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Aristocratie et bourgeoisie sexuelles

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MagentadeMars

le vendredi 04 juillet 2014 à 17h50

bouquetfleuri
...et des généralités qui demandent à être étayées.
Tout cela manque singulièrement de définition et de précision.

Voilà...

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(compte clôturé)

le vendredi 04 juillet 2014 à 19h00

Tagore l'a dit, il veut nous faire cogiter. Donc il fait exprès. A nous de prendre ou de laisser.

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Geraldin-e

le dimanche 06 juillet 2014 à 22h56

Pour moi, vu qu'on vit dans monde très largement régit par la concurrence, les inégalités, la propriété, les classes sociales et les castes en tous genres, il n'y pas de raison que les relations sexuelles échappent à ça.
Donc, je suis plutôt d'accord avec Tagore sur le fond. Peut-être qu'il généralise trop ou exagère dans la provocation, mais c'est un phénomène qui existe pour une large majorité de personnes.

Après, il y a des personnes ou des groupes (dans les polys ou ailleurs) qui essayent, consciemment ou pas, d'échapper à ces habitudes et structures sociales, d'inventer autre chose, mais ce sont des minorités, et puis ça ne semble pas facile.

Sinon, difficile de discerner ce qui ressort de notre biologie (sélection des plus "beaux/belles") ou de la culture (choisir la compétition et l'inégalité plutôt que le partage)...

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 01h30

Geraldin-e
Donc, je suis plutôt d'accord avec Tagore sur le fond. Peut-être qu'il généralise trop ou exagère dans la provocation, mais c'est un phénomène qui existe pour une large majorité de personnes.

Je suis d'accord sur le fait que ça existe (et je l'ai dit d'ailleurs).
Mais...."large majorité" ?
Désolée, je vais faire mon GMO sur ce coup-là, mais lorsqu'on me parle de "majorité", je ne me laisse pas convaincre par une simple affirmation, j'ai besoin de plus de faits.
Je précise que je dis ça parce que je suis curieuse d'apprendre et de les connaître, ces faits. Je suis consciente de graviter dans des cercles probablement "hors normes" sur un certain nombre de points, malgré tout je vois aussi autour de moi comment vivent "les autres" et je n'ai pas vu ce dont parle Tagore comme un phénomène largement majoritaire. (Contrairement par exemple à d'autres tendances abordées notamment sur d'autres fils.)

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Caline

le lundi 07 juillet 2014 à 07h40

Lulutine
Désolée, je vais faire mon GMO là dessus ...

Euh.... Que veux -tu dire par là?

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LuLutine

le lundi 07 juillet 2014 à 11h04

Caline
Euh.... Que veux -tu dire par là ?

Hihihi désolée, il se trouve qu'un des membres du forum, GMO en abrégé, demande toujours des faits à l'appui de ce qu'on lui dit.
C'est pour cela que je disais "je vais faire mon GMO". :)

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MagentadeMars

le lundi 07 juillet 2014 à 13h41

Il y a certainement des morceaux de vérité dedans : on voit dans le "je le vaut bien", dans toute l'iconographie du romantisme où il ou elle se garde pour celle ou celui que lui mérite. C'est aussi dans les voues traditionnels de mariage, en anglais "forsaking all others". Ça revient effectivement à l'économie de rareté discutée par les Salopes Ethique, par laquelle la valeur d'un bien soit déterminée par le marché. Evidemment, un bien qui est disponible à tout le monde n'a pas de grande valeur, car les riches n'ont pas de raison à le payer cher s'ils peuvent l'avoir facilement comme les pauvres. Donc, si tu m'es chère, c'est que les autres ne te possèdent pas. On établit en même temps ta valeur et ma richesse : tu n'était pas à n'importe qui, et moi j'ai pu payer le prix. C'est gagnant-gagnant pourvu qu'on laisse l'histoire au premier baiser du héros et de la héroïne, avant que la biologie n'intervienne avec ses histoires inconvénients de désir.

Bien sûr, racontée dans ces mots de marché et de paiement, il y a un goût légèrement amère. D'autant plus si on cherche un peu plus loin dans l'histoire pour constater que c'est surtout question d'assurer la paternité contre les effets de contamination, des idées pré-Mendélien où le sperme de monsieur Xavier va laisser des traces dans un enfant de M. Ygrec conçu des années plus tard. Mais l'industrie de monogamie travail fort pour effacer les racines et d'appuyer les réactions automatiques et sans réflexion... aimer plusieurs hommes ou plusieurs femmes, "c'est impensable"... justement, c'est ce qu'on préfère.

L'idée d'une aristocratie n'est pas anodine non plus : au moins selon Foucault l'aristocratie ne se contraignait pas trop sur pratiques sexuels (surtout des hommes) : c'était surtout la bourgeoisie qui s'est inventée des règles arbitraire afin de valoriser leur propre supériorité morale. Cela avec la participation de l'église qui avait la même idée à vendre : "Vous êtes les enfants chéris de Dieu... même si ces autres là ont tout le pognon". Dans cet optique, l'aristocratie sexuelle coïncide en grande partie avec l'aristocratie sociale.

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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