Valoriser ce qui a été vécu au lieu de négativer. S'il y a eu quelque chose un jour, s'il y a eu lien, c'est que l'on s'y sentait bien et que l'on a partager du bonheur. Se foutre ensuite sur la gueule, c'est un peu détruire ce que l'on a vécu. Après, cela ne veut pas dire que l'on doit toujours tout pardonner. Aussi, il ne faut pas mélanger le bonheur d'avant rupture et la rupture elle-même. Au moins pour soi-même, pour continuer une vie amoureuse heureuse.

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 11h59

artichaut
(On pourrait dire aussi meta-adultère. Avant de connaître le mot metamour, avec une amie, on avait "inventé" le mot co-amoureux/co-amoureuse).

reprendre la signification de méta. Je ne sais pas si ça conviendrait ?

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 12h37

bonheur
Tout à fait, une rupture n'est pas négative en soi, si elle se passe bien. L'un de mes amours m'a envoyé une photo humoristique à cette occasion (mon avatar ici, depuis) avec ce mot "merci d'avoir traversé ma vie". Une rupture, devenue inévitable, devrait toujours être discuté et surtout non conflictuelle. Je lui avais renvoyé une photo humoristique avec comme légende, puisque nous étions souvent dans l'humour et le rire "Faire rire l'instant pour te rejoindre là où tu es". Ainsi, quand je regarde nos deux photos de ruptures, je souris toujours, parfois avec une petite larme de nostalgie, mais toujours en me disant que notre rupture fut aussi belle que notre histoire elle-même. C'est la seule relation pour laquelle, la boucle est bouclée. Et ça m'a fait du bien, enfin ça me fait du bien encore aujourd'hui.

Donc, oui, communiquer pour rompre, et au moins ne pas en vouloir à l'autre. Valoriser ce qui a été vécu au lieu de négativer. S'il y a eu quelque chose un jour, s'il y a eu lien, c'est que l'on s'y sentait bien et que l'on a partager du bonheur. Se foutre ensuite sur la gueule, c'est un peu détruire ce que l'on a vécu. Après, cela ne veut pas dire que l'on doit toujours tout pardonner. Aussi, il ne faut pas mélanger le bonheur d'avant rupture et la rupture elle-même. Au moins pour soi-même, pour continuer une vie amoureuse heureuse.

Suis bien d'accord avec tout ça. Mais curieusement je trouve pas ça hyper logique avec ce que je crois savoir de toi = une rupture est tjs totale (pas de demi-mesure). Si tout se passe bien, et même avec le sourire. Pourquoi ne pas continuer une autre forme de relation ?
Mais bon c'est ta vie, pas la mienne. Tu fais bien comme tu veux.

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 13h42

Euh, en quoi l'un entre en contradiction avec l'autre. Oui, lorsque je rompt, je ne reviens pas sur ma décision, pour une raison simple, qui est aussi un constat de vie. Si ça n'a pas marché une fois, ça ne marchera pas une seconde fois. Les incompatibilités sont généralement liées à ce que l'on ne peut pas vivre. Une évolution et une communication permet des rééquilibrages. Quand la communication et le temps ne vient pas à bout d'une incompatibilité, celle-ci demeurera à jamais. Donc, retomber dans le panneau, ce que j'ai malheureusement fait, pensant que l'amour peut venir à bout de tout, qu'il suffit de le ressentir et d'y croire (et c'est faux). Ainsi, on ne prend évidemment pas les mêmes, mais les mêmes incompatibilités et on recommence. Ce n'est pas sain.

Pour autant, faut-il s'en vouloir ? Non, évidemment, surtout si l'on a mis en oeuvre les moyens de rééquilibrer et qu'au final le résultat n'est pas dans le sens de la pérennisation du lien. Faut-il en vouloir à l'autre ? Ben non plus, quelque soit l'attitude de l'autre face à cela.

Pourquoi ne pas continuer sous une forme de relation ? Ben parce que l'amour, pour moi, ne peut être substituable. D'autre part, une personne "négligente", le restera en amitié comme en amour reconnu (par exemple répondre après la date, lorsque l'on propose de se voir ; par exemple de me laisser sans nouvelles durant des semaines et ne pas comprendre que je ne sois pas disponible lorsque soudain autrui réapparait parce qu'il a besoin de moi...)

