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Comment ne rien attendre ?

Bases
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(compte clôturé)

le vendredi 01 août 2014 à 15h04

Afin de poser le tableau, je vous résume en quelques lignes ma situation. Je suis mariée depuis 16 ans à un homme adorable. Je suis avec un amoureux depuis maintenant 4 mois et tout se passe merveilleusement bien. Nous avons une relation simple, intense et magique. Par contre, je suis en plein questionnement sur ma deuxième relation qui, elle, est compliquée et qui me bouffe, je dois l'avouer, la vie !

Cette deuxième relation est en fait un amant avec qui j'ai entamé une liaison depuis octobre de l'année dernière. Je l'ai rencontré sur un site très connu de rencontres extra-conjugales. Après des débuts difficiles car nous avons tous les deux des caractères forts, les 6 premiers mois ont été très bien. Malgré le fait que notre liaison soit cachée de son côté, nous arrivions à nous voir assez régulièrement et surtout nous avions une correspondance par mail très fournie dans laquelle nous entretenions la complicité et la passion que nous avions l'un de l'autre.

Ensuite cela s'est gâté ! tant que j'avais d'autres amants en même temps que lui, cela ne lui posait pas de problèmes ! dès qu'il a su que j'avais un amoureux, il m'a fait une scène terrible, sur plusieurs jours, me disant qu'il ne joue plus dans la même cour, m'affirmant que j'allais le quitter parce qu'il ne pouvait pas m'offrir ce que mon "poly" comme il l'appelle, pouvait lui me donner ! A partir de ce jour là, notre relation a commencé à décliner en intensité. J'étais obligée de lui mentir si j'étais avec mon amoureux sinon j'avais droit une nouvelle fois à une scène ! Et puis il est parti en déplacement tout le mois de juin. Nous ne nous sommes pas vus et la correspondance a commencé à se faire plus rare. Je suis partie diriger une camp de vacances dans les Hautes Alpes les 15 premiers jours de juillet. Et à partir de là, silence radio ! plus de messages, pas de nouvelles...

J'ai super mal vécu ce silence. Et quand enfin il a repris contact avec moi, je ne l'ai pas bien accueilli. Il faut dire que c'est quelqu'un qui peut rester plusieurs jours, voir plusieurs semaines en phase de repli comme il le dit et qui reprend contact avec vous comme si rien n'était et qui en plus ne comprend pas que vous n'avez pas apprécié d'être traité de cette manière. Moi, de mon côté, je me suis détachée par la force des choses. Notre relation est en train de s'épuiser avec ces périodes de silence. Je me méfie maintenant et j'ai du mal à revenir vers lui.

Je suis quelqu'un d'entier, qui ne sait pas faire dans la demie mesure ! C'est soit tout, soit rien ! Et là j'ai l'impression d'exister à ses yeux que lorsqu'il en éprouve l'envie. Et je ne sais pas bien l'accepter, ça !! j'aimerai avoir le recul, le détachement nécessaire pour prendre les choses comme elles viennent mais j'ai du mal.

Je sais que sur ce forum, pour lire les différentes discussions très souvent, qu'il y a des personnes qui sont très douées pour éclairer sur les problématiques rencontrées par chacun d'entre nous, à un moment ou à un autre. Quelqu'un aurait-il donc la gentillesse de me donner des pistes de réflexion ?

Par avance merci
Virgile

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MagentadeMars

le vendredi 01 août 2014 à 15h31

Je pense que c'est lui qui ait des problèmes... et qu'il tente des jeux de pouvoir. Ce n'est que mon avis, bien sûr.

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(compte clôturé)

le vendredi 01 août 2014 à 20h51

Chère Virgile,

J'ai connu un peu cela la relation "cachée" et oui, ça se vit très mal d'autant que j'avais droit également à des silences radio. Si tu veux, on en parle en mp.

