Polyamour.info



Les messages appartiennent à leurs auteurs. Nous n'en sommes pas responsables.

Merci de consulter notre charte de discussion pour connaître les règles qui régissent les conversations sur ce site.

Eurovisions?

Témoignage
#

Vagabond (invité)

le jeudi 29 janvier 2009 à 14h39

Bonjour tout le monde!
D'abord, excusez d'éventuelles fautes de francais, ce n'est pas ma langue maternelle. Et puis je vous préviens, celle de mon clavier non plus....
La raison pour laquelle je m'intéresse quand-même à votre site francophone, c'est le fait qu'un de mes deux amours soit Francais. Peut-être pouvez-vous m'aider à comprendre ceraines différences culturelles (s'il en existent).

Mon "cas":
Je suis dans la deuxième moitié de la trentaine, je connais mon mari depuis plus de dix ans. Je me suis toujours sentie poly (sans pour autant avoir un nom pour cela). Quand on s'est connus, je lui en ai parlé, mais l'idée d'une relation ouverte lui faisait peur à l'époque. Je me suis donc résignée à vivre fidèle avec lui (je l'étais déjà avant, avec mon ex), en me disant que ce dont je rêvais devait être trop beau pour exister. Quelques années plus tard on en a rediscuté et à petits pas on est arrivé à ce qu'on vit actuellement: Nous n'avons pas d'amants communs, mais chacun est au courant de ce qui se passe dans la vie de l'autre. Ca ne me pose pas de problème de le voir montrer de l'affectoin à une fille en ma présence. Nos relations respecives sont de nature très amicale ou amoureuse (où faire le trait entre une profonde amitié et l'amour?). Souvent on y trouve aussi un aspect sexuel. Tous les deux, on éprouve une grande reconnaissance envers l'autre du fait de pouvoir vivre en couple avec autant de liberté et d'être aimé pour ce que l'on est. Il m'est arrivé de le consoler pour un chagrin d'amour, quand une relation importante s'est terminée de son côté. Il en a fait autant pour moi.
Nous avons quelques amis auxquels cette approche de l'amour correspond aussi. Soit ce n'est pas si rare dans les pays germanophones, soit notre entourage en est une exception (les idées communes sont généralement une bonne base d'amitié).

Mon deuxième amour donc est Francais. Il habite à plusieures centaines de kilomètres de chez moi. On se voit quand on peut, c'est à dire tous les mois à peu près. Je l'ai connu il y a 5 ans, et pendant ce temps, l'affection entre nous deux a pris des proportions énormes. Je l'aime au point où il me serait impossible de faire un choix entre ces deux hommes (heureusement que personne me le demande:-)!).
Quand on s'est connus, je l'ai mis au courant tout de suite sur ma facon de vivre. Il a été surpris, puis fasciné, et très vite il a trouvé que c'est une facon idéale de vivre l'amour.
Pendant tout ce temps, il était célibataire. Comme il ne veut pas abandonner notre relation, il aurait souhaité connaître une femme poly. Chose qui semble être très rare en France. A chaque fois qu'une fille s'intéressait à lui, elle lui tournait le dos dès qu'il lui parlait de moi.
Sa famille est très cool, ils ne portent pas de jugements, m'accueille sans problèmes, ses amis (masculins) aussi. Par contre, toutes ses amies ne comprennent pas comment il peut s'engager dans une histiore pareille. On dirait que le mythe du prince charmant, l'unique, seule et surtout exclusive source de bonheur est toujours bien ancré dans cerveaux.
Raison pour laquelle il a changé de stratégie. La fille qu'il a connue dernièrement sait que j'existe, qu'elle ne doit même pas envisager de lui demander de ne plus me voir. Mais elle ne connaît pas le degré de complicité qui nous relie. Elle subit, vit très mal les jours où lui et moi on se voit. Je suppose qu'elle espère qu'un jour, l'amour grandissant entre eux, il basculera de son côté et que cet homme se décidera un jour en sa faveur (donc contre moi). Si seulement elle pouvait comprendre qu'il n'y a pas de concurrence. Je ne lui vole rien!

