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Geraldin-e

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Grenoble (France)

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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Geraldin-e

le mercredi 13 août 2014 à 11h28

Un peu comme la corne d'abondance, encore une grande paella collective avec pleins d'ingrédients variés, de piquants et de douceurs.
Il en restait encore plein, va falloir revenir ! :-)
La prochaine fois, ce sera couscous, ou autre plat coloré à découvrir ? ;-)

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Discussion : Aristocratie et bourgeoisie sexuelles

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Geraldin-e

le dimanche 06 juillet 2014 à 22h56

Pour moi, vu qu'on vit dans monde très largement régit par la concurrence, les inégalités, la propriété, les classes sociales et les castes en tous genres, il n'y pas de raison que les relations sexuelles échappent à ça.
Donc, je suis plutôt d'accord avec Tagore sur le fond. Peut-être qu'il généralise trop ou exagère dans la provocation, mais c'est un phénomène qui existe pour une large majorité de personnes.

Après, il y a des personnes ou des groupes (dans les polys ou ailleurs) qui essayent, consciemment ou pas, d'échapper à ces habitudes et structures sociales, d'inventer autre chose, mais ce sont des minorités, et puis ça ne semble pas facile.

Sinon, difficile de discerner ce qui ressort de notre biologie (sélection des plus "beaux/belles") ou de la culture (choisir la compétition et l'inégalité plutôt que le partage)...

Message modifié par son auteur il y a 8 ans.

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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Geraldin-e

le jeudi 15 mai 2014 à 11h09

Oui bonnes idées, je suis tout à fait partant.e pour ce genre de soirées "jouer avec le genre".

Junon
Oh la soirée Rocky Horror Green Pixie mais alors là c'est quand tu veux!!! !
Bon, un atelier éjaculation féminine ça vous dirait ? Meta tu viens finalement ?
On peut aussi imaginer une valise à fringues en libre accès pour ceux et celles qui veulent jouer avec le genre, comme ça se fait aux UEEH par exemple ? Des ateliers drag de maquillage ? (oui je veux des trucs queer!), du visionnage de classiques poly ou non, une bibliothèque éphémère, une soirée burlesque ?

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le lundi 31 mars 2014 à 19h04

Pour info, j'ai bientôt fini un bouquin très intéressant de Diana Leafe "Vivre autrement" (conseillé par un habitat groupé que j'ai visité).
Ce livre offre une bonne synthèse sur ce qui serait à faire, et ne pas faire, pour créer et réussir un lieu de vie en groupe. Ca peut s'appliquer à toute forme de collectif. Donc à lire absolument ! :-)

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Dépassons ensemble les « handicaps » ?!

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Geraldin-e

le lundi 31 mars 2014 à 10h51

Je te souhaite bon courage également,
Amicalement

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le vendredi 31 janvier 2014 à 20h32

PolyEric
Certes, certes, mais si les personnes veulent se changer chacun dans le sens qu'il souhaite, peut-être différent du tient, est ce que ce sera aussi enthousiasmant pour toi ?
S'il y a un changement qui coule de source, c'est sans doute la liberté, hors quand la liberté grandit, il y a une séparation des êtres, puisque chacun est libre de suivre son chemin, et on aboutit à une sorte d'individualisme plein de liberté mais qui manque d'amour, d'ou l'idée de mettre en commun la valeur "respect"

C'est sûr qu'il n'y a pas de solution miracle, et qu'on ne peut guère savoir à l'avance comment ça peut évoluer.
Car en effet, dans un contexte de liberté chacun.e peut évoluer dans des tas de directions.
Et c'est vrai que s'il s'agit de directions/sens très différentes les un.es des autres, ça m'intéresse moins, d'autant que le côté partage/vie commune risque de se réduire au minimum (co-location).

Je me dis que l'exercice d'une liberté, l'envie de vivre son chemin, n'est pas forcément incompatible avec des convergences collectives. Et la liberté individuelle ne mène pas forcément à l'individualisme intégral.
Tout dépend de ce qu'on recherche, de ce qu'on a dans la tête et de ce qu'on veut y mettre.
Avec ces questions, on est dans des convictions persos, des impressions, de la foi, toutes choses qu'on ne peut pas démontrer, et où on ne peut pas beaucoup argumenter.

