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Insurmontable jalousie

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Profil

Len

le vendredi 12 juillet 2013 à 19h33

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Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Deneb

le samedi 13 juillet 2013 à 00h44

Bonsoir Polynovice,

Ton témoignage m’amène à quelques réflexions, d’après ce que tu nous décris :
je pense que ton compagnon n’est simplement pas un polyamoureux ; tu as plutôt affaire à un « mono qui cumule » qui s’est installé visiblement dans une relation à deux « pôles » (c’est une image …) pour des raisons que je ne peux connaître, mais qui semble (la relation) le sécuriser (peut-être es-t-il un « angoissé » ?)
Je renvoie à Boucledoux :
« Pour moi il y a un élément important, indispensable, central dans le polyamour, c'est l'idée de la recherche d'un consensus, d'un arrangement négocié qui permette à chacun-e de trouver son compte et son épanouissement dans une relation. Je me trompe peut-être mais je ne lie pas beaucoup cela dans l'attitude de ton compagnon. « 
A la lecture de ton récit plein de questions se posent à moi comme une évidence, mais peut-être y as-tu déjà réfléchi !
Il te « dépeint d’une manière « déplaisante », en te suspectant de l’avoir trompé par vengeance ?
Déplaisante, il te traite donc avec peu d’empathie, qualité qu’il devrait mettre en œuvre « à minima » dans une telle situation, surtout s’il t’aime et a besoin de toi pour son équilibre !!
Il est suspicieux et te reproche quelque chose que tu n’as en réalité pas fait, pourquoi ne se pose-t-il pas plus de questions à ton égard, te rendre coupable sans autre procès, c’est un peu facile, mais peut-être est-ce l’effet » miroir » ?
Penses-tu alors qu’il se serait posé autant de questions que toi si la situation était inversée et comment aurait-il réagi ?
Enfin, s’il échafaude un plan que tu es incapable de mettre en œuvre, cela m’interroge : il te connaît donc si mal ?
C’est comme s’il ne voyait pas les efforts (tant matériels que psycho) que tu fais en essayant de comprendre et essayer de vivre au mieux une situation dans laquelle tu es en réelle difficulté.
Toutes ces questions en cascade pour mettre en évidence le fait qu’il est tout à fait humain que tu te sentes « abattue » !
Je pense qu’il serait constructif qu’il se questionne sur son comportement vis-à-vis de ses deux compagnes, car tout ne semble pas si évident pour elles.
L’ensemble des témoignages à ce fil apportent de réelles solutions : sortir d’une relation fusionnelle, trouver tes propres limites et tes envies, si, si, tu en auras…
Et pour ma part, chercher à te recentrer sur toi et te situer dans « tout ça » en tant qu’être amoureux et indépendant…
« Je sais que j'ai aussi toute la liberté de m'ouvrir à d'autres amours, mais, autant matériellement que psychologiquement, ça me semble compliqué, je n'en ai pas l'envie. Peut-être devrais-je, pour mieux le comprendre. » » mais, autant matériellement que psychologiquement, ça me semble compliqué »
Matériellement, il prend ton relais, psychologiquement, tu te recentres un peu sur toi….
« ça me semble compliqué »
Tu as la preuve en face de toi que non ! Il suffit de s’organiser (un planning… pour toi aussi)
« je n'en ai pas l'envie »
La déprime ? Il suffit peut-être de « mettre en route » quelque chose.
Peut-être devrais-je, pour mieux le comprendre.
Oui, ça aiderait peut-être mais aussi pour toi !
Tu t’accordes une « ouverture » sur l’en-dehors de ton « trouple » infernal, au même rythme que ton compagnon, 2 fois par semaine, tu lui exposes tout cela, tes envies nouvelles (même si….)
Tu t’ouvres une fenêtre sur d’autres relations qui t’amèneraient dans un premier temps à te changer les idées, à partager tes qualités, ta personnalité, et à être appréciée par d’autres personnes que ton compagnon, ce qui pourrait t’aider à reprendre confiance en toi, et ça compterait beaucoup… un nouvel amour se pointerait peut-être, qui selon les témoignages lus sur ce site, te rendrait » radieuse » au retour au foyer (humour) et qui, peut-être, dissiperait le malaise dont tu nous parles dans ton couple, et qui sait, rendrait ton compagnon tout heureux de ton bonheur et plus attentif et respectueux de tes désirs et attentes (vis-à-vis de lui bien sûr !) tant il aurait crainte de te perdre…
et il pourrait enfin se révéler « polyamoureux » !
Un scénario de science-fiction… non, pas vraiment ! Reste à trouver en toi l’impulsion de « réagir » mais pas en « bloquant » la relation mais en l’ouvrant !
Désolée pour le ton un peu « petit théâtre de Bouvard »….

