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[Texte] Ruptures amoureuses, séparations affectueuses. Coral Herrera Gómez, oct 2014

Bases
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Lili-Lutine

le mardi 03 avril 2018 à 09h14

Merci Elisende Coladan @EliC pour cette nouvelle traduction

https://nonmonogamie.wordpress.com/2018/04/03/rupt...

Message modifié par son auteur il y a un an.

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artichaut

le mardi 03 avril 2018 à 13h33

Merci Lili-Lutine pour le lien vers ce texte de Coral Herrera Gómez.

Coral Herrera Gómez (traduction Elisende Coladan)
nous ne savons pas comment nous aimer, ni comment nous séparer, parce que nous ne savons ni gérer nos émotions, ni avons les outils qui nous permettent de mettre fin à une relation (…)
il est nécessaire d’apprendre à nous séparer, à rester en contact avec l’autre (…) à échanger clairement et sincèrement, à communiquer avec transparence tout en essayant de ne pas faire mal. Nous pourrions vivre la rupture comme l’opportunité de vivre autrement notre relation, de la reformuler (…)
Essayons de nous exercer dans l’art de souffrir moins et de profiter plus de l’amour.
___
(c'est moi, artichaut, qui souligne)

Oui. On ne nous apprend pas grand'chose en matière de relation. C'est pourtant le coeur (c'est le cas de le dire !) de notre socialisation et de notre existence. Alors oui, pour sortir du « démerdes-toi comme tu peux », on a grand besoin de textes, d'outils, de rester en contact, et de reformulation (j'ai bien aimé ce dernier mot).

Par contre je ne sais si c'est un problème de traduction mais "mettre fin à une relation avec le même amour qu’elle a commencé" je trouve ça maladroit (c'est pourquoi j'ai coupé le texte). L'amour évolue, il n'y a pas à chercher à retrouver ce qui n'est plus.
Ne pourrait-on plutôt dire "avec le même désir de bien faire", ou "le même désir de construire" ?

_________________
Je suis dans des problématiques thèmes en ce moment. Je me dit que si ce fil à sa place dans la rubrique Bases, il aurait pu aussi être classé dans Traduction, voire dans une rubrique Théorie si elle existait…

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Siestacorta

le mardi 03 avril 2018 à 13h35

Ca me fait du bien de lire des choses auxquelles je crois...

Je serais preneur de plus d'outils et de questions à se poser in vivo, côté partant comme côté quitté...
La philosophie d'une impermanence des relations amoureuses qui n'empêche pas la pérennité du lien aimant et des sentiments affectueux, c'est un message d'espoir.
Mais quelque chose qui serait un parallèle "reconstructeur de lien" au travail de deuil de relation, ce qu'on peut faire pour soi, ce qu'on peut faire ou pas par rapport à l'autre...

Bien sûr, ça dépend des personnes concernées. Mais bon, ça, même le lien lui-même dépendait des personnes concernées...
Je cherche pas tellement un "kit de la séparation affectueuse", hein. Enfin, j'aimerais bien, mais je sais que ce serait pas si pertinent. Mais des moyens de repérage dans nos sentiments et nos passés, pour avoir une idée de comment ne pas voir que des impasses... ça m'intéresserait beaucoup.

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bidibidibidi

le mardi 03 avril 2018 à 14h36

Pour moi, c'est illusoire, car les relations ne se terminent pas du tout comme elles commencent.
Elles commencent d'un coup. Avant, tu n'existais pas, après, tu es Anna.
Elles finissent très lentement, parfois sans s'en rendre compte, pas toujours à la même vitesse. On ne peut dire adieu juste avant qu'une relation ne commence à terminer parce qu'on a pas conscience qu'elle commence à terminer. Et puis, nous vivons dans l'idéal de la permanence des relations : Quand j'ai un ami un jour, je me dis que l'idéal est qu'il soit mon ami toujours. Et une relation peut s'étioler, parce qu'on part, on change, et puis un jour on revient, et elle reprend comme au premier jour.

