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Quelles bases pour une vie de groupe réussie ?

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PolyEric

le lundi 27 janvier 2014 à 21h33

Geraldin-e
....de changer leurs façons de voir, de se changer, de changer en conséquence leurs rapports au mondes et aux êtres.

Certes, certes, mais si les personnes veulent se changer chacun dans le sens qu'il souhaite, peut-être différent du tient, est ce que ce sera aussi enthousiasmant pour toi ?

S'il y a un changement qui coule de source, c'est sans doute la liberté, hors quand la liberté grandit, il y a une séparation des êtres, puisque chacun est libre de suivre son chemin, et on aboutit à une sorte d'individualisme plein de liberté mais qui manque d'amour, d'ou l'idée de mettre en commun la valeur "respect" (sous entendu respect des différences), pour pouvoir continuer à suivre des chemins différents tout en restant quand-même proches (du moins en partie, car si l'un veut faire le tour du monde et l'autre être sédentaire, forcément, il y a une sorte de séparation).

Par suite, le groupe peut se réunir sur la simple envie de rester groupé, dès l'instant qu'il accepte le respect comme exigence de base.

Concernant les infos sur l'habitat groupé, basé sur des convictions politiques, il me semble que l'on n'est pas libre d'à la fois vivre en groupe et de continuer de penser ce que l'on veut, c'est très gênant.

En ce qui concerne les infos sur l'habitat groupé, basé sur des raisons économiques, ou de proximité de quartier, il manque la valeur respect dans l'édifice, puisque si le respect n'est pas imposé comme valeur, la raison économique va permettre aux majoritaires d'imposer leur façon de vivre sur les minoritaires, qui ne pourront pas échapper au truc s'ils n'ont pas les moyens d'en sortir.

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PolyEric

le mardi 28 janvier 2014 à 16h12

Je ne sais pas ou mettre un lien concernant la fabrique de libertés, alors je le met là, cliquez ici

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bodhicitta

le mardi 28 janvier 2014 à 16h43

yép! (+) merci pour le lien! <3

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Geraldin-e

le vendredi 31 janvier 2014 à 20h32

PolyEric
Certes, certes, mais si les personnes veulent se changer chacun dans le sens qu'il souhaite, peut-être différent du tient, est ce que ce sera aussi enthousiasmant pour toi ?
S'il y a un changement qui coule de source, c'est sans doute la liberté, hors quand la liberté grandit, il y a une séparation des êtres, puisque chacun est libre de suivre son chemin, et on aboutit à une sorte d'individualisme plein de liberté mais qui manque d'amour, d'ou l'idée de mettre en commun la valeur "respect"

C'est sûr qu'il n'y a pas de solution miracle, et qu'on ne peut guère savoir à l'avance comment ça peut évoluer.
Car en effet, dans un contexte de liberté chacun.e peut évoluer dans des tas de directions.
Et c'est vrai que s'il s'agit de directions/sens très différentes les un.es des autres, ça m'intéresse moins, d'autant que le côté partage/vie commune risque de se réduire au minimum (co-location).

Je me dis que l'exercice d'une liberté, l'envie de vivre son chemin, n'est pas forcément incompatible avec des convergences collectives. Et la liberté individuelle ne mène pas forcément à l'individualisme intégral.
Tout dépend de ce qu'on recherche, de ce qu'on a dans la tête et de ce qu'on veut y mettre.
Avec ces questions, on est dans des convictions persos, des impressions, de la foi, toutes choses qu'on ne peut pas démontrer, et où on ne peut pas beaucoup argumenter.

Dans une vie de groupe, comme dans une société plus grande, il faut pour une part composer avec les autres et suivre des règles collectives, mais sans gâcher la part de liberté de pensée et d'actions personnelles. Idéalement, les actions persos iraient librement dans le même sens que l'organisation collective, l'orga collective favorisant les initiatives et libertés individuelles.
Le respect mutuel, surtout s'il est voulu par toustes, aide à ça.
Faut composer entre le côté grégaire/collaboration et le côté indépendance des individus.