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polynovice

le mercredi 24 juillet 2013 à 15h25

Je reviens par ici lire vos nombreuses réponses, et donner des nouvelles...
Tous vos commentaires me font réfléchir. Sur la question d'agir, comment, pourquoi, et bien justement, comment et pour quoi ?
La situation a évolué il y a quelques jours. Son autre amoureuse va très mal, car cette situation qui lui a correspondu un moment donné ne lui correspond plus aujourd'hui : elle est mal de ne plus avoir le droit de mettre les pieds chez nous (chez lui initialement), et d'avoir fait une croix sur l'idée d'avoir un enfant avec mon amoureux. Leur relation s'étiole donc peu à peu, et d'après ce que j'ai compris est plus ou moins en train de se rompre.
Donc, mon amoureux est mal aussi, et je suis aux premières loges et dans l'incapacité totale de le réconforter.
Il m'explique qu'il aura toujours un immense regret de cette relation inaboutie avec l'autre, car, il aurait aimé avoir un enfant avec elle également.
Son utopie, me dit-il, serait que nous vivions tous ensemble. Je lui ai répondu catégoriquement que c'était inenvisageable pour moi, déjà que c'était compliqué chacun chez soi...
Il me reproche (mais peut-être que j’interprète) de ne voir les choses que de mon point de vue, non du sien, ni du sien à elle. Je comprends, et en même temps, je trouve ça injuste.
Quelque part, ma position a toujours été la meilleure par rapport à la sienne à elle. Je n'arrive pas à lui faire comprendre à quel point ça a été et c'est encore dur pour moi. Que je ne peux pas tout accepter par amour pour lui, car je crains pour ma santé mentale si son utopie se réalisait.
De toute façon, il ne m'imposera pas une chose pareille, mais me demande d'y réfléchir, et de réfléchir à mes freins. Pour moi, cela devient de la science fiction, du délire, je me dis que mon cerveau qui s'est adapté jusque-là n'est pas du tout en mesure de vivre cela, qu'il est décidément trop formaté, et que j'ai atteint mes limites.
Il me demande également de me mettre à sa place à elle. Qu'aurais-je fais si la situation avait été inversée : elle ici, avec un bébé, et moi, chez moi, ne le voyant que ponctuellement, mais éprouvant tout l'amour que j'ai pour lui actuellement. Je n'arrive pas à comprendre non plus ce qu'il attend de mes réflexions.
Réflexions qui, somme toutes, sont assez primaires : malgré tout cet amour, je n'aurais jamais accepté d'être à sa place, je me suis toujours demandé comment elle pouvait vivre ainsi, avec des projets de femme qu'elle ne pouvait pas réaliser.
Quand je lui répond cela, il me dit que c'est facile pour moi. Et d'y réfléchir encore.
Qu'en pensez-vous ? A l'entendre, je me sens vue comme une égoïste, la capricieuse qui a tout eu, et en veut encore, peu importe le vécu de ceux qui l'entourent. Pourtant, j'ai le sentiment d'avoir fait tant d'effort, d'en avoir bien bavé aussi.
Arrivez-vous à comprendre son point de vue à lui ? Je sais que si j'en parle à des gens "normaux" (désolée pour ce terme navrant), tous vont s'indigner de son attitude et me plaindre, et ce n'est pas ce que je recherche.

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bouquetfleuri

le mercredi 24 juillet 2013 à 16h25

J'aimerais bien tordre le cou à deux énormités que l'on voit régulièrement resurgir, et en général en situation de conflit.

1) le reproche de la pensée égoïste.
Heureusement que l'on pense d'abord pour soi, par soi, par devers soi. C'est comme cela que ça fonctionne et c'est la seule façon de faire. On peut intégrer dans les paramètres de sa pensée l'existence, le besoin, l'envie d'une autre personne ou deux ou plus, mais elle ne s'articulera qu'autour de sa propre existence, ses propres besoins, sa propre envie, en un mot son désir en les mettant en valeur ou au contraire en les limitant, en les imbriquant à d'autres besoins.
En général, l'égoïste est celui qui ne donne pas à l'autre, mais c'est toujours l'autre qui fait le reproche.
On ne peut penser que par soi et réfléchir d'une manière égoïste est quand même le signe le plus normal d'une pensée libre de toute manipulation, c'est avec le reproche que la manipulation commence...