Aussi, j'ai une relation actuellement avec un autre homme qui, à ses dires, est célibataire, mais les silences radio, ça me gave. Je compare ce type d'individu à quelqu'un qui sort son doudou du placard quand il en éprouve le besoin et le balance de nouveau dans le placard aussitôt après, d'où concrètement un silence radio. Peut être devrais tu lire le fil de discussion intitulé : je t'aime... je te quitte...

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(compte clôturé)

le vendredi 01 août 2014 à 22h32

Virgile
Je suis quelqu'un d'entier, qui ne sait pas faire dans la demie mesure ! C'est soit tout, soit rien ! Et là j'ai l'impression d'exister à ses yeux que lorsqu'il en éprouve l'envie. Et je ne sais pas bien l'accepter, ça ! ! j'aimerai avoir le recul, le détachement nécessaire pour prendre les choses comme elles viennent mais j'ai du mal.

Oh que je comprend cela. Du recul j'essaie aussi d'en prendre, mais c'est extrêmement difficile, surtout lorsque l'on prend généralement les choses comme elles sont, les gens avec toutes leurs particularités et qu'en plus, nos sentiments, on ne peut les ignorer ou les minimiser. Je suis actuellement dans un cas un peu similaire avec l'une de mes relation et dans la même réflexion et la même démarche.

A tout ceux qui aime se réfugier dans le silence radio, je dis que vous faites, bien qu'involontairement, souffrir autrui.

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Alygator427

le samedi 02 août 2014 à 09h20

gcd68 (+)

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 10h17

Bonjour Virgile,

Voici des idées jetées en vrac, en espérant que tu y trouveras quelque chose d'utile :-)

1/ D'abord concrètement, par rapport à cette relation que tu nous livres, il me vient plein de questions liées à la communication.

Ainsi, tu écris que ton second amant a très mal vécu le fait que tu aies un autre amoureux, te faisant une "scène terrible sur plusieurs jours". Pour que sa réaction soit aussi violente, c'est qu'il a dû avoir très peur. A ce moment-là, avez-vous pu discuter de ce qu'il craignait exactement ? As-tu pu tenter de le rassurer ?
Tu indiques aussi que c'est à partir de là que votre relation a commencé à se dégrader et que vos échanges se sont espacés. Est-ce que, de son côté, cela pourrait être une conséquence de l'événement précédent ? Du genre par exemple : il a super peur, il cherche à se préserver pour ne pas trop souffrir et donc il communique moins avec toi ? (finalement ça ressemblerait un peu au détachement de ta part que tu décris plus loin).

Ensuite, tu expliques que tu as super mal vécu ce silence (si ça peut te rassurer, j'aurais fait pareil). Là encore, avez-vous pu en parler ? As-tu eu la possibilité de lui dire à quel point tu as mal vécu le fait de ne pas recevoir de nouvelles puis qu'il revienne comme si de rien n'était ?

Tu sais, je ne lui cherche pas d'excuses mais j'essaie de voir les choses selon différentes perspectives parce que souvent quand on souffre on s'accroche à un scénario et ça peut être éclairant d'envisager les choses d'une autre manière. Peut-être qu'en revenant "comme si de rien n'était", il essaie juste de se comporter comme si tout allait bien, pour repartir sur de bonnes bases. Sans comprendre que toi tu n'arrives pas à fonctionner comme ça.

Et puis pour finir, tu dis que tu as "l'impression d'exister à ses yeux que lorsqu'il en éprouve l'envie". Le lui as-tu dit ? Si oui, quelle a été sa réponse ?

2/ Après, sur un plan plus général, j'ai pensé à deux choses :
- Il y a vingt ans environ, une amie m'a dit qu'il ne faut pas attendre des gens plus que ce qu'il peuvent donner.
J'ai longtemps eu beaucoup de mal avec ça et ça n'est encore pas toujours évident pour moi mais je pense qu'elle avait raison. On a parfois des attentes qui ne sont pas les mêmes que celles de l'autre et c'est normal, chacun est dans son droit. On peut en discuter et tenter de trouver un compromis satisfaisant mais ça n'est pas toujours possible si les attentes, les besoins ne sont pas conciliables.