Aussi, les ruptures ne sont difficiles que parce qu'on construit des choses, et c'est la fin de ces choses là qui font la douleur. Si j'aime quelqu'un, et que j'ai avec lui une relation sans construction, alors notre relation évoluera mais ne sera jamais source de malheur. Par contre, si je commence à construire avec ce quelqu'un, alors, la relation n'est plus juste elle même, elle est bien plus. Et c'est ça qui pousse à rester : Les enfants, la réaction de la famille, le retour à la solitude. Mais en restant, on pousse une relation dans des limites qui ne sont pas les siennes, et c'est là que ça devient dur, que la fin nous détruit, et au final, on se sépare malgré les enfants, augmentant encore la douleur, la honte, la solitude...

Mais on a besoin de construire, alors on fait des paris sur des relations. En ayant parfaitement conscience qu'un jour, elles nous feront tant souffrir.

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artichaut

le mardi 03 avril 2018 à 16h15

J'aime beaucoup "impermanence des relations amoureuses" c'est un beau résumé. Qu'on pourrait étendre à impermanence des relations affectives.

Oui on a sans cesse a apprendre de ce côté là. Surtout quant la relation vécue (fut-elle dans un cadre poly), nous semble assez magique et avec un faisceau de points de connexions avec l'autre, et qu'on a l'impression qu'on aurait du mal à retrouver ça.

Pour ma part, voici les outils que j'utilise :

AVANT la rupture :
Dans le début de relation je verbalise cette impermanence et je propose de passer cet "accord" d'essayer, de transformer (reformuler !) la relation plutôt que de rompre. Et aussi de verbaliser/transformer plutôt que laisser pourrir.
Nommer aussi que c'est , dans cette capacité à sans cesse reformuler la relation que se situe la fidélité à l'autre.
Ensuite j'essaie régulièrement de me remémorer l'impermanence de cette relation, que oui ça peut (ça va) s'arrêter un jour. Que c'est pas la fin du monde, même si ça peut être triste. C'est comme intégrer par avance et de temps en temps, de petits morceaux de tristesse dans le bonheur vécu. Qui fait que si une rupture arrive, j'ai pris de l'avance sur la tristesse.

PENDANT la rupture :
(hum, là je manque d'outils, moi aussi. Y'a la CNV bien sûr, mais ça veut un peu tout et rien dire "la CNV")

APRÈS la rupture :
Je m'auto-persuade (et j'y arrive assez vite) que c'était le meilleur choix à faire. Que c'est bien d'avoir pris cette décision. Je me concentre sur des choses qui me plaisent. Je laisse passer du temps, et reviens vers l'autre généralement au bout 6 mois, un an, parfois plus.

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Siestacorta

le mardi 03 avril 2018 à 17h07

bidibidibidi
Mais en restant, on pousse une relation dans des limites qui ne sont pas les siennes, et c'est là que ça devient dur, que la fin nous détruit, et au final, on se sépare malgré les enfants, augmentant encore la douleur, la honte, la solitude...

Il peut y avoir un choix sain de séparation, mais justement, ce que le titre et l'article disent, c'est que la rupture peut être remise en cause.
On peut mettre fin à l'histoire amoureuse, parce qu'elle ne rend plus heureux - et même si la décision est souvent asymétrique, ainsi que l'acceptation de cette fin d'histoire, le bonheur d'être ensemble n'est souvent plus accessible lors de la décision de rompre, pour aucun des deux.
On peut mettre fin à l'histoire amoureuse, mais ça me semble très souvent difficile de rompre le lien. En dehors des moments où c'est matériellement idiot (coparentalité, engagements...), il doit y avoir plein de moments où c'est psychologiquement plus facile à court terme que bénéfique à long terme.

Laisser derrière une histoire et dire "puisque je ne suis plus avec l'autre, il ne me concerne plus", ça aide (on fait son deuil et un temps me parait nécessaire), mais enterrer son vécu (sous une autre relation, sous une lecture de la relation), nier la pérennité d'un lien, avec l'autre, avec soi, pour ne conserver qu'un souvenir, c'est à mon sens fermer les yeux sur soi-même et sur ce qu'on fait de sa vie.

Oui, il y a un côté tragique à ces épisodes de la vie. Mais l'impermanence dont je parlais plus haut dit aussi que les "fins" ne sont pas absolues. Je trouve ça très humain de le croire dans les moments les plus éprouvants, mais pas si pragmatique que ça : si les gens avec qui on a construit une intimité ne disparaissent pas du monde, vouloir se les cacher est aussi une illusion qu'on entretient, un peu la même que celle de croire qu'un amour dure toujours...