En fait, paradoxalement, je tendrais à dire que la liberté individuelle ne peut se vivre sereinement (sans violence, ni chaos ni coercition) que si chacun.e en arrive à choisir librement (en conscience, en étant informé) à peu près les mêmes voies générales (je ne veux pas dire que tout le monde sera identique)
(voies générales = volonté de respect, envie de convergences, idées de base sur quelle économie, politique, système de travail/activité, ça ne concerne pas les goûts et couleurs personnels)

Avec un contexte de liberté en groupe, il faut tenir compte des autres, des diverses contraintes. Evidemment, dans nos "sociétés", ça paraît plus "simple", vu que nos marges de manoeuvres sont très étroites, orientées et encadrées, on a moins de questions à se poser, de débats, c'est pour ça que ça perdure !
Les dictatures et dominations reposent entre autres sur les peurs de la liberté, peur de se prendre en main, de réfléchir, et peur de nos éventuelles violences diverses. Avec un dictateur, c'est plus reposant dans un sens, toute la violence spectaculaire vient des chefs, la plupart des autres sont "soulagés", ils ne sont que des victimes, contraintes et irresponsables.

En plus, la liberté n'est pas infinie, et elle se construit dans le temps au fil de nos expériences.
Bon, je ne vais pas faire une thèse de philo sur la liberté !, je ne suis pas douée pour ça et on ne sait pas trop ce qu'est la liberté, comment elle s'exerce, etc.

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PolyEric

le samedi 01 février 2014 à 05h51

LuLutine
Copie d'une une autre discussion :
...je pourrais tout-à-fait envisager de participer à un "trouple", mais je n'ai aucune raison d'être "en recherche" genre "petites annonces"...

Je voudrais ci-dessous réfléchir tout haut à mes différences et à mes similitudes par rapport à ce point de vue assez répandu (c'est le tient, mais on le voit souvent à d'autres endroits sur ce forum).

Je rappelle pour ceux qui ne me connaissent pas, que j'adorerais vivre en groupe et que je m'y attelle activement (quoique, justement pas autant que les gens le pensent, voir ci-dessous).

Première similitude entre ta façon de t'exprimer et la mienne : Je lance ce genre de phrase sans me soucier de savoir si les gens savent que je suis également ouvert aux relations à deux. La conséquence est que les gens croient que je ne recherche que des partenaires pour la vie de groupe, et ils se trompent.

(Etant donné que ce phénomène me ferme de nombreuses portes, je profite de ces lignes pour insister sur le fait que je suis preneur de toute relation amoureuse, même sans vivre avec, dès l'instant que la chose est claire depuis le début et que le feeling est établit. Je précise que je suis poly assumé et que je suis totalement incapable de ressentir un profond feeling avec une personne mono (même polycompatible), fusse-t-elle montée du cerveau d'Enstein et du corps d'une actrice porno de luxe.

Première différence avec toi : Tu dis (ailleurs sur le forum), que tu pourrais te satisfaire de zéro relation, alors que je ne commence à être épanoui qu'à partir de deux relations. Je sais ça choque certaines personnes ici. Mais j'en profite pour enfoncer le clou. Certaines de ces personnes (je ne parle pas de toi), ne sont pas du tout choquées qu'on puisse être mono. Tout se passe comme si on n'avait pas le droit à leurs yeux d'être exclusivement poly, et qu'il faille être absolument au moins "un peu mono", voire au moins "un peu asexuel" pour être quelqu'un de respectable. Je trouve cela étrange, mais passons.

Seconde différence avec toi : J'ai des raisons de chercher (que ce soit une relation à deux, ou une relation à plusieurs, ou une relation pour vivre en groupe). La première est que je ne suis équilibré qu'à partir de deux relations et que c'est difficile à garder dans le monde très mono dans lequel nous vivons. La seconde est que je ne me lasse pas de vivre l'amour et que lorsque je ne le cherche pas, il ne vient pas. Peut-être parce que je suis un homme et que je ne suis pas monté avec le cerveau d'Einstein et le corps de ....(je vous laisse rêver :-) ).

Seconde similitude : Je ne suis pas capable d'aimer des personnes avec lesquelles je n'ai pas un feeling quasiment total. Tellement évident que je ne le précise pas.

Troisième différence : Je me méfie moins que toi sur ce sujet, je suis moins prudent, et je me lance dans des trucs qui ne sont pas ficelés, essentiellement parce que je crois encore beaucoup trop que tout le monde est comme moi. :-)

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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PolyEric

le samedi 01 février 2014 à 06h18

Geraldin-e
En fait, paradoxalement, je tendrais à dire que la liberté individuelle ne peut se vivre sereinement (sans violence, ni chaos ni coercition) que si chacun.e en arrive à choisir librement (en conscience, en étant informé) à peu près les mêmes voies générales (je ne veux pas dire que tout le monde sera identique)

(voies générales = volonté de respect, envie de convergences, idées de base sur quelle économie, politique, système de travail/activité, ça ne concerne pas les goûts et couleurs personnels)

Il me parait clair ici, que tu confond "pouvoir vivre sereinement" et "pouvoir vivre heureux".
C'est pour ça que tu mets tant de chose dans les voies générales.