- Dans ce cas, à mes yeux il y a deux solutions : soit tu t'en accommodes en te disant que bon, ce serait mieux si les choses se passaient comme tu le voudrais mais que la relation est quand même globalement satisfaisante et que tu choisis donc de la poursuivre dans ce cadre.
Soit, si c'est insupportable pour toi, tu mets fin à la relation. C'est important, car il n'est pas question de mettre sa santé mentale en jeu, il y a un moment où il faut penser à soi d'abord.

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Leolu

le samedi 02 août 2014 à 11h03

Shamal
- Il y a vingt ans environ, une amie m'a dit qu'il ne faut pas attendre des gens plus que ce qu'ils peuvent donner.

C'est justement l'une des choses qui m'intrigue, dans le comportement polyamoureux.
Je m'explique. Il y a la liberté individuelle et la multiplicité...

Que l'on soit profondément attaché à une personne, c'est normal, c'est ça l'amour... Mais si cette personne l'est moins de son côté, pourquoi vouloir la changer, lui imposer des choses, lui faire une scène ? Cela va à l'encontre de sa liberté, justement...

Cela n'empêche pas de lui montrer notre tristesse, le manque cruel de présence et de réciprocité, le manque d'attentions et de considération, bien sûr. On souffre et c'est bien normal. Mais l'amour que se portent deux personnes implique que chacun pense à l'autre, pas que chacun veuille retenir l'autre.

Accepter que l'autre ait d'autres amours, c'est accepter implicitement qu'il nous accorde le temps qu'il désire, non ? (chose qui peut être négociée mais non exigée)

Bref, je vois une certaine contradiction entre l'attachement et le désir de libertés réciproques (entre l'inconscient et le conscient).
On veut bien qu'il soit libre, mais on le voudrait tout à nous (ou au moins beaucoup à nous, même en son absence).
N'est-ce pas cette contradiction qu'il faut travailler en tout premier ?

Mais peut-être suis-je un horrible coeur d'artichaut :-/ ?

(tiens ? Cette expression a une origine très polyamoureuse, on dirait :
"Origine : le coeur désigne ici le centre du végétal, le fond d'artichaut duquel se détachent de nombreuses feuilles, une pour chaque personne présente, tout comme quelqu'un qui a un coeur d'artichaut donne un peu d'amour à chaque personne qui lui semble digne d'intérêt. Cette expression qui date de la fin du XIXe siècle vient de la forme proverbiale "coeur d'artichaut, une feuille pour tout le monde")

EDIT :
Oups ! J'aurais dû relire le post de départ...

L'homme en question n'est donc pas polyamoureux (il y a un amant infidèle et un poly partageur). N'est-il pas un peu logique que cette idée de partage ne soit pas dans sa nature ? Lui n'a pas l'impression de se partager entre sa femme et sa maîtresse : il oublie la première et voudrait l'exclusivité sur la seconde... Bref, une grosse différence de philosophie.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 12h45

Leolu
Accepter que l'autre ait d'autres amours, c'est accepter implicitement qu'il nous accorde le temps qu'il désire, non ?

Certes. Sur le plan théorique je suis totalement d'accord. Et cela même si l'autre n'a pas d'autres amours d'ailleurs.
Mais cela n'empêche qu'ensuite concrètement, on peut être amené à attendre de l'autre plus que ce qu'il n'est capable / n'a envie de nous donner (par exemple dans le cas où l'un a envie de voir l'autre plus fréquemment que ce que ce dernier n'en a envie), d'où une insatisfaction / douleur / souffrance (rayer les mentions inutiles :) ) du fait que l'on n'obtient pas ce que l'on souhaiterait.