Dans une vie de groupe, comme dans une société plus grande, il faut pour une part composer avec les autres et suivre des règles collectives, mais sans gâcher la part de liberté de pensée et d'actions personnelles. Idéalement, les actions persos iraient librement dans le même sens que l'organisation collective, l'orga collective favorisant les initiatives et libertés individuelles.
Le respect mutuel, surtout s'il est voulu par toustes, aide à ça.
Faut composer entre le côté grégaire/collaboration et le côté indépendance des individus.

En fait, paradoxalement, je tendrais à dire que la liberté individuelle ne peut se vivre sereinement (sans violence, ni chaos ni coercition) que si chacun.e en arrive à choisir librement (en conscience, en étant informé) à peu près les mêmes voies générales (je ne veux pas dire que tout le monde sera identique)
(voies générales = volonté de respect, envie de convergences, idées de base sur quelle économie, politique, système de travail/activité, ça ne concerne pas les goûts et couleurs personnels)

Avec un contexte de liberté en groupe, il faut tenir compte des autres, des diverses contraintes. Evidemment, dans nos "sociétés", ça paraît plus "simple", vu que nos marges de manoeuvres sont très étroites, orientées et encadrées, on a moins de questions à se poser, de débats, c'est pour ça que ça perdure !
Les dictatures et dominations reposent entre autres sur les peurs de la liberté, peur de se prendre en main, de réfléchir, et peur de nos éventuelles violences diverses. Avec un dictateur, c'est plus reposant dans un sens, toute la violence spectaculaire vient des chefs, la plupart des autres sont "soulagés", ils ne sont que des victimes, contraintes et irresponsables.

En plus, la liberté n'est pas infinie, et elle se construit dans le temps au fil de nos expériences.
Bon, je ne vais pas faire une thèse de philo sur la liberté !, je ne suis pas douée pour ça et on ne sait pas trop ce qu'est la liberté, comment elle s'exerce, etc.

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le lundi 27 janvier 2014 à 12h26

Géraldin.e
si on est capable de vivre à 10 dans le respect, entraide, solidarité, en éloignant en grande partie domination/soumission, jalousies, compétitions, égoïsmes individualistes, rancoeurs et autres incompréhensions, y a des chances qu'on puisse construire le même type de choses à plus grande échelle.

Lulutine
Oui et non. Ce qui fonctionne avec 10 (ou n) personnes données ne fonctionnera pas avec d'autres,

Je voulais dire surtout que si des humain.es ne sont pas capables de vivre comme indiqué ci-dessus en petit groupe, ça ne marchera pas non plus à plus grand échelle.
D'autant qu'à plus grand échelle, plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions, c'est plus complexe.

Je ne voulais pas dire qu'il y aurait un seul mode de vie hyper précis envisageable, mais qu'il y avait une question de mentalité à prendre en compte, d'état d'esprit, de façon d'aborder les problèmes et les rapports avec les autres, les animaux et la planète.

Après, pour que ça change à grande échelle, il faudrait bien sûr des milliers ou des millions de personnes volontaires, vivant dans des groupes ou pas, qui se préoccupent des questions importantes, de changer leurs façons de voir, de se changer, de changer en conséquence leurs rapports au mondes et aux êtres.

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Discussion : Bienveillance & message de bienvenue aux membres ?

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Geraldin-e

le lundi 20 janvier 2014 à 14h49

Je plussoie Vaniel ci-dessus (+)
On ne vas s'amuser à faire le tri entre les différents types/manières d'interventions.

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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Geraldin-e

le dimanche 19 janvier 2014 à 19h56

Deneb
idem pour moi, mais alors je vais pas pouvoir cliquer :-)

Faut aller dans le menu Outils, AdblockPlus (sauf si t'as un autre truc antipub), et cocher "désactiver pour Polyamour.info", et là miracle, la pub apparaît après rechargement de la page. C'est ce que j'ai fait.

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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Geraldin-e

le samedi 18 janvier 2014 à 23h08

Je ne la vois pas, mes plugins Firefox antipub doivent l'effacer automatiquement, je n'ai que "publicité" ! lol

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le samedi 18 janvier 2014 à 23h05

Oui Coquelicot, d'accord.
Comment maintenir la diversité, et même l'encourager, tout en ayant la possibilité de formes d'unité, de vie commune constructive ?
Pour moi, la personnalisation maximum réelle (pas les fausses personnalisations de suivre une sous-mode), et donc la diversité, devrait être ce qui aide paradoxalement à pouvoir s'associer sereinement à d'autres.