D'après moi, pour pouvoir vivre sereinement sa liberté individuelle en groupe : Il faut (et il suffit) que le respect soit une valeur tenue dans les faits par tout le groupe, donc il faut que le respect soit imposé sous peine de remontrance (et si ça ne suffit pas, sous peine d'éjection en y mettant le plus de respect possible sachant qu'à l'impossible nul n'est tenu. On ne peut pas respecter longtemps ceux qui nous agressent). La simple valeur respect, si elle est imposée, va assurer la sécurité. Il faut donc une police au service du respect.

Pour que la vie de groupe se lance et persiste, il faut que les protagonistes éprouvent du plaisir à vivre dans ce groupe, et là, à mon avis, ça ne se discute pas avec des critères mais avec du feeling.

Par contre, pour vivre heureux, il faut plein d'autres choses, et ce n'est pas les mêmes choses pour les uns et pour les autres. Pour toi c'est "envie de convergences, idées de base sur quelle économie, politique, système de travail/activité". Tu dis que "ça ne concerne pas les goûts et couleurs personnels", mais moi, je pense que si, et même pire, je pense que ça concerne surtout les goûts et les couleurs personnelles. Tu ne te rends pas compte à mon avis que la liste que tu donnes est remplie de goûts et de couleurs qui te sont personnels.

Message modifié par son auteur il y a 6 ans.

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LuLutine

le dimanche 02 février 2014 à 05h29

PolyEric
je ne commence à être épanoui qu'à partir de deux relations [...]
je ne suis équilibré qu'à partir de deux relations

Oui, on est sans doute très différents. De fait, j'ai souvent dû dans ma vie, trouver à m'équilibrer coûte que coûte, même avec zéro relation amoureuse et/ou alors que je fréquentais peu de gens (amis...) qui puissent me soutenir.

J'ai donc appris à faire (relativement) seule. Pas le choix. Question de survie, en un sens.

Alors je ne dis pas que je serais parfaitement épanouie, et là du coup on n'a peut-être pas la même façon de définir ce que tu appelles "se satisfaire de..." ?

J'ai vécu une énorme partie de ma vie (dont en gros toute mon enfance et mon adolescence) sans être épanouie. Alors même si ce n'est pas optimal, je peux très bien vivre comme ça, oui. D'ailleurs, à force j'ai développé tellement de sources d'épanouissement que je pense qu'aujourd'hui, je pourrais peut-être être tout de même épanouie, dans des circonstances qui à tes dires ne t'épanouiraient pas (je ne sais pas si je suis claire, il est 5h du matin passées...).
Mais je serais moins épanouie avec zéro relation qu'avec une ou plusieurs. A moins que cette/ces relation(s) ne soi(en)t destructrice(s), auquel cas au contraire je m'épanouis mieux avec zéro relation qu'une seule !

PolyEric
je ne me lasse pas de vivre l'amour et que lorsque je ne le cherche pas, il ne vient pas.

Ah oui, on est différents. Je ne me lasse pas non plus, mais il vient tout seul...même s'il n'est pas toujours réciproque !!!

PolyEric
Seconde similitude : Je ne suis pas capable d'aimer des personnes avec lesquelles je n'ai pas un feeling quasiment total.

Pas sûre de comprendre ce que tu appelles "feeling quasiment total", et pas sûre d'être d'accord que ce soit une similitude entre nous...

PolyEric
Je me méfie moins que toi sur ce sujet, je suis moins prudent, et je me lance dans des trucs qui ne sont pas ficelés,

Oh mais tu ne me connais pas si bien !
Je suis tout-à-fait capable de me lancer dans des trucs "pas ficelés" !
C'est juste que "ça dépend" ! :P

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Geraldin-e

le lundi 31 mars 2014 à 19h04

Pour info, j'ai bientôt fini un bouquin très intéressant de Diana Leafe "Vivre autrement" (conseillé par un habitat groupé que j'ai visité).
Ce livre offre une bonne synthèse sur ce qui serait à faire, et ne pas faire, pour créer et réussir un lieu de vie en groupe. Ca peut s'appliquer à toute forme de collectif. Donc à lire absolument ! :-)

Message modifié par son auteur il y a 5 ans.

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