Polyamour.info

Camille_B

Camille_B

Brest (France)

Participation aux discussions

Discussion : Nouvelle perdue

Profil

Camille_B

le dimanche 04 février 2018 à 16h44

Si vous aviez convenu qu'il te dise quand il va la voir et qu'il ne le dit pas, ça n'est pas un "non-dit", c'est un mensonge.

Voir dans le contexte

Discussion : Il est poly, moi non

Profil

Camille_B

le mercredi 31 janvier 2018 à 11h59


Il ne m'a pas interdit de voir cet homme mais à été assez dissuasif et m'a dit et fait comprendre que si je le voyais, cela changerait quelque chose entre nous. J'ai donc finalement coupé les ponts avec cet autre homme.

J'ai vraiment tiqué sur cette phrase. Personnellement, je la trouve très violente. De la part de quelqu'un qui se dit "polyrelationnel", ne pas accepter que ses amantes aient des amoureux ça ressemble pour moi furieusement à un réflexe "polygame".

Sachant que la NRE va probablement passer ( elle peut ne pas passer, mais on est sur autre chose à ce moment là, et ça dépasse le cadre de cette discussion, et probablement de ce forum ), je crains que tu risques de te retrouver avec quelqu'un qui continue de voir d'autres filles tout en te dissuadant d'avoir cette liberté de ton côté. Si en plus tu deviens sa "relation primaire", le risque que cela soit plus que de la "dissuasion" et vire vers une vraie interdiction avec les clashs que cela suppose, me semblent élevés.

J'ai envie de te dire : fais attention à toi.

Voir dans le contexte

Discussion : La complicité

Profil

Camille_B

le mardi 30 janvier 2018 à 01h08

Ah ok.

Mais avoir de la complicité avec plusieurs personnes ne suppose pas de partager les "secrets" propres à chacune des relations avec les autres relations.

De plus les "secrets" se sont avant tout des choses que l'on ne raconte pas à n'importe qui. La complicité naît du fait que l'on peut partager avec quelqu'un ces choses que tout le monde ne peut pas entendre, ça ne suppose pas qu'il n'y ait qu'une seule personne qui puisse les entendre.

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

Profil

Camille_B

le lundi 29 janvier 2018 à 20h59

Je suis désolé que tu ais mal pris les remarques de gdf et bidibidi, mais il n'y avait aucune mauvaise intention, ils faisaient juste remarquer une "bonne pratique" du web commune à la quasi totalité des forums.

Mais cette histoire de modification de son message premier, plutôt qu'ajout d'un second, c'est un peu comme la "bonne manière" qui consiste à ne pas couper sa salade avec un couteau : ça n'a pas grand sens quand on a des couteaux en inox.

Là, c'est un peu pareil, je crois. Il me semble que cette règle a été établie quand l'usage des bannières était très répandues ( elle l'est encore sur certains forums ). En gros à chaque fois que l'on poste un message est ajouté une énorme bannière de son choix, ou une citation etc. Dès lors si on empile les messages d'une ligne plutôt que faire un gros message de plusieurs, il y a pollution visuelle.

Ici il n'y a que nos pseudos et l'heure d'édition, ça ne me semble dès lors pas constituer une "bonne pratique" vraiment nécessaire.

Bref, l'histoire de la loi et de l'esprit de la loi ;)

Voir dans le contexte

Discussion : La complicité

Profil

Camille_B

le lundi 29 janvier 2018 à 17h16


peut-on nouer une très forte complicité avec une personne, tout en ayant de la sexualité ailleurs, ou rentrer dans l'intimité d'autres personnes ?

Ce "peut-on" est vraiment un "est-il possible de" ou est-ce un "ai-je le droit de" un peu déguisé ?

Car ce qui me chiffonne dans ton questionnement c'est que la question me semble me situer ailleurs que là où tu la pose. D'où, mais je me trompe peut-être, une certaine incompréhension chez nous autre dont j'ai l'impression que l'on pourrait tous plus moins dire : "bah oui, qu'est-ce qui empêche d'avoir un complicité forte avec plusieurs personnes ?".

Dis autrement : j'ai l'impression que ta question porte sur une situation très spécifique mais qu'étant posée de manière "générale" elle en devient quelque peu nébuleuse.

Voir dans le contexte

Discussion : La complicité

Profil

Camille_B

le lundi 29 janvier 2018 à 10h37

Qu'appelles-tu la complicité ? J'avoue que là j'ai l'impression que quelque chose m'échappe totalement ^^

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi?