Si on est équilibré, qu'on a diverses activités satisfaisantes, sans trop de contraintes, qu'on s'est un peu émancipé des normes, alors on est plus mûr pour éviter de jouer les chefs ou les soumis, pour avoir l'envie de convergences, d'organisation commune

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le samedi 18 janvier 2014 à 22h49

Pour préciser, "ma" vie de groupe idéale (sous entendu ça peut se revoir à la "baisse" suivant les possibilités réelles) est aussi une sorte d'expérimentation d'une tout autre société, une sorte d'entraînement, pour poser des bases.
Car si on est capable de vivre à 10 dans le respect, entraide, solidarité, en éloignant en grande partie domination/soumission, jalousies, compétitions, égoïsmes individualistes, rancoeurs et autres incompréhensions, y a des chances qu'on puisse construire le même type de choses à plus grande échelle.
Et si on y arrive pas à 10, inutile d'espérer sortir du capitalisme, de la mainmise des multinationales ou de la dépendances à des Etats ou chefs plus ou moins autoritaires.
Et là y a plus qu'à se stériliser pour éviter que trop d'humains souffrent dans les futures catastrophes climatiques/économiques qui risquent d'achever les restes de l'humanité ! lol ;-)

PS :
J'en avais déjà parlé, voici des formes intéressantes d'organisation à plus grande échelle qu'un seule groupe :
quelques liens sur les coopératives intégrales :
www.ingalan.org/IMG/pdf/plaquette_confs.pdf
cooperative-integrale-toulouse.org
monnaie-locale-complementaire.net/confluent/
https://calafou.org/
cooperativa.cat/

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le samedi 18 janvier 2014 à 20h44

Eric_50
Je ne sais pas comment t'expliquer que ce n'est pas grave qu'on ne soient pas d'accord sur cette question. Moi je n'ai besoin que d'une seule motivation, celle d'aimer être ensemble, je me fou totalement du reste, (disons presque totalement).

C'est vrai que tu as raison, pas forcément besoin d'avoir plusieurs motivation au départ, du moment qu'on en a au moins une solide.

La question est en fait toujours sur cette histoire de convergences, affinités. (non imposées)

Je me rends compte que je souhaiterais "cumuler" les choses. Avoir à la fois l'envie de "vie de groupe" + des convergences importantes débouchant sur des activités "politico-sociales" communes (par exemple militantisme sur la question animale, les genres, réflexions et pratiques sur des organisations de démocraties réelles, une économie au service de tous et non destructrices).
Sans doute parce que j'ai été habitué comme ça, que ça me plairait mieux.
Mon "problème", c'est que je ne cherche pas seulement la vie de groupe, mais aussi que ça s'inscrive dans un mouvement beaucoup plus large pour une toute autre société.
Mais peut-être bien que c'est trop compliqué, trop de contraintes, et puis pas la meilleure solution ?
Car comme on ne peut pas avoir de convergences sur tout, forcément on aura d'autres activités ailleurs, avec d'autres personnes que celles du groupe.
Donc autant ne pas trop se braquer la dessus ?

@Bodhicitta8,
Oui il faudra en effet savoir comment sont décider les choses.
Il peut y avoir de grandes lignes préalablement si accord. Mais ça peut se construire sur le tas, suivant les souhaits et convergences évolutives.
Déjà, avec le principe de respect, de ne rien imposer, ça oriente plutôt vers la démocratie directe au consensus, et écarte la dictature ou autre conseil des sages !

- Je crois qu'il y a des sortes de réseaux dans le domaine des Squats : fr.squat.net/
- Peut-être aussi dans les écovillages : www.passerelleco.info, ecolieuxdefrance.free.fr/
-> Un petit test sur collectif/communauté, pas si bête, et qui peut aider à poser les problèmes :
- Dans l'habitat groupé : www.habitatgroupe.org/, www.ecohabitatgroupe.fr/page.php?categorie_id=99, www.habitatparticipatif.net/faq/, leshabiles.org/lhabitat-groupe-cest-quoi-/definiti... www.passerelleco.info/article.php?id_article=1798, www.colibris-lemouvement.org/agir/guide-tnt/commen... larotative.org/propriete-dusage-immobiliere/

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le vendredi 17 janvier 2014 à 20h41

@ Eric_50,
Le mieux est d'avoir plusieurs moteurs non ?, qui s'activent plus ou moins suivant les moments :
- plaisir d'être ensemble
- motivations économiques et écologiques
- satisfaction de chercher d'autres vies que le modèle standard, de contribuer donc à se rendre meilleurs individuellement et collectivement

Pour le système lieux persos + lieux communs, c'est ce qui se fait généralement dans les habitats groupés. exemple : www.ecoravie.org/ (logements indépendants pour une ou quelques personnes + maison commune, potager commun)
Mais on peut faire autrement quand même : si on a une chambre à soi + en permanence ou assez souvent une pièce pour bricoler/lire/peindre, etc., ça peut suffire je pense, surtout si on ajoute des promenades en solitaires, des visites et vacances seul.es ou en petit nb.