Après, je dis pas, il y a des relations qu'il faut dans son passé, et parfois des personnes, parce qu'il n'a aucun bien à y trouver.
Mais je crois que les situations et les gens qui méritent qu'on soit aussi définitif et "braqué en marche avant" sont rare. Vouloir être comme si on avait pas été, ou comme si ce qu'on a été ne vit plus... J'ai l'impression que ça devrait être plus rare que ça ne l'est dans la vie amoureuse telle qu'on la connait.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le mardi 03 avril 2018 à 18h22

C'est surprenant comme aussi bien dans le texte que dans la réaction d’artichaut ci-dessus(enfin encore au dessus), il est question de transformer la relation puis finalement de rupture ou de dire adieu. La durée sans contact dont tu parles artichaut, j'appelle vraiment pas ça une modification de relation mais comme tu le dis une rupture. J’ai remarqué qu'il faut souvent prendre un peu de distance un moment pour digérer chacun de son coté mais plusieurs mois ça me semble assez violent. Ça ne veut pas dire que j'enverrai promener les quelques ex avec qui je n’ai plus de contacts, mais je pense qu'ils ne peuvent décemment pas espérer une relation amicale après un si long silence.

Je suis amie et parfois même plus qu'amie avec une grande majorité de mes ex amoureux. J'imagine que ça signifie que je ne me débrouille pas trop mal pour ces transitions.

Il me semble que les outils sont ceux de la communication en général et des choses aussi basiques que le respect de l'autre, la franchise...

Je pense qu'il est judicieux de savoir que dans la souffrance, il arrive souvent que les mots dépassent la pensée. Savoir s'en excuser quand ça va mieux, ou savoir ne pas enchérir quand c'est l'autre qui dit des choses blessantes, ça aide beaucoup à la transition.

Ne jamais laisser pourrir les relations, dire les choses, si on ne veut pas blesser l'autre, je trouve ça très important. Ça m'est arrivé une fois, je suis sure qu'il n'a rien dit dans l'idée de ne pas me blesser, mais c'est vraiment l'arrêt de relation intime ou plutôt la transition relation intime/relation amicale que j’ai le plus mal vécu.

Sur la pérennité des relations, autant je suis réaliste, je sais que très peu de relations durent très longtemps, et surtout en étant heureux tous les 2, donc je trouve que c’est se bercer d'illusion que d'en être persuadé, autant je ne peux m'engager dans une relation si je sais qu'elle est à durée déterminée. Je ne peux pas, par exemple avoir une relation avec quelqu'un qui est en recherche de quelqu'un avec qui vivre, et qui sait qu'il me quitterai quand il l'aura trouvé, ce n'est pas possible. Pour la relation que je vis depuis 27 ans, même si je sais très bien que rien n'est jamais acquis, je n'arrive pas à me projeter dans une fin de celle ci, une modification oui, mais une fin, vraiment pas.

bidibidibidi

Si j'aime quelqu'un, et que j'ai avec lui une relation sans construction, alors notre relation évoluera mais ne sera jamais source de malheur.

Eh bien, j'espère que tu n'as des relations qu'avec des personnes insensibles. Il me semble qu'il faut vraiment l'être pour prétendre ça.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Siestacorta

le mardi 03 avril 2018 à 18h28

(ajouts assez importants sur mon post précédent)

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Siestacorta

le mardi 03 avril 2018 à 18h40

Caoline
La durée sans contact dont tu parles artichaut, j'appelle vraiment pas ça une modification de relation mais comme tu le dis une rupture. J’ai remarqué qu'il faut souvent prendre un peu de distance un moment pour digérer chacun de son coté mais plusieurs mois ça me semble assez violent. Ça ne veut pas dire que j'enverrai promener les quelques ex avec qui je n’ai plus de contacts, mais je pense qu'ils ne peuvent décemment pas espérer une relation amicale après un si long silence.

C'est sur ça que j'insistais tout à l'heure, il y a une différence à faire entre rupture et séparation, et j'en vois une aussi entre rupture de l'histoire et rupture du lien.

Et quand à savoir combien de temps il va falloir pour que le lien se refasse, ça dépend de deux personnes, deux états affectifs, pas tellement de dates de péremption... On est pas des yaourts ! Nos liens et nos sentiments non plus.