2) Se mettre à la place de l'autre.
Et si on se met à la place de l'autre, où va-t-il, cet autre, il va boire un café en attendant ?
Cela l'empêcherait de penser égoïstement et il risquerait d'être surpris par les conclusions !

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aviatha

le mercredi 24 juillet 2013 à 16h27

Comprendre, oui, totalement. Mais comprendre n'est pas accepter et pour moi son comportement n'est pas acceptable par rapport à toi.
On ne culpabilise pas les gens d'être ce qu'ils sont, surtout quand ils font des efforts. Certes, dans cette histoire, tout le monde en fait. Et alors ? Il y a des fois où même la meilleure volonté du monde ne vient pas à bout de tout. Et quand on arrive pas à se mettre d'accord en son for intérieur, dire à l'autre "tu es égoïste parce que tu refuses de sacrifier ton idéal pour que je puisse vivre le mien", bah justement, c'est de l'égoïsme.
Pause, souffle.
Après, il se peut aussi que d'être en pleine rupture (ou en risque de) obscurcisse un peu son jugement et rende son comportement envers toi épidermique. Comme je le dis souvent, le cerveau qui souffre se défend, et il se défend comme il peut.
Et je pense que, en te mettant à la place de cette femme, tu en tire les conclusions qu'elle est visiblement en train de tirer elle-même. Donc ton raisonnement doit être plutôt logique. Ce n'est pas un comportement de quelqu'un qui a tout et veut plus, c'est celui de quelqu'un qui a beaucoup et refuse de perdre pour que les autres aient "tout" (le bébé pour cette femme, son idéal de vie pour ton homme...)
Ils ont des désirs, des envies, mais toi aussi. Et si tu ne veux pas, et bien tu ne veux pas, la violence mentale ne sert à rien. Bien sûr, tu peux toujours essayer de démonter ta pensée pour voir qu'est-ce qui fait que. Mais au final, comme me l'a dit Janis, tu as le droit de refuser et de ne pas pouvoir, et tu as d'autant plus le droit que tu as essayé.

Message modifié par son auteur il y a 7 ans.

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Siestacorta

le mercredi 24 juillet 2013 à 16h56

polynovice

Arrivez-vous à comprendre son point de vue à lui ? Je sais que si j'en parle à des gens "normaux" (désolée pour ce terme navrant), tous vont s'indigner de son attitude et me plaindre, et ce n'est pas ce que je recherche.

Arf, elle est complexe, cette recherche.
Je peux comprendre son "utopie", même si c'est pas du tout la mienne, elle me parait pas stupide par principe.
Mais je ne comprend pas complètement son point de vue. Tu en baves depuis pas mal de temps, et son amour pour toi devrait le pousser à chercher des solutions. Pas nécessairement faire un choix "mono", mais trouver un terrain d'entente avec toi.

Tu as dit que vos échanges sur le sujet se passaient mal...
Je pense que, d'un côté, tu es dans un paradoxe (vouloir son bien, mais son bien réduit le tien) ; et ça doit t'être difficile d'être pragmatique en étant entre deux peines.
D'un autre côté, tu ne décris pas ses efforts à lui. S'il n'en fait pas pour que les choses se passe bien, c'est pas le fait de pas être mono qui va me rendre indulgent là dessus.

Pas te plaindre.... ben si, bien sûr, c'est toujours triste de voir quelqu'un qui a de la peine, et de lire une fois encore ce genre de situation où les options sont toutes douloureuses.

Mais je ne te plains pas comme "victime".
Là où tu en es, aujourd'hui, c'est aussi ton choix. Ton choix de rester avec cet homme qui ne te satisfait pas, en sachant qu'il peut avoir des projets et des comportements que tu rejettes.
Bien sûr, on ne renonce pas à une relation si facilement, mais tu as tenté de t'adapter, et c'est sur cette adaptation que ton compagnon compte pour qu'elle se poursuive. C'est en partie sur elle que ton compagnon s'appuie pour dire "réfléchis".

Il y a une (des) raison pour que tu aies fait le choix de pas partir, une raison que dans ta tête te semble valable : amour, enfant, confiance en toi.... On ne peut pas te plaindre d'avoir écouter cette "raison" là, donc.

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