Donc ça dépend des souhaits et des possibilités matérielles.

Ce que je trouverais riche, c'est plusieurs lieux collectifs variés reliés dans un même réseau solidaire (débats, entraide, stages dans les lieux, possibilités d'en changer).

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le vendredi 17 janvier 2014 à 20h28

@ Coquelicot,
Oui, faut arriver à ne pas laisser arrêter par les peurs et expériences du passé.

Oui, il faut impérativement de la solitude, tout comme il faut des moments que à deux, et d'autres à plusieurs, et d'autres avec tout le groupe.

C'est vrai qu'un débat en live c'est plus facile, à voir.

Oui c'est difficile à imaginer tant qu'on est pas dedans. Il y a toujours une différence entre ce qu'on raisonne dans nos têtes, et les réactions quand c'est du concret.
Mais parfois ça peut aussi être une heureuse surprise : plus facile que ce qu'on imaginait ?!

On est tous différent.es, ça c'est très bien, il faut s'habituer.
Après on a toustes diverses particularités plus ou moins problématiques (difficile à définir : tendances pathologiques objectives, obsessions diverses plus fortes que la moyenne). Là on ne pourra généralement pas se changer complètement (ce qui est plus ne serait sans doute pas bon), mais le jeu est de tenter de se transformer en partie, de rendre ça supportables pour soi et les autres.
Pour que ça marche, il faudra quand même faire des efforts de tous les côtés, être respectueux et bienveillants, ne pas être trop presser, ne pas se mettre des objectifs de fou, etc.
Le fait d'avoir des vies plus indépendantes que dans une communauté "intégrale" peut aider. Car on a plus de recul, et on n'est pas quasi tout le temps ensemble.

@ Eric_50
D'accord sur le fait qu'il faudrait des sortes d'affinité. Chacun.e aura sans doute sa conception de l'affinité. Ca reste en effet assez subjectif, et au feeling.
Oui en effet, des périodes d'essai, pour se tester mutuellement et tester cette vie.

Sur le nombre, tout dépend des modes de vie choisis, mais oui il y a des limites.
Donc Leolu a raison, ça peut être très bien d'avoir plusieurs groupes, avec des liaisons/passerelles.

S'il y a trop de divergences profondes (ne portant pas sur des détails du genre essuie-t-on la vaisselle ou laissons là sécher ?), alors il faut plusieurs groupes regroupant celleux où il y a le plus de convergences. En sachant que ça peut évoluer.

bodhicitta8
pour se reconnecter à soit, lorsqu'on vie en groupe d'autant plus, pour ne pas se perdre dans le groupe, veiller à garder du recule sur la synchronisité...
car c'est grace à nos particularisées que l'on est, chacun, la valeur ajouté au groupe.

Tout à fait. Un groupe de clones ne mènerait pas à grand chose !
Faut juste que nos particularités soient un peu maîtrisées pour que ça ne soit pas insupportable pour les autres.

Oui, une certaine prise de distance avec les normes semble très utile.

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Discussion : [Le site] De la publicité ?

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Geraldin-e

le vendredi 17 janvier 2014 à 14h19

Oui, l'idée de Nagael pourrait être bien (+) , en attendant d'avoir d'autres moyens tels que ceux évoqués plus hauts (cotisations, événements pour récolter des sous...)

Pour intégrer les différences de revenus et d'envie des unes et des autres, la solution pourrait être aussi le prix libre, avec un mini de 1 €/mois par exemple ?

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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Geraldin-e

le jeudi 16 janvier 2014 à 22h42

Ok Coquelicot,
Du coup, j'ai créé un fil dédié pour poursuivre tranquillement :
/discussion/-NE-/Quelles-bases-pour-une-vie-de-gro...

Comme ça, si on a envie de continuer, on peut se lâcher.
Et n'hésites pas à poster, car "tu n'est pas que con" :-)

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Discussion : Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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Geraldin-e

le jeudi 16 janvier 2014 à 22h39

Suite à des discussions intéressantes sur le fil de la Grange été 2014, je crée un fil spécial pour arrêter de "polluer" le fil Grange par des posts trop hors sujet.

