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Discussion : [Lexique] Situationship, un nouveau mot pour un concept connu
artichaut
le jeudi 09 novembre 2023 à 22h59
Situationship, néologisme fabriqué à partir des mots anglais « situation » et « relationship » (« relation » en français), renvoie à une relation vécue au présent, par exemple un type de relation dont les termes n’ont pas été définis par les partenaires, une relation qui brouille les codes, une relation entre amour et amitié, etc.
Deux articles parmis tant d'autres :
- https://urbania.fr/article/depuis-quand-tout-le-mo...
- https://parlonsmecs.com/situationship-la-relation-...
Discussion : [Presse] Polyamour vu dans la presse (fil général)
artichaut
le mardi 24 octobre 2023 à 14h27
Siestacorta
(Pas trouvé de fil générique pour ça)
Tu peux aussi le créer, hein (!)
N'importe qui peut créer un fil générique sur n'importe quel sujet.
Du reste ton titre a des élans de ça, je trouve.
Peut-être qu'il suffit juste de le nommer précisément comme tel…
Discussion : Comment faire avancer les mentalités de notre société sur le polyamour ?
artichaut
le lundi 23 octobre 2023 à 16h39
De passage
Bonsoir, @Peace-Shark, je comprends ton désappointement. Effectivement, parfois, remettre l'église au milieu du village peut être salvateur.
J'ai mes tords, un poil de provocation, parfois d'agressivité. voir souvent.
Faut me comprendre, je déteste les faux semblants, les hypocrites, les gens de mauvaise foi, les menteurs (et menteuses), le politiquement correct, les modes, les mecs qui se revendiquent féministes (quelle bonne blague !).
Je déteste l'idée même de faire du mal aux personnes que l'on aime. Cela me dépasse.
Donc je m'en vais sans aucun regret.
Bon ben c'était pas vraiment le dernier, alors !
(Comme à chaque fois, que quelqu'un décrète ça ici…)
Discussion : Études des besoins - Réforme législative des relation interpersonnelles
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
artichaut
le mardi 26 septembre 2023 à 13h40
dany
@artichaut ah, pourquoi merci ? :-)
J'y vois :
- une forme de lenteur assumée, ou de modestie. (c'est pas "Je suis poly !!!")
- une volonté de changement et d'aller vers l'autre. (c'est pas "Comment forcer mon conjoint a… ?")
- une conscience que les choses ne se font pas en un jour.
- etc
Bref une approche non dogmatique et en mouvement.
Discussion : Vers la non exclusivité sexuelle.
artichaut
le lundi 25 septembre 2023 à 10h51
dany
Vers la non exclusivité sexuelle.
Une fois n'est pas coutume (sur ce site), j'aime beaucoup ton titre !
Merci pour ça.
Discussion : Interactions entre métamours
artichaut
le samedi 16 septembre 2023 à 13h50
Alinea7
à court terme j'aimerais pouvoir faire confiance à mon partenaire pour porter cette responsabilité (…) et vérifier que ça convient à la nouvelle personne impliquée.
Oui, le problème, c'est quand c'est le pivot qui décide à la place des personnes impliquées (les deux meta), si elles doivent ou non se rencontrer. Et il n'est pas toujours (euphémisme) facile ou pertinent de faire confiance à cet endroit-là.
Comment par exemple, être sûr·e que l'autre ne veut pas nous rencontrer (tel que le dit notre partenaire), et que c'est un choix éclairé, et en connaissance de cause ?
Discussion : Interactions entre métamours
artichaut
le samedi 16 septembre 2023 à 13h36
Perso par exemple, j'aime rencontrer les parents (qui sont généralement aussi des métamours) de mes partenaires. Mais ça ne veut pas dire qu'ensuite je vais me forcer à relationner/interagir avec eux. Même la plupart du temps, la relation ne dépasse pas cette première rencontre. Je suis curieux de nature, mais ensuite, se passe ce qu'il se passe. Et je n'aime pas me forcer socialement.
Mais je ne vais pas non plus exiger de rencontrer les parents. Juste j'exprime généralement ma très très forte envie que cette rencontre ai lieu. Sans autre attentes que la savoureuse curiosité.
Bref, toute personne importante dans la vie de quelqu'un que j'aime, j'ai la vive curiosité de le/la rencontrer. Je suis ainsi fait. Mais au delà de cette première rencontre (ce date meta !), personne ne peut dire ce qui se vivra.