En bref, c'est encore et toujours l'écart entre le cerveau et les tripes, le conceptuel et la pratique :)

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Leolu

le samedi 02 août 2014 à 13h08

Shamal
attendre de l'autre plus que ce qu'il n'est capable / n'a envie de nous donner, d'où une insatisfaction / douleur / souffrance du fait que l'on n'obtient pas ce que l'on souhaiterait.

Ah oui, l'équivalent poly d'une "grève du sexe" dans un couple hétéro...
(différence de besoins) ;)

Shamal
En bref, c'est encore et toujours l'écart entre le cerveau et les tripes, le conceptuel et la pratique :)

Ouaip... La chose la plus dure à résoudre qui soit ! :-/

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bodhicitta

le samedi 02 août 2014 à 16h57

Shamal
Ensuite concrètement, on peut être amené à attendre de l'autre plus que ce qu'il n'est capable

On peut aussi faire le chois de ne jamais tomber dans ce sciage... L'attente. Je trouve que c'est un mode de penser qui est stérile.
Je sais plus facile à dire qu'à faire, je pense que c'est une question de mental, conscience (appelez ça comme vous voulez), on est maitre de nos pensées (quand on y prête attention à nos pensées).
Je n'use pas mon énergie mentale à penser d'une façon qui me mettrait en position d'attente (j'vous assure j'y arrive :-) )
<3 Et ça me permet de mieux profiter des bonheurs que m'offre la vie dans son ensemble, de pouvoir mieux les voir, mieux les capter, Carpe Diem

Virgile
j'aimerai avoir le recul, le détachement nécessaire pour prendre les choses comme elles viennent mais j'ai du mal.

courage lances toi, tu verras c'est magique, quand t'auras gouté aux bonheurs de la vie, sans qu'il soit court-circuité par des attentes, des manques, projections... tu pourras cueillir les bonheurs de la vie tout au long de ton chemin.

Leolu
Bref, je vois une certaine contradiction entre l'attachement et le désir de libertés réciproques (entre l'inconscient et le conscient).

Je suis profondément attachée à mes chéris et je désir leur liberté, je les aime car ils sont libres.
Je me contredis?
:-/

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 17h46

Merci beaucoup pour toutes vos réponses et pistes de réflexion.
Pour répondre à ton premier post, Shamal, j'ai parlé de tout cela avec lui, j'ai essayé de lui faire comprendre qu'une autre forme d'amour que celui qu'il connait, existe. Il sait que ses silences sont un supplice pour moi. Mais il ne peut pas ou il ne veut pas se forcer à faire quelque chose dont il n'a pas envie même s'il sait que de l'autre côté cela va faire souffrir. Il ne sait pas faire de compromis ni de concessions. C'est comme cela, il est comme cela !

Et tu as raison quand tu dis qu'il ne faut pas attendre des gens ce qu'ils ne peuvent pas te donner ! plus facile à dire qu'à faire !! j'ai beau me répéter qu'il ne faut pas que je fasse de lui une priorité alors que je ne suis pour lui qu'une option, j'ai beaucoup de mal... J'ai déjà fait pas mal d'efforts et j'ai pris beaucoup sur moi durant tous ces mois pour me contrôler mais j'ai encore du travail. Et je veux bien croire bodhicitta quand il dit que c'est magique quand on arrive à s'affranchir de ça !! Je t'assure que si j'y arrive, tu seras le premier à être au courant !!!

Et j'ai bien entendu envisager les deux solutions dont tu parles Shamal. Et jusqu'à ces dernières heures, mon choix se portait sur la deuxième ! et puis je ne sais pas s'il a senti quelque chose mais toujours est-il qu'il a de nouveau repris une communication avec moi, pleine de gentillesse et que mes certitudes se sont écroulées !!

