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Poly & LGBT : quels rapprochements possible ?

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wolfram

le samedi 26 janvier 2013 à 20h15

Je ne comprends pas ce qui motive ce message.

Il est posée la question du rapprochement poly et LGBT. Celui-ci ne me paraît pas évident et à aucun moment je n'ai donné de leçons aux LGBT !

J'ai exprimé des arguments pour défendre cette position et accepte l'idée qu'ils puissent être réfutés.

Ma vie de trouple est assumée aussi bien auprès de mes amis que de la famille et même de mon environnement.

Je ne fais aucun prosélytisme. Je ne suis pas ostentatoire mais je ne me cache pas.

Pour qu'il y ait lutte il faut des adversaires. Je n'ai pas d'adversaires déclarés et les plus opposants à notre mode de vie cessent de nous dénigrer vite par ma volonté d'accepter le débat. Quand ils le refusent, ils s'ostracisent eux-mêmes.

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Anarchamory

le samedi 26 janvier 2013 à 20h18

tentacara
Ce qui me gène, c'est que de la question "quels rapprochements possibles avec les LGBT" vous en arriviez à porter un jugement sur le débat actuel qui porte sur une lutte que les LGBT (enfin, surtout L et G) ont mené depuis longtemps et qui n'avait pas à prendre en compte les desiderata des poly. Le sujet me semble porter sur un rapprochement pour l'avenir et des discussions au sein même de la communauté LGBT montrent bien qu'il sont tout à fait prêts à accueillir de nouvelles réflexions comme celle que nous portons. Mais vous parlez comme si vous ou les poly en France en général avaient ne serait-ce que pris la peine de demander quelque chose.

Non, ce n'était pas du tout mon idée. Je ne dis pas que les polys ont été très revendicatifs, au contraire. Je dis juste que c'est très bien comme ça, au moins au niveau politique. Je suis poly, profondément poly - même si non pratiquant à cause du manque d'acceptation de cette façon de vivre l'amour - et pourtant, je ne veux pas forcer les gens à m'accepter et à nous accepter contre leur gré.

On ne se fait plus traîner en justice à cause de ce que nous sommes et faisons de notre vie, c'est là le point essentiel sur un plan politique.

Après, bien sûr que j'aimerais que l'on soit acceptés - et non plus seulement tolérés - mais ce n'est pas à une loi d'imposer cette acceptation. Non seulement ce serait injuste, mais qui plus est ça serait inefficace.

Je veux bien participer à une association, mais à condition que son action exclue toute haine, toute violence et toute action politique qui irait au-delà de la protection de notre liberté individuelle.

Je veux bien contribuer à promouvoir notre mode de vie - d'ailleurs je suis en train d'écrire un livre sous forme de dialogues philosophiques pour défendre notre cause - mais par le débat, la discussion, la persuasion, etc. sans aller jusqu'à souhaiter modifier le Code Civil... C'est la société civile qui doit changer, pas les lois ; ce sont les gens qui doivent ouvrir leur esprit et leur cœur : sincèrement, et non par la contrainte.

Ce n'est pas une vision pessimiste, au contraire. C'est la seule voie qui me paraît juste et efficace sur le long terme.

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Siestacorta

le samedi 26 janvier 2013 à 21h15

MetaZet
C'est la société civile qui doit changer, pas les lois ; ce sont les gens qui doivent ouvrir leur esprit et leur cœur : sincèrement, et non par la contrainte.

La société civile a déjà changé, c'est bien tout l'enjeu. Les homos ne vivent plus dans le placard. Comme pour d'autres questions, (droit de vote universel, droit à l'avortement, interdiction de la discrimination à l'embauche...) la loi s'adapte.

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tentacara

le samedi 26 janvier 2013 à 21h42

Désolée si j'ai donné l'impression de m'emporter. Je crois que les LGBT ont énormément à nous apprendre en termes de progression de la société civile et d'acceptation des droits de chacun à former famille avec qui il l'entend. Et comme tu dis, MetaZet, l'action politique porte sur la protection de nos libertés. La liberté comme nous, poly, l'utilisons va avoir besoin de sacrés avocats pour être éligible à une quelconque protection.
Les gender studies ne sont pas "une arme des féministes pour se défaire de la domination masculine", c'est un travail de recherche multidisciplinaire sur les facteurs et les conséquences de la construction du genre social qui pourrait aider les hommes comme les femmes à se libérer des préjugés sexistes.
Pour que la société évolue, elle doit apprendre à déconstruire les réflexes conditionnés, à remettre en question les "évidences anthropologiques" comme l'hétérosexualité, la différence intrinsèque entre hommes et femmes, la monogamie, l'exclusivité amoureuse..
La société ne change pas d'elle-même, elle a une force d'inertie quasi nulle, elle n'avance que si on la pousse.