Les débats ont commencé avec Eric_50 page 7 ici (+ page 8) :
/discussion/-MZ-/Sejour-et-Week-end-a-la-grange-et...

Le débat portait sur quels sont les éléments nécessaires, voire suffisants, pour qu'une vie de groupe (collectif, communauté, forme d'habitat groupé, etc.) soit vivable.
Le respect de chacun.e, le fait de ne rien imposer, ont été mis en avant.
Avec des questions sur la convergence, les limites de ce qu'on peut supporter, ce dont on a conscience ou pas, etc.

-> La suite ici donc

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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Geraldin-e

le jeudi 16 janvier 2014 à 21h57

Un autre point complémentaire : il peut y avoir des choses, malgré l'envie de respecter les autres, qu'on n'arrive pas à supporter, certaines actions que des personnes ne veulent pas arrêter.

Par exemple, je peux supporter/respecter que tout le monde dans le groupe ne soit pas végé (d'autant plus que je ne le suis pas autant qu'idéalement je voudrais), mais je ne supporterais pas que le groupe (certains individus du groupe) fasse de l'élevage sur place au sens traditionnel (et donc je serais obligé d'aller ailleurs, sauf si les individus en question tiennent plus à moi qu'à l'élevage !?).
Peut-être que s'ils faisaient ça ailleurs pour leur boulot je supporterais, je ne sais pas.

Pour moi, c'est un peu comme si un membre du groupe payait au lance pierre des domestiques sans papiers pour 8 heures par jour de boulot.
Ce ne sont donc pas des membres du groupe qui ne sont pas respectés, mais d'autres humains. Vous supporteriez ? Est-il possible dans ce genre de cas de discuter jusqu'à trouver un accord ?
Vous me direz peut-être que l'exploitation d'autres êtres humains a lieu partout sur la planète pour la fabrication des objets que nous consommons, et donc qu'il faut assumer cet état de fait aussi localement ?! Sauf que là on a davantage le choix de ne pas faire ça.

Même raisonnement pour les animaux, ils sont exploités et tués partout, alors pourquoi ne pas supporter ce qui se fait sur place devant mes yeux ?
Je crois que là on touche tout simplement les limites humaines à supporter ce qu'on considère comme horrible.
Bien obligé d'en tenir compte aussi non ?

Jusqu'où faut-il respecter/supporter les actions commises par d'autres quand on les considère comme néfastes et inutiles ? (et que ces autres n'ont aucune envie ou conscience d'en changer)
Peut-être qu'en sachant que soi-même on a sans doute des actions jugées néfastes et inutiles par d'autres on y arriverait mieux ?

Peut-être que je me casse trop la tête, qu'il n'y aurait pas temps que ça de situations de ce genre.
Bon, j'arrête avec les agitations métaphysiques. Si besoin, on s'ouvre un fil de Hors Sujet, ou par MP ?

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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Discussion : Séjour et Week-end Polyrencontres à la grange (3 semaines). Temps fort : WE du 2-3 et du 9-10 Aout

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Geraldin-e

le jeudi 16 janvier 2014 à 21h33

LuLutine
Un peu plus et les lecteurs de ce forum allaient croire qu'à la grange (ou dans un autre rassemblement similaire), tout le monde doit être amoureux de tout le monde ! :P

C'est vrai. En fait là je faisais surtout référence à mon passé.
Pas besoin d'être/devenir amoureux.se pour s'engager ensemble dans une vie de groupe.

Bodhicitta8
il serait souhaitable que ces décision soit prise en commun. Que tant qu'il y a une personne qui n'est pas d'accord la décision n'est pas prise... ça parait le bazar mais ça ne l'ai pas il suffit de débattre, argumenter, négossier.

Oui c'est ce qu'il faut viser, mais ce n'est pas du tout facile. Y a des fois où on ne peut pas forcément attendre, où il faut prendre la décision rapidement. Et là, plusieurs méthodes possibles (tout le monde devant être d'accord avec la méthode) : majorité, tirage au sort, un.e "décideur" temporaire qui tranche...

Eric_50
Si ça ne se fait pas tout seul, 'alors qui l'impose ?
Il est incohérent à mon avis, de dire d'un côté que ce sont les convergences qui motivent les gens, et de dire de l'autre, que les convergences ne se créent pas toutes seules. Si c'est motivant, elles vont se créer toute seules, ne serait que sous ton impulsion.