Généralement, cette vie me rend très heureuse, je ne me vois plus vivre autrement. Si jamais ca devrait se terminer avec mon mari (chose que je ne souhaite pas, mais dont on n'est jamais à l'abri, dans aucune forme de couple), je ne pourrais plus vivre avec un mono.
Cependant j'avoue que cette période de réorientation, où cet homme francais et moi devons retrouver nos repères dans cette nouvelle situation, n'est pas facile. Parfois j'ai du mal à accepter qu'il ne dispose plus aussi librement de son temps qu'avant.
Sa copine nous en veut. J'ai proposé à ce grand amour de mec de m'éclipser, mais il me dit que dans ce cas il préfèrerait ne plus la voir elle.

J'ai des périodes où j'ai très peur qu'il me quitte. Un jour il sera peut-être fatigué des discussions avec sa copine à chaque fois qu'il veut me voir.
Avez-vous des recettes contre ce vilain démon, cette maudite peur?

#

(compte clôturé)

le jeudi 29 janvier 2009 à 15h40

La peur de qui? La tienne? Celle de cette fille? Elles sont indépendantes, et chacune de vous doit l'affronter sous des visages différents.

As-tu déjà essayé de la rencontrer? Ca pourrait être une façon de démythifier le "grand monstre" que tu es à ses yeux... Peur nommée est à moitié maîtrisée...

#

Vagabond (invité)

le jeudi 29 janvier 2009 à 15h56

Bonjour Clémentine!
Je parlais de ma peur de le perdre.
Mais c'est vrai qu'elle aussi a très peur. Et une rencontre ne me gênerait pas du tout, j'arriverai peut-être à lui faire comprendre que je ne suis pas une concurrence.
Le problème, c'est que cet homme n'est pas honnête avec elle quant à notre intimité. Et moi je suis mauvaise menteuse. Si elle me pose des questions, elle saura, même (ou surtout) si j'évite les réponses. Je ne veux pas être poussée dans ce rôle.
C'est peut-être le doute qui nourrit sa peur aussi: Elle doit sentir qu'il ne lui dit pas toute la vérité. Elle se rend compte qu'il y a un truc énorme entre nous, que ce n'est pas que de l'amitié.

#
Profil

Noemi

le jeudi 29 janvier 2009 à 16h32

J'avais le même réflexe que Clémentine, l'idée d'une rencontre ou au moins un échange par mail/téléphone.

Le mensonge de ton ami complique les choses. Tant que ce(s) mensonge(s) seront là, vous ne serez pas à l'aise, à mon avis. Lui parce qu'il ment, elle parce qu'elle est jalouse et soupçonne que quelque chose ne va pas et toi de toute façon, sinon tu n'aurais pas écrit ici.
Ce mensonge, cette situation malsaine va alimenter tes peurs, tes doutes (et celles de la fille aussi plus sa jalousie).

Eurovisions... je continue un petit peu dans notre langue maternelle, Vagabond(e)...
Kann sich dein Freund vielleicht langsam rantasten, mit seiner Freundin über Alternativen zur Monogamie reden (so wie du damals mit deinem Mann)?
Das Problem ist eben die Lüge: selbst wenn die Freundin einer nicht-monogamen Beziehung nicht abgeneigt ist - gleich die bittere Pille serviert bekommen, dass da schon monatelang eine Nebenbeziehung bestand, das ist verdammt hart.
Du schreibst er ist noch nicht so lange mit ihr zusammen und würde eher sie als dich verlassen. Wenn sie ein absolut hoffnungslos monogamer Mensch ist müsste dein Freund sich entscheiden: weiterhin zwei unglückliche Freundinnen haben, oder eine von euch verlassen.

C'est vrai que ça peut être compliqué de trouver des personnes qui acceptent de vivre le polyamour. Et je suis d'accord avec toi que la France, comparé aux États Unis ou aux pays germanophones, avait une communauté poly très petite ou caché.
J'ai dit "avait", car depuis décembre il y a ce site et les soirées poly à Paris :-)

#

(compte clôturé)

le jeudi 29 janvier 2009 à 16h37

C'est vrai que tu n'as pas à devenir l'otage de la demi-honnêteté de ton deuxième homme. Sa peur à lui, c'est encore une troisième...

#

Vagabond (invité)

le jeudi 29 janvier 2009 à 17h54

Tu sais Clementine, je t'admire beaucoup sur ta facon de gérer la relation que tu décris, avec cet homme dont tu ne sais presque rien, même pas si tu vas le revoir. Tu fais confiance à ce qui vous relie. Je ne peux qu'en apprendre.