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wolfram

le samedi 26 janvier 2013 à 22h33

Pour les gender studies, ne reprenons pas le débat ici.
Il m'a été clairement dit ici que c'était une arme pour lutter contre l'oppression du mâle et je l'ai lu ailleurs aussi.
En revanche, je suis toujours en attente d'un texte scientifique fondateur sur le sujet.
Aujourd'hui il n'existe pas et les travaux des ethologues comme Lorenz vont à l'encontre.

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Pierrot-tango

le samedi 26 janvier 2013 à 22h47

Bonsoir à tous.

Discussion intéressante mais il y a un point que je ne comprends pas. J'ai découvert cette idée de polyamour récemment, ai toujours finalement eu l'intuition que j'étais un pluriamoureux, j'explore depuis peu cette philosophie de vie, etc. Bref, de ce que j'ai saisi du polyamour, de ce que j'en ressens surtout, c'est que l'orientation sexuelle n'a absolument rien à voir avec le choix, le désir de vivre des amours plurielles. J'enfonce peut-être une porte ouverte, mais s'il s'agit de profiter de leur capacité de mobilisation, il y a plein de combats dont on peut s'inspirer et autres que ceux, très divers en plus, des mouvements dits LGBT. A ce compte, les polyamoureux pourraient se rapprocher des associations antiracistes, de protection des animaux, des anti-nucléaires, des anti-avortements... s'il s'agit simplement de copier des méthodes de communication.

Je ne vois pas vraiment les problématiques spécifiques et communes aux LGBT et polyamoureux. Si vous pouvez en nommer une, j'en suis curieux.
En fait, je pense qu'organiser des passerelles, des discussions, des rencontres, c'est toujours enrichissant, évidemment. Mais si ce n'est que c'est d'actualité, je ne vois pas l'intéret de choisir les combats menés par les mvts LGBT. Le risque est bel et bien de reduire un peu plus le polyamour à une forme de sexualité, des propos déjà trop souvent entendus lorsque j'en discute autours de moi. Alors qu'il me semble que le défi est bien dans le mélange sexe/sentiment/complicité et je prèche des convaincus ici. Que les polyamoureux aient une vie sexuelle différente de la "moyenne", certes. Mais ils ont surtout une vie sentimentale différente. Une facon d'envisager l'Autre qui est différente.

Les discriminations dont ont pu violemment souffrir les homos/trans... sont sans communes mesures avec ce que les polyamoureux peuvent essuyer de sourires narquois, grivois ou plus souvent un peu gênés. Il faut faire connaître le polyamour, je suis pour, sans vouloir le vendre. Je ne vois pas non plus de défi commun et spécifique en terme de discrimination non plus. Voici mon point de vue.

Je voudrais finir en disant que je vais manifester pour le mariage pour « tous » parce que je les ai trouvé trop nombreux lors de la manif' "contre". Je trouve pourtant que ce mariage pour tous entérine une institution terriblement corsetée. J'aurais préféré l'abolition pure et simple du mariage. Qu'on laisse les catholiques/juifs/musulmans et tout le toutim se marier devant leur dieu s'ils le souhaitent, je voudrais que devant l'état, on puisse faire reconnaître une union bien plus multiforme que le couple, qu'il soit hétéro, gay ou triste. Et si le problème, ce n'était pas une crispation autours d'un mot, juste un mot: le mariage. Quel malentendu ce serait... et que d'énergie gaspillée. Mais je m'égare, ce n'est pas le sujet.
A bientôt.

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Anarchamory

le samedi 26 janvier 2013 à 23h51

Siestacorta
La société civile a déjà changé, c'est bien tout l'enjeu. Les homos ne vivent plus dans le placard. Comme pour d'autres questions, (droit de vote universel, droit à l'avortement, interdiction de la discrimination à l'embauche...) la loi s'adapte.