Je crois qu'on s'est un peu emberlificoté ! :-)
Ce que je voulais dire, c'est que si il n'y a pas au départ l'envie de discuter, s'informer, chercher des convergences, etc., ça me paraît difficile que cette envie vienne par la suite.
Et que je préfèrerais que cette envie soit là au départ, parce que ça fait un point commun supplémentaire (en plus de l'envie de respect mutuel, de ne pas imposer), et parce que ce "type" de vie de groupe me motive davantage, ça me paraît plus rassurant et avoir plus de chances de réussite, mais ce n'est peut-être qu'une illusion.

Oui, suivant les domaines, certain.es seront plus moteurices que d'autres.

Ensuite, sur ce que ça peut donner, c'est très difficile à dire au départ, sauf s'il est déjà constaté de manière évidente au départ des convergences et envie de certaines activités entre certaines personnes.

Eric_50
Si la psychologie humaine était aussi simple que ça, il n'y a aurait pas de trucs aussi tordus sur terre. C'est surement ceux qui te diront qu'ils ne veulent rien changer, qui seront les plus actifs.

Certes. D'autant que souvent, celleux qui font des grands discours de changements ne sont pas forcément très doué.es pour la mise en pratique réelle... (ça peut valoir pour moi dans certains domaines)
Bref, ce qui compte c'est le terrain, sur le tas. Et on ne peut pas savoir à l'avance ce qui va se faire ou pas, même si discussions et tests en situation peuvent aider à y voir plus clair.

Eric_50
Oui, enfin, si le plaisir (que son origine sont connue ou pas) ne suffit pas comme motivation, je ne vois pas quelle souffrance pourra motiver davantage.
Geraldin-e :
"se coltiner une vie de groupe ?"
Celui qui pense qu'on se coltine une vie de groupe, et non pas qu'on profite d'une vie de groupe, ferait bien de ne pas s'y frotter.

Pour moi, il y a autre chose que le plaisir, mais oui, on peut appeler ça du plaisir au sens très large si on veut.

J'ai employé "se coltiner une vie de groupe" en reprenant la pensée de certaines personnes, qui ne voient que les complications (supposées) et qui préfèrent l'individualisme et la consommation apportés par la pseudo indépendance liée à la possession d'argent.

Mais peut-être aussi ressort le fait que je sais de part mon expérience que ce n'est pas facile du tout. En même temps vivre à deux non plus, et même seul ça peut être galère.
Donc, ce qui peut être compliqué/difficile, ce n'est sans doute pas plus la vie de groupe qu'autre chose, mais où en sont, comment vivent, les personnes impliquées ?

Sur mon point 4, le côté "léger" des goûts persos, je voulais parler de goûts superficiels, d'une vague envie passagère. Je me suis sans doute mal exprimé.

Eric_50
Le problème c'est de rendre la vie de groupe plaisante. Si tant de gens se réfugient dans l'individualisme, c'est tout simplement à mon avis parce que le groupe ne respecte pas l'individu. Alors, ils se réfugient dans l'individualisme, seul endroit ou l'individu est considéré. D'où la règle du respect absolu de l'individu dans mon idée de vie de groupe. Une déontologie simple et porteuse de plaisir et donc de bonheur au sein du groupe, qui attirera les gens vers le groupe, et non un encouragement à l'individualisme.

Oui, je dirais plutôt "rendre la vie de groupe motivante", mais ok.
D'accord sur la question de l'individualisme.
Aucune société humaine n'a à ce jour réellement chercher à comprendre, aider et respecter chaque personne. Les buts sociétaux, le plus souvent néfastes et/ou trop irréels, s'imposaient toujours. C'est pour ça qu'à présent on tend à avoir l'excès inverse : les délires individualistes sont le moteur et la règle, avec la compétition/consommation.

Mais j'ajouterais, pour que ça marche mieux dans une vie de groupe, faudrait aussi que chaque individu essaie de se comprendre, de s'aimer et se respecter.

Peut-être qu'on pourrait aussi ajouter que dans une vie de groupe l'individu s'efforcerait de respecter le groupe. Pas dans le sens d'obéir à tout et de se laisser guider/dominer, mais dans le sens de faire sa part, de suivre à peu près les consignes (admises librement par chacun.e) valables à l'instant t (quitte à les remettre en question tout de suite après).
Le respect se vivant alors à tous les "niveaux" (personnel, interindividuel, entre l'individu et le groupe et inversement).

Message modifié par son auteur il y a 9 ans.

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