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Alabama

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(France)

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Discussion : Peur que l'autre soit plus épanouie sexuellement avec un autre

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Alabama

le lundi 19 décembre 2022 à 12h21

Peut-être serait-il possible déjà, entre vous, de ne pas comparer le partenaire avec les autres amant.e.s.

Ensuite, admettons qu’elle ait un meilleur coup: ne serait ce pas l’occasion de comprendre ce qui fait que cette personne l’est ? Pour ma part je pense que tout le monde peut être un super coup à condition de beaucoup communiquer, de remette en question, apprendre, travailler sur le lâcher prise, la pression de performance etc… donc si vraiment elle prend plus son pied avec quelqu’un d’autre, ça voudra dire quelque chose de votre sexualité et ce sera potentiellement l’occasion d’y changer des choses.

Et si vous êtes déjà dans beaucoup de communication et de non-figement de la manière dont vous faites du sexe ensemble il y a assez peu de raisons qu’elle trouve mieux : elle trouvera surtout différent.

Après dans ton dernier message, ta peur ne semble pas être juste liée à la sphère sexuelle. Qu’est-ce qui t’inquiète dans le fait que les autres accèdent aussi à la dimension relationnelle avec ta partenaire ?

Autre chose : pourquoi n’as tu pas peur de la concurrence d’une femme contrairement à celle d’un homme ?

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

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Alabama

le vendredi 16 décembre 2022 à 17h58

bonheur
La présentation à l'autre est essentielle. La présentation commune. On en revient à la communication, comme d'habitude.

Soit le ou la métamour est intégré, soit il ou elle ne l'est pas.

Tu peux développer ? Je ne suis pas sûre d'avoir compris ce que tu voulais dire.

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Discussion : C'est la panique !

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Alabama

le vendredi 16 décembre 2022 à 09h15

Je vais te répondre sur un seule point : le fait que ta compagne réagisse mal quand tu lui parles de tes difficultés .
Je ne sais pas comment tu lui en parles .
En ce qui me concerne, l’empathie dans une relation est une base non négociable. Je t’inviterais à tenter de lui proposer une discussion où vous avez chacun.e un temps égal pour parler (par exemple 15mn), et pendant ton temps de parole elle doit juste écouter . Et vice versa. A renouveler autant que nécessaire .

Il est très important à mon sens que vous trouviez une manière de communiquer et relationner où elle te rassure autrement qu’en disant que peut-être elle ne sortira pas avec cet homme. Mais juste écouter tes difficultés, te prendre dans les bras si besoin, te rassurer sur son amour, bref ce dont tu as besoin. A toi aussi de lui demander ce dont tu as besoin «  j’ai besoin d’être rassuré sur ton amour, j’ai besoin d’un câlin peux tu m’en faire un ? » ou que sais-je.

Si tes crises continuaient comme ça, que tu te sentes très mal, il faudrait se poser la question de si c’est vraiment bon pour toi de continuer sur ce chemin. Rien ne sert de se faire du mal.

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Discussion : Le polyamour implique t il des relations moins fortes ?

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Alabama

le vendredi 16 décembre 2022 à 09h04

Le polyamour n’implique pas des relations moins fortes.
Mais je dois dire que ce n’est pas toujours si simple de trouver le bon équilibre entre indépendance et intensité relationnelle avec une forme d’engagement (pour moi engagement veut dire investissement émotionnel et matériel dans la relation).
J’ai eu plusieurs expériences avant mon amoureux actuel ou je tombais sur des personnes que ça arrangeait bien le polyamour en raison de leur difficulté à investir le champ émotionnel, ou alors sur des personnes investies mais monogames.

La question que tu soulèves de «  rendre des comptes » est une question primordiale pour moi dans la non-monogamie. Après avoir vécu en couple j’ai décidé de ne plus recommencer. J’habite seule avec ma fille ou en colocation avec des ami.e.s proches mais pas avec un.e amoureux.se pour justement séparer les sphères : partager sentiment amoureux + sexualité + quotidien je trouve que ça fait trop avec la même personne et c’est beaucoup moins pratiques en cas de rencontres plurielles.