Justement, la loi n'a pas à s'adapter aux pratiques des gens (sinon à quoi sert-elle ? si tout le monde se met à voler, la loi doit-elle s'adapter en autorisant le vol au lieu de le punir ?). De deux choses l'une :
- ou bien la société civile, comme tu dis, a changé, et en ce cas, nul besoin d'une loi pour la forcer à avoir un comportement qu'elle a déjà d'elle-même ;
- ou bien la société civile n'a pas changé, ou pas tant que ça, et si on pond une loi pour la faire changer de force, alors il y aura injustice, dictature "démocratique" de la majorité sur la minorité, ou dictature "oligarchique" de la minorité sur la majorité.

Je prends un exemple : l'interdiction de la discrimination à l'embauche. Évidemment, je suis contre le fait de discriminer les gens à l'embauche sur d'autres critères que ceux relatifs à la compétence pour le travail demandé. Faut-il pour autant maintenir la législation actuelle ? Je pense que non. Même si elle est immorale, on devrait autoriser la discrimination à l'embauche. C'est à la fois une question de principe : la discrimination doit se combattre par la discrimination "en retour" (ou mieux, par l'argumentation, la prise de conscience...) ; et une question d'efficacité : l'intégration forcée ne peut que déboucher sur des conflits, une mauvaise ambiance de travail, qui nuira in fine, tant aux employés qu'aux employeurs et même aux clients.

Pour essayer de faire comprendre mon point de vue, je vais faire un parallèle avec les relations personnelles : si quelqu'un veut être ton ami mais que, pour une raison à la con, le courant ne passe pas ; on ne peut pas t'obliger à l'aimer - en arguant, par exemple, qu'il a objectivement les qualités requises pour être ton ami - ou te faire payer une amende parce que tu l'as rejeté sans raison valable.

Je ne crois pas qu'on puisse agir différemment dans le domaine professionnel, au prétexte qu'il y a une question de gagner sa vie en jeu : l'amitié est-elle moins importante que l'argent ? par ailleurs, celui qui est rejeté par un patron sans raison valable peut toujours chercher un autre employeur qui l'accepte, tenter sa chance en indépendant, ou mieux : se syndiquer, et ainsi faire jouer la solidarité entre travailleurs pour faire pression sur le patron récalcitrant.

Et quand je parle de syndicat, ça peut aussi être une association hors monde du travail ; par exemple, pour revenir au sujet du polyamour, une association de polyamoureux pourrait monter au créneau, et dénoncer publiquement les agissements de tel ou tel employeur qui n'aurait pas voulu embaucher telle ou telle personne parce qu'elle serait poly... appeler au boycott, à la grève, etc. mais en tout cas, s'en tenir à la non-violence et aux initiatives privées, qu'elles soient individuelles ou collectives.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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lam

le dimanche 27 janvier 2013 à 00h04

tentacara
Les gender studies ne sont pas "une arme des féministes pour se défaire de la domination masculine", c'est un travail de recherche multidisciplinaire sur les facteurs et les conséquences de la construction du genre social qui pourrait aider les hommes comme les femmes à se libérer des préjugés sexistes.

Pour que la société évolue, elle doit apprendre à déconstruire les réflexes conditionnés, à remettre en question les "évidences anthropologiques" comme l'hétérosexualité, la différence intrinsèque entre hommes et femmes, la monogamie, l'exclusivité amoureuse..

La société ne change pas d'elle-même, elle a une force d'inertie quasi nulle, elle n'avance que si on la pousse.

Merci pour ça, c'est trop bien dit, et le reste. :-)

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Anarchamory

le dimanche 27 janvier 2013 à 00h26

Ouaip, mais pousser la société, ça ne me dérange pas, tant que c'est sans violence :)

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lam

le dimanche 27 janvier 2013 à 00h28

Pierrot-tango
A ce compte, les polyamoureux pourraient se rapprocher des associations antiracistes, de protection des animaux, des anti-nucléaires, des anti-avortements... s'il s'agit simplement de copier des méthodes de communication.

Je ne vois pas vraiment les problématiques spécifiques et communes aux LGBT et polyamoureux. Si vous pouvez en nommer une, j'en suis curieux.

Non je ne trouve pas que les anti avortement et les LGBT soient comparables.. pour moi le polyamour c'est aussi de pouvoir disposer librement de mon corps. Et je ne pense pas que les anti IVG qui prient pour les fœtus morts aient quelque chose à m'apprendre par ailleurs en termes de méthodes de communication.