Il y a plein d'évènement dans la vie qui vont mettre plusieurs années à trouver un sens différent de celui qu'on leur avait donné sur le moment.
Pour des temps de vie aussi intenses que ceux qui concernent des relations amoureuses et des ruptures, je crois que la délicatesse et la loyauté, et cela, sur du long terme, sont les meilleurs moyens dont on peut disposer indépendamment du calendrier.

Message modifié par son auteur il y a un an.

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Caoline

le mardi 03 avril 2018 à 18h57

Siestacorta

Et le combien de temps il va falloir pour que le lien se refasse dépend de deux personnes, deux états affectifs, pas tellement de dates de péremption... On est pas des yaourts !

Il y a plein d'évènement dans la vie qui vont mettre plusieurs années à trouver un sens différent de celui qu'on leur avait donné.
Pour des temps de vie aussi intenses que ceux qui concernent des relations amoureuses et des ruptures, je crois que la délicatesse et la loyauté, et cela, sur du long terme, sont les meilleurs moyens dont on peut disposer indépendamment du calendrier.

Bien sûr que ça dépend de chaque personne, de chaque relation, des causes de fin de relation amoureuse... mais je voulais juste dire que quelqu'un qui aurait ignoré une demande de nouvelles au bout d'un mois, j’aurais probablement renouvelé au bout de 3 mois, et s'il revenait au bout de 6 mois, un an, ou plus je pense que j'aurais un peu du mal à renouer une relation amicale.

Bon, cette discussion vient de me faire apprendre une bien triste nouvelle. J’ai pensé qu'on pouvait aussi rester amis plusieurs années puis ne plus avoir de réponse aux messages et tout d'un coup, j'ai eu l'idée de chercher sur le net, et j'ai appris le décès de cet ex amoureux.

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bidibidibidi

le mercredi 04 avril 2018 à 11h05

Caoline
Eh bien, j'espère que tu n'as des relations qu'avec des personnes insensibles. Il me semble qu'il faut vraiment l'être pour prétendre ça.

Non. Après, il est vrai que je pars du principe que la communication est bonne, ce qui n'est pas toujours le cas. Mais quelque part, sans construction, j'accepte beaucoup plus facilement les revirements de l'autre. Une question de compersion. Enfin, c'est peut-être juste mon point de vue. Mais arrêter une relation à un instant t me paraît tout de même illusoire, je vois même pas sur quel critère on pourrait faire cela avant que ce soit le rapport entre plaisir et douleur trop désavantageux qui nous alerte.

Toutes mes condoléances. Ca faisait longtemps que tu avais perdu le contact ?

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Caoline

le mercredi 04 avril 2018 à 13h21

bidibidibidi
Non. Après, il est vrai que je pars du principe que la communication est bonne, ce qui n'est pas toujours le cas. Mais quelque part, sans construction, j'accepte beaucoup plus facilement les revirements de l'autre. Une question de compersion. Enfin, c'est peut-être juste mon point de vue. Mais arrêter une relation à un instant t me paraît tout de même illusoire, je vois même pas sur quel critère on pourrait faire cela avant que ce soit le rapport entre plaisir et douleur trop désavantageux qui nous alerte.

Toutes mes condoléances. Ca faisait longtemps que tu avais perdu le contact ?

Je ne comprends pas bien ce que tu veux dire. Ce que je sais c'est que moi même sans construction au sens habiter ensembles, enfants ou autres choses nous engageant ensembles, même quand c'est moi qui décide d'arrêter mais encore plus quand c'est l'autre, et même si il me semble que la communication était toujours bonne à une exception près, lors de la décision de fin de la relation amoureuse, je morfle toujours +++.
Je suis hypersensible, je sais que c'est lié, mais de tes premiers mots j'ai compris que pour toi si pas de construction ça ne te fait rien, j'avoue que ça m'interpelle.