Ce dont tu parles a aussi une étiquette: solo poly que j’ai découvert y a pas longtemps. En gros tu vis en célibataire tout en ayant des relations amoureuse/sexuelles mais qui n’impliquent pas l’ascenseur relationnel. Ces relations n’impliquent pas moins d’intensité. Je dirais même au contraire : on choisit ces personnes pour autre chose que le fameux projet de couple et donc chaque pierre de la relation se construit plus facilement en-dehors des modèles pré existants (même si on peut quand même y tomber car on a tous été élevé.e.s là dedans).

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Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

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Alabama

le jeudi 15 décembre 2022 à 17h18

artichaut
Ensuite rencontrer en vrai permet d'enrayer les projections, les fantasmes, les idées reçues et donc la jalousie (je ne t'apprend pas qu'il y a de la jalousie, aussi entre ami·e·s) et inversement, pour moi, d'augmenter la compersion.

Oui, ça je me le disais aussi, mais je parlais, en-dehors de tout "pb" ou jalousie, pourquoi vouloir absolument les rencontrer, et tu as répondu à ma question te concernant. Je n'ai pas le même besoin je pense, de mettre des têtes sur des récits. Quand la personne est importante, je retiens et j'arrive à m'en faire une image.


Et en cas de coup dur de la vie concernant la personne aimée, il me semble important de pouvoir s'informer, de pouvoir s'entraider, etc.

Alors ça, ça me parle vraiment, et tu vois je n'y avais pas pensé ! Merci.

Quant tu es une femme en relation hétéro-poly il me semble encore +primordial de rencontrer tes metamours femmes. Car les mecs pivots hétéros, sont réputés pour faire de la merde à répétition. Et être pivot c'est avoir du pouvoir. C'est donc une manière de partager ce pouvoir.

Ah c'est intéressant ça, car tu vois, je me faisais la réflexion que quand les métamours meufs se rencontrent, c'est encore elles qui font le taf relationnel et ça me faisait ronchonner intérieurement.

D'un autre côté, si ça merde, autant savoir ce qui se passe de l'autre côté si le pivot fait n'imp' (et je confirme, je trouve que les hommes cis het' encore une fois ne sont pas à la hauteur de ce côté-là, pour ce que j'en entends et ce que j'en ai vécu, notamment sur le peu d'honnêteté vis-à-vis des partenaires pas poly).

Tiens d'ailleurs je me dis que je vais modifier mon post de départ avec les réponses qui auront été faites, ça fera un petit pense-bête :)

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Pourquoi rencontrer les métamours ?

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Alabama

le jeudi 15 décembre 2022 à 15h19

Depuis que je suis sur le forum, j'ai lu plusieurs fois que c'était important pour certain.e.s de pouvoir avoir un contact ou rencontrer les métamours.

Je me demandais pourquoi cela revêt une telle importance ?
Ayant peu expérimenté le fait d'avoir un.e amoureux.se qui a d'autres amoureux.ses, j'y ai peu réfléchi.

J'ai rencontré une fois une métamour, le matin au p'tit déj' après avoir passé la nuit avec la personne que je venais de rencontrer. Je me demandais comment j'allais le vivre et c'était très cool, passé les premiers instants un peu "étranges".

J'ai aussi longtemps côtoyé une "métamour", d'un amoureux avec qui je ne vivais pas de relation romanticosexuelle puisqu'il était en couple et que cette dernière n'était pas franchement d'accord pour ça, c'est le moins qu'on puisse dire (elle était ultra méga jalouse et j'en ai pris plein la tête). Mais du coup je la connaissais avant, et aujourd'hui c'est une amie proche.

Je ne me verrais pas exiger quoique ce soit sur ce terrain. Mon souhait est de transformer mes relations amoureuses pour qu'elles ressemblent plus à mes amitiés, et transformer mes amitiés pour qu'elles ressemblent plus à mes amours, et donc pour moi c'est faire une spécificité là où j'aimerais enlever de la spécificité.