Donc pour finir ce post, je vois que j'ai encore pas mal de boulot ! Merci encore à tous
Virgile

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 20h09

Virgile
J'ai déjà fait pas mal d'efforts et j'ai pris beaucoup sur moi durant tous ces mois pour me contrôler mais j'ai encore du travail.

Ouais, ça aussi je le comprend. Dans une relation, si l'un fait les efforts, essaie de s'adapter, essaie de comprendre, se triture les méninges pour trouver comment valoriser le lien, pour les deux (pas seulement soi) et que l'autre répond simplement "c'est comme ça", ben franchement...

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 21h03

Oui tu as raison, gcd68 ben franchement, je me demande si tout cela vaut le coup finalement et c'est peut être une lassitude aussi qui a précipité mon détachement. Et je crois que j'en ai assez qu'il se retranche derrière le fait qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut pour m'expliquer qu'il ne peut pas me donner ce que j'attends !

Je me suis triturée les méninges pour que cette relation perdure, parce qu'elle m'a offert un horizon intime que je ne connaissais pas, parce qu'elle m'a permis de découvrir une autre manière de faire l'amour, parce qu'elle m'a donné confiance en moi, parce qu'elle m'a rendu belle. Mais maintenant, je me demande si tout cela n'est pas cher payé au regard de qu'elle est devenue aujourd'hui. J'aime toujours cet homme... cela serait plus facile si ce n'était pas le cas. Et je ne suis pas persuadée, du moins pas encore, que si je le quitte, cela sera mieux pour moi...

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(compte clôturé)

le samedi 02 août 2014 à 22h38

C'est triste, en effet et en même temps tu décris avec tes mots ce que je tentais d'expliquer par "je t'aime... je te quitte...". Je suis persuadée que certains amours, je parle de la relation, pas du sentiment intérieur, n'ont pas vocation naturelle a perduré dans le temps, où alors seulement en acceptant la souffrance engendrée. Dans ce cas, la question est : est-ce que j'accepte encore de souffrir ou non.

Le hic à ce raisonnement, c'est le sentiment intérieur, qui lui veut perdurer et continuer à s'enrichir. Cruel dilemme.

Quitter permet de bien vivre ses sentiments, mais au détriment de la relation. Rester permet de vivre tant bien que mal la relation, mais l'extériorisation et l'enrichissement des sentiments, dans les moments trop rares d'échanges, qui en général sont très intenses et beaux.

Ce qui me fait enrager, dans cette situation, et face à ce constat, c'est l'obligation de choisir entre un moindre mal et un autre, grrrrrr !!!!

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(compte clôturé)

le dimanche 03 août 2014 à 10h50

gcd68
Le hic à ce raisonnement, c'est le sentiment intérieur, qui lui veut perdurer et continuer à s'enrichir. Cruel dilemme.

Oh que tu as raison gcd68, quel cruel dilemme que le coeur a ses raisons que la raison ignore !!! et qui écouter ?? La raison me dit qu'il faut que tout cela s'arrête parce que je me rends bien compte que nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes, aussi bien parce que c'est une relation cachée que par le fait qu'il ne comprend pas mes attentes...
Mais mon cœur d’artichaut comme dit si bien leolu ne s'y résout pas.
Pourtant j'y étais presque, il y a encore une semaine à écouter ma raison. Et puis il a repris contact... Et de nouveau je suis repartie dans de nouvelles interrogations !

Et j'ai le même sentiment de rage de vivre cette obligation de choix !!

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Leolu

le dimanche 03 août 2014 à 11h46

bodhicitta
"Léolu : Bref, je vois une certaine contradiction entre l'attachement et le désir de libertés réciproques (entre l'inconscient et le conscient)."