Pour mon ex, nous avions bavardé au téléphone au printemps ou début d'été dernier. J'avais été étonnée qu'il ne m'appelle pas pour mon anniversaire en septembre. Encore plus qu'il ne réponde pas à mes messages par diverses voies car pensant au départ qu'il avait peut-être changé de numéro sans prendre le temps de prévenir, j'ai envoyé un mail sur ses adresses perso et pro en novembre. Encore plus surprise pour les vœux en janvier. Je me disais qu'il avait peut-être rencontré quelqu'un et décidé de faire table rase sur son passé. Je trouvais ça très surprenant de sa part. Et hier j'ai pensé à chercher sur le net si je voyais encore des traces de son activité pro, et la première réponse de google était son avis de décès.
Ca me questionne pour mes liens légers, ce.lle.ux que j'appelle mes amimoureux.se. Il y en a dont la famille connait mon existence et je sais que je serais prévenue. Mais ceux dont je ne connais pas l'entourage ? Ce matin j'ai rêvé que celui qui m'est le plus proche, qu'il ne répondait plus à mes messages, que j'allais où je pensais pouvoir le trouver et qu'il n'y était pas et donc je restais à me demander si il était mort ou si il avait voulu que je sorte de sa vie sans oser me le dire. Je lui ai raconté et il m'a dit qu'il y a déjà pensé et que je suis sur une liste des personnes à prévenir si il mourait.

Bon, tout ça est un peu hors sujet, quoi que, la mort, c'est aussi une cause de fin de la relation... et c'est peut-être une bonne idée de ne pas se voiler la face et d'en discuter.

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artichaut

le mercredi 04 avril 2018 à 16h50

Caoline
C'est surprenant comme aussi bien dans le texte que dans la réaction d’artichaut ci-dessus(enfin encore au dessus), il est question de transformer la relation puis finalement de rupture ou de dire adieu.

Oui tu as tout à fait raison @Caoline il y a un paradoxe ou une contradiction.
Passer cet "accord" d'essayer, de transformer la relation est assez récent dans mes relations… et c'est pas parce qu'on se dit ça, que ça fonctionne le moment venu, et en l'occurrence la première fois que j'ai fait ça, ça n'a pas fonctionné, et la deuxième fois ça a déjà beaucoup mieux fonctionné. Peut-être faut un temps de rodage, les choses ne fonctionnent pas immédiatement …et puis surtout chaque histoire est différente.
Passer cet "accord" c'est se préparer à essayer. C'est un peu comme se projeter ensemble dans la durée, on peut pas être sûr que ça fonctionnera, mais on a envie de le faire exister (et s'y préparer).
Du coup oui, le "APRÈS la rupture" n'est là que s'il y a eu rupture. Et on est bien d'accord qu'une durée sans contact de plusieurs mois c'est bien une rupture.

Et il est symptomatique que j'ai mit "PENDANT la rupture" et "AVANT la rupture" …comme si la rupture était inéluctable !!
J'aurais du mettre "AU DÉBUT de la relation" et "PENDANT la transformation".
Merci pour ta vigilance Caoline !

Le fait d'être ami avec mes ex, est relativement récent dans mon histoire. C'est advenu à la fois par le fait de vivre une séparation avec enfant (ou la rupture définitive est peu concevable) à la fois par ma pratique de +en+ polyamoureuse.
Et j'ai du coup deux partie de ma vie vraiment très différente à ce propos. Séparations totale et définitive jadis, séparations moins radicales ou transformation de la relation, aujourd'hui.
Le polyamour y est évidemment pour beaucoup. Apprendre à se parler, à trouver des compromis, à accepter les escapades de l'autre, à travailler sur soi, etc …aide évidemment à mieux se séparer.

Pour autant comme Siestacorta, je suis à la recherche d'outils pour mieux y faire face.

J'aime bien aussi, Caoline, ton mot de transition. Être dans la transition plutôt que dans le conflit permet de faire exister l'après (sans exclure que cet après soit nul, mais sans non plus le poser comme inéluctable).

*
Et sinon pour rebondir sur la suite de vos posts, je trouve que la mort fait tout à fait partie de la thématique (oui, c'est aussi une cause de fin de la relation). C'est pas pour rien qu'il est question d'impermanence dans ce fil. J'ai même presque envie de dire que la mort fait toujours partie de la thématique.

Apprendre à mieux vivre nos séparations amoureuses est peut-être une manière de se préparer à perdre des proches, qui est elle même une manière de se préparer à accepter l'inéluctabilité (pour le coup) de notre propre mort.

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Siestacorta

le mercredi 04 avril 2018 à 17h28

Bon, mais a priori moi ça me concerne pas : en fait, j'ai un arrangement avec Dieu.

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