Cependant je suis curieuse et donc ça m'intéresse de connaître votre points de vue sur cette affaire :)

Une liste non-exhaustive et à compléter au fur et à mesure des réponses :
- en en entendant parler je me dis que je pourrais bien m'entendre avec
- l'amoureux.se du milieu pense qu'on pourrait bien s'entendre
- ça se trouve comme ça parce qu'on est invité.e.s au même événement de groupe
- la personne passe par là pour rendre un truc par exemple
etc...
- et en cas de problème, pour essayer d'arranger la situation...
- mettre une tête sur les relations importantes pour se souvenir des infos liées à cette personne
- enrayer les projections, les fantasmes, aide à diminuer la jalousie
- en cas de coup dur liée à la personne pivot, pouvoir s'informer, s'entraider...
- quand le pivot est un mec cis het' et les métamours non, se rencontrer permet de partager le pouvoir et les infos

P.S : je comprends rien aux thèmes proposés, je n'arrive pas vraiment à trouver dans quel thème s'inscrit le sujet que je veux lancer... j'ai mis dans romantisme faute de mieux.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Comment savoir si notre metamour est vraiment poly ?

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Alabama

le mercredi 14 décembre 2022 à 15h14

Oui je répondais simplement sur le cas général.

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Discussion : Comment savoir si notre metamour est vraiment poly ?

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Alabama

le mercredi 14 décembre 2022 à 14h03

bonheur
Et hop, une rencontre et tout bascule. En quelques semaines, tous nos mois d'apprivoisement se perdent dans un néant de ce choix devant lequel il a été mis par une personne mono. Et le choix a démontré qu'au final, il n'est pas poly du tout. Acceptant, oui. Capable de gérer plusieurs relations et être à la place centrale, non. Dès que ça se complique un peu, tout s'effiloche. Le monoamour est la simplicité, parce que dans la norme, tout simplement.

La personne poly, d'après moi, est celle qui sait ce qu'elle veut vraiment. A ce "jeu" on peut en effet vite se faire avoir.

Je mettrais un bémol à cela, bien que ce soit hors sujet.
Je suis foncièrement poly je pense, et depuis toujours.
Mais il m’est arrivé de choisir une relation mono, au détriment d’un autre partenaire poly, non pas par simplicité, mais parce que même en sachant que c’était un choix à court terme, ce que m’apportait ma relation avec le mono était trop important pour moi à ce moment là…
Je me dis que je ne suis pas à l’abri de refaire ce choix (j’espère pas, je crois avoir réglé des trucs depuis qui devraient m’éviter de me retrouver dans ce genre de situation).

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le dimanche 11 décembre 2022 à 23h01

@artichaut : merci beaucoup pour ta réponse, c’est un peu ce type de retours que je cherchais, et merci pour la sincérité : n'étant pas une moine bouddhiste, les expériences des humains non-moines m'intéressent au plus haut point ;)

Suite à ton partage, je me suis posé les questions à moi-même.
Je ne me rends pas compte si je me sens souvent trahie: je n’ai pas une mémoire infaillible. Mais j’ai l’impression que c’est assez rare. Beaucoup plus rare que d’être en colère par exemple (même si les deux peuvent aller de paire).

Je ne crois pas qu’on m’ait jamais accusée d’avoir trahi. Bon et j’accuse rarement d’avoir trahi, c’est pour ça aussi que je parle de «  me sentir trahie » ce qui est une nuance importante à mes yeux, surtout quand je sais que l’autre est de bonne foi.
J'ai comme toi auparavant, l'impression de ne pas trahir. Mais j'ai repensé à un épisode très très récent, où par étourderie, j'ai mise très en colère une amie proche à moi. Cela m'a permis de me connecter à la "moi faillible" et donc de ressentir de l'empathie pour cet amoureux.

Je suis d’accord que ces événements nous permettent d’apprendre. Sur moi je ne sais pas, je n’ai pas assez de recul je crois. Je pense que l’émotion était proportionnelle au soin qu’on avait pris ensemble de se mettre d’accord sur un truc. Ça c’est pour ce qui concerne la relation. Et proportionnelle au nombre de fois où ma parole n’a pas été entendue dans mes histoires amoureuses. Or là j’ai été entendue sans difficulté et ça change tout. Ma colère est repartie comme elle était venue. Il m’a suffi d’attendre un peu, de me reconnecter à l’amour profond que je ressens pour cette personne et accepter que finalement, aucune règle aussi parfaitement mise en place soit-elle, aussi simple et non contraignante soit-elle, ne me protège de quoi que ce soit.