Profil

Camille_B

le dimanche 28 janvier 2018 à 17h36

Où vois-tu du prosélytisme ? Je vois quelqu'un qui parle de sa propre expérience et de sa manière de voir les choses ( que l'on soit ou non d'accord avec est une autre question ). Si exprimer ses pensées spirituelles est nécessairement du "prosélytisme" je pense sincèrement que le dogmatisme n'est pas du côté que l'on croit ici au premier abord.

Voir dans le contexte

Discussion : Mixed feelings comme disent les anglais !

Profil

Camille_B

le samedi 27 janvier 2018 à 17h36

Hello !

Tout d'abord merci pour ce message que j'ai eu plaisir grâce à toutes ses digressions, ses petites précisions entre parenthèse qui ouvrent des perspectives ... c'est quelque chose que j'apprécie ^^

Bon, si je comprends bien, tu t'es rapproché d'un ami à toi, et elle s'est elle-même rapprochée de lui, les choses sont claires entre toi et lui et elle, mais vous n'avez pas encore fait le pas d'en parler vous trois ensembles c'est cela ?

Je n'ai qu'une chose à dire : soyez vous-mêmes, soyez sincères, et les choses iront pour le mieux, où qu'elles aillent, même si elles vous mènent en des endroits que vous n'aviez pas prévus et qui vous semblent au premier abord "indésirables". Si l'honnêteté vous conduit là-bas, c'est là-bas qu'il faut aller.

Quand à tes attentes, il n'y a que toi qui sait quelle elles sont, et elles ne rendront pas nécessairement tout le monde heureux ( mais ne pas en parler, ne pas les exprimer, rendra tout le monde malheureux à un moment ou à un autre ). L'important est de distinguer tes attentes des personnes qu'elles concernent. Ne jamais faire peser la responsabilité de tes attentes sur elles.

Bon tout cela se sont de grandes généralités ;) Il y a des distinctions à faire, mais ça n'est possible que si tu rentres toi-même dans le détail, le particulier.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

Profil

Camille_B

le samedi 27 janvier 2018 à 03h04

ATTENTION : j'ai écris ce texte très tardivement, et mon cerveau est fatigué. Il est impossible que je raconte de grosses bêtises, que ce que je dis ne soit pas clair du tout ( c'est même certains ), et que j'exprime très mal le fond de ma pensée. Le sujet étant sensible, avant de tirer de mes propos des choses que je n'ai pas voulues dire et qui vous paraîtraient affreuses, ayez cela en tête et demandez-moi d'abord si j'ai voulu dire telle ou telle chose plutôt que de partir du principe que je les pensent. Car, de fait, dans ce texte je ne parle pas de mes idées, j'exprime ce que j'ai compris des idées de Solène Hasse, essaye de me mettre à sa place, de prendre son point de vue et d'en tirer des conclusions.

Le problème de cet article, selon moi, c'est qu'il mélange des problèmes à différents niveaux pour aboutir et justifier une vision qui me semble caricaturale du monde poly et qui s'appuient, en arrière-plan, sur les problèmes personnels ( que je ne méprise pas ) de l'auteure.

Il y a trop de plans imbriqués les uns dans les autres.

Je note ceci tout d'abord :

- tu devrais t'estimer heureuse d'être avec une personne riche, tu va pas en plus demander à ce que la relation soit équitable
ou
- déja moi je galère, je vais pas en plus aller me préoccuper des personnes qui galèrent plus que moi

Je ne crois pas avoir dit aucune de ces deux choses ? Si ?

Pour revenir au sujet, ce qui me tracasse le plus c'est d'analyser en termes sociologiques des questions affectives. Oh, je sais, il y a une "sociologie" des affects. C'est pas le problème. Le problème, selon moi, c'est que lorsque l'on a dit qu'il y a des privilégiés en "capital séduction" on fait quoi ?

Non parce que on a la misère financière. Ok. Je suis pour un plafond en terme de salaire, et un reversement intégral des biens financiers au-delà d'un certains capital. Dans un monde idéal j'apprécierai un monde sans argent. Mais dans le monde tel qu'il est il faut trouver d'autres voies. Mais passons.