Je suis profondément attachée à mes chéris et je désire leur liberté, je les aime car ils sont libres. Je me contredis ? :-/

Justement non ! C'est une chance d'arriver ainsi à conjuguer l'attachement et le respect de la liberté de l'autre :)

Ce que je disais, c'est que le besoin profond d'un amoureux consisterait à vouloir avoir l'autre à soi le plus possible, mais que l'exigence de libertés réciproques va à l'encontre de ça. D'où le dilemme de beaucoup ici... :/

(je ne parlais donc pas de contradiction personnelle, mais d'un déséquilibre naturel à devoir assumer / supporter)

Virgile
Pourtant j'y étais presque, il y a encore une semaine à écouter ma raison. Et puis il a repris contact... Et de nouveau je suis repartie dans de nouvelles interrogations !

La passion et la raison... Le combat d'une vie... :/

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bodhicitta

le dimanche 03 août 2014 à 13h56

Virgile
La raison me dit qu'il faut que tout cela s'arrête parce que je me rends bien compte que nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes, aussi bien parce que c'est une relation cachée que par le fait qu'il ne comprend pas mes attentes...
Mais mon cœur d’artichaut comme dit si bien leolu ne s'y résout pas.

Tu es certaine que les phrases en gras sont vraies? Tu as exprimé tes souffrances et il ne comprends pas?

Leolu

La passion et la raison... Le combat d'une vie... :/

La passion, je ne lui fais pas confiance... et je garde ça à l'esprit pour ne pas me laisser diriger par elle.

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Siestacorta

le dimanche 03 août 2014 à 15h56

Ne pas avoir d'attente.
Je ne pourrai pas dire que c'est pas une parole sage. Après tout, des épicuriens d’Athènes aux auteurs de développement personnel en passant par Confucius et le bouddhisme, c'est un conseil récurrent.
Il est probablement bon, en principe.
Et pour des polys, qui ont régulièrement besoin d'autonomie pour pouvoir trouver leur équilibre quand ils multiplient les vies amoureuses, c'est bien sûr adapté.

Mais, mais, mais, mehêêêhêêêhêêê !
C'est aussi une injonction qui peut être vide de sens et peut ajouter à la souffrance si elle n'accompagne pas, soit une grande expérience, soit une forte introspection, soit les deux.
Et pas une introspection "de réaction", qui ne soit l'écho que de la situation frustrante, juste une façon de mouliner en attendant qu'il se passe quelque chose de concret de nouveau.
C'est pas une règle générale à laquelle on peut se reporter comme "faut boire deux litres d'eau par jour pour être en bonne santé", qui nous ferait du bien sans qu'on s'en rende compte.

Je dis ça parce que souvent on fait ces erreurs de "sagesse arbitraire".
Alors que ne rien attendre, quand nos sentiments et nos émotions bougent dans tous les sens, pourquoi se culpabiliser de ne pas y arriver ? Se culpabiliser de pas faire assez bien, c'est une autre façon de se grattouiller le nombril, pour faire vivre intérieurement le lien qui nous frustre, même par le négatif. On ne comprend pas, on a que ses propres pensées à examiner, alors on les triture pour voir si ça change quelque chose.

Je crois pas que ce bon conseil, qui vaut le coup d'être écouté malgré tout, soit la seule chose à entendre dans ces moments là.
Virgile, cette injonction, tu l'actualise parce que cet amant semble l'incarner, avec son indifférence apparente au temps passé. Ici, tu nous entendras souvent dire "tes sentiments t'appartiennent, faut pas en vouloir aux autres de pas réagir en fonction de nous".

Oui, mais
- ça ne dispense pas de communiquer. C'est pas parce qu'on est d'accord intellectuellement sur cette base saine qu'il n'y a rien à dire sur chacun. Ces "attentes" qu'on ne devrait pas avoir, elles sont fabriquées différemment par chaque personne, donc si on veut qu'elles ne gâchent pas la qualité des relations, faut quand même être dans une grande écoute mutuelle. Pour écarter ses attentes, pour savoir comment aider l'autre à assumer les siennes, il faut encore les nommer, les connaitre.