L’idée du petit côté maso m’a amusée. Je retiens dans un coin de ma tête.

De mon côté, je me suis demandé si une part de moi n'attendait pas qu'il merde : en effet je suis quand même super méfiante envers les hommes quand j'entre en relation amoureuse avec eux, parce que j'ai pas mal d'expérience de non-respect manifeste de leur part. Cette relation contribue à m'en guérir, comme d'autres relations auparavant, mais il en reste toujours un peu.

Pour répondre à ma propre question :

- j’ai exprimé très clairement ma colère (avec intensité , j’ai appris ces dernières années à ne pas avoir peur du conflit et à en accepter les conséquences éventuelles ) : cette étape m’a rendue joyeuse après coup, le sentiment d’être en accord avec moi-même

- de son côté il a expliqué ce qui s’est passé , sans trop se justifier et en admettant sans difficulté qu’il avait merdé + il s’est rendu disponible pour en discuter + il a présenté des excuses

- ensuite j’ai pris le temps de laisser décanter 24h. La colère est retombée, et là j’ai commencé à me demander comment faire et je me sentais démunie et impatiente que ça se règle, mais aussi j'ai eu la tentation de "laisser mariner" plus longtemps, comme pour "punir" ou "faire apprendre la leçon". Je n'ai pas cédé à la tentation.

- j’ai donné des nouvelles à l’autre pour rassurer et bloquer sa culpabilité qui n’allait pas nous aider, et fait la demande qu’il prenne le temps de se poser et de réfléchir avant qu’on reparle

- j’ai beaucoup réfléchi. Je vous ai lus. Et j’ai conclu que je ne pouvais pas attendre de lui que ça ne recommence pas. J’ai considéré que ça valait le coup quand même, notamment s’il était capable de voir ce qui fait qu’il a merdé et comment on peut faire avec ça. Je me suis aussi dit que j’étais pas enfermée et que c’était pas parce que j’acceptais de passer au-dessus de cet épisode que ça voulait dire que je me laisse marcher dessus et que j’accepterais encore 10 épisodes de ce genre.

- j’ai lu des trucs sur internet sur le fait de «  choisir » de refaire confiance ( bon c’était à propos d’adultère ce qui ici n’est pas du tout le cas mais les conseils me parlaient bien), et j’ai trouvé que c’était beau. J’ai décidé avec moi-même que je renouvelais mon engagement à aimer

- il avait bien réfléchi de son côté et a été honnête sur le fait que ça pourrait se reproduire

- on s’est dit qu’à l’avenir plutôt que de se lancer tête baissée à raconter notre vie on tentait plutôt de s’appeler, cette fois sans règle bien définie mais plutôt comme quelque chose à reinterroger à chaque fois.

- il a redéfini des priorités dans sa vie pour être moins dispersé

Bref ma colère était tellement forte que j’ai cru que ce serait long et difficile et en fait bah pas du tout. C’était plutôt simple finalement : c’est presque comme si j’avais même oublié pourquoi ça m’a tant blessée sur le moment. J’ai même été contente que ça nous arrive et que ça me donne l’occasion d’expérimenter ce processus. J’avais un peu peur mais j’étais en même temps joyeuse, et c’était aussi une opportunité que je n’imaginais pas de pouvoir réaffirmer que je tiens à cette relation sans pour autant la dimension de dépendance, plutôt comme un choix conscient et serein. Je n’ai pas vécu cela souvent dans ma vie alors c’est un cadeau et je le prends comme tel.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le dimanche 11 décembre 2022 à 12h54

@Impedimenta : oui tu as raison c’était flou car je voulais essayer de ne pas raconter toute ma vie. Ce qui m’intéressait c’est de voir comment font les autres, très concrètement, pour dépasser ces situations.

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le dimanche 11 décembre 2022 à 10h00

En l’occurrence cela avait tout autant d’importance pour lui. J’ai l’impression que vous ne me lisez pas 😅. Il a admis qu’il l’aurait aussi très mal pris en sens inverse. Je fais confiance à ma colère : elle m’indique qu’une limite a été dépassée. Alors certes vous mangez tous du moine bouddhiste au p’tit dej’ mais en ce qui me concerne, avant de devenir un moine, je m’écoute. C’est en ne s’écoutant pas que les gens se retrouvent dans des relations toxiques.