Il y a la misère sexuelle. Il y a eu des propositions de lois à ce sujet il me semble. Ok, j'entends que l'on puisse former des professionnels dans ce domaine pour les gens qui en on besoin. Je suis pas certains d'être entièrement d'accord avec le principe ( pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la "morale" ), mais n'étant pas un spécialiste du sujet je laisse ceux qui connaissent cela mieux que moi le soin de prendre les bonnes décisions. Il faut savoir reconnaître ses incompétences.

Mais allons-y, parlons de "misère affective", de "déficit en capital séduction", ok ... On fait quoi là ? On met en place des lois pour interdire aux gens jugés beaux et séduisants de ne pas choisir que des gens beaux et séduisants ? On oblige ces derniers à passer un peu de leur "temps affectif", d'offrir leur "capital" à ceux qui en on moins ? On forme des professionnels de l'affect ?

Je veux dire : pourquoi pas ! Au japon on peut se payer des amis pour une soirée, ou un "amoureux" pour une journée, voire faire un mariage avec soi-même, et il y a de la demande. Vraiment, pourquoi pas. Encore une fois, je ne suis pas sûr que ces solutions soient vraiment bonnes, mais j'accepte d'entendre que je suis incompétent dans le domaine et tout ça.

Mais à part ça, ça se gère comment les "inégalités affectives" quand le discours s'installe immédiatement sur le plan sociologique avec en grille de lecture la lutte des classes entre les favorisés et les défavorisés ?

Parce que de moins de vue la meilleure manière de "lutter" contre cela c'est de revaloriser les personnes "en marge". Mais ça n'est pas du tout l'angle d'attaque de cet article ( ce qui ne signifie pas que l'auteure soit contre l'idée de valoriser les personnes en marge du "marché de la séduction" -- c'est pas moi qui le dit hein, je ne fais que continuer dans le registre du capital qui n'est pas le mien ).

Grosso modo l'article pose deux grandes catégories d'individus : ceux qui ont un capital séduction élevé et les autres. Les premiers s'accaparant tous les "biens" en ce domaine. Conclusion tous les polytrucs sont perçus comme des moyens, pour ceux qui sont favorisés, d'accaparer encore plus de "biens".

Non seulement cette grille de lecture me semble outrageusement réductrice. Mais en plus elle me semble, quand bien même on accepterait le point de vue, assez fausse.

La monogamie ne laisse pas plus de "marchandise" à disposition. J'aurai même tendance à penser que c'est l'inverse.

Quand tu es marié monogame, tu peux bien passer 10% de ta vie avec ton conjoint, les 50% de temps que ce dernier pourrait disposer à passer avec quelqu'un d'autre n'est pas "disponible". Avec le polyamour si.

Quand à une personne qui aurait un capital séduction élevé et que l'on imagine entouré de centaines de priviligiés à son image, ben ... cette personne ne pourrait jamais s'accaparer à elle toute seule toutes ses "conquêtes", question de temps.

Mais tout cela est assez ridicule. Je veux dire ces "calculs d'apothicaires". Car même si l'auteure de l'article se défend d'en faire, c'est pourtant bien ce qui est en sous-texte. Et dans la vraie vie ça ne me semble pas tout à fait fonctionner comme cela.

Il y a un second problème : l'obsession pour les personnes ayant un "capital séduction élevé".

Je reprend les termes de l'auteure :

En clair, ce sont les belles gosses et les petits mignons qui s’étalent et qui étendent leur terrain de chasse, en se préservant quand même un stock pour la saison suivante. Ca fait que les autres, les moches, les seulEs, les pas baisables et/ou les exotiséEs, plutôt que de s’extraire du bordel et/ou de s’organiser ensemble, attendent patiemment leur tour pour figurer sur le tableau de chasse des quelques non-exclusiFVEs libéréEs notoires.

Manifestement on parle de beauté physique, ou j'ai rien compris.

Donc le sujet c'est : les "gens beaux" couchent avec les "gens beaux" et ils ne restent rien aux "moches".

Oui c'est caricatural, non ça n'est pas moi qui caricature.

Y'a pas un truc qui vous frappe dans ce paragraphe que j'ai cité ? L'attente pour figurer sur le tableau de chasse.

Les "moches" attendent. Ils attendent quoi ? Que les gens beaux soient libres ( ce qui serait encore moins le cas avec les polytrucs ).

Bah j'ai envie de répondre : ils attendent quoi pour sortir entre eux ?

Vous allez me dire : c'est dégueulasse de dire ça etc.

Sauf que ça n'est pas mon propos. Je ne fais que tirer les conclusions des propos mêmes, ou de ce que j'en ai compris, de l'auteure de cet article, à partir des catégories qu'elle pose elle-même.