Pierrot-tango
Le risque est bel et bien de reduire un peu plus le polyamour à une forme de sexualité, des propos déjà trop souvent entendus lorsque j'en discute autours de moi. Alors qu'il me semble que le défi est bien dans le mélange sexe/sentiment/complicité et je prèche des convaincus ici. Que les polyamoureux aient une vie sexuelle différente de la "moyenne", certes. Mais ils ont surtout une vie sentimentale différente. Une facon d'envisager l'Autre qui est différente.

Ne pas être hétéro c'est aussi se décaler des normes de genre, et envisager les autres de façon différente. Ce qui implique avoir une vie sentimentale différente.
(On drague pas pareil, on baise pas pareil, on a pas les mêmes schémas relationnels, on a pas le même rapport au genre (le sien et celui des autres), quand on est homo ou bi ou hétéro; même si la variabilité individuelle est forte, et que les LGBT sont autant varié-e-s que les polys peuvent l'être.)

Et ça souligne deux points communs: n'avoir ni une sexualité, ni une sentimentalité conformes à la norme en vigueur (hétéro-monogame).

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Anarchamory

le dimanche 27 janvier 2013 à 00h41

lam
Non je ne trouve pas que les anti avortement et les LGBT soient comparables.. pour moi le polyamour c'est aussi de pouvoir disposer librement de mon corps. Et je ne pense pas que les anti IVG qui prient pour les fœtus morts aient quelque chose à m'apprendre par ailleurs en termes de méthodes de communication.

Tous les "anti-avortement" ne sont pas nécessairement croyants, il y a même des athées, qui plus est polys, qui peuvent être quelque peu dubitatifs d'un point de vue éthique face à la banalisation de l'avortement à laquelle on assiste souvent (sans nécessairement souhaiter l'interdire). Après tout, y a-t-il un âge limite pour avoir le droit de disposer librement de son corps ?

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wolfram

le dimanche 27 janvier 2013 à 00h45

@lam nous parlons d'amour et tu parles de cul.

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lam

le dimanche 27 janvier 2013 à 01h16

@MetaZet, non ils ne sont pas tous cathos, mais ma remarque concerne le peu que m'inspirent ces prières en termes d'actions politiques. Sinon, en france la majorité sexuelle est fixée à 15 ans.

@wolfram, t'es pas discriminé en tant que poly parce que t'aime et que tu fais du sexe et que tu choisis de construire des projets de vie et d'avoir des enfants; mais parce que tu le fais pas de manière conforme. Je parle donc de ce qui fait commun. Et je n'ai pas parlé de cul.

Message modifié par son auteur il y a 10 ans.

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Anarchamory

le dimanche 27 janvier 2013 à 01h28

Alors créons un syndicat de polyamoureux :D

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Siestacorta

le dimanche 27 janvier 2013 à 02h16

MetaZet
Justement, la loi n'a pas à s'adapter aux pratiques des gens (sinon à quoi sert-elle ? si tout le monde se met à voler, la loi doit-elle s'adapter en autorisant le vol au lieu de le punir ?).

La comparaison ne tient pas : le vol nuit à autrui. Je vois pas en quoi un mariage polyamoureux serait une délinquance.

MetaZet

Pour essayer de faire comprendre mon point de vue, je vais faire un parallèle avec les relations personnelles : si quelqu'un veut être ton ami mais que, pour une raison à la con, le courant ne passe pas ; on ne peut pas t'obliger à l'aimer - en arguant, par exemple, qu'il a objectivement les qualités requises pour être ton ami - ou te faire payer une amende parce que tu l'as rejeté sans raison valable.

Mon amitié n'a aucune incidence pour une population spécifique. La loi, si. C'est devant elle que nous pouvons être égaux.
Là encore, la comparaison ne tient pas.

Pour ce qui est de faire évoluer une société par la persuasion et la discussion...
Je crois que les sociétés avancent comme elles peuvent, avec des moyens différents selon les époques. On prend ce qui est bon à prendre, surtout quand ça ne fait rien perdre à personne.
La loi avance. Les protestants se répandent en France : bon, ben l'Edit de Nantes vaut mieux que l'intolérance, même s'il y avait encore des cathos qui voulaient en découdre.
Les gens changent de moeurs amoureuses ? Bon, ils sont là, ils te font rien de mal, ils vont pas disparaitre, et c'est plus pragmatique d'organiser la société pour qu'ils vivent aux mieux plutôt qu'attendre qu'elle évacue ses préjugés.
La loi ne crée pas une réalité (la loi ne va pas faire pousser des homos dans ta maison), en revanche, elle marque et modifie la morale des sociétés, la perception.
C'est, dans l'absolu, triste d'en passer par là, je préfèrerais de loin que les gens réfléchissent plutôt qu'ils se résignent à une volonté d'Etat. Mais bon, si un progrès des droits me semble plus facile à obtenir que le progrès humain, on va commencer par les droits.