Ok pour le bon sens qui n’est pas le même pour tout le monde : cependant il y a des bases de ce qu’est prendre soin des autres, être en empathie. Et ça se traduit en acte sinon c’est juste des vœux pieux.

J’ai ma petite idée des raisons pour lesquelles cette erreur a pu arriver. Et elle a à voir à mon sens avec le fait de prendre soin de soi : quand on ne prend pas soin de soi c’est difficile de prendre soin des autres . Il est pardonné déjà, et j’accepte qu’il puisse (et que je puisse) encore se planter à l’avenir : mais cette erreur est loin d’être anodine.

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le vendredi 09 décembre 2022 à 22h48

L’accord était de se parler des autres rencontres de vive voix : donc possibilité de poser des questions, de sentir la présence de l’autre, ne pas être seul.e face au récit. Rien de plus. Aucune règle sur ce que doivent être les relations en question, aucune non plus sur ce qu’il faut raconter ou pas ( à part peut-être juste ne pas cacher).
C’est presque du simple bon sens pour moi : on se pose la question dans n’importe quelle relation de comment annoncer une nouvelle importante, qui peut chambouler l’autre, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Et si en plus il y a eu une demande explicite, je vais aussi très mal le prendre ou je comprendrais que l’autre prenne mal que je n’ai pas respecté la demande.

En tous cas je prends en compte les questions à se poser ensemble pour dépasser le truc. Ma colère redescend tranquillement et il me sera plus facile d’être constructive même si je me sens un peu impuissante.

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le vendredi 09 décembre 2022 à 17h17

Merci pour ta réponse. Je suis assez d’accord avec. Même si en l’occurrence la règle était vraiment simple : parler de la rencontre en direct (soit tel soit en physique) et pas par message.
Que la règle était dans les deux sens.
Que je ne sais plus sur quoi me baser pour avoir confiance sur des choses plus compliquées à l’avenir, si même ce truc simple n’a pas pu être respecté.
Mais je suis d’accord : les gens peuvent changer.
Je sais aussi que si ça se répète trop, j’ai la possibilité de me désengager, de demander une transformation de la relation qui demande moins de confiance. Je ne sais pas comment, mais je sais que c’est possible si j’en ressens le besoin à un moment.

Reste que je suis dans l’incompréhension.

J’aimerais voir ce qui de mon côté a pu être ambivalent mais je ne vois pas : j’avais hâte d’entendre le récit de sa rencontre , et le non respect de ma demande m’a enlevé toute joie et toute curiosité, pour l’instant j’accuse le coup et la déception.

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Discussion : Apprivoisement et anarchie

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Alabama

le vendredi 09 décembre 2022 à 14h45

Ce que ça m’évoque c’est que la vie fluctue, les humain.e.s aussi et qu’on ne peut rien prendre pour acquis.
C’est bateau mais en vérité on ne peut rien promettre à personne.
Je me connais pour l’avoir expérimenté : tomber amoureuse d’une autre personne n’amoindrit pas ma relation antérieure. Mais si je suis avec quelqu’un qui n’a encore jamais expérimenté cette configuration, quels que soient ses convictions, je ne présume de rien car seule l’expérience peut venir valider ou non ce qu’on pense être.

Et même en ayant déjà vécu cela, on peut être surpris par soi-même : on change et on fluctue.

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Discussion : Dépasser le sentiment de trahison

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Alabama

le vendredi 09 décembre 2022 à 14h03

Admettons une relation poly, où il y a eu des discussions très précises sur comment se parler des autres relations/rencontres potentiellement sexo-affectives. Admettons qu’une des deux personnes n’a pas respecté ce qui a été décidé ensemble.
Et que cette personne s’en veut mais le mal est fait.
Ça arrive sans doute régulièrement. Les humains sont imparfaits.

Je m’adresse à celleux qui ont vécu la situation, dans un sens ou dans l’autre (on ne parle pas ici de tromperie mais de manque de «  prendre soin », il n’y a pas de jalousie en jeu, plutôt une limite dépassée, qui provoque colère et sentiment de trahison).