Discussion : Interactions entre métamours
artichaut
le samedi 16 septembre 2023 à 13h20
Lili-Lutine
Je ressens de moins en moins le besoin de rencontrer mes copartenaires (ou métamours) qui manifestent dès le départ un comportement de jugement instantané
Cependant, lorsque mes copartenaires s'approchent de moi avec bienveillance et sans arrière-pensée, je les accueille avec simplicité et bienveillance en retour
Oui, après tout, les co-partenaires sont des relations au même titre que les autres. Donc avec chacun·e se dessine quelque chose de différent et de (souhaitons-le) co-construit.
Et, de fait, si l'un·e ne veut pas relationner, on ne peut pas le/la forcer, et c'est toujours le non qui l'emporte. Et tant mieux (consentement oblige). Même si parfois c'est une manière de garder le pouvoir et de ne pas se mettre en jeu, que de refuser d'interagir (mais au même titre, bien sûr, d'autres fois, que de chercher à imposer l'interaction).
J'aime bien le sans arrière-pensée dont tu parle @Lili-Lutine. C'est peut-être une des clefs : se rencontrer sans attentes, juste par curiosité et pour le simple plaisir de rencontrer (ou interagir avec) quelqu'un·e qui aime quelqu'un·e que l'on aime. Et ce qui adviendra de cette rencontre, dépendra de chaque personne en présence, et de ce qu'ils/elles voudrons (ou pas) y mettre.
Discussion : [Livre] « Mono Poly : Itinéraire d'une aspirante polyamoureuse » de Valentine Darles, 2022
artichaut
le mercredi 13 septembre 2023 à 19h23
Mirage89
J'ai lu ce livre, j'ai trouvé le style assez bon mais le contenu... affligeant.
J'ai beau être d'accord avec certains arguments développés dans ce retour, je trouve que ce post ressemble à un réglement de compte. Dommage que ce retour soit posté en mode invité. Ça n'aide pas à lui apporter du crédit.
Discussion : Polyamour, pas pour les "pauvres" ? Le polyamour serait-il réservé à la classe moyenne et plus ?
artichaut
le mercredi 13 septembre 2023 à 19h16
Sally
Je sais que c'est pas "polyamoureux" en soi, mais oui, je n'arrive pas à concevoir l'amour sur la durée,
Je ne sais pas si c'est "polyamoureux" (les monogames en série ne sont-ils pas un peu poly à leur manière ?) mais en tout cas l'assumer et l'affirmer comme tu le fait, remet déjà en question certains préceptes de la monogamie théorique… c'est donc en soi une forme de déconstruction du modèle (théorique) dominant.
Discussion : Le/la mono polycompatible
artichaut
le mercredi 13 septembre 2023 à 19h07
Topper
Ben non. La poly-saturation ne vient pas d'une personne heureuse dans ses relations.
(…)
On ne désire pas développer d'autres relations parce qu'on est malheureux dans notre ou nos relations existantes, mais parce qu'on peut le faire. Car on sait que chaque personne, chaque relation, aura ses spécificités, une richesse différente.
Et on peut le faire, jusqu'à une limite de temps et d'énergie disponible à consacrer à ces relations.
Je comprends l'idée, mais je ne partage pas ce point de vue (sans doute car je ne partage pas l'idée de la limite de temps et d'énergie disponible).
Mais peut-être que du coup, je ne comprends pas ce concept de poly-saturé.
Ou bien je l'associe à un truc poly-monogame (on ne peut certes pas additionner à l'infini les relations monogames). Et cette idée de saturation me semble alors étriquée.
Et si l'on se base sur ce concept de saturation, il me semble que c'est alors le polyamour qui devient un cas particuler de la monogamie, et non le contraire.
Le poly devient monocompatible.
Discussion : Le/la mono polycompatible
artichaut
le mardi 12 septembre 2023 à 19h57
En quittant la monogamie, on enlève la donnée mono (considérer n'avoir qu'un·e seul·e partenaire) et la donnée gamie (le package contractuel).
Quoique certaines personnes ont du mal à (ou font le choix de ne pas) quitter la gamie (par ex. en maintenant la dimension couple, ou contractuelle) et d'autres ont du mal à quitter le mono (le besoin d'une relation prioritaire, socle ou autre).
Du coup, oui, du point de vue des personnes ayant quitté la monogamie, la monogamie n'existe pas (et on peut la définir comme une sous-catégorie des relations non-exclusives).
Mais de fait, du point de vue des personnes qui vivent la monogamie, soit elle semble ne pas exister, car on ne voit pas toujours le bain dans lequel on nage, soit elle existe de fait, puisqu'on la vit, puisqu'on y croit.
C'est un peu comme Dieu finalement. Il existe est n'existe pas à la fois.
Dieu ou la monogamie sont des données quantiques (Schrödingeriennes).
Le polyamour c'est possiblement pareil, il n'existe que pour celles et ceux qui le vivent, et pour qui il est efficient.
Quitter le polyamour serait peut-être alors quitter le poly et quitter l'amour (ou une certaine forme d'amour).
Pour moi ça va avec le fait de renoncer à chercher à obtenir un certain type de lien (généralement pré-défini), ou d'attribuer de l'importance au nombre, ou au fait d'en avoir plusieurs (de ces liens, pouvant par exemple, être qualifié de "relation" selon nos critères). Ce peut être renoncer à une sorte de modélisation relationnelle (donnant de la valeur à l'existence dudit modèle, et à son occurence dans notre vie).
Donc le/la mono peut être polycompatible, mais le mono et le poly, peuvent aussi être [autre chose]-compatible : appartenir à une façon plus vaste d'imaginer les liens entre les êtres.
Discussion : Le/la mono polycompatible
artichaut
le mardi 12 septembre 2023 à 16h09
Siestacorta
Quand quelqu'un rejette toute relation pour un.e partenaire il est pas saturé, il est dans un rapport exclusif.
Le pendant du poly-saturé, c'est le poly-frustré, dont on parle moins, alors qu'il est carrément plus fréquent.
Les poly me semblent d'ailleurs plus consciemments frustrés que les mono (puisque les monos en couple peuvent facilement avoir le sentiment de ne pas être frustrés, là où le poly pense qu'il peut avoir toujours plus).
Sauf les mono-célib' bien sûr, qui se retrouvent dans la même config' qu'un poly.
En fait, dès qu'on veut plus que ce qu'on a on est de facto frustré.
Et le polyamour c'est donc en quelque sorte une extension du célibat.
Finalement le "poly-saturé" (ou mono-saturé) ne serait rien d'autre qu'une personne heureuse dans ses relations.
Siestacorta
Donc faire de la monogamie un cas particulier de la non-exclusivité me semble exagéré.
Moi à la réflexion, ce qui me semble exagéré c'est de prétendre que la monogamie existe.
J'ai tendance à penser que la monogamie (ou en tout cas le mono-amour) est une invention.
Personne n'aime qu'une seule personne sur terre.
Ou alors ce sont soit des égocentristes mégalomaniaques qui n'aiment qu'eux-même (il doit bien y avoir quelques uns), soit des personnes tellement blessée par la vie qu'elles remplacent l'amour de soi par l'amour unique d'un alter-ego ou d'un avatar miroir d'eux-même, et sont incapables d'aimer qui que ce soit d'autre, obnubilé qu'elles sont par la quête d'elles-même (ce qui finalement est une variante du cas précédent).
Hormis ces égocentriques pathologiques —et je ne pense pas en avoir rencontré en vrai—, je ne connaît personne sur cette terre qui n'aime qu'une seule personne, donc qui soit mono dans la pure acceptation du terme.
À moins de distinguer la gamie de l'amour. Mais dans ce cas mettre en parallèle mono-gamie et poly-amour, n'a aucun sens.
Siestacorta
Et ça remet une couche sur l'un de mes leitmotivs, le fait que le polyamour se definit plus par comment on réagit aux relations des autres que par notre propre disponibilité amoureuse.
Pour te rejoindre sur ça, je dirais que la Monogamie, c'est une manière contractuelle d'interdire à l'autre d'avoir d'autres relations que soi, ou en tout cas d'avoir un droit de regard et de contrôle sur les relations de l'autre.
Ça n'a rien à voir avec l'amour (la soit-disant capacité d'aimer une ou plusieurs personnes).
Tout au plus, ça a à voir avec l'amour de soi, et comment on deale avec ses propres failles affectives et autres syndromes d'attachement.
Discussion : Polyamour, pas pour les "pauvres" ? Le polyamour serait-il réservé à la classe moyenne et plus ?
artichaut
le mardi 12 septembre 2023 à 11h12
(Je suis pauvre)
Selon moi ce n'est pas tant une question d'argent qu'une question de classe sociale.
Un certain polyamour (celui des films et séries notamment) est en effet réservé à une classe privilégiée. De toute façon l'amour bling bling est réservé à une classe privilégiée. Et sortir de la norme peut nécessiter a minima un bon capital culturel.
Même si bien sûr, en soi, n'importe qui peut vivre et inventer des amours différentes, ou des manières différentes de s'y rapporter. Mais ça reste souvent des exceptions.
Tu dis toi même que tu n'as pas de réseaux, d'amis, de contacts. Tu es pauve relationnellement parlant. Avoir une relation serait déjà énorme, alors vivre le POLYAMOUR… oui, c'est de l'ordre de l'impossible.
Une autre forme de "polyamour" d'ailleurs, concerne plutôt les pauvres justement, ou les classes non privilégiées : celles et ceux qui dans ce monde sont habitués à ne pouvoir se contenter que des miettes de ce monde, ne peuvent en aucun cas prétendre à vivre une belle histoire monogame holywoodienne. Ils et elles savent bien que ça n'est pas pour elles/eux, alors en vivre plusieurs à la fois… Certain·e·s se tournent alors par dépit vers une forme de "polyamour" : être toujours la dernière roue du carosse, n'être qu'un·e partenaire secondaire de qui voudra bien l'être. Et s'en contenter.
J'ai le sentiment, que pour sortir de la norme en tant que pauvre, il faut trouver ses pairs. Ne surtout pas se laisser attirer par ce qui brille, mais au contraire créer de la solidarité à son échelle. Et voir ce qui est possible à partir de là.
Donc laisser tomber l'idée du polyamour comme un objectif à atteindre, et voir ce qu'il est possible de vivre avec des personnes traversant les même problématiques que toi.
Discussion : Projection du film Constellations Amoureuses
artichaut
le samedi 09 septembre 2023 à 14h48
Ça donne envie de voir le film. Mais pas sur Paris.
Il est produit par qui ?
Discussion : Interactions entre métamours
artichaut
le samedi 02 septembre 2023 à 01h26
L'interaction entre métamours est pour moi le cœur de toute relation se voulant inclusive. C'est aussi ce qui m'a permis parfois d'avoir le sentiment de vivre vraiment du polyamour.
Ça permet de commencer à créer un réseau affectif qui sort de la binarité duale propre au couple et à son cloisonnement. Ça permet de quitter certains travers des relations "amoureuses", pour tenter de créer des relations s'inspirant plutôt du modèle "amical" (de l'amour avec moins de possessivité).
Enfin, en contexte cis-hétéro, les interactions entre métamours femmes peuvent permettre de déjouer certains mécanismes des mecs (mensonges, double discours, contrôle du récit, naïveté sentimentale, immaturité émotionnelle, déni de responsabilité, etc).
Discussion : [Le site] Petite mise à jour du design
artichaut
le mercredi 16 août 2023 à 13h30
bohwaz
le site aura 15 ans en décembre
Un petit quelque chose pour fêter ça ?
Une rencontre IRL* ?
Discussion : Oui, aux relations non-exclusives. Non, au polyamour. Pourquoi ? Comment ?
artichaut
le jeudi 10 août 2023 à 23h42
J'aimerais me sentir moins seul, discuter avec des personnes partageant un peu mes réflexions du moment, alors je lance ce fil de discussion.
Vous non plus, le "polyamour" ne vous convient plus. Mais vous n'êtes pas prêt·e·s pour autant à revenir à la monogamie. Je serais ravi d'échanger avec vous.
Pourquoi ni le "polyamour", ni la monogamie ne vous conviennent aujourd'hui ?
Comment faites-vous ? Comment vivez-vous vos relations ?
*
Notes :
- Si vous vivez ou voulez vivre le polyamour, il y a mille autres fils sur ce forum pour en parler, merci de ne pas encombrer inutilement ce fil.
- Si vous vivez ou voulez vivre la monogamie, il y a mille autres sites où en parler (y compris sur ce site d'ailleurs), merci de respecter le sujet proposé sur ce fil.
- Merci également d'éviter les poncifs sur l'anarchie relationnelle. Non, ce n'est pas spécialement de ça dont je veux parler. J'aimerais pour une fois élargir un peu le débat, et le sortir des cases habituelles.
- Je ne prends pas la peine de définir "polyamour" ou "monogamie", car peut m'importe la définition que vous en avez. Ce qui m'intéresse c'est que vous vouliez vivre autre chose. Et surtout comment vous le vivez.
Discussion : Désaccord avec mon meilleur ami, lui aussi polyamoureux
artichaut
le lundi 07 août 2023 à 16h07
Siestacorta
Une question ce serait pourquoi "avoir peur de pas trouver un terrain d'entente" ? Au point de ruminer ici ?
Pour moi la réponse est possiblement contenue ici :
Lyl
Je m'inscris dans des relations polyamoureuses depuis 4 ans, mon meilleur ami depuis une douzaine d'années.
Que l'autre soit poly depuis une douzaine d'années peut donner le sentiment d'une position d'autorité en matière de polyamour à une personne qui s'inscrit dans des relations polyamoureuses depuis 4 ans.
Celà suffit à mon sens pour venir chercher du soutien, nottament en matière de légitimité à tenir telle position, visant à anticiper d'éventuels problèmes à venir.
Plus généralement il me semble que s'oppose ici la position du "ça va bien se passer" (dynamique cow boy) et celle d'anticiper les problèmes à venir. Et qui révèle des différences en terme de charge relationelle.