Ma vision des choses est tout autre, elle n'a rien de sociologique et n'a strictement rien à voir avec l'ensemble de ce qui est dit dans ce papier. C'est ce que je disais dans mes précédents messages : je ne me reconnais pas là-dedans.

Mais si on s'en tient à cette grille de lecture on aboutit à se problème : pourquoi ne pas laisser les "p'tits mignons" entre eux ?

Sauf que depuis le début on parle en terme de capital de séduction. Et donc, deux personnes qui ont un capital "bas" en ce domaine, seront des pauvres, et deux personnes qui ont un capital "haut", seront des riches. Et il faut, dans une logique égalitaire appliqué aux monde affectif, que les choses s'équilibre. Il faut donc trouver des moyens, au minimum, de ne pas aggraver cette inégalité. C'est, il me semble, le propos d'une partie de cet article.

Pour moi le problème n'a rien à voir avec le polyamour. Il a à voir avec les représentations que nous nous faisons de ce qui est séduisant ou pas et qui est souvent assez caricatural ( argent, beauté physique normée etc. ). C'est là-dessus qu'il faut travailler, pas sur le polyamour qui ne me semble ni aggraver ni améliorer la situation sur ce point.

Bon, il est tard, je vais arrêter là. Je ne sais même plus où je veux aller avec tout ça ^^

Il y a des trucs intéressants dans l'article, mais il mélange beaucoup de choses, et tout ce que je voulais à la base c'était signaler mon désaccord sur la manière dont était critiqués les polytrucs. C'est pour cette raison que je ne suis pas revenus sur les questions de gestion de la relation dont elle parle après et qui concerne aussi bien des couples monos que polys en vérité.

Voir dans le contexte

Discussion : Problème de compersion et arrivée de la jalousie :-(

Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 17h44

Oui, il n'y a rien de pire que le mutisme. Qu'il soit brutal, ou plus "dilué". Le mutisme dans une relation est l'un des plus grand facteur d'insécurité.

Je n'utilise pas le terme de "silence", car j'aime bien ce mot ;) Il y a une beauté et un bienfait du silence, savoir ne pas parler quand il le faut ( et sur ce point j'ai du boulot XD ), prendre du temps pour soi etc.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi?

Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 17h41

Si je suis heureux ? Oui, ça va plutôt très bien ^^ Mais c'est difficile de faire un parallèle avec ce que vous vivez, de la même manière que je ne puis répondre à votre question car nous ne nous connaissons pas réellement. L'amour fait entrer en jeu des choses infiniment plus nombreuses et "subtiles" que ce qu'une discussion sur un forum peut laisser transparaître, alors je ne me risquerai pas sur ce terrain là ;)

J'ai tendance à penser que tout le monde est aimable, il suffit de trouver les bonnes personnes et surtout, d'avoir un peu confiance en soi, ce qui est la seule manière de réduire les barrières que l'on met entre soi et les autres et qui faussent nécessairement une relation.

Mais je peux me tromper !

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 14h23

C'est très socio-militant tout ça, avec en arrière-fond, j'ai l'impression, un désir de cadre pour rassurer des peurs intérieures, et un sentiment d'infériorité-supériorité basée sur la figure de celui qui donne trop et ceux qui profitent ( avec l'idée que si je donne trop j'ai bien le droit à un cadre contractuel qui m'assure que l'autre fasse un minimum en compensation ).

Je suis très embêté. C'est pas du tout ma vision de la vie amoureuse. Quand à l'idée de couple, je m'en fous un peu. Je veux dire : le couple comme structure d'organisation de la vie sociale ( construction de la famille etc. ). Le couple comme modèle social devrait être réduit au minimum : partage des biens, soutien financier, responsabilité parentale etc.

Mais là j'ai le sentiment qu'on mélange un peu tout. Que l'auteure demande à la société la construction de contrats relationnels types pour rassurer ses peurs personnelles.

Je comprends ça, hein ! C'est quelque chose qu'il faut entendre ! Mais quand on normalise des attitudes affectives pour répondre à des inquiétudes personnelles, ça ne produit jamais rien de bon sur le long terme.

Bon, je dis ça peut-être parce que je suis une sorte d'anarchiste relationnel et tout ça. Peut-être que je ne comprends pas l'importance sociale de toute cela, c'est fort probable. Simplement, je ne me reconnais pas du tout dans ce texte, il ne me parle pas à moi.