Quelque soit la "forme relationnelle", les incompatibilités demeurent, elles sont inhérentes à la nature même de l'individu. Après, on peut se séparer d'un commun accord et d'une belle façon. Ne pas tout mélanger, encore une fois.

Voilà en tout cas, ce qui ressort de mon expérience individuelle. Se quitter d'une belle façon, à l'image de ce qui était beau dans le lien. Si le rire et l'humour était un socle, alors se quitter en valorisant ce socle, pour le souvenir et sa pérennité juste et belle.

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 14h13

Un autre aspect qui me vient, je n'y avais pas pensé plus tôt. Le néant. Un rééquilibrage est possible si la volonté est commune. Si on communique, parfois avec un mur (dans lequel on peut créer une porte, le cas pour l'exemple de la rupture qui s'est bien passé au final), parfois avec un néant, un vide face auquel on n'a aucun recours, aucune possibilité. La discussion est close avant même de l'avoir entamée.

Le fait est que la plupart des fois, j'ai mis le doigt dessus et les réponses ont été... rien du tout. Une communication n'a de sens, dans ces situations, que si elles sont mutuelles. La volonté de mettre à plat doit être commune, tout comme la dynamique d'écouter et de donner suite. D'ailleurs, c'est valable dans tous types de relations, y compris celles de travail (par exemple).

Ce n'est pas le sur quoi la relation est initiée qui est importante, mais ce que l'on en fait ensemble. Non ?

Je rajouterai que pour qu'une situation n'arrive pas à la rupture, il faut avoir conscience avant d'en arriver au point de rupture. Une fois que celui-ci est atteint, alors je ne reviens pas en arrière, ça non. Et je n'offre désormais plus de "deuxième" chance, sachant que j'ai lancé des alertes précédemment et que des "deuxième" chance, j'en est offert souvent plusieurs, parfois explicitement.

Après, je suis loin d'être parfaite, mais oui, je tranche quand les options sont épuisées et que l'usure est là.

Message modifié par son auteur il y a 6 mois.

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 15h00

…du coup la rupture crée un mur (dans lequel on peut parfois créer une porte)… Ok.

J'aime bien l'image.

Sans doute qu'on peut faire tomber le mur (pour celles ou ceux qui voudrait retenter l'aventure… j'ai bien compris que ce n'était pas ton cas !) et/ou reconstruire sur les ruines du mur… (couples mariés après une crise d'adultère)

Après moi je pense qu'on peut aussi y mettre des fenêtres, voire des baies vitrées, voire remplacer le mur par autre chose, qui sait… un chemin ?… une piscine ? …enfin ce qu'on veut… et qu'on saura inventer

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 15h38

Oui, évidemment. Sauf que pour construire chez l'autre, on ne peut le faire qu'avec son permis de construire. Déjà, qu'il consente à une porte... il faut croire que ce soit beaucoup. Ici je parle de communication.

Pour reprendre l'image, on a tous une boite aux lettres... le tout étant de répondre au courrier que l'on reçoit et au final créer une communication. La porte, consiste à offrir une opportunité de communication. Le néant, consiste à rien, à ne faire aucun retour du tout.

Une communication est un va-et-vient d'informations et celle du ressenti est essentielle. Si celle-ci reste stockée dans un wagon fermé à clef, stationné sur une voie de garage, ce qui entre n'a pas d'intérêt, puisqu'il n'en ressort rien. Le va-et-vient n'existe pas. Une autre image pour le néant. La personne qui regarde le wagon sera démunie.

Après, le ressenti intérieur demeure, quelque soit la porte, les fenêtres, les baies vitrées ou les wagons... Si j'aime d'amour intérieurement, le vecteur me permettant de rejoindre autrui (la façon dont il échange avec moi son univers) n'altèrera en rien mon ressenti. Si c'est de l'amour, c'est de l'amour. Si c'est de l'amitié, c'est de l'amitié. Si ce n'est plus rien, mon ressenti demeure et je ne veux pas l'abimer avec la rupture et ses désagréments.