Danke Noemi,
je pense que tu as raison. Il est persuadé qu'elle est mono.
Va falloir qu'il décide s'il veut avoir la pression du mensonge (et de nos doutes) ou la perte d'une de nous deux.
Quand on se voit, elle a peur qu'il ne revienne plus vers elle. Peut-être qu'avec le temps, elle apprendra qu'au contraire, il sera heureux de la retrouver, d'autant plus qu'elle le laisse partir.

#

(compte clôturé)

le jeudi 29 janvier 2009 à 18h10

Merci... C'est vrai, c'est poussé à l'extrême, comme expérience du lien impermanent. Mais je crois que c'est une alchimie particulière, parce que j'ai imposé 5 mois de correspondance par mail. J'avais un seul besoin: lier connaissance avec lui sur d'autres plans.
Et si 5 mois se passent sans nouvelles, l'histoire peut reprendre parce qu'elle est libre de tout besoin. On ne peut produire délibérément un modèle... c'est particulier à moi, à lui et à la relation.

#
Profil

clown.et.lapin

le dimanche 08 mars 2009 à 12h00

vous semblez toutes (au passage félicitations pour votre maîtrise de la langue de Molière, j'avoue ne connaître pas celle de Goethe, ou alors seulement par les lieder...) placer comme axiome que le monde se divise entre monogames et polyamoureux. J'ai vécu une histoire où ma "maîtresse" M., dès le départ au courant de mon statut d'homme marié, et qui l'acceptait (ainsi que ma femme, prévenue avant la première rencontre "sexuelle" et qui proposait un "partage"), donc M. qui semblait être "polyamoureuse" (elle avait aussi un autre "amour" depuis 20 ans, marié...) est devenue jalouse puis monogame puis a cassé parceque je ne voulais pas choisir... de divorce, pour la suivre, essayant de me dépeindre ma femme comme nocive et destructrice pour moi. J'ai fait une petite dépression et j'ai beaucoup souffert alors que je reste persuadé que celà aurait pu être merveilleux pour nous trois ! (Au passage, M. m'avait insufflé une énergie que j'ai redirigé vers une nouvelle ascencion professionnelle...Même maintenant, plus de 7 ans après, je pense, et ma femme aussi, avoir beaucoup bénéficié de cette "liason")
Tout çà pour dire qu'une même personne peut passer d'une acceptation polyamoureuse à une conception possessive monogame.
Alors pourquoi pas dans l'autre sens ? Il faut arriver à faire comprendre à tous les protagonistes que tout le monde a à gagner au polyamour. Je pense que c'est là le véritable enjeu de cette lutte contre la possessivité, la jalousie et l'enfermement. Il y a du boulot !

#

(compte clôturé)

le dimanche 08 mars 2009 à 14h19

Oh tu trouves qu'on sépare les uns et les autres? Plus on discute ici de lutinage, moins ce supposé axiome a d'épaisseur, au contraire... Il y a deux écueils principaux à vivre ça en paix: la jalousie (et ce n'est pas parce qu'on prône le PA qu'on en est exempt!) et le qu'en dira-t-on - étroitement liés par ailleurs.

Je crois qu'on en est bien tous conscients: il y a des périodes où on se sent plus jaloux, d'autre moins, ça dépend beaucoup de la sécurité affective, et d'autres facteurs peut-être.
Et c'est peut-être plus un idéal qu'autre chose, comprenons-nous bien...
Pour ma part, je sens la morsure de la jalousie assez fort pour capter que ça tape droit dans un endroit de moi où ça fait mal. Le qu'en dira-t-on, par contre... rien à cirer...

#
Profil

oO0

le lundi 09 mars 2009 à 02h12

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

Vagabond

le mardi 10 mars 2009 à 16h00

Sam
Lui aussi, il a été confronté à la déformation. Dès le début, c'était hallucinant ce que ses amies allaient trouver comme histoires, pour "lui ouvrir les yeux", pour le "sauver de cette histoire malsaine" avec moi.
Et sa copine, si elle n'accepte déjà pas notre profonde amitié, tout ce qu'elle en saura de plus sur nous, ça ne l'aidera pas.
Je crois que comme toi, il sait ce que notre histoire lui apporte, il s'y sent bien, et il est fatigué d'en discuter. Sa boussole, c'est son coeur, pas les opinions des autres.