Comment on dépasse cette situation ? Qu’est-ce qui fait que la confiance peut revenir ? Qu’avez vous fait en tant que «  personne fautive » ? Qu’avez-vous fait en tant que «  personne trahie » ?

On parle ici de personnes de bonne foi, des deux côtés.

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Discussion : Séduction éthique

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Alabama

le vendredi 09 décembre 2022 à 08h42

J’ai fait des yeux gros comme des soucoupes quand j’ai lu de ta part @bidbidibidi que l’anti-séduction c’est ne pas respecter ton consentement ou je ne sais quoi, que ce comporter comme dans une relation amicale, sans séduction, ça brouillerait les pistes 🤨
C’est si compliqué de poser des mots ? De demander avant de toucher ? Avant d’embrasser ?
On est en plein flou de la culture du viol qui a été pointée par @artichaut.
En ce qui me concerne je demande avant d’embrasser ou autre rapprochement, et tous mes partenaires ou presque de ces dernières années l’ont fait aussi. Et j’ai grandement apprécié.

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Discussion : Séduction éthique

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Alabama

le jeudi 08 décembre 2022 à 13h54

kill-your-idols
On peut très bien aller dans les sites de rencontres sans avoir un but de séduction rapide. De mon côté, j'y vais régulièrement, et je rencontre beaucoup de nouvelles personnes. Parfois c'est une première rencontre qui s'arrête là, parfois cela débouche sur des nouvelles amitiés, et parfois sur des nouvelles relations.

Les sites de rencontre sont juste un outil. C'est à chacun de nous d'y mettre l'attitude qu'on préfère.

Entièrement d’accord. J’ai fait une ellipse : actuellement j’ai bien assez de relations dans ma vie, quelle que soit leur nature. Je suis presque débordée en tous cas vu l’exigence que j’ai dans le nourrissement des liens. Mais j’ai aussi un peu (beaucoup) envie d’avoir une amoureuse et c’est ce qui fait que je suis encore inscrite et pour moi ça c’est complètement contradictoire avec ce vers quoi je veux tendre qui est de ne plus mettre d’enjeu particulier dans une rencontre . Je me suis fait une très bonne amie via un site de rencontres, je ne suis pas non plus complètement bornée sur la relation amoureuse, mais je n’y vais pas en étant totalement détachée d’envies amoureuses. Et là j’essaie de regarder mes contradictions en face.

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Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?

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Alabama

le jeudi 08 décembre 2022 à 13h43

Je me rends compte que je mets moins d’importance dans les mots utilisés que dans le comment, à qui, par qui et pourquoi ils sont dits. Deux personnes peuvent me dire «  mon amour » et dans un cas mon cœur va fondre, dans l’autre je vais me sentir à l’étroit. Dans un cas c’est l’utilisation imparfaite du vocabulaire qui est à notre disposition et dans l’autre une volonté non questionnée d’appropriation.

Je suis beaucoup plus sensible à l’énergie qui accompagne les mots qu’aux mots eux-mêmes (bien qu’ils restent quand meme importants).

Si je dois utiliser un mot imparfait mais que je serai mieux comprise de mon interlocuteur je n’hésite pas une seconde.

Et je remarque beaucoup de peurs liés aux mots, en particulier dans les relations amoureuses. Je pense que dans ce cas rien de mieux que de se dire ce qu’on met précisément derrière.

Les possessifs ne me dérangent Pas plus que ça, je n’y met pas de possessivité derrière : je dis ma fille, j’utilise souvent le possessif comme marque affectueuse et il est assez clair pour moi que les gens de m’appartiennent pas. On peut inventer des nouveaux mots mais on peut aussi se mettre d’accord sur le sens qu’on met sur les anciens.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : Séduction éthique

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Alabama

le mercredi 07 décembre 2022 à 18h21

Oui ce que tu dis est très évident, quand on est dans des rapports de séduction classiques. Je me tue à dire que précisément, je souhaite sortir de ce type de rencontres classiques. Enfin je suis un peu ambivalente sur la question, puisqu'il m'arrive encore d'aller sur des applis de rencontre. Donc c'est pour cela que je parle beaucoup de "vouloir", et de ce vers quoi je tend. Je ne prétends être totalement en-dehors de ce dont tu parles, mais j'ai le désir de m'en extraire.