Je te rejoins sur le "ce qu'on saura inventer"... et comme tu le dis ON, c'est à dire l'autre et soi. Quand on invente tout seul, pour deux (l'autre ne s'intéressant que peu à l'invention), ben on fait suivant soi et non suivant un commun. Et quand face à cela on obtient "je suis comme je suis", ben ok, reste comme tu es et moi je continue ma construction, mais sans toi, puisqu'aucun commun n'est possible.

Moi aussi, je suis comme je suis et je suis à prendre comme telle. Sauf que autrui a droit à son potentiel existentiel et l'équilibre se tient dans l'acceptation de celui de l'autre, la justesse commune. Ce n'est pas pour rien que je parle d'équité et non d'égalité. La reconnaissance, l'acceptation, la dynamique est une fruit commun, avec la complicité des métamours. C'est ma vision de ma polyaffectivité.

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 15h46

bonheur
ON, c'est à dire l'autre et soi. Quand on invente tout seul, pour deux (l'autre ne s'intéressant que peu à l'invention), ben on fait suivant soi et non suivant un commun. Et quand face à cela on obtient "je suis comme je suis", ben ok, reste comme tu es

ah ben c'est sûr qu'en matière de relation y'a rien qui se construise tout.e seul.e…

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 16h03

Oui, servir de doux-doux ou d'infirmière n'est pas une construction à deux. D'ailleurs, en matière de dénie du lien, mes amours étaient passés maître en la matière. Il faut croire que m'aimer est dérangeant, même quand il en est question explicitement. Je parle aussi pour les poly, souvent en anarchie relationnelle, qui parle d'amour quand ça les arrange et d'autre chose, quand ça les dérange.

Pour inventer, pour construire, quelque soit le lien, il faut un minimum de constance, de reconnaissance et la nature du lien est essentielle à mes yeux. Chez moi, l'amour souffre de non validation de ce qu'il est.

Une personne qui dit être bien quand elle me sert dans ses bras et qui m'accueille en me tenant par les épaules (je suis petite) pour ne pas que je m'approche plus que la norme, parce que ce serait mal perçu par l'entourage, je peux comprendre la gène... sauf si on me dit assumer en toute circonstance.

Puisque tu es en réflexion, Artichaut, être poly, n'est-ce pas aboutir à être en adéquation avec soi-même et assumé ces ressentis autant que ces actes ? Et si ce n'est pas le cas, l'indiquer au-préalable. Rien de plus désagréable que de se retrouver la brebis galeuse qui n'a pas lieu d'être là, alors qu'elle a été invité. Ou un autre amour, qui non seulement était adultère affectif, était disponible uniquement quand son couple était en mauvaise posture et sous couvert de travailler, me délaissait le reste du temps.

Je ne suis ni un jouet, ni un pion, ni quoi que ce soit. Oui, je suis présente, oui je peux faire du bien en cas de difficultés et non je ne suis pas que ça. Et là, c'est ma colère des liens qui se sont fini sans concertation, car avec moi, le beau est malheureusement voilé, dans ces cas-là, même si en disperçant les nuages, j'arrive à l'admirer quand même, à force de volonté.

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artichaut

le lundi 11 février 2019 à 16h38

bonheur
être poly, n'est-ce pas aboutir à être en adéquation avec soi-même et assumer ces ressentis autant que ces actes ?

Oui. C'est intéressant.
Et ça peut en faire partie en effet.
Et c'est une belle chose sur quoi travailler.

Moi, sur mon profil je dis qu'être poly c'est :

la volonté sincère de prendre soin de toutes les personnes impliquées

C'est encore autre chose. Mais tout ça est lié, d'une certaine manière. Se respecter soi pour respecter l'autre (les autres).

bonheur
en disperçant les nuages, j'arrive à l'admirer quand même, à force de volonté.

décidément on est dans les images aujourd'hui !

.
.
…bon j'ai l'impression qu'on s'égare du sujet proposé par @fyckie

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bonheur

le lundi 11 février 2019 à 16h54

Ah ? Ben moi je crois au contraire qu'on est en plein dans le sujet. En tout cas concernant les ruptures et les incompatibilités. Par contre, oui, si Fyckie pense que je suis hors sujet, me le préciser également.