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tentacara

le dimanche 27 janvier 2013 à 08h53

" je suis toujours en attente d'un texte scientifique fondateur sur le sujet. " Un texte fondateur de quoi, wolfram ? Un texte qui te dise que les filles ne sont pas génétiquement programmées pour porter des robes Hello Kitty et passer l'aspirateur ? T'as vraiment besoin d'un texte qui t'explique que "Les hommes, les vrais, ça pleure pas", c'est une convention sociale aliénante ?
Si c'est de la science que tu veux, je t'invite à lire l'oeuvre de Catherine Vidal, tiens, au hasard, c'est de la neurobiologie, avec plein de diagrammes, d'IRM et de dissections de cerveaux, ça devrait te parler.

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wolfram

le dimanche 27 janvier 2013 à 09h36

Vidal est aussi la personne qui prend l'exemple de l'exercice de géométrie transformé en exercice de dessin pour démontrer la pression sociale sur les filles en mathématiques alors qu'il a été démontré déjà que suivant que l'on cherche à résoudre un exercice ou faire un dessin, ce ne sont pas les mêmes parties du cerceau qui sont sollicitées : escroquerie scientifique volontaire !

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wolfram

le dimanche 27 janvier 2013 à 10h14

Un exercice simple pour comprendre le truc et sans IRM.
prendre une signature et essayer de la reproduire puis retourner la signature et la reproduire à nouveau.
Dans le premier cas, il s'agit d'écrire et dans le second d dessiner.
Si Vidal avait moins d'ego et de volonté d'imposer sa vision, elle pourrait redistribuer des fonds à ceux qui présentent leurs protocoles et les soumettent à la critique.
Le même problème s'est posé avec Yves Coppens qui a bloqué toutes les recherches sur Abel avant de se les approprier : 40 ans et des carrières perdues.

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Pierrot-tango

le dimanche 27 janvier 2013 à 13h03

lam
Non je ne trouve pas que les anti avortement et les LGBT soient comparables.. pour moi le polyamour c'est aussi de pouvoir disposer librement de mon corps. Et je ne pense pas que les anti IVG qui prient pour les fœtus morts aient quelque chose à m'apprendre par ailleurs en termes de méthodes de communication.

Donc par rapport aux anti-avortements que j'ai mis dans ma "liste" de mouvements combattants pour des causes diverses... Ne vous méprenez pas. Je ne voulais pas rentrer sur ce terrain de savoir si c'est bien de prier pour des foetus et oui je suis d'accord avec vous sur la liberté de disposer de son corps. Sur le plan de la communication: il se trouve que les anti IVG sont bien plus médiatisés que le polyamour. Vous pourriez donc apprendre d'eux, je le crois. Ils font du prosélytisme, vous ne voudriez pas en faire, je n'en fais pas de mon côté non plus. Mais cette idée de polyamour est encore très, trop confidentielle. C'est dommage. Donc il y a beaucoup de causes dont vous pourriez apprendre sur la façon qu'elles ont de communiquer. Même de causes qui vous révulsent.

Le point le plus intéressant restant les éventuels points communs et spécifiques :
Tout d'abord, je ne vois pas l'évidence dans le fait que ne pas être hetero soit envisager "l'autre" différemment de la norme. La différence dont je parle, elle est dans la perception du "couple", monogame, notion qui n'est donc pas sexuée, pas genrée. Une notion qui ne dépend pas de l'orientation sexuelle. Cette différence, elle réside dans le fait de s'autoriser un nouvel amour qui ne détruit pas le précédent, se confronter à la jalousie plutôt que de la subir… Rien à voir avec l'homosexualité. Le seul point commun est éventuellement d’avoir été capable de s’écouter pour mettre sa vie en accord avec un ressenti, un état… Les végétariens font de même… Rien de spécifique aux polyamoureux et aux LGBT (c’est pratique mais c’est moche ce sigle tout de même…).