Actuellement il y a une personne de mon entourage que je connais peu, mais avec qui j'ai trouvé les discussions passionnantes. De plus cette personne me plaît, m'attire physiquement. Pourtant, j'ai décidé de ne pas entrer dans de la séduction. Je ne dis pas que je suis neutre quand je la croise : à l'intérieur de moi il y a toujours de l'attirance. Mais je la mets de côté, et je rencontre cette personne tranquillement, comme n'importe quelle autre personne qui m'intéresserait et pour qui je n'aurais pas d'attirance physique particulière (j'en ai toujours un peu quand j'apprécie quelqu'un, donc c'est plutôt le degré qui me donne une information, plus que l'existence de l'attirance).

Je ne l'invite pas à boire un café (et si je le faisais ce serait sans arrière-pensée), je ne cherche pas à savoir si cette personne à des amant.e.s/amoureux.ses dans sa vie.

Par contre je cherche à avoir des discussions qui ne sont pas superficielles, comme avec toutes les personnes que je rencontre dans ma vie. Bon ok, pas la boulangère mais si ça se faisait socialement, je n'hésiterais pas à le faire même avec elle.

J'ai l'impression que cela semble très éloigné de ce que tu vis, mais en fait c'est très simple : je veux rencontrer les gens comme je rencontre mes ami.e.s, c'est à dire, construire une relation, sans pousser, qui potentiellement sera amicale. Et peut-être, autre chose qu'amicale. Je n'en sais rien et je ne veux pas (plus) savoir. Je crois que j'ai cette envie de plus de simplicité, justement parce que j'ai une relation amoureuse, et que je ne ressens pas le besoin de multiplier les relations sexo-affectives (j'aime bien ce terme, je te le pique), bien que je n'y ferme pas la porte.

J'ai bien plus envie de cultiver la sensualité/câlins/proximité émotionnelle avec mes ami.e.s, que de chercher des amoureux/ses.
Donc exit la séduction.

Quand je parle d'anti-séduction, c'est dans le sens de faire et dire des choses que j'aie peur que l'autre n'apprécie pas, et le faire quand même, y compris en début de relation amoureuse où la plupart du temps les gens se montrent sous leur meilleur jour. Je me montre telle quelle dès le départ. Tu mets dessus "s'adapter au désir de l'autre au point de se renier" et il me semble que c'est une interprétation un peu sauvage de ce que je dis, ou en tous cas exagérée.

Ensuite, je ne suis pas hétéro. Sans doute que cela modifie ma manière de relationner : le genre des gens m'importe assez peu, même si je n'ai pas une attirance sexuelle égale pour tous les genres. Je ne modifie pas mon comportement en fonction du genre d'une personne (enfin si, les hommes étant souvent très pénibles à mon goût, je relationne peu avec), ce que tu sembles faire. Et je parle de non-monogamie dès que l'occasion se présente, ainsi que de sexualité : j'adore parler de ces deux sujets, et je ne les réserve pas du tout à la sphère sexo-affective.

Bref. Je pense qu'on peut arrêter là car je crois avoir compris ton point de vue et je pense que j'ai suffisamment écrit pour expliquer le mien.

Message modifié par son auteur il y a 3 ans.

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Discussion : L'abscence de compersion révèle t-elle une abscence d'amour ?

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Alabama

le mercredi 07 décembre 2022 à 13h29

Cadeau : un article sur le vide fertile que je n'ai pas encore lu. J'ai appris ce terme en formation de Gestalt thérapeute, donc pour moi c'est un concept propre à la Gestalt mais je crois qu'il est utilisé aussi en-dehors de ce contexte. Très très contente que ces trois mots te plaisent, car la première fois que j'ai entendue cette expression, elle m'a énormément plue aussi. S'il y a 3 concepts dans la vie qui me tiennent à coeur, je crois que ce sont : le vide fertile, le doute et l'amour :) Sans cela, la vie me semblerait bien fade.

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