#
Profil

Vagabond

le mardi 10 mars 2009 à 22h25

Sam encore
Tu m'as ouvert une nouvelle façon de voir les choses; je t'en remercie.
Je me rends compte que je lui en voulais presque de ne pas avoir été plus détaillé sur notre relation. Je me suis dit que je ne comptais peut être pas autant à ses yeux qu'il me disait. Alors que le contraire peut autant être le cas, comme tu m'as fait comprendre.

#
Profil

oO0

le mercredi 11 mars 2009 à 18h28

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

oO0

le jeudi 12 mars 2009 à 14h36

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

oO0

le jeudi 12 mars 2009 à 14h40

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

Vagabond

le samedi 14 mars 2009 à 14h19

Sam
C'est ce qu'il aimerait: Rencontrer une femme qui elle aussi a dans sa vie une personne chère qu'elle ne veut pas abandonner. Il se ferait une joie de lui laisser sa liberté.
La fille qui nous donne du fil à retordre, elle, a une perception diamétralement opposée: Elle mesure l'amour au degré de sacrifice; elle confirme que pour une personne qu'elle aime elle serait prête à abandonner son/sa meilleur/e ami/e. En sousentendant bien sûr qu'elle en attend autant de lui...
Alors que lui et moi on est d'accord pour se dire: Si j'aime quelqu'un, la dernière chose que je lui demande, c'est de renoncer à quoi que ce soit qui le rend heureux.
Je crois que le fond du problème, c'est que l'on parte de deux points de vues différents. Pour elle, il y a lui et elle, et elle a la générosité de me laisser une place là-dedans. Elle est frustrée quand il ne répond pas à son désir de fusion complète. Ca l'agace que ce ne soit pas elle qui décide s'il me voit ou pas. Elle croit qu'elle a le droit de revendiquer, de décider.
L'autre vision des choses c'est qu'il y a lui et son besoin naturel de liberté, dont la relation avec moi n'est qu'une facette (il aime passer du temps seul, ou il n'a pas à rendre de comptes à qui que ce soit). Il essaie de faire une place à cette fille dans sa vie, tout en évitant de se laisser envahir. Je l'aide en lui laissant l'espace qu'il lui faut (on se voit beaucoup moins qu'avant, je ne l'embête pas quand je sais qu'il est avec elle).
Il me dit que même si moi je n'existais pas, il aurait ce même problème avec elle, la lutte constante de lui poser des limites.

#
Profil

oO0

le samedi 14 mars 2009 à 19h31

...

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

#
Profil

clown.et.lapin

le dimanche 15 mars 2009 à 09h25

A Sam : tout vient d'une perversion de l'évangile (comme souvent, on part de principes excellents et certains les tordent jusqu'à leur contraire)
texte initial : "il n'y a pas de plus grande preuve d'amour que souffrir et de donner sa vie pour ceux qu'on aime"

contraire tordu par beaucoup de clercs de toutes les religions :
souffrez, donnez votre vie, grande sera votre récompense.

A celà l'évangile répond par avance : "j'aurais beau souffrir mille morts, sans amour, je ne suis rien du tout"

C'est clair, non ? Et pourtant, depuis 3000 ans, combien de rabbins, de pretres, d'ayatollahs, et de responsables religieux, politiques ou militaires disent :
souffrez, résignez-vous, mourrez, vous serez récompensés ! Et ils disent celà aux faibles, aux femmes, aux enfants.

#

... (invité)

le dimanche 15 mars 2009 à 12h41

Ce serait bien de donner les références, tout le monde ne
connaît pas les évangiles (il y en a 4 + les apocryphes)
et certaines personnes aimeraient peut être s'y référer.

<< souffrez, résignez-vous, mourrez, vous serez récompensés !
Et ils disent celà aux faibles, aux femmes, aux enfants.>>

Bien les évangiles...Parce que lorsqu'ils en auront marre de souffrir,
quitte a y laisser leur peau, les faibles deviendront "Forts",
les femmes arrêteront de passer pour des imbéciles et les enfants,
élevés par des femmes qui ne sont pas des imbéciles,grandiront
dans l'autonomie, avec leur propre force intérieure etc. etc.
C'est parfait les évangiles!.

Répondre

Chercher dans cette discussion

Autres discussions sur ce thème :


Espace membre

» Options de connexion