- on aime pas "abstraitement", on aime avec des émotions quelqu'un qui a des émotions. Mettre la grosse étiquette "c'est de l'amour pas besoin d'être plus précise", c'est nier qu'il y a une personne en face... nier autant sa façon particulière de nous aimer que ce qui lui fait du bien. Si l'autre n'écoute pas mes attentes de confidence, si moi je n'écoute pas ses attentes sexuelles, par exemples, dire "tant mieux parce qu'on ne doit rien attendre" me semble stérilisant pour la relation. J'ai même tendance à penser que quelqu'un qui dit ne rien attendre dans notre relation, qui ne me demande rien, est dans un amour narcissique, il aime se sentir aimer mais ne vit pas d'évènements autres qu'intérieurs, on a pas d'évènements affectifs communs. Il peut faire ça sans moi !
Je n'aime pas les gens parce que c'est bon d'aimer et que je serais comblé juste parce que aimer c'est trop beau et trop transcendant, mais parce qu'ils sont des gens en particulier, qui me touchent. Je ne peux pas être indifférent aux mouvements de leurs émotions. Je peux dire que je ne peux pas partager certaines émotions, quand c'est le cas, mais décréter que c'est de l'Hamuuur, qu'elles sont "aimantement" épanouissantes à l'avance sans entendre les demande, sans que l'autre fasse état de ses attentes et qu'il y ait un minimum de corrélation entre mes sentiments et ses comportements , ce serait ne pas m'intéresser honnêtement à ceux que je dis aimer.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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Siestacorta

le dimanche 03 août 2014 à 16h12

Leolu

L'homme en question n'est donc pas polyamoureux (il y a un amant infidèle et un poly partageur). N'est-il pas un peu logique que cette idée de partage ne soit pas dans sa nature ? Lui n'a pas l'impression de se partager entre sa femme et sa maîtresse : il oublie la première et voudrait l'exclusivité sur la seconde... Bref, une grosse différence de philosophie.

Je relève aussi l'importance de ce point.
Et l'hypocrisie, de sa part, de revenir vers une poly tout en s'étonnant quand elle est déçue.
C'est un peu dire "t'es poly donc tu t'en fous". Ca le rassure peut-être sur sa façon de mettre les gens à une place (puisqu'il ment, il pousse chaque personne concernée à rester dans ce cadre), il s'attend (mais oui !) à ce que tu traites tes amours multiples aussi de façon "utilitaire", que tu ranges tes sentiments. Pas d'attente, c'est pas prévu. Ben si, même si lui s'est arrangé et a faussé sa situation pour ne pas se poser la question, on a des attentes... Sinon lui-même ne chercherait pas d'autres maitresses. Seulement, ses attentes à lui intègrent un refus d'entendre celle des autres.

Si tu ne peux pas accepter ça en fréquentant une personne qui vit dans l'adultère, tu risques de te faire mal. Qu'il soit incapable de comprendre la logique poly ou qu'il ne soit pas en situation de le faire, il y a de grandes chances que ça ne dépende pas de toi. C'est pas "est-ce qu'il faut oublier tes attentes", mais "est-ce qu'il y a une possibilité raisonnable que tu ne te retrouves pas frustrée".

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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bodhicitta

le dimanche 03 août 2014 à 18h14

Siestacorta
J'ai même tendance à penser que quelqu'un qui dit ne rien attendre dans notre relation, qui ne me demande rien, est dans un amour narcissique, il aime se sentir aimer mais ne vit pas d'évènements autres qu'intérieurs, on a pas d'évènements affectifs communs. Il peut faire ça sans moi !

humm hum :-) réflexion intéressante (+) , ou me situer? Je fais "tout" pour rejeter, ignorer, ces attentes... pourtant je vie pleinement mes relations, cet attachement.
Je pense que j'ai trouvé la limite de mes attentes, ou quand est ce que je me permets d'en avoir.
Lorsque le chéri en question a des attentes, dans ce cas je pense que je peux me permettre d'en avoir également

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