On forme un tout, alors oui, tout est lié. C'est aussi mon opinion.

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fyckie

le mardi 12 février 2019 à 18h19

Ce n'est pas hors sujet à mes yeux : ça détaille ce qui peut aboutir à une rupture chez les poly, et comment peuvent se passer les ruptures. Et en dehors des réflexions théoriques, la témoignages sont toujours intéressants !

Et comment s'est passé l'après rupture pour vous ?

Et concrètement, @artichaut, tu parles d'inversion, de déhiérarchisation, connais-tu des cas concrets ? Comment cela s'est passé ?
La plupart des couples poly que j'ai sous les yeux sont des nester (mariage/enfant/maison) et je conçois qu'une inversion soit très très rare dans de tels cas. Mais qu'en est-il des couples sans tout ça ? Je m'interroge car avec mon compagnon, même si nous sommes ensemble depuis 4 ans, et habitons ensemble depuis 2, il m'a fait part de sa peur de n'être pas mariés (on est encore étudiants), et que son métamour soit également non-mariés, jeune comme nous, bref, qu'est-ce qui m'empêche de faire passer l'autre en relation primaire, surtout dans le feu de la NRE ? (bon, evidemment j'ai pris la précaution de me fixer comme règle de ne pas prendre de décisions importantes en NRE, mais malgré tout je comprends sa peur). Qu'en pensez-vous ?

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artichaut

le mardi 12 février 2019 à 19h05

fyckie
bref, qu'est-ce qui m'empêche de faire passer l'autre en relation primaire, surtout dans le feu de la NRE ?

Une de mes amie poly dit qu'en NRE elle redevient monogame !
Ou a minima, on peut imaginer que les hiérarchies, s'il y en a, soient chamboulées (ce qui ne veut pas dire qu'elles ne reviennent pas à leur état initial ensuite).
Mais tout cela peut faire peur (d'autant que selon moi la hiérarchie, est un reliquat de monogamie : ça sert à rassurer !)

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Minora

le mardi 12 février 2019 à 22h35

artichaut
Une de mes amie poly dit qu'en NRE elle redevient monogame !

En tant que mono en relation avec un poly, ma plus grande angoisse est EXACTEMENT là. C'est ce phénomène qui me fait craindre le déclassement et pour finir le remplacement. Risquer de disparaître de l'équation (même momentanément) est une idée absolument insupportable pour moi.

Et sincèrement j'ai du mal à imaginer que ça puisse se passer sans encombre même entre 2 poly...

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 00h04

fyckie
j'ai pris la précaution de me fixer comme règle de ne pas prendre de décisions importantes en NRE,

Sage précaution.
Mais la notion de NRE reste vague.
Ça dure combien de temps la NRE pour vous ? 3 semaines ? 3 mois ? 3 ans ? A quel moment tu décide que c'est fini et donc que tu peux de nouveau "prendre de décisions importantes" ?

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artichaut

le mercredi 13 février 2019 à 00h13

Minora
Risquer de disparaître de l'équation

Après ben c'est comme la peur de mourir. Il faut bien dealer avec…

Minora
Et sincèrement j'ai du mal à imaginer que ça puisse se passer sans encombre même entre 2 poly...

Si si, ça arrive.
Mais faut une relation bien bien secure pour que ça se vive sereinement.
Et là, la question se pose : c'est quoi une relation secure ?
Puisque le mariage, la monogamie a finalement le même objectif : être secure. Du coup, en dehors des kits clef-en-main proposés par la société et la religion, il faut ré-inventer (seul.e ou à deux, ou à plus) la définition, et +encore la pratique, de ce qu'est une relation secure.

Pour moi une relation secure, est entre-autre (et paradoxalement peut-être) une relation où il puisse y avoir des ré-aménagements (et là on est à fond dans la thématique du fil de @fyckie )

.
Quand t'es bien secure, la NRE de l'autre, peut même te donner un surcroît d'énergie à toi (dans un taf créatif, dans le début d'une autre relation de ton côté, dans un truc que tu dois faire depuis longtemps et que tu avais tendance à laisser traîner, dans le fait de prendre soin de toi-même…)

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