Vous dites: "Et ça souligne deux points communs : n'avoir ni une sexualité, ni une sentimentalité conformes à la norme en vigueur (hétéro-monogame).". Je ne suis pas expert ès homosexualité. La plupart de mes connaissances homo sont monogames. Leur "sentimentalité" est dans ce que vous et moi appelons la "norme": un amour, fidele, physiquement et surtout sentimentalement à une seule personne. La norme quoi....

Vous dites:
" Ne pas être hétéro c'est aussi se décaler des normes de genre, et envisager les autres de façon différente. Ce qui implique avoir une vie sentimentale différente. ". Pour ma part, je pense que l’on peut « se décaler » des normes de genre sans avoir une vie sentimentale hors-norme. C’est le point précis sur lequel nous ne sommes pas d’accord. Finalement, je comprends l’orientation sexuelle comme un état (qui peut évoluer / quelque soit l’acquis par rapport à l’inné) et le polyamour comme un comportement: etre homophobe revient à nier l'autre dans son essence, denigrer le polyamour est un choix philosophique (pas éclairé selon moi...). Je crois que l'on peut argumenter pour le polyamour, on argumente pas pour justifier de son orientation sexuelle. Cette différence fondamentale me fait dire qu’il n’y pas plus de passerelles qu’avec n’importe quelle autre « cause ». Et surtout, cela brouillerai le message des polyamoureux si dans l’esprit des « gens », le polyamour devenait un "type" de sexualité. Ce serait infiniment réducteur.

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Boucledoux

le dimanche 27 janvier 2013 à 13h32

Pierrot-tango

" Ne pas être hétéro c'est aussi se décaler des normes de genre, et envisager les autres de façon différente. Ce qui implique avoir une vie sentimentale différente. ". Pour ma part, je pense que l’on peut «  se décaler » des normes de genre sans avoir une vie sentimentale hors-norme. C’est le point précis sur lequel nous ne sommes pas d’accord. Finalement, je comprends l’orientation sexuelle comme un état (qui peut évoluer / quelque soit l’acquis par rapport à l’inné) et le polyamour comme un comportement : etre homophobe revient à nier l'autre dans son essence, denigrer le polyamour est un choix philosophique (pas éclairé selon moi...). Je crois que l'on peut argumenter pour le polyamour, on argumente pas pour justifier de son orientation sexuelle. Cette différence fondamentale me fait dire qu’il n’y pas plus de passerelles qu’avec n’importe quelle autre «  cause ». Et surtout, cela brouillerai le message des polyamoureux si dans l’esprit des «  gens », le polyamour devenait un "type" de sexualité. Ce serait infiniment réducteur.

Je voudrais répondre là dessus et sur la différence entre orientation sexuelle/état (ce que je comprends comme quelque chose qu'on est par "essence") et polyamour/philosophie (c'est à dire un choix, réfléchi conscient.)

Je ne me reconnais pas du tout dans cette opposition et je crois qu'il y a mille façons d'être et de devenir polyamoureux comme il y a mille façon d'être et de devenir homo/lesbienne/bi.

Mon expérience personnelle est même carrément à l'opposé de la manière dont tu présentes les choses : l'idée de la non-exclusivité, de la relation amoureuse comme quelque chose de non enfermant, de la non appartenance et de l'autonomie de l'autre (ce que 25 ans après je range sous le nom de polyamour) c'était une évidence pour moi, instinctive et non réfléchie à l'adolescence, avant même mes premières expériences amoureuses réelles, avant surtout les réflexion philosophiques et politique construites par dessus.
Mes attirances bi, c'est arrivé beaucoup plus tard, et plutôt comme le résultat d'une déconstruction volontaire, réfléchie, d'un choix ou d'une philosophie si tu veux...

Pour d'autres, c'est le contraire... alors en tirer des généralités sur ce qui est un "état" ce qui est un "choix" ou une philosophie...

Ce qui me semble c'est que pour les poly comme pour les lgbt, ce qui est toujours un choix, c'est la manière dont on choisis de l'assumer, de le revendiquer, d'en faire un discours politique, politique au sens ou il porte un sens qui signifie quelque chose pour et sur la société dans laquelle on vit et la place qu'on a envie d'y prendre. Et c'est peut-être là aussi que les deux se rejoignent...

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