S'il parle à d'autre, tant mieux. Tout ce que je souhaite c'est que l'on ne projette pas cette vision ( et encore moins qu'on l'institutionnalise ) sur ceux qui ne se sentent pas concernés. Malheureusement c'est toujours ce qui arrive quand un modèle social est "normalisé", quel qu'il soit.

Message modifié par son auteur il y a 4 ans.

Voir dans le contexte

Discussion : [Texte] Responsabilité affective : « Tu sais, bébé, mon cœur n’est pas sur liste d’attente », par Solène Hasse (26/11/2011)

Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 14h08


Avec “faire d’avantage” comme synonyme de “non-exclusivité, polyamour et autres trucs du genre” et “de manière durable” comme synonyme de “vague réflexion sur le consentement”. Et en général, ça s’arrête là.

Ce qui me chagrine, dans toute cette histoire, c’est que finalement on parle assez peu de responsabilité affective. Ce qui, à mon sens, est une preuve de l’aspect libéral de la plupart des réflexions autour du relationnisme. En clair, ce sont les belles gosses et les petits mignons qui s’étalent et qui étendent leur terrain de chasse, en se préservant quand même un stock pour la saison suivante.

Bon, je fais un arrêt sur le tout début du texte car même si je suppose que l'auteure affine son propos par la suite j'ai tendance à penser que les premiers sont "ceux qui viennent du coeur", ceux à partir desquels on doit comprendre la suite.

Bah, suis-je un gros naïf ou tout cela est-il horriblement pessimiste et réducteur ? Je veux dire, pour avoir animé quelques cafés-débats ( et pour avoir un peu consulté ce forum ), j'ai pas vraiment l'impression que le monde polyamoureux ( il est vrai que son article ratisse plus large ) soit principalement constitué de personnes qui se contentent d'une vague réflexion sur le consentement, se fichent de la responsabilité affective et ne pensent qu'à étendre leur terrain de chasse ...

Voilà, c'est ça quand même la grille de lecture à partir de laquelle l'auteure pense son sujet, et je ne suis déjà pas d'accord. Ça commence mal.

Voir dans le contexte

Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

Profil

Camille_B

le vendredi 26 janvier 2018 à 09h17

Hello Fred, je comprends bien l'usage de deux pôles contradictoires pour faire émerger une réflexion. C'est un truc assez classique en philosophie d'ailleurs. Ce qui a parfois valut aux philosophes l'idée qu'ils aimaient bien se crêper le chignon entre eux XD

Permet moi de penser que ton erreur principale est d'avoir donnée un visage à ces pôles ( américain, européen etc. ) et d'avoir envisagé l'idée que l'un puisse être dominant sur l'autre dans le discours public polyamoureux, ce qui a pour conséquence de laisser entendre que le monde polyamoureux est rempli de cowboys contres lesquels luttent une minorité d'altruistes.

Je pense que le texte aurait gagné à être, pour le coup, plus "abstrait" dans la définition de ces pôles, afin que l'on comprenne bien qu'il s'agissait avant tout pour toi de construire des oppositions pour faire avancer ta pensée.

Au final, c'est pas très grave, ton texte a provoqué le débat, ce qui est une excellente chose.

Voir dans le contexte

Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

Profil

Camille_B

le jeudi 25 janvier 2018 à 22h50

La dernière phrase m'a tuée XD

Bon, j'avoue, j'ai ris. Je sais fallait pas, mais j'ai ris quand même.

Je dois probablement être un cow-boy sans cœur.

Voir dans le contexte

Discussion : Je n'arrive pas à accepter qu'il ait envie de fonder une famille avec une autre

Profil

Camille_B

le jeudi 25 janvier 2018 à 19h16

Bah, en vérité, un "polycule" soudé c'est un peu la situation idéale pour élever des enfants dans le monde actuel totalement structuré autour de la famille nucléaire ( et souvent éclater ), c'est retrouver d'une certaine manière la logique de la famille comme village.

C'est drôle parce que peu de temps avant d'acter le polyamour dans notre couple mon épouse et moi discutions de savoir s'il y aurait un quatrième enfant. Et je me souviens lui dire, à la fois sur le ton de la blague mais aussi en partie sérieux : "ok, mais il faudrait que ce soit avec une autre femme ou toi avec un autre homme parce que là moi j'en peux plus XD".

Je veux dire par là que c'est moi qui m'occupe la plupart du temps des enfants, mon épouse ayant un boulot qui l'occupe beaucoup, et qu'avec trois enfants j'ai atteints la limite de ce que je peux gérer sans être totalement épuisé ;)

Bon, le problème ne s'est jamais posé à dire vrai. Mais on en a parlé une ou deux fois et on est pas contre l'idée en théorie. Le principal problème, pour moi, c'est d'arriver à supporter les critiques de l'entourage ( famille, école etc. ). On peut faire comme si on s'en fout, mais déjà que c'est pas facile de faire un coming out polyamoureux "standard", mais quand il y a des enfants dans l'histoire j'imagine que ça doit être assez infernal.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi?

Profil

Camille_B

le jeudi 25 janvier 2018 à 16h21

Si j'ai bien compris ton message je crois que nous sommes d'accord.

Comme tu le dis, on ne peut concevoir un idéal complet ( nous serions des dieux ), mais par les autres nous touchons les choses qui en nous nous appellent.

Ce que appelle son Idéal, qui te faisais la nommer "ma Déesse", c'est ce que j'appelle "l'archétype de de la Reine" ( ou de la Déesse ) qui t'appelle au fond de toi.

Mais notre inconscient dialogue avec nous au travers de nombreux archétypes, et beaucoup sont aimables, et nombre d'entre eux seront projetés sur autrui. Et c'est une bonne chose ! Tant que cela ne fait souffrir personne, tant que l'on ne fait pas porter un poids trop grand sur des personnes qui ne sont pas elle-même, dans leur rapport à elle-même, l'incarnation de cet archétype.

En ce sens mon propos n'est pas plus à l'appui du monoamour que du polyamour, je pense même qu'il est largement à l'appui du second. En arrêtant d'associer "ontologiquement" nos projections avec l'essence de la personne aimée, on comprends rapidement que cette dernière n'est pas "la seule et l'unique", elle est "une seule et unique" parmi des centaines d'autres personnes uniques dignes de l'amour que nous souhaitons donner.

Voir dans le contexte

Discussion : Pourquoi?

Profil

Camille_B

le jeudi 25 janvier 2018 à 13h53

Il y a quelque chose de très vrai dans le fait de chercher la divinité dans une personne. Mais l'erreur consiste à croire que cette personne est une divinité.

Cette projection est positive tant qu'elle est perçue pour ce qu'elle est : une lumière sur une recherche qui doit se jouer à l'intérieur de soi. Si la projection nous conduit à faire peser le poids de cette recherche, de cette attente, de cette tension, sur une personne, alors on lui met sur le dos une charge qu'elle est incapable de supporter.

Oui tu peux concevoir une "personnalité parfaite" et la projeter sur quelqu'un, mais n'attend pas cette "période durant laquelle elle devrait la former". Cela n'arrivera jamais.

Au contraire, ce qui me semble bon, c'est de garder dans un coin du cœur cette projection, cette lumière de la "personnalité parfaite" que t'évoque cette personne, pour la chercher au fond de toi, dans les profondeurs de ton inconscient.

Car ces images de la perfection sont toujours des images de choses que l'on cherche en soi-même pour son développement spirituel/personnel.

Si tu arrives à effectuer cette dissociation entre cette personne et l'archétype divin que tu projettes sur elle, tu seras capable de l'aimer pleinement et de bénéficier de sa présence pour chercher cet archétype au fond de toi-même et apprendre ce qu'il a te dire sur toi.

Voir dans le contexte

Discussion : Les 10 questions à ne pas poser à un.e poly

Profil

Camille_B

le mercredi 24 janvier 2018 à 18h24

Pas grand chose à ajouter sinon deux questions qu'une connaissance me pose assez souvent. Elles sont dites sur le ton de la plaisanterie, mais au bout d'un moment on a envie de passer à autre chose ;)

- Alors elle avance ta garçonnière ? ( je suis en train de me faire un petit bureau avec canapé-lit et bibliothèque au sous-sol )

- C'est pour quand le stage pratique ? ( en référence aux cafés-débat que j'anime sur le polyamour )

Au bout d'un moment associer le polyamour exclusivement à du "polysexe" c'est un peu gavant.

Voir dans le contexte

Discussion : L'individualisme et le polyamour — La mauvaise influence

Profil

Camille_B

le mardi 23 janvier 2018 à 18h31

ok !

Voir dans le contexte

Retour au profil


Espace membre